Roses de l'amitié
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 Le Palais du Louvre

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Romy50300
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Romy50300

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MessageSujet: Le Palais du Louvre   Le  Palais du Louvre I_icon_minitimeJeu 19 Mar 2020 - 11:39

Le  Palais du Louvre Image_10

00- Introduction

Avant d’abriter l’une des premières collections d’œuvres d’art au monde, le Louvre a été habité pendant des siècles par des rois et des empereurs dont le souvenir est encore conservé dans ses salles.

En parcourant aujourd’hui les salles d’un des plus grands musées du monde, on oublie souvent que le Louvre, après avoir été une forteresse, est devenu, plusieurs siècles durant, un lieu de résidence pour le monarque et sa famille.

Parfois, les souverains ne l’ont habité que peu de temps, lui préférant les douceurs de la vallée de la Loire ou les splendeurs de Versailles.

Meubles et objets de décor ont depuis longtemps disparu, mais murs et plafonds témoignent de ces temps à présent révolus.
Traversez salles, chambres, escaliers ou écuries du palais : des quelques vestiges de l’époque médiévale, passez aux splendides intérieurs de l’époque du Roi-Soleil… et rêvez aux fastes de la vie de château.



Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Depuis la pyramide, prenez la direction Sully.

Après le contrôle suivez le couloir, franchissez la porte et prenez, tout de suite à droite, un escalier qui vous conduit à un palier.

Continuez tout droit sur le palier, puis tournez à droite.

Là, rendez-vous au fond à droite, après la maquette, dans la salle Saint-Louis (137-1-Sully).


Le  Palais du Louvre Louvre11

01 -Salle Saint-Louis
Louvre Médiéval - Salle 137

Lorsque Philippe Auguste décida de construire le Louvre vers 1190, le bâtiment n’était pas conçu comme un lieu de résidence pour le roi, il était destiné à abriter une garnison.

L’édifice est mal connu, ce qui explique que la fonction de cette salle ne peut être précisée. Vous voici plongés dans la pénombre du seul intérieur médiéval encore conservé au Louvre.
Trois époques s’enchevêtrent ici : les murs datent de Philippe Auguste (1180-1223) ; les voûtes, aujourd’hui détruites, et leurs supports de Saint Louis (1226-1270) – d’où le nom donné à cette salle ; quant aux puissantes arcades qui occupent un tiers de la superficie, elles remontent au XVIe siècle.

Observez la manière dont elles « habillent » une de ces colonnes qui autrefois soutenaient la voûte. Le décor de la salle est sobre mais soigné.
Remarquez l’élégant feuillage des chapiteaux des colonnes ou les têtes grimaçantes qui ornent les retombées des voûtes, sur les murs.
Salle basse à l’origine et en partie creusée dans le sol, cette pièce, aujourd’hui aveugle, était autrefois éclairée par des fenêtres percées au sommet des murs.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Revenez sur vos pas après la maquette et, sur le palier, prenez l’escalier qui monte tout de suite à votre gauche. La première porte qui ouvre sur votre droite débouche dans la salle des Caryatides.

02- Salle des Caryatides

Le  Palais du Louvre Louvre12

Antiquités grecques, étrusques et romaines - Salle 348

À partir de 1547, le Louvre médiéval disparaît, remplacé peu à peu par un palais moderne. La salle des Caryatides en est le cœur.
En juin 1610, une effigie en cire d’Henri IV y fut exposée.
Ainsi les Parisiens purent-ils se recueillir devant la « dépouille » du bon roi assassiné par Ravaillac.
Le 24 octobre 1658, dans cette même pièce, Molière joua pour la première fois devant Louis XIV.
Remarquez les dimensions et le décor du lieu. Pour la salle des fêtes de son palais, Henri II souhaitait un cadre solennel et novateur. Il en confia la réalisation à l’architecte Pierre Lescot et au sculpteur Jean Goujon.
Regardez, au-dessus de l’entrée de la salle, la tribune des musiciens : elle est soutenue par quatre figures féminines, les caryatides, ces femmes colonnes à l’antique que l’on trouve utilisées ici pour la première fois en France.
À l’origine, un plafond de bois en partie doré apportait couleur et chaleur à l’ensemble.
Si de somptueuses fêtes ont eu lieu ici, la salle ne fut pas pour autant un lieu destiné au seul agrément.
Dirigez-vous vers la zone séparée du reste de la salle par des colonnes et dominée par une imposante cheminée : c’était le « tribunal » où le roi rendait la justice.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Sortez de la salle par la même porte qu’à l’aller et montez le grand escalier à votre droite.


Arrêtez-vous au premier palier.

Des bancs vous permettent de vous reposer et de regarder l'escalier.


03- Escalier Henri-II

L’escalier Henri-II était le grand escalier du palais de la Renaissance. Une foule de courtisans l’empruntait tous les jours pour monter chez le roi.
Ces murs ont entendu bien des voix ! amies ou ennemies, commentant la vie du souverain ou tramant de sombres complots…
L’escalier dont vous gravissez à présent les marches est, pour l’époque, d’une grande modernité.
Admirez la monumentalité des volumes de cette double volée : elle est droite et non plus circulaire comme au Moyen Âge.
Cette mode nous vient d’Italie.

Appréciez la qualité du décor, où le monogramme du roi (H) voisine avec les symboles de Diane, déesse de la chasse (têtes de cerfs et autres animaux), mettant en évidence l’une des distractions favorites du roi.

Si les escaliers médiévaux sont des espaces purement fonctionnels, le nouvel escalier du Louvre est devenu un véritable lieu d’apparat qui unit la salle des fêtes du rez-de-chaussée (étape 2) aux appartements du souverain, un étage plus haut (étape 7).

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Montez la deuxième volée de l'escalier et, arrivé au premier étage, tournez tout de suite à droite. Arrêtez-vous dans la deuxième salle que vous traversez (salle 662-1-Sully).


04-Salle Henri-II

Le  Palais du Louvre Louvre13


Antiquités grecques, étrusques et romaines - Salle 662

Lorsque le roi résidait au Louvre, l’antichambre servait à faire patienter les solliciteurs, mais on y donnait aussi des fêtes.

Tous les matins, de nombreux courtisans attendaient ici la fin de la cérémonie du lever du roi.

Avec eux des musiciens, tailleurs, bonnetiers, chaussetiers et médecins se tenaient prêts à répondre aux besoins de sa Majesté. Vous voici dans la première pièce de l'appartement du roi, l'antichambre.

L'aspect actuel de cette salle remonte à Louis XIV, qui décida en 1660 de réunir deux salles d'époque Renaissance - la garde-robe et l'antichambre - en une pièce unique de plus vastes dimensions.

La partie centrale des boiseries du plafond date du XVIe siècle. Observez son riche décor de bois sculpté et doré, orné du chiffre d'Henri II ; le menuisier Francisque Scibec de Carpi l'a exécuté en collaboration avec le sculpteur Etienne Carmoy.

Cherchez le double L qui figure en plusieurs endroits : il vous aidera à identifier les ajouts de Louis XIV.
Les peintures vous étonnent ?

Elles ont été réalisées en 1953 par le peintre Georges Braque pour remplacer le décor antérieur, abîmé par le temps.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Dans la salle suivante, tournez tout de suite à gauche.

Continuez tout droit : vous traversez les salles présentant les terres cuites des Antiquités grecques, puis celles qui sont consacrées aux collections des Antiquités égyptiennes.

Arrivé sur le palier de l’escalier, tournez à gauche, traversez deux salles et entrez dans la chambre de parade du roi (salle 638 -1-Sully).


05-Chambre de parade du roi

Le  Palais du Louvre Louvre13

Antiquités égyptiennes - Salle 638

La salle n’est en réalité utilisée que pour la cérémonie du lever : le roi dort dans une autre chambre située juste à côté (étape 6).

Cette pièce accueille souvent le « conseil des affaires » qui réunit les proches du souverain.

Au XVIe siècle, Charles IX et Henri III ont souvent écouté dans cette salle les reproches de leur mère, Catherine de Médicis, et les conseils du duc de Guise.

Au XIXe siècle, on a remonté en ce lieu les boiseries provenant de la chambre à coucher du souverain, au premier étage du pavillon du Roi (étape 7).

Henri II en avait confié la réalisation à Scibec de Carpi qui créa là le plus somptueux ensemble de boiseries Renaissance conservé à Paris.

Admirez la richesse du décor de bois doré du plafond, des portes et de la base des murs.

On y voit représentés des trophées d’armes et des cuirasses, symboles militaires destinés à mettre en valeur la puissance du maître des lieux face à ses rivaux.

Imaginez la magnificence de cette salle autrefois dotée d’un parquet de bois précieux apportés du Brésil – un luxe inouï pour l’époque –, et pourvue d’un riche mobilier ainsi que de tapisseries aux couleurs chatoyantes.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Revenez sur vos pas jusqu’à la salle précédente (salle 639-1-Sully)



06-Chambre à alcôve

Le  Palais du Louvre Louvre14

Antiquités égyptiennes - Salle 639


Le roi dormait dans cette alcôve.

Autour de son lit, le Roi-Soleil avait fait disposer des vasques d’argent agrémentées de plantations afin de respirer des odeurs plus agréables que celles de la ville toute proche...

C’est aussi ici que le roi mangeait, sur une table préparée à l’avance que l’on apportait dressée et garnie.

Dans cette salle ont été remontés les éléments préservés de la chambre à coucher de Louis XIV, autrefois située, comme la chambre d’Henri II, au premier étage du pavillon du Roi.

Louis Le Vau conçut le décor de cette pièce où dormait le souverain en 1654.

Levez la tête et admirez le riche plafond sculpté par Gilles Guérin assisté, entre autres, de François Girardon : quatre figures féminines de la Renommée et des esclaves enchaînés y entouraient une peinture, aujourd’hui disparue, représentant la Royauté victorieuse.

Le lit était placé dans l’alcôve, ainsi protégé des courants d’air. Cette pièce était, pendant la journée, utilisée par le roi qui en fit une véritable salle de séjour.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Revenez sur vos pas jusqu'au palier, puis reprenez à droite l'enfilade des salles d'Antiquités égyptiennes et d'Antiquités grecques. Entrez dans le département des Peintures. Vous êtes arrivé dans la salle des sept-Cheminées (660-1-Sully).


07-Salle des sept-Cheminées

Le  Palais du Louvre Louvre15

Antiquités grecques, étrusques et romaines - Salle 660

Le départ de Louis XIV pour Versailles en 1674 marqua la fin des séjours royaux dans le Vieux Louvre.

À partir de 1699, les académies s’étaient installées dans ces appartements.

Créé en 1793, le musée s’agrandit dès 1817 : les boiseries de l’appartement du Roi furent démontées, ce qui permit la création de cette vaste salle.
Le 5 juin 1851, le futur Napoléon III inaugurait dans ce lieu une salle consacrée à la peinture française moderne.

Difficile d’imaginer que vous vous trouvez à l’emplacement autrefois occupé par les deux chambres que vous venez de visiter.

Regardez la hauteur étonnante de la voûte, elle se justifie par le fait que la salle actuelle couvre la totalité des trois étages de l’ancien Pavillon du Roi.

Là où vous vous tenez (le premier étage ou étage noble) se trouvaient les deux chambres à coucher ornées de boiseries ainsi qu’un cabinet plus intime.

À l’étage au-dessus, le roi disposait d’une chambre et d’une seconde pièce.

Au niveau supérieur enfin, on avait conçu un appartement abondamment éclairé par de hautes fenêtres.

L’immense salle actuelle englobe donc plusieurs pièces aménagées sur trois étages différents.

Le nom de la salle vient des conduits des cheminées qui servaient autrefois à chauffer ces lieux.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Prenez la porte de gauche face à celle par laquelle vous êtes entré.

Traversez deux salles jusqu'à l'escalier où se trouve la Victoire de Samothrace.

Descendez l’escalier sur plusieurs volées et, arrivé en bas, tournez à droite dans les salles d'Art romain.

Continuez jusqu’au fond des appartements et tournez à droite.


08 - Appartement d'été d'Anne d'Autriche

Le  Palais du Louvre Louvre10


Antiquités grecques, étrusques et romaines - Salles 409 à 413


En 1655, Louis XIV avait chargé l’architecte Louis Le Vau d’aménager un appartement pour sa mère, Anne d’Autriche.
Au XVIIIe siècle, une jeune infante espagnole promise à Louis XV passa ici quelque temps.
Le mariage ne se fit pas, mais le jardin situé devant les fenêtres a gardé le nom de jardin de l’Infante.
Au Louvre, les reines mères logeaient traditionnellement au rez-de-chaussée de l’aile méridionale, face à la Seine.

Ce nouvel appartement, placé face à l’est et ouvert sur les jardins, était idéal en période estivale car moins étouffant.

Regardez l’axe des portes, les salles se présentent en enfilade, comme il était de mise à l’époque.

On pénétrait chez la reine mère par un salon suivi d’une antichambre, d’un vestibule, d’un grand cabinet, d’une chambre de parade puis, enfin, d’un petit cabinet.

Aujourd’hui, les plafonds seuls subsistent.

Avancez dans les quatrième et cinquième salles pour y admirer la finesse des stucs du sculpteur Michel Anguier et la splendeur des peintures de l’Italien Giovanni Francesco Romanelli.

Les héros antiques et bibliques y rappellent les vertus de la reine.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :


Revenez sur vos pas jusqu'à l’escalier de la Victoire de Samothrace et descendez l’escalier qui mène aux collections de la Grèce préclassique.

Traversez les salles 172--1-Denon et 170--1-Denon, descendez l’escalier, traversez le hall et montez face à vous vers la salle des collections de Sculptures (160--1-Denon)


09- Galerie Donatello

Le  Palais du Louvre Louvre16

Sculptures - Salle 160


Dès 1852, Napoléon III confia à Louis Visconti le soin d’entreprendre les travaux de réunion du Louvre aux Tuileries.

Des écuries furent construites pour servir aux besoins de la famille impériale alors installée aux Tuileries.

Si les salles étaient décorées de manière relativement sobre, l’aménagement était néanmoins luxueux : les chevaux de l’empereur mangeaient dans des auges en marbre des Alpes, et les râteliers étaient en cuivre doré !

Ici ni stuc ni peinture.

Le décor de cette salle est très différent de ce que vous avez vu jusqu’à présent.

Pour fonctionner normalement, tout palais avait besoin de communs : cuisines, magasins, ateliers...

Dans le cas du Vieux Louvre, ils étaient étendus, mais tous ont depuis longtemps disparu. Vous êtes dans l’une des écuries bâties sous Napoléon III.

Les sols sont dallés pour être plus facilement nettoyés.

Entre chacun des piliers, des stalles de chêne étaient destinées à recevoir les chevaux.

Regardez par les fenêtres, vous verrez un vaste abreuvoir ainsi que l’élégant escalier en fer à cheval qui conduit à la salle du Manège impérial.

Itinéraire jusqu'à la prochaine œuvre :

Votre parcours est terminé. Revenez sur vos pas. La sortie est à gauche.
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MessageSujet: Re: Le Palais du Louvre   Le  Palais du Louvre I_icon_minitimeJeu 19 Mar 2020 - 11:52

Salle
Appartements Napoléon III, Petite et grande Salle à manger
Aile Richelieu - 1er étage - Salle 547 - Appartements Napoléon III. Petite salle à manger

Salle
suivante
Objets d'art
XVIIIe siècle : le néo-classicisme

Les appartements Napoléon III constituent un témoignage exceptionnel de l'art décoratif sous le Second Empire. La grande salle à manger, imposante par sa longue table et son buffet-étagère en bois noirci orné de bronze doré, doit le plafond (un ciel lumineux traversé par des oiseaux exotiques) à Eugène Appert.


Salle
Appartements Napoléon III, Grand Salon
Aile Richelieu - 1er étage - Salle 544 - Appartements Napoléon III. Grand salon

Salle
suivante
Objets d'art
XIXe siècle

Le Grand Salon d'angle des appartements Napoléon III, de par son riche décor, est caractéristique du goût de l'époque pour le luxe, la somptuosité et le confort.

Charles-Raphaël Maréchal réalisa pour le plafond central La Réunion du Louvre et des Tuileries par Napoléon III, tandis que Tranchant créa l'abondant décor de stucs.

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MessageSujet: Re: Le Palais du Louvre   Le  Palais du Louvre I_icon_minitimeJeu 19 Mar 2020 - 12:12

Le  Palais du Louvre Dscf3310

La chambre à coucher du roi

Le 21 octobre 1652, Louis XIV entre triomphalement à Paris, s’installe au Louvre, plus sûr que le Palais-Royal, et emménage, comme ses prédécesseurs, dans le pavillon du Roi. La reine mère Anne d’Autriche s’installe, quant à elle, dans l’appartement du rez-de-chaussée de l’aile sud, que Marie de Médicis avait occupé après le mariage de Louis XIII.

Dans l’appartement du roi, Le Vau fait aménager, en 1654, la chambre à coucher de Louis XIV, dite « chambre à alcôve ». Dans cette chambre, le lit du roi occupe une alcôve, fermée d’un rideau sculpté et doré, que retiennent deux putti malicieux, sculptés par Gilles Guérin.

Le plafond de la « chambre à alcôve » de Louis XIV

Des figures symboliques entourent le compartiment ovale du plafond, dans lequel s’insérait autrefois une Allégorie du Temps, enlevant une femme tenant un lys, exécutée par le peintre Eustache Le Sueur, aujourd’hui disparue.

Le  Palais du Louvre Dscf1710


Captifs du plafond de la chambre à alcôve de Louis XIV

Sous l’autorité de Gilles Guérin, plusieurs sculpteurs se chargent des sculptures du plafond. François Girardon et Thomas Regnaudin se partagent la réalisation des Captifs ; Nicolas Legendre et Philippe Magnier, celle des Renommées.

Le  Palais du Louvre Dscf1711


Renommées de la chambre à alcôve de Louis XIV

Déposées en 1817, les boiseries de la chambre à alcôve de Louis XIV ont été remontées au premier étage de la Colonnade en 1831.



L’appartement d’été d’Anne d’Autriche

De retour à Paris au début de l’année 1653, Mazarin demande à Lemercier de poursuivre le grand projet d’Henri IV et de Louis XIII, jugeant nécessaire de créer de nouveaux espaces pour la cour et les ministres.

L’architecte propose de bâtir un bâtiment grandiose à la place du mur subsistant de l’enceinte médiévale, qui formerait une entrée digne d’une résidence royale.

Mazarin ne tranche pas la question avant la mort de Lemercier, en 1654, et son remplacement par Louis Le Vau.

Dans l’attente d’une décision, Le Vau modifie l’appartement du rez-de-chaussée de l’aile sud, dont il fait l’appartement d’hiver d’Anne d’Autriche, avec une antichambre, un petit cabinet, une chambre de parade ou salon, un oratoire, une chambre à coucher et une salle de bains attenante.

Le  Palais du Louvre Dscf3312

Le  Palais du Louvre Dscf3311

Le passage transformé par Le Vau en aile de raccordement à la Petite Galerie

Au rez-de-chaussée de la Petite galerie, Le Vau crée, entre 1655 et 1658, l’appartement d’été de la Reine mère, avec six pièces en enfilade de part et d’autre d’un vestibule.

Pour relier les deux appartements de la Reine mère, Le Vau agrandit un ancien passage que Pierre Lescot avait élevé, vers 1566, pour mener à la Petite Galerie.

Ce nouveau bâtiment, érigé en 1655, forme une aile de raccordement entre le pavillon du Roi et le vestibule de l’appartement d’été de la Reine-Mère.

Le  Palais du Louvre Stucs-10

Les stucs de la rotonde de Mars

Situé sous la rotonde d’Apollon, ce vestibule ou « rotonde de Mars » devait porter initialement un décor mêlant peintures et stucs.

Seul le décor sculpté, réalisé par Gaspard et Balthazar Marsy, d’après les dessins de Charles Errard et Noël Coypel, est finalement achevé.

Pour les pièces de son appartement d’été, Anne d’Autriche fait mettre une décoration à la mode italienne, représentant des allégories et des sujets tirés de l’histoire antique ou de l’Ancien Testament.

Ces travaux d’embellissement sont achevés en 1660, lorsque Marie-Thérèse entre solennellement à Paris.

L’épouse de Louis XIV s’installe alors au premier étage de l’aile sud du Louvre qui, traditionnellement, était réservé à la reine régnante.


Le  Palais du Louvre Salon-10


Le salon de la Reine

Comme la rotonde de Mars, le salon de la Reine est orné de stucs par les frères Marsy, qui le laissent également inachevé.

Le  Palais du Louvre Dscf3313


En 1801, Charles Meynier complète ce décor en réalisant, pour le grand compartiment central, La Terre recevant des empereurs Adrien et Justinien le code des lois romaines dictées par la Nature, la Justice et la Sagesse.

La commande passée à Meynier est alors en rapport avec la transformation de l’appartement d’été en galerie des antiques.

En 1866, Victor François Eloi Biennoury (1823-1893) peint les allégories en camaïeu ornant les compartiments des voussures (La Sculpture française (ci-dessus) et La Sculpture grecque) et les génies des petits compartiments situés au sommet de la voûte.


Le  Palais du Louvre Dscf3314

L’antichambre dite « salle des Saisons »

Le plafond de l’ancienne antichambre de l’appartement d’été d’Anne d’Autriche évoque les thèmes du Temps et des Saisons.

Son décor de fresques et de stucs, réalisé en 1657-58, est l’œuvre du peintre Giovanni Francesco Romanelli (1610-1662) et du sculpteur Michel Anguier (1604-1669).

Dans le tondo central, Romanelli représente Apollon, symbole du soleil, et Diane, symbole de la lune, trônant parmi les nuées.

Il illustre quatre épisodes de leur histoire dans les voussures de la voûte et les allégories des Saisons, dans les écoinçons.

Anguier complète ces figures allégoriques par des couples d’atlantes, en rapport avec les Saisons évoquées (atlante de l’hiver se couvrant la tête, atlante du printemps orné de lierre…).

Ces atlantes encadrent des médaillons en stuc doré sur le thème des Quatre Éléments.

Ce décor alliant peintures et stucs préfigure clairement celui de la galerie d’Apollon, réalisé par Charles Le Brun après 1661.

L’ancien vestibule, qui vient ensuite, était autrefois cloisonné.

Bordé de colonnes de marbre depuis la transformation, en 1799, de l’appartement d’été de la Reine mère en galerie des Antiques, il partage l’enfilade en deux parties égales.


Le  Palais du Louvre Plafon11

Le vestibule axial dit « salon de la Paix »

Ce somptueux vestibule, situé au milieu de l’enfilade, sépare ainsi les premières pièces de l’appartement et les pièces suivantes.

Romanelli peint à fresque le plafond : il représente l’Allégorie du Traité des Pyrénées ou La Paix, fruit de la Guerre, qui évoque le traité de paix signé par l’Espagne et la France en 1659.

Une épaisse bordure dorée, constituée d’une généreuse guirlande de fruits, fixée par quatre cartouches, ceint cette belle peinture allégorique.

Des trophées d’armes, réalisés par Anguier, occupent les écoinçons de la voûte.

Les lunettes reçoivent par ailleurs deux autres compositions, toujours de la main de Romanelli, qui complètent le thème général : La Paix mettant le feu à un monceau d’armes (côté sud) et La déesse de l’Agriculture encourageant les travaux de la campagne (côté nord).

Le  Palais du Louvre Dscf3315

Le  Palais du Louvre Dscf3315


De part et d’autre des peintures décorant les lunettes de la voûte, Anguier dispose les figures des quatre grands fleuves de la France : chaque dieu-fleuve, gouvernail en main, est adossé contre une urne se déversant et entourée de fruits (courges, grappes de raisin).

Le  Palais du Louvre Dscf3316


Des femmes ailées, aux draperies mouvementées, dominent les arcs latéraux du vestibule : elles portent l’écusson aux armes frappé de trois fleurs de lys.

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La chambre de parade et le petit cabinet

La salle actuelle (dite « des Antonins ») est issue de deux pièces (chambre de parade et petit cabinet), rassemblées lors de la transformation de l’appartement d’été en galerie des antiques.

Afin d’obtenir un seul espace, le mur sud de la chambre de parade a été reporté à l’extrémité nouvelle et complété.

Comme pour les pièces précédentes, le peintre Giovanni Francesco Romanelli et le sculpteur Michel Anguier se mettent à l’œuvre pour l’exécution du décor, qui évoque les vertus de la Reine mère au travers de scènes bibliques, mais aussi d’allégories peintes (lunettes et médaillons) et sculptées (grandes figures féminines des écoinçons et génies).

Dans l’Octogone central, Romanelli représente ainsi La Religion et les vertus théologales, qui devait présider à l’ensemble du programme iconographique.

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Giovanni Francesco Romanelli

La Prudence, fresque, Louvre, chambre de parade et Petit cabinet sur l’eau de l’appartement d’été de la Reine mère Anne d’Autriche

Le peintre reçoit également la commande des peintures allégoriques pour les lunettes couronnant chaque travée, ainsi que celles surmontant les portes de l’ancienne chambre de parade (aujourd’hui aux extrémités de l’actuelle « salle des Antonins »). Ces deux dernières compositions représentent Esther s’évanouissant devant Assuérus et Judith et Holopherne. Il exécute également les petites peintures circulaires situées à l’intérieur des voûtains en surplomb des lunettes, représentant de petits génies.

Le décor, laissé inachevé, est poursuivi tardivement, en 1800 : Pierre Peyron peint alors des allégories relatives aux arts dans les lunettes et les médaillons non décorés ; Philippe-Auguste Hennequin représente un Hercule français à la voûte et Claude Dejoux complète le décor de stucs.

Le  Palais du Louvre Dscf3319


Sur les petits côtés, les peintures des lunettes sont flanquées de figures allégoriques réalisées en stuc par Michel Anguier. L’une d’elle représente une femme drapée à l’antique, tenant et désignant un parchemin sur lequel est tracé le plan de l’église du Val-de-Grâce.

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Le Grand cabinet

Giovanni Francesco Romanelli peint les exploits de la Rome guerrière au plafond du Grand cabinet de la reine. Au centre, la peinture rectangulaire représente La Poésie et l’Histoire célébrant les exploits guerriers de Rome (détruite à la suite d’un écroulement, remplacée par une copie de Louis Matout en 1861).

Le  Palais du Louvre Dscf3321


Giovanni Francesco Romanelli

L’Enlèvement des Sabines, 1655-1658, fresque, Louvre, Grand cabinet de l’appartement d’été de la Reine mère

Les quatre peintures à fresque des voussures illustrent l’histoire de Rome et de ses héros : Muscius Scaevola, L’Enlèvement des Sabines, Les Députés du Sénat apportant la pourpre à Cincinnatus et La Continence de Scipion.


Le  Palais du Louvre Dscf3322


Dans les angles du plafond coiffant le Grand Cabinet, Michel Anguier exécute huit figures en stuc, vêtues de draperies dorées. Elles supportent de grands médaillons, dont les thèmes se rapportent également à l’histoire de Rome. L’un de ces médaillons illustre Romulus et Rémus allaités par la louve.

L’achèvement de la Cour carrée

Dans la Cour carrée, Le Vau reprend le chantier du Louvre où Lemercier l’avait interrompu. Cette nouvelle campagne de constructions s’inscrit évidemment dans la politique de prestige initiée par les premiers rois Bourbon. Dès 1660, l’architecte poursuit l’édification de l’aile nord à partir du pavillon de Beauvais, puis fait abattre le vieux mur d’enceinte du côté est, ainsi que la grande porte du Louvre médiéval. Le Vau détruit également la tour de la Chapelle et prolonge l’aile méridionale pour lui donner la longueur correspondant aux nouvelles dimensions de la cour. Il s’applique à répéter le style des façades de Lescot et Lemercier, avec attique et comble.

Au mois de février 1661, un événement inattendu le détourne de son ouvrage : un incendie ravage le premier étage de la Petite galerie et anéantit le décor qui avait été aménagé sous le règne de Henri IV. L’architecte est aussitôt chargé de reconstruire le bâtiment détruit et saisit l’occasion pour l’articuler autour d’une cour intérieure (l’actuelle « cour du Sphinx »). Il préserve l’élévation renaissante de la Petite galerie, mais substitue une élévation plus sobre : la façade donnant sur le « Petit jardin » perd ainsi le fronton central et les lucarnes qui animaient la base du toit.

Dans les angles du plafond coiffant le Grand Cabinet, Michel Anguier exécute huit figures en stuc, vêtues de draperies dorées. Elles supportent de grands médaillons, dont les thèmes se rapportent également à l’histoire de Rome. L’un de ces médaillons illustre Romulus et Rémus allaités par la louve.

L’achèvement de la Cour carrée

Dans la Cour carrée, Le Vau reprend le chantier du Louvre où Lemercier l’avait interrompu. Cette nouvelle campagne de constructions s’inscrit évidemment dans la politique de prestige initiée par les premiers rois Bourbon. Dès 1660, l’architecte poursuit l’édification de l’aile nord à partir du pavillon de Beauvais, puis fait abattre le vieux mur d’enceinte du côté est, ainsi que la grande porte du Louvre médiéval. Le Vau détruit également la tour de la Chapelle et prolonge l’aile méridionale pour lui donner la longueur correspondant aux nouvelles dimensions de la cour. Il s’applique à répéter le style des façades de Lescot et Lemercier, avec attique et comble.

Au mois de février 1661, un événement inattendu le détourne de son ouvrage : un incendie ravage le premier étage de la Petite galerie et anéantit le décor qui avait été aménagé sous le règne de Henri IV. L’architecte est aussitôt chargé de reconstruire le bâtiment détruit et saisit l’occasion pour l’articuler autour d’une cour intérieure (l’actuelle « cour du Sphinx »). Il préserve l’élévation renaissante de la Petite galerie, mais substitue une élévation plus sobre : la façade donnant sur le « Petit jardin » perd ainsi le fronton central et les lucarnes qui animaient la base du toit.

La rotonde d’Apollon

Lors de la reconstruction des bâtiments incendiés de la Petite Galerie, en 1661, Le Vau conçoit, pour la galerie d’Apollon, un remarquable vestibule, dénommé aujourd’hui « rotonde d’Apollon ». Des travaux de décoration sont entrepris sous la direction du peintre Charles Errard, mais seuls les stucs de Francesco Caccia sont achevés.


La galerie d’Apollon

Le  Palais du Louvre Dscf1712


La galerie d’Apollon

La galerie d’Apollon est le premier grand chantier de décoration du Louvre sous le règne personnel de Louis XIV. L’ambitieux projet est confié à Charles Le Brun, Premier peintre du roi : Le Brun doit remplacer la « galerie des Rois » d’Henri IV, entièrement détruite par l’incendie de 1661. Dès 1664, peintres et sculpteurs de l’Académie interviennent sous l’autorité du Premier peintre, qui a conçu le décor dans ses moindres détails. Le Brun, qui a séjourné en Italie, s’est pénétré de l’esthétique baroque.

La complexité de la composition reprend le principe des grands décors romains, comme celui de la galerie Farnèse des Carrache (1595) : un grand compartiment central et, distribués à gauche et à droite, deux toiles octogones, deux autres toiles ovales, quatre compartiments rectangulaires aux angles supérieurs concaves, douze médaillons en camaïeu d’or et deux culs-de-four aux extrémités, l’ensemble compris dans des bordures de stuc doré.

Le  Palais du Louvre Dscf1713

Le décor sculpté est particulièrement riche : des personnages de la mythologie soutiennent les bordures dorées des tableaux, des figures volantes portent l’écusson aux armes du roi et la couronne, des Muses, accompagnées de putti chargés d’attributs, animent la corniche, des esclaves enchaînés décorent les quatre angles de la galerie, des personnages allégoriques représentant les Mois et les signes du Zodiaque rythment la partie basse de la voûte, des figures féminines munies d’ailes de papillon, symbolisant les Heures du jour, s’ébattent dans l’échancrure des compartiments. Des guirlandes, des rosaces, des bucranes et des coquilles complètent ce somptueux ensemble.

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Médaillon du mois de septembre : les vendanges

Le Brun consacre la galerie d’Apollon à l’emblème que le jeune Louis XIV venait de choisir : le Soleil. L’artiste décide d’évoquer la course de l’astre et son incarnation dans le dieu Apollon, dirigeant le chœur des Muses. Le projet démontre la science et la culture immenses du Premier peintre de Louis XIV. Le cycle des peintures et des sculptures de la galerie d’Apollon est une brillante illustration des conceptions platoniciennes sur la formation de l’univers, selon lesquelles les partitions opposées et complémentaires du monde créent son unité.

Le Brun prévoit de disposer Apollon au centre de la composition, puisque le Soleil préside à l’harmonie universelle du monde, puis d’évoquer les différents moments du jour et de la nuit à travers la représentation des dieux et déesses de la mythologie, mais aussi les travaux des mois, grâce aux médaillons en camaïeu d’or, entourés de chutes de fleurs et de fruits de saison, ou encore les victoires guerrières, suggérées par les captifs.

En 1665, les sculpteurs exécutent toutes les figures en stuc. En revanche, le cycle des peintures de la voûte demeure incomplet à la mort de Louis XIV. Les peintres en camaïeu poursuivent la suite des Mois jusqu’en 1670. Le chantier de Versailles, dans lequel Le Brun était également très impliqué, et le désintérêt du roi, expliquent l’inachèvement de la galerie d’Apollon, à peine poursuivie sous les règnes de Louis XV et Louis XVI, et seulement achevée sous Napoléon III.



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