L'histoire du Quebec et du Canada

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L'histoire du Quebec et du Canada

Message  Romy50300 le Lun 9 Avr 2012 - 15:48

Tout les articles des parcs sont des copies d'articles de Wikipédia , réutilisé, copié ou modifié est sous CC-BY-SA 3.0,




Jacques Cartier






Jacques Cartier est né problablement entre le 7 juin et le 23 décembre 1491 à St Malo , mort dans la même ville le 1er septembre 1557 , est un navigateur et explorateur malouin.

Auteur de cartes ayant permis l'apparition du golfe et du fleuve St Laurent sur les représentations du globe, Cartier  , par ses relations , est le premier européen à décrire et nommer  ces eaux , leurs rives et leurs habitants , et le territoire visité qu'il nomme Canada.


Biographie



De la naissance au premier voyage de 1534.


Nous ne connaissons que bien peu de chose de sa vie , allant de sa naissance jusqu'à son premier voyage officiel en 1534.

Son acte de baptème ne nous est pas parvenu puisque les registres de l'état civil de St Malo manquent de 1472 à 1494.


Depuis la seconde moitié du XIXè siècle , les historiens considèrent Jacques Cartier comme le fils de Jamet et de Geffline Jansart , bien qu'aucun document d'archive ne l'atteste.

S'il est bien le fils de ce derniers , il aurait eu pour frères Lucas et un enfant non nommé , né en 1494 ,ainsi qu'une soeur ayant pour nom Berteline .

Ce qui est certain , c'est qu'il a eu une soeur nommée Jehanne , puisqu'elle apparaît dans le testament du pilote et explorateur malouin daté du 19 mai 1541.

Selon Frederic Joüon des longrais , il faudrait ajouter à la liste de la fratrie de l'explorateur le nom de Jehan puisqu'il à été le parrain de deux de ses enfants.

Jacques Cartier épouse au début d'avril 1520  Catherine , fille de Jacques des Granches , connetable , et de Françoise du Mast: un mariage qui améliore grandement la condition sociale des époux.

De cette union ne naitra aucune descendance.

Les archives malouines nous le présentent sous les traits , entre autres , d'un compère , pour les cérémonies baptismales , et d'un temoin ou juré dans les procédures judiciaires , très recherché de la part des concitoyens.

En effet , sur une période s'étalant du 21 aout 1510 au 17 novembre 1555, son nom est indiqué sur 58 actes de baptème , dont 35 où il apparait comme parrain d'enfants bretons.

Tissant soigneusement ses liens parmi les bourgeois et les officiers municipaux de St Malo ,Jacques Cartier consolida également son réseau social grâce à ses fréquentations auprès de la confrérie de St Jean Baptiste , communément  appellée la confrerie des frères blancs

Plusieurs historiens avancent  qu'il aurait pu accompagner une campagne de pêche , pour se rendre à Terre Neuve avant  1532 , car la région était fréquentée des pêcheurs basques et bretons .

Certaines suggèrent aussi qu'il aurait pu participer à l'un des voyages d'exploration de la côte brésilienne par la flotte Normande sous le pavillon dieppois , vu :

D'une part , les fréquentes comparaisons que Cartier fait , dans ses récits de voyage , entre les amérindiens de la Nouvelle France et les brésiliens , ainsi que sa connaissance du portugais cars lors de sa retraite , il agit à plusieurs occasions comme interprète en langue portugaise;

d'autre part , l'histoire de la ville de Dieppe qui relate la navigation non seulement du capitaine Jean Cousin  , mais aussi de deux autres capitaines Thomas Aubert , et Giovanni da Verrazzano , qui embarquèrent de Dieppe en 1508 et reconnurent le fleuve St Laurent , auquel ils donnèrent son nom.

En  1532 , alors qu'une guerre éclate entre la couronne du portugal et les armateurs Normands au large du Brésil   ,il  est présenté à François 1er par Jean le Veneur , abbé du Mont St Michel.

Celui ci évoque les voyages que Cartier aurait déjà faits "en Brésil et à Terre Neuve" , pour affirmer qu'il était à même " de conduire des navire à la découverte de terres nouvelles dans le nouveau monde ".

Recevant une commision du roi de france , et devenant en ce sens le successeur de Giovanni da Verrazzano , Cartier dirigea , aux frais du roi , trois voyages vers les amériques du nord entre 1534 et 1542 , espérant y trouver un passage pour l'Asie , sinon ses richesses.


le premier voyage (1534 )





Après seulement 20 jours de traversée (du 20 avril au 10 mai ) , Cartier atteint Terre-Neuve , avec ses deux navires et un équipage de 61 hommes .

Il explore minutieusement le golfe du Saint Laurent.





Le 12 juin , lors de la reconnaissance de nouveaux lieux et la dénomination de nouvelles rivières , Jacques Cartier et ses marins aperçurent un peu à l'écart de la rivière , qu'ils venaient de nommer Saint-Jacques , un grand navire originaire de la rochelle dont l'équipage , après une longue campagne de pêche à la morue , avait perdu son chemin au milieu des nombreuses îles du golfe du Saint Laurent.

Ils allèrent à bord de ce navire pour le conduire vers un lieu plus commode pour s'orienter , qu'ils appellèrent "Havre Jacques Cartier ".

Le lundi 6 juillet , Jacque Cartier et son équipage entrent en contact avec les premiers améridiens de la nation Micmac , au large de la baie des chaleurs.

Les jours suivants , la confiance s'installe entre les marins et les autochtones , avec échanges de colifichets , couteaux , tissus... contre des peaux d'animaux.

Le vendredi 24 juillet , il met  pied à terre à Gaspé , y plante une croix de trente pieds , revendiquant la région pour le roi de france.

La troupe des français y rencontre des iroquoiens du St Laurent , venus pour la pêche , qui les accueillent sans grand plaisir .

Le chef améridien Donnacona , après protestations , finit par permettre à Cartier d'amener deux de ses " fils " en france.

La rentrée à Saint Malo se fait le 5 septembre après une courte traversée de 21 jours.



le deuxième voyage ( 1535 - 1536 )





Le deuxième voyage a lieu en 1535 - 1536.

Cette expédition compte trois navires , la petite hermine ( 60 tonneaux ) , l'émérillon ( 40 tonneaux  ) et la nef qui transporte Cartier , la grande hermine (120 tonneaux ) .

Quinze mois de vivres ont été prévus.

Ramenés de France par Cartier , les deux " fils ( neveux ? ) du chef Donnacona , Taignoagny et Domagaya , parlent maintenant français.

Recourant à leurs connaissances , Cartier remonte le cours du Saint Laurent ,découvrant qu'il navigue sur un fleuve lorsque l'eau devient douce.

A L'île d'Orléans , le 7 septembre , devant Stadaconé , on retrouve Donnacona.

Ce chef essaie de dissuader les français de remonter le fleuve: ilveut s'assurer du monopole du commerce.

Cartier refuse et donne congés aux deux " fils " .

il ira donc en amont sans interprète .  

Une partie des hommes restent et construisent un fortin , préparant le premier hivernage connu des français au Canada.

Cartier continue à remonter le fleuve sur l'Emérillon , donc bientot le tirant d'eau interdit de pousuivre au délà du lac St Pierre : il y ancre l'Emérillon et l'équipage poursuit en barques.



A Hochelaga





Le 2 octobre 1535 , Jacques Cartier et ses compagnons arrivent dans la région de l'établisement nommé Hochelaga.

La nuit venue , ils se retirent tous à bord de leurs barques.

Tôt le lendemain matin avec ses gentilshommes et vingt mariniers armés , Cartier entreprend à pied le chemin vers ce village , sur la voie bien aménagée .

Marchant ainsi deux lieues , (environ 8 km ) , ils peuvent enfin apercevoir cette bourgade palissadée de tronc d'arbres sur une colline et entourée de terres cultivées , pleins de maïs (dit blé d'inde ) ainsi qu'il décrira le paysage entourant Hochegala.

Il nommera Mont Royal , cette montagne de l'île et de la ville qui est aujourd'hui Montréal.


La bourgade n'a dans son  rempart circulaire qu'une seule porte d'entrée (sortie ) .

On y compte une cinquantaine de "maisons longues " communautaires .

Le chef du village affirme que l'on peut continuer à remonter le fleuve vers l'ouest durant trois lunes et , de la rivières des outaouais  , se diriger vers le nord et pénétrer dans un pays où l'on trouve de l'or (qui  est l'actuelle région de l'Abitibi ) .

Après cette visite d'un jour , les français rebrousse le chemin et retournent au royaume de Kanata ( ce qui donne aujourd'hui Canada  c'est la région de Stadaconé ) régions du Québec , hivernage au mouillage , à coté du fort Sainte croix sur la rivière du même nom .

Les rapports avec les iroquoiens du St Laurent sont bons , malgré quelques disputes sans gravité , qui ne dégénérent jamais en violence .

Cartier découvre découvre cependants les premiers sclaps dans la maison de Donncona .

Il y goûte du tabac , qu'il apprécie guère.

L'hiver de l'amérique du nord  arrive et surprend les français , le fleuvre gèle et emprisonne les navires.

Cartier et ses hommes hivernent près de la rivières Sainte Croix (maintenant rivière St Charles à Quebec ).

Les hommes souffre du scorbut , les iroquoiens en sont aussi frappés , des français meurent tandis  que les améridiens s'en tirent beaucoup mieux .

Cartier , épargné , découvre que les micmacs se soignent avec une infusion d'aiguilles et d'écorce de pin.

Il applique le traitement à ses hommes et , bientot , les guérisons se multiplient .

En avril , Cartier emmène Donnacona pour le présenter à François 1er , avec ses deux "fils "(neveux , ) et sept autres  iroquoiens, puis , profitant du dégel , il met le cap sur la France , abandonnant la petit hermine , " faute d'un équipage assez nombreux " (25 des 110 équipiers étaient décédés du scorbut ).

Après un passage par St Pierre et Miquelon , il retourne à St Malo en juillet 1536 , croyant avoir exploré une partie de la côte orientale de l'Asie .

le lieu historique national Cartier -Brébeuf commémore cet hivernage de Jacques Cartier.



Le troisième voyage ( 1541-1542 )







Donnacona , qui compris ce que cherchent les français ( de l'or ,des gemmes , des épices ) , leur fait la description qu'ils veulent entendre : celle du riche royaume de Saguenay.

Sur ce François 1er , bien qu'occupé par les menaces de Charles Quint , se laisse convaincre de lancer une troisième expédition avec pour instructions , cette fois , d'implanter une colonie.

L'organisation de l'expédition est confié à Jean François de la Rocque de Roberval , un homme de cour , ce que Cartier n'est pas .

Il sera cette fois que le second de Roberval.

la colonisation et la propagation de la foi catholique deviennent les deux objectifs.

Donnacona meurt en france vers 1539 , comme d'autres iroquoiens du St Laurent , d'autre s'y sont mariés , aucun ne reviendra de france.

On prépare l'expédition arme cinq navires , embarque du bétail , libère des prisonniers pour en faire des colons .

Roberval prend du retard dans l'organisation et Cartier s'impatiente , puis décide de s'engager sur l'océan sans l'attendre.

Après une traversée calamiteuse , il arrive enfin sur le site de Stadaconé en aout 1541 , après trois mois d'absence.

Les retrouvailles sont chaleureuses malgré l'annonce du décès de Donnacona , puis les rapports se dégradent et Cartier décide de s'installer ailleurs.

Il fait édifier le fort de Carlesbours -royal au confluent du St Laurent et  la rivière du cap rouge , pour préparer la colonisation .

Bientôt , l'hiver arrive et Roberval est toujours invisible , avec le reste de l'expédition .

En attendant , Cartier acumule "l'or et les diamants " , qu'il négocie avec les iroquoiens du St Laurent qui disent les avoir ramassés près du camp.

En 1542 , Cartier lève le camp , rencontre Roberval à Terre Neuve.

Malgrès l'ordre que ce dernier lui donne de rebrousser chemin et de retourner sur le Saint Laurent , Cartier met le cap vers la france .

Aussitot arrivé en france , il fait expertiser le minerai , apprenant qu'il ne rapporte que de la pyrite et du quartz sans valeur .

Sa mésaventure , est l'origine de l'expréssion "faux comme des diamants du canada " ... et du toponyme actuel , " cap diamant " pour designer l'éxtrémité est du promontoire du Quebec.



La retraite



Déçu , Cartier se retire dans son manoir de Limoëlou , près de Saint Malo.

Considéré comme un sage , on le consulte parfois et on met à profil ses connaissances du portugais.

Il succombe le 1er septembre 1557 , problablement de la peste qui frappe la ville cette année là .

l'on croit avoir retrouver ses restes en 1944 , qui reposent depuis dans la cathédrale de Saint Malo.

D'après un extrait tiré des papiers de familles des Garnier de Fougeray , il est écrit que son corps à été inhumé le jours même de son décès dans la cathédrale , par son parent et compère Michel Audiepvre.




Dernière édition par Romy50300 le Jeu 20 Fév 2014 - 9:10, édité 5 fois
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Re: L'histoire du Quebec et du Canada

Message  Romy50300 le Lun 9 Avr 2012 - 17:43

Samuel de Champlain





Samuel de Champlain  est né à Brouage , dans l'ancienne province de Saintonge en France (aujourd'hui Charente Maritime ), entre 1567 et 1580 et mort à Quebec ( nouvelle france dite Canada ) le 25 décembre 1635.

Il est tout à la fois un navigateur , cartographe , soldat , explorateur , géographe , commandant et chroniqueur français.

après une formation de navigateur en saintonge ( vers 1586-1598 ) , il se fait soldat en Bretagne ( 1595 - 1598 ) , puis explorateur des colonies espagnoles d'amerique (1599 - 1601 ) , du fleuve Saint Laurent ( 1603 ) ainsi que de l'Acadie ( 1604 - 1607 ) et de la côte atlantique ( entre l'actuel Nouveau -Brunswick et Cap Cod ).

Il est  surtout connu pour avoir ensuite fondé la ville de Québec , le 3 juillet 1608.

A  cette fin il benefice du soutien du roi Henri IV de France , de Pierre Dugua de Mons , de François Gravé et du chef montagnais anadabijou.

A Québec , Champlain agit en tant que  sulbaterne: il est "lieutenant du vice roi de la Nouvelle France " resté en France , puis à partir de 1629 , " commandant de la Nouvelle France en absence " du cardinal de Richelieu.

Administrateur  local de la ville du Québec jusqu'à sa mort , il ne reçoit jamais le titre officiel de gouverneur de la Nouvelle France , même s'il en exerce les fonctions.

Son acharnement à vouloir implanter une colonie française en Amérique du Nord , lui vaut depuis le milieu du XIX è siècle , le surnom "père de la Nouvelle France " .

les difficultés rencontrées dans cette entreprises sont nombreuses , et ce n'est qu'à partir des étés 1634 et 1635 , dans les 18 derners mois de sa vie , que Champlain voit son rève de colonisation se concrétiser , avec l'arrivée et l'établissement de quelques dizaines de familles de colons.








Dans l'armée du roi , en Bretagne ( 1595 - 1598 )


Samuel Champlain s'engage dans l'armée du roi , sous la direction des maréchaux d'Aumont , de Saint Luc , puis de Brissac , à Blavet , en Bretagne.

Cette armée levée par Henri IV vise à soumettre le duc de Mercoeur , gouverneur de Bretagne , qui offre refuge à un corps expéditionnaire espagnol et aux dernières troupes rebelles de la ligue catholique , durant la huitième guerre de religion ( 1585 - 1598 ).

Samuel Champlain sert dans ce corps d'armée pendant trois ans , jusqu'a la paix de Vervins (1598).

Il s'y taille  une bonne réputation auprès de ses supérieurs hiérarchiques.

d'abord fourrier , "aide " de Jean Hardy ( qui est le marechal des logis ), puis enseigne du sieur de Millaubourg , il finit par obtenir le grade de maréchal des logis.

Il reçoit du roi dès 1603 , une rente viagère , qui en 1648 est augmentée à 600 livres par an .



Dans le golfe du Mexique ( 1599 - 1601 )





D'après le " brief discours , Champlain s'embarque en 1599 pour l'Espagne .

Il est chargé de la sécurité du Saint Julien , un navire de son oncle maternel par alliance , Guillaume Allène dite " le capitaine provençal".

IL se joint à cette expédition de deux ans pour les " Indes Occidentales ":aux Antilles et dans le golfe du Mexique.

Informés ou conseillé par des Espagnols , Champlain se serait rendu jusqu'à Mexico , et jusqu'à ce qui est aujourd'hui le Panama , dont il aurait reconnu lui même , à son tour l'étroitesse de l'isthme et la pertinence d'y construire un jour un canal oofrant un passage à l'autre océan .


Sur le fleuve Saint Laurent (1603 )





Son premier voyage vers l'amérique du nord commence en 1603 , où il sert en tant que navigateur , explorateur , et catographe, assistant de François Gravé ( dit Sieur du Pont ou POnt Gravé , Gravé dupont , le pont ) , marchand et navigateur , chef d'une expédition de traite des fourrures au Canada , sous le mandat d' Aymar de Chaste , gouverneur de Dieppe et alors titulaire du monopole commercial de la Nouvelle France.

François Gravé est un navigateur , experimenté de ces régions , et chaques étés depuis peut être 20 ans , il remonte le fleuve Saint Laurent en Barque jusqu'aux trois rivières .

Recommandé par De Chastes auprès due François Gravé ,et désireux de se faire valoir auprès d'Henri IV ,Champlain promet au roi de lui faire un rapport détaillée de cette expédition.

Le 15 mars 1603 , Champlain , quitte Honfleur (en Normandie ) , à bord de la Bonne Renommée.

Deux autres navires font partie de l'expédition , dont la françoise.

Le 24 mai 1603 , la flotte s'ancre à Tadoussac.

Le 27 mai , Champlain et François Gravé traversent en barque l'embouchure du Saguenay, et descendent à la pointe aux alouettes.

Ils rendent ainsi visite au chef montagnais Anadabijou , qui campe aux environs .

Ce derniers les accueille alors qu'il est en pleins festin , au milieu d'une centaines de guerriers.

Un conseil se réunit , et l'un des leurs , qui revient de France , parle amplement du pays qui a visité et raconte l'entrevue qu'il a eue avec Henri IV.

Il explique ainsi que le roi des français leur veut du bien et désire peupler leur terre.

Champlain et François Gravé participent au rituel du calumet de paix et aspirent de grandes bouffées de fumée de tabac.

Cette première entente marque toute la politique indienne françaises du siècle suivant et notamment la participation des français aux guerre contre les iroquois , alors ennemis des montagnais et des autres nations fréquentant le fleuve.

Cette rencontre terminée , les français quittent les leiux le 18 juin 1603 , vers l'amont.

l'expédition à laquelle participe Champlain suit le traces de Jacques Cartier.

Ils souhaitent rejoindre le lieu que Champlain designe comme le " grand sault Saint Louis " que Cartier appelait Ochelaga et qu'il n'avait pas réussi à franchir ( le 2 octobre 1535 ).

Champlain décrit des courants puissants qui rendent dificile la navigation de leurs canots et les obligent à terminer leurs parcours par voie de terre .

Trop pressé d'atteindre ce grand sault , qu'il espère franchir , Champlai  remarque à peine les deux endroits strategisques  où plus tard il établira des postes de traites et de colonisation :Québec et Trois Rivières.

Champlain n'a pas d'autres assignation officielle pour ce voyage que d'esquisser avec une grande précision une carte de "  la grande rivière de Canadas  ", de son embouchure jusqu'au Grand Sault Saint Louis .

A son retour en France , le 20 septembre , il fait son rapport au roi et publie un compte rendu de l'expédition intitulé Des Sauvages (relation de son sejour dans un campement estival de Montagnais à Tadoussac , puis de son parcours sur les traces de jacques Cartier )  avec dessins et cartes.


En Acadie et jusqu'au delà du futur Boston ( 1604 - 0607 )





A nouveau chargé par Henri IV  de lui faire rapport de ses découvertes , Champlain participe à une  autre expéditio  ( sans femme ni enfants ) en Nouvelle France au printemps  1604 , menée celle là par Pierre Dugua de Mons  et toujours pilotée par François Gravé sieur dupont.

Appareillant du Havre -de Grâce , l'expédition compte deux navires , la bonne renommée  et le don de dieu.

Champlain contribue à l'instauration de l'habitation de l'île Sainte Croix , le premier établisement français du nouveau monde.

Ensuite , le groupe démenage le tout à Port Royal.

Puis Champlain s'active ensuite au jardinage .

L'année suivante aussi , amis avec un connaisseur venu , l'épicier et apothicaire parisien Louis Hebert.

Et durant toute ces années , Champlain explore et cartographie le littoral de l'atlantique , de l'île du Cap Breton jusqu'au sur du "  Cap Blanc  " ( Cap Cod dans le massachusetts), à la recherche des endroits les plus faciles à défendre et les plus propices à y établir une colonie .

Puis en 1606 , il fonda Port Royal , l'ordre de bon temps pour que tous y passent , " fort joyeusement " l'hiver .

Au mois de mai 1607 , la nouvelle arrive que les privilèges de commerce de Pierre Dugua de Mons sont révoqués .

Port Royal est alors livré à la surveillance de leur ami le chef Membertouet toute l' expédition retourne en France.

Le mercure François de 1608 rapporte ainsi l'installations des premiers français en Nouvelle France.



Des navigations des françois en Canada


Nous avon dit cy dessus que les holandois continuaient leurs navigations en l'une et l'autre inde , et les anglois en virginie : quant aux françois naviguant en la Nouvelle France , le sieur des Monts obtint du roy en cette année nouvelles confirmation de privilège pour la traite des castors en la nouvelle France afin qu'il eût moyen d'y mieux établir à l'advenir ses colonies; et y envoya au mois demars trois navires garnies de bons ouvriers et familles , pour y commencer des républiques.

Il ne sera hors de propos de rapporter quand il entreprit d'y naviguer



Le sieur des Monts Vice Amiral en la Nouvelle France  1604


L' an  1603 , le sieur des Monts ayant proposé au roy , qu'il falloit commencer une habitation en la Nouvelle France et ne se contenter d'en voir le pays , obtient de sa majesté permission d'y aller avec titre de Vice Amiral et défences à tous , fors à ceux qui seroient entrez en association avec luy pour ladites entreprise , d'équipper aucuns vaisseaux pour y négocier de fourrures et d'autres marchandises , durant le temps de dix ans  portez par sa permission , scavoir depuis le Cap de Raze jusques au quarantième degrès , comprenant toute la côte de la cadie, terres et Cap Breton , Bayes de S.Clerc , Chaleur , Isle -percée - Gachepé , Chichedec , Mesamechi , Lesquemin , Tadoussac et la rivière de Canada.


faict son habitation en l'isle Saincte Croix , et y passe l'hyver


le septième de mars l'an 1604 , le sieur des Monts partit avec deux navires du Havre de Grace  pour y commencer ladite habitation et y demeurer un hyver, arrivé qu'il fy fut après avoir eu plusieurs tourments sur mer , il dressa sa première habitation en la rivière de Canada ,dans l'isle de Sainte croix  où il fit un fort qu'il garnit de canon et plusieurs bâtiments de charpenterie : il y en eut aucuns qui se cabannèrent à la modes des sauvages :

Bref , ils défrichèrent l'isle , reconnurent quleques lieux és environs , où ils semèrent des grains et mirent le meilleur ordre qu'il purent pour y hyverner:

Cependant que le sieur de Poitrincourt qui  apportèrent plusieurs balles des castorset d'autres marchandises de pellerie.


Maladie inconnues dont moururent plusieurs françois nouveaux habitants de Canada.



L'hyver venu qui est très rigoureux en ce pays là , ces nouveaux habitans en reçurent de grandes incommoditez , premièrement de bois , et d'eau douce , n'ayans qu'un seul bateau pour passer la grande rivière et en aller quérir car leur barque n'était racommodée , puis ce fut pitié pour les gelées et neiges , qui y furent si grandes que le cidre gela dans les tonneaux et le vin ne s'y distribuait plus que par certains jours de la semaine: plusieurs qu burent de l'eau de neige devienrent incontinent malades de maladies incogneuës en l'europe , pareilles à celles  qu'eurent ceux qui accompagnèrent  autresfois Jacques Cartier , les jambes leurs devenaient premièrement grosses et enflées , les nerfs retirés et noircis , puis la maladie leur montait aux hanches et cuisses , épaules aux bras et au col ; la bouche leur devenait si infecte d'une chair pourrie laquelle y surbondait et renaissait du jour au lendemain quand on la pensait enlever qu'en peu de temps trente six en moururent: il y en eut quarante ou environ en guérirent quand le printemps fut revenu.



Le sieur du Pont Gravé arriva à Honfleur avec une compagnie pour le secourir .

Ceste venue fit qu'ils advisèrent ensemble d'aller faire demeure à un port que le sieur de Poitrincourt avoit demandé et qu'il avoit appelé Port Royal .


( certains mots sont ecrits en patois anciens )



A Québec ( 1608- 1609 )


Champlain ne rest pas très longtemps en France .

Le 18 avril 1608 , il repart pour la Nouvelle France à bord du Don de Dieu comme lieutenant de Pierre Dugua de Mons qui reste en France .

Ses hommes ( il n'y a encore aucunes femme ) , reçoivent pour mission de préparer l'établissement d'une colonie permanente en un lieu favorable le long de la grande rivière de Canada ( aujourd'hui " le fleuve Saint Laurent " ).

Champlain accoste le 3 juin à Tadoussac et avec ses ouviers gagne en barque "  la pointe de Québec " , le 3 juillet au pied du Cap Diamant , où il erigent trois batiments principaux d'une hateur de deux metres entourés d'un fossé de 4,6mètres de larges et d'une palissade de pieux.

Cette installation dite habitation de quebec ,( abitation de quebecq ) , devient dès lors l'embryon de la première colonie française à se développer sur les bords du Saint Laurent .

Le premier hiver est difficile pour 25 hommes restés sur place.

La plupart décédent du scorbut ou de dysenterie et seul huit homme survivent , outre Champlain.

dès le printemps , celui ci prend soin d'établir de bonnes relations avec les améridiens des environs.

Comme à Tadoussac , six ans auparavant , il renoue des alliances avec les Montagnais et les Algonquins qui vivent au nor du Saint Laurent , acquiesçant à leur demande persistante de les aider dans leur guerre contre leurs ennemis les iroquois semi nomades eux aussi , vivant au sud ouest du fleuve .






Au lac Champlain  



Champlain part le 18 juin 1609 , en voyage de découverte au pays  des iroquois .

Il fait la rencontre d'environ deux à toir cents hurons et algonquins sur une île près de Batiscan qui se préparent à partir en guerre contre les iroquois.

Curieux ils iront visiter l'habitations de Québec entre le 22 et le 28 juin .

le 28 juin , Champlain repart avec neuf soldats français et les hurons toujours dans l'idée d'explorer la rivière des iroquois ( aujourd'hui le richelieu ).

En cours de route , il nommera certaines rivières comme la rivière Sainte Suzanne (aujourd hui rivière du loup ), la rivière du pont ( aujourd'hui rivière Nicolet ) et la rivière de gennes ( aujourd'hui rivière Yamaska ).

Le 12 juillet , il decouvre le lac qui baptise de som propre nom (le lac Champlain se prologeant dans l'actuel état du Vermont ).

N'ayant fait jusque là , aucune rencontre avec les iroquois et ne pouvant continuer avec son embarcation en raison des rapides , la plus grande partie de la troupe rebrousse chemin , le laissant avec seulement deux français à bord d'un canot et une soixantaine d'améridiens.

Le 29 juillet vers 22h à l'emplacement du futur fort Carillon , un peu au sud de Crawn Point ( etat de New York ), Champlain et son équipe rencontrent un groupe d'iroquois.

Le lendemain , deux cents iroquois avancent sur leur position.

Un guide indigène designe les trois chef iroquois: aussitot Champlain tue deux d'entre eux d'un seul cour d'arquebuse, qui provoque aussi la fuite rapide de l'ensemble des iroquois.

Cet évènement entame une longue période de relations hostiles de la confédération des cinq nations iroquoises à l'encontre des colons français.






Voyage en Gaspésie






Champlain a également relaté dans les voyages de Champlain une rencontre étrange dans la baie des chaleurs en Gaspésie :

"Il ya encore une chose étrange , digne de réciter , que plusieurs sauvages m'ont assuré être vrai : c'est que proche de la baie des chaleurs , tirant au sud est une île où fait résidence un monstre épouvantable que les sauvages appellent Gourou , et m'ont dit qu'il avait la forme d'une femme , mais fort effroyable , et d'une telle grandeur , qu'ils me disaient que le bout des mats de notre vaisseau ne lui fut pas venu jusqu'à a ceinture , tant ils le peignent grand ;et que souvent il a dévoré et dévore beaucoup de sauvages, lesquels ils met dedans une grande poche , quand il les peut attraper et puis les mange , et disaient ceux qui avaient évité le péril de cette malheureuse bête , que sa poche était si grande , qu'il y eut mettr notre vaisseau.

Ce monstre fait des bruits horribles dedans cette île , que les sauvages appellent le gourou , et quand ils en parlent , ce n'est que avec une peur si &étrange qu'il ne se peut dire plus , et m'ont assuré plusieurs l'avoir vu.

Même ledit sieur Prévert de Saint Malo , en allant à la découverte des mines , ainsi que nous avons dit au chapitre précédent , m'adit avoir passée si proche de la demeure de cette effroyable bête  ,que lui et tous ceux de son vaisseau entendaient des sifflements étranges du bruit qu'elle faissait , et  que les  sauvages qu'il avait avec lui , lui dirent que c'était la même bête ,et avaient une telle peur qu'ils se cachaient de toute part , craignant qu'elle fut venue à eux pour les emporter ;et qu'il me fait croire ce qu'ils disent , c'est que tous les sauvages enn général la craignent et en parlent si étrangèrement , que si je mettais tout ce qu'ils en disent , l'on le tiendrait pour fables , mais je tiens que ce soit la résidence de quelque diables qui les tourmente de la façon .

Voila ce que j'ay appris de ce Gourou.



Allers - retours France -Québec (1609 , puis 1610 )



Champlain regagne la France , pour faire son rapport au sieur de Mons , et tenter avec lui de faire renouveler leur monopole sur le commerce des fourrures.

Trop de marchands s'y opposent .

Les négociations échouent , mais Champlain et de Mons parviennent à convaicre quelques marchands de Rouen de former avec eux une société.

L'objectif est de convertir une partie de l'habitations de Québec en un entrepôt à leur usage exclusif , en vertu de quoi ces marchand prommettent de soutenir la colonie.

Le 8 avril 1610 , Champlain retourne à Québec , où ses alliés améridiens luis demandent assistance dans un autre épisode dela guerre contre les Iroquois.

Durant la bataille qui s'ensuit , à l'embouchure de la rivière aux Iroquois ( aujourd'hui le Richelieu ) ,Champlain reçoit une flèche qui lui perce le lobe de l'oreille et le blesse au cou .

Anouveau victorieux , il regagne Québec pour constater que la traite des fourrures fut désastreuse pour les marchands qui le soutiennent et pour apprendre la nouvelle de l'assassinat d'Henri IV.

Il rentre en France , laissant 16 hommes à Québec .

Au cour de son séjour à Paris , il épouse une jeune fille de 12 ans , nommée Lélène Boullé , en décembre 1610 , mariage qui lui rapportera une dot de 45000 livres.

Il organise également un nouveau voyage vers le Canada pour l'été 1611 .


Hélène Boullé


durant son séjour en france , Samuel Champlain épouse Hélène Boullé , une jeune fille de 12 ans , dont le père est huissier à la cour et "secrétaire de la chambre du roi ".

A cause du bas âge de " l'épousée " , le contrat de mariage stimule que la cohabitation des époux  est remise à deux ans plus tard , Champlain touche dès la signature 4500 des 6000 livres de dot , une somme qui lui assure une sécurité fiancière , sans ruiner sa belle famille .

Les fiançailles ont lieu le 29 décembre 1961 , à St Germain -l'Auxerrois à Paris.

Née calviniste , Hélène Boullé se fait catholique deux ans plus tard .

En 1620 , Hélène Boullé accompagne Champlain à Québec .

Elle s'y ennuie , malgrè la présence de son frère Eustache Boullé , qui vit à Québec depuis 1618 , au service de Champlain .

En 1624 , elle retourne en France pour y demeurer définitivement.

En 1633 , Champlain quitte à nouveau la France , sans elle où il meurt à la noël 1635 , sans postérité.

Elle n'hérite pas de lui , sans cesser pour autant de vivre à l'aise à paris.

Dix ans plus tard , Hélène Boullée entre au couvent des Ursulines de Paris , prenant le voile sous le nom d'Hélène de St Augustin .

Elle donne tous ses biens à la communauté pour bâtir un nouveau couvent à Meaux , où elle s'installe avec quatre religieuses.

Elle y demeure pendant six ans , avant y mourrir le 20 décembre 1654 , à l'âge de 56 ans .



Exploration de l'île de Mont Royal



L'un des mandats que Samuel Champlain s'est fixé est celui de trouver sur l'île du Mont Royal , soit du côté de la rivière des prairies soit près du Sault de Saint Louis , le site le plus propice à l'établissement d'une future colonie.

En l'honneur de sa jeune épouse , il nomma "île Sainte Hélène " , une grande île qui se trouve au pied  du "Grand Sault de Saint Louis  " , qui est encore le nom de cette île sur lequel depuis le XXè siècle , le pont Jacques -Cartier.

Il visite divers lieux du coté nord de l'île , le long de la rivière des prairies , puis décide de traverser l'île , large de quelque 8 lieues ( 26 km ) , pour aboutir à l'embouchure d'une petite rivière se déversant au pied du Saut Saint Louis :

" ce mesme jour je partis de québecq , et arrivay audit grand sault le vingthuitième de may , où je ne trouvay aucun des sauvages ... après avoir visité d'un costé et d'autre , tant dans les bois que le long du rivage , pour trouver un lieu propre pour la scituation d'une habitation , et y préparer une place pour bastir , je fis quelque huit lieues par terre cottoyant le grand saut par des bois qui sont assez claires , et fus jusques à une lac où notre savages me mena , ou je considèray fort particulièrement le pays " .

" Mais en tout ce que je veis , nene trouvay point de lieu plus propre qu'un petit endroit qui est jusques où les barques et chaloupes peuvent monter aisément,... avons nommé la place royale , à une lieue du Mont Royal ".

Retour à Québec



Champlain retourne au poste de Québec le 2 mai 1611.

Durant l'été , il se rend à Montréal , au pied du grand sault (dans le secteur de l'actuelle Place Royale) ,
où il fait défricher un peu la terre et construire un muret pour voit s'il resistera aux hivers et aux crues printanières.

Puis , afin d'augmenter son prestige auprès des indigènes , il accepte de descendre avec eux en canot d'écorce le Sault Saint Louis : un exploit réalisé avant lui par un seul autre européén.

Cet automne là , il retourne une fois de plus en France pour assurer l'avenir de son projet.

Ayant  perdu le soutien des marchands , il écrit des rapports et dessine une carte  ( laquelle est la plus ancienne qui existe encore aujourd'hui ) et demande  au nouveau roi , Louis XIII , d'intervenir.

Le 8 octobre 1612 Louis XIII nomme Charles de Bourbon , comte de Soissons ( futur prince de Condé ) , lieutenant général en Nouvelle France.

Champlain  reçoit le titre de lieutenant avec le pouvoir d'exercer le commandement au nom du lieutenant général , pour nommer les capitaines et lieutenants , de mandater des officiers pour l'administration de la justice et la maintenance de l'autorité policière , des réglements et ordonnances , de faires des traités , d'éffectuer des guerres avec les indigènes et de retenir les marchand qui ne font pas partie de la société.

Ses fonctions incluent la tâche de trouver la voie la plus courte vers la Chine et les Indes , et les moyens de découvrir et d'exploiter des mines de métaux précieux .

Au début de l'année , il publie un compte rendu des événements survenus entre 1604 et 1612 , intitulé " Voyages" et le 29 mars 1613 , il arrive de nouveau en Nouvelle France et fait proclamer son nouveau mandat.

Plusieurs indigènes furent dégoûtés par les tactiques des marchands non crédités.

La traite de la fourrure , une fois de plus , rapporte peu de bénéfices.

Champlain par le 27 mai pour continuer son exploration de la contrée des Hurons ,e tespère atteindre la " mer du Nord " ( la baie d'Hudson ).

Il navigue sur la rivière des Outaouais , qu'il décrit en  primeur .

C'est en juin qu'il fit la rencontre de Tessouat , le chef des algonquins de l'île aux allumettes et offre de leur construire un fort , s'ils acceptent de quitter leur sol pauvre et migrer aux rapides de Lachine.






Explorations vers l'ouest ( 1613 , 1615- 1616 )


Première exploration à la "  mer douce  " ( 1613 )


En son premier voyage dans " les pays d'en haut " , en mais 1613 , Champlain entreprend l'exploration de la rivière des Outaouais .

L'interprète ( ou truchement ) Nicolas de Vignau , assure qu'il connait le chemin conduisant à la " mer du Nord " ( la baie d'Hudson ):

" Le 13 , je partis de Québec pour aller au sault Saint Louys où j'arrivay le 21.

Or n'ayant que deux canaux , je ne pouvois menier avec moy que 4 hommes entre lesquels estoit un nommé Nicolas de Vigneau , le plus impudent menteur qui se soit veu de long temps , comme la suite de ce discours le fera voir, ...il me rapportera à son retour de Paris en l'année 1612, qu'il avoit veu la mer du nort ...

Ainsi nos canots chargez de quelques vivres , de nos armes et marchandises pour faire présentes aux sauvages , je partis le lundi 27 May de l'îsle Saincte Héleine,; avec quatre françois et un sauvage. "

A l'instigation de Nicolas de Vigneau , Champlain remonte la rivière des Outaouais vers le pays des Hurons.

Il s'arrête à un campement d'une tribu algonquine , les kichesipirinis , sur l'ile aux allumettes .

Pour conserver le rôle des kichesipirinis comme intermédiaires entre les français et les autres tribus amérindiennes , le chef Tessouat contredit Vigneau à propos de la route vers la baie d'Hudson.

IL se montre également très réticent devant l'intention de Champlain de poursuivre son voyage vers le lac Nipissing.

Après quelques cadeaux et échanges diplomatiques , l'explorateur rebrousse chemin et rentre à Québec .

En cours de route ,Champlain perd son astrolabe .


Première messe sur l'île de Montréal (1615 )



La première messe célébrée sur l'île de Montréal eut lei le 24 jui 1615 à la rivière des prairires par le père Denis Jamet assisité par le père Joseph le Caron , récollets.

En commémoration de cette première messe ,la ville de Montréal fit ériger en 1915 au milieu du parc Nicolas Viel , une stèle en granit surmontée d'une croix .

L'une des faces de cette stèle rappelle cette première messe célébréeà Montréal le 24 juin 1615 , sur la rive de la rivière des prairies par le père Denis Jamet .

L'autre face rappelle le souvenir du père Viel et de son protègé Ahuntsic.

Cette stèle du sculpteur J-C.Picher fut l'oeuvre de la société St Jean Baptiste de Montréal.

De plus , le visiteur pourra prendre connaissance de la magnifique toile du peintre Georges Delfosse à la cathédrale Marie Reine du Monde , rue Réné Lévesque à Montréal dont l'illustration est tirée .

Au sujet de cette première messe dite sur l'île du Mont royal , Samuel de Champlain déclare :

" et le jour suivant , je parti là pour retourner à la rivières des prairies où estant avec deux canaux de sauvages , je fis rencontre du père Joseph le Caron , qui retournoit à notre habitation , avec quelques ornements d'église pour célébrer le sainct sacrifice de la  messe , qui fut chantée sur le bord de ladite rivière avec toute devotion , par le reverend père Denis Jamet et le père Joseph Le caron , devant tous ceux peuples qui estoient en admiration , de voir les cérémonies dont on fait et des ornements qui leus sembloient si beaux , comme chose qu'ils n'avoient jamaais veuë: car c'estoient les premiers qui ont celebré la saincte Messe . "



Première exploration aux grands lacs (1615 - 1616 )



Second voyage de Samuel de Champlain dans les pays d'en haut et expédition guerrière .

Le 9 juillet 1615 , Champlain quitte Québec et atteint la baie Georgienne en compagnie de deux français .

L'un est problablement Etienne Brulé.

Utilisant la grande route de la traite ( rivière des Outaouais , rivière Mattawa , lac Nipissing ,rivières des français et baie Georgienne) Champlain accède alors au coeur du pays des hurons.

Il explore le maintenant son allègeance aux alliés autochtones, les algonquins , et les Hurons -ouendats.

Il voyage de village en village jusqu'à Cahiagué , situé sur les rives du lac Simcoé et lieu de rendez vous militaire.

Là , un groupe de guerriers autochtones auquel appartient Etienne Brulé , par en direction du sud pour susciter la participation des andastes au combat contre les iroquois .

Il décide alors de pousuivre la guerre contre les iroquois .

Avec un important contingent de guerriers hurons , Champlain accompagné des quelques français se dirige vers l'est , puis traverse l'extrémité orientale de l'actuel lac Ontario .

Ils cachent les canots et poursuivent leur route à pied longeant la rivière Onneiout ( Oneida ) .

Parvenus à un fort iroquois situé entre les lacs Oneida et Onondaga , ils livrent bataille sans grand succès.

Chmplain est blessé d'une flèche au genou.

Des hurons le ramènent danleur bourgade en le portant à tout de rôle sur leur dos.






Un hivernement forcé en Huronie (1615 - 1616 )




Champlain désire alors revenir au Sault Saint Louis .

Mais les hurons en decident autrement.

Ils refusent de l'y mener avant le printemp suivant .

Champlain doit donc hiverner en Huronie.

Il profite de son  long séjour dans la région pour explorer le sud ouest , les pétuns et les cheveux relevés , (sud de la huronie et de la péninsule Bruce  ).

Lors d'une grande chasse en compagnie de Hurons , Champlain se perd en foret .

Il erre pendant trois jour dans les bois , pour avoir suivi un bel oiseau.

Tous le croient mort , tant en huronie qu'à Québec .

Il prend aussi le temps de rédiger une description détaillé du pays , des moeurs , des coutumes et de la façon de vivre des autochtones.

Il s'émerveille devant la beauté du paysage et la ferilité des lieux.

Il ne tire cependant que des renseignements limités sur l'ouest mystérieux , car en raison des guerres qui sévissent entre les diverses nations, les autochtones ont peu voyagé dans cette direction.

A la fin de juin 1616 , il est de retour au Sault Saint Louis .



Constitution de sociétés







Le 26 aout , Champlain est de retour à Saint Malo.

Il y ecrit un compte rendu du voyage en amont de la rivière des Outaouais et publie une autre carte de la Nouvelle France.

En 1614 il forme la " compagnie des marchands de Rouen et de Saint Malo " et  la " compagnie de Champlain " , laquelle limite les marchands de Rouen et Saint Malo depuis 11 ans .

Il retourne en Nouvelle France au printemps 1615 , cette fois ci avec quatre récollets afin de promouvoir la vie réligieuse dans la nouvelle colonie .

Champlain s'embarque à Honfleur .

La flotille comprend le Saint Etienne , Le Don de Dieu et le Loyal .

Champlain continue de travailler pour améliorer les relations avec les indigènes , promettant de les aider encore dans leur luttes contre les iroquois.

Avec ses guides indigènes , il explore la rivières des Outaouais et aboutit au lac Nipissing.

Il suit ensuite "la rivière des français " jusqu'à ce qu'il atteigne la "mer douce " : le lac Attigouautau ( aujourd'hui le lac huron ).

Le 1er septembre à Cahiagué (au lac Simcoé ) , débute une expédition militaire.

Les guerriers amis passent le lac Ontario à sa pointe orientale où ils cachent leurs canots et ils continuent leur voyage à pied.

Il suivent la rivière Oneida , jusqu'à ce qu'ils se retrouvent face à un fort iroquois.

Les  hurons font pression pour attaquer prématurément : l'assaut échoue .

Champlain est blessé deux fois aux jambes par des flèches , dont une au genou .

L'attaque dure environ trois heures , jusqu'à ce que les attaquants soient forcés de fuir.

Bien qu'il ne le veuille pas , les hurons insistent pour que Champlain passe l'hiver avec eux.

Durant son séjour , il les accompagne dans leur grande chasse au cerf , durant laquelle il seperd et erre trois jours , dormand sous les arbres , jusqu'à ce qu'il fasse par chance une rencontre avec un des amérindiens.

Il passe le reste de l'hivers apprenant "leur pays , leurs façons , leurs coutumes ,leur mode de vie ".

Le 22 mai 1616 , il quitte la contrée des hurons et il est de retour à Québec le 11 Juillet.

Il passe quelque temps à agrandir le fort qu'il nomme Habitation et repart pour la France le 22 juillet .

En France , Champlain apprend que le prinde de Condé à été arrêté .

Le maréchal de Thémines est promu au titre de vice roi.

Champlain écrit un rapport au roi de France et à la chambre de commerce , afin d'augmenter le soutien de ses efforts en Nouvelle France.

Il écrit ceci , en chemin vers la Nouvelle France :

"On a pu facilement atteindre le royaume de Chine et les Indes Occidentales , d'où l'on peut tirer profit de grandes richesses " et les droits de service , lesquels peuvent être collectés des échanges résultants , " peuvent surpasser en valeur au moins dix fois tous ceux prélevés en France ."

Il enonce que la France contrôle un pays " de presque dix huits cents lieues en longueur , arrosé par les plus loyales rivières du monde " et que des âmes innombrables pourraient être converties au christianisme.

Pour atteindre ces buts , Champlain suggère que soit fondée " une ville aussi large que Saint Denis , laquelle devrait être nommée , s'il vous plaît Dieu et le roi , Ludovica ".

Il demande que la France envoie 15 récollets , 300 familles de quatre personnes et 300 soldats.

Concernant le commerce , Champlain estime que la colonie peut produire un revenu annuel d'approximativement
5 400 000 livres , principalement de la pêche , des mines , des fourrures et des profits comme résultat à la " plus courte route vers la Chine ".

La chambre de commerce en est convaincue immédiatement et Champlain regagne som monopole sur la traite de la fourrure .

Le roi charge ses associées de " poursuivre tout le travail qu'il sera jugé nécessaire pour établir les colonies qui voudront se retrouver dans le dit pays ".

Champlain repart en Nouvelle France au printemps de 1618 pour y arriver seulement le 28 aout .

Les  britanniques sont parvenus à obtenir la liberté des échanges .

Aussi ses associés refusent ils d'assurer la population de la colonie , craignant de ne pouvoir obtenir des fourrures que des colons.

Champlain en est dérangé , écrivant " Ils pensaient ... ils s'installaient une sorte de république là selon leurs propres nations."

Il fait valoir son droit de commander Québec , faisant signer à ses associées un contrat assurant qu'ils maintiendraient 80 personnes dans la ville de Québec.

Son projet de retour prochain en la Nouvelle France ,est annulé quan les associés refusent à nouveau de reconnaitre ses droits , et il est forcé de rester en France.

Durant son séjour , il écrit un compte rendu de ses voyages ,entre 1615 à 1618.

En octobre 1619 , le prince de Condé est libéré et vend ses droits comme vice roi au duc de Montmorency , amiral de France.

Le duc de Montmorency confirme Champlain dans sa fonction et le 7 mai 1620 , Louis XIII lui demande de maintenir le pays de Nouvelle France , " en obeissance à moi , faisant vivre le peuple qui est làbas en aussi proche conformité avec les lois de mon royaume que vous le pouvez ."

Champlain retourne immédiatement en Nouvelle France , à bord du St Etienne , et se concentre désormais surl'administration du pays plutôt que sur l'exploration.

Champlain passe l'hiver à construire le fort St Louis au haut du Cap Diamant.

Ala mi mai , il apprend que la traite des fourrure est prise en main par une autre compagnie , dirigée par les frères de Caën.

Après quelques négociations tendues ,,il se décide à fusionner les deux compagnie sous la direction des de Caën.

Champlain continue son travail sur les relations avec les amérindiens et  parvient à leur imposer un chef de son choix à lui .

Il parvient également à signer un traité de paix avec les tribus iroquoises .

Champlain continue à travailler sur l'amélioration de son habitation , posant la première pierre ole 6 mai 1624.

Le 15 aout , il retourne une fois deplus en France , où il est encourage à continuer son travail aussi bien qu'à continuer la recherche d'un passage vers la Chine.

Le 5 juillet , il revient à Québec et continue à travailler à  l'expansion de la colonie .

En 1627 , le cardinal de Richelieu marque son intérêt pour les affaires de Québec en créant la compagnie des cents associés .

Champlain tout comme Richelieu en devient membre .

Ce nouveau régime conduit Champlain à devenir le 21 mars 1629 le " commandant en la Nouvelle France en l'absence du Cardinal de Richelieu.


Chute de Québec



Les choses n'allaient pas se maintenir pour Champlain et son petit village .

Les approvisionnements étaient au plus bas durant l'été de 1628 et les marchands anglais avaient pillé la ferme du  tourmente au début de juillet.

Le 10 juillet , Champlain reçoit une sommation de quelques marchands anglais , Gervase Kirke et  ses fils Lewis , Thomas et David Kirke.

Il refuse de faire affaire avec eux , mais en réponse les anglais font le blocus de la ville avecleurs trois navires .

Au printemps de 1629 , les vivres atteignent  un niveau extrêmement bas et Champlain est forcé d'envoyer des gens à Gaspé pour conserver les rations.

Le 19 juillet les frères Kirkes arrivent et Champlain est forcé de négi=ocier les termes de la capitulation de la ville , le 14 septembre 1629.

Au 29 octobre , Champlain se retrouvait à Londres.

Durant les années suivantes ? Champlain écrits Voyages de la Nouvelle France , dédié à Richelieu ainsi que son traité dela marine et du devoir d'un bon marinier .

Il est absent du Québec jusqu'au traite de St Germain en Laye en 1632.


Dernier retour à Québec





Lorsqu'il revient d'Angleterre en France , le 1 er mars 1633 , Champlain réclame à Richelieu son poste de gouverneur (officieux ) de la Nouvelle France .

Il obtient le titre de " commandant " à Québec "en absence du ministre " (c'est  à dire " lieutenant " comme auparavant ).

Champlain part de Dieppe (ou de Rouen , selon les sources ) le 23 mars 1633 pour Québec , qu'il atteint le 22 mai (directement pour la première , sans transbordement à Tadoussac) , après une absence de quatre ans .

Plus de 200 personnes l'accompagnaient à bord de trois navires : le St Pierre , Le St Jean , le Don de Dieu , ( la devise de la ville de Québec  est " don de dieu ferai valoir " ).

Le 18 aout 1634 , il envoie un rapport à Richelieu disant qu'il avait bâti sur les ruines de québec , élargi les fortifications construit une autre habitation à quinze lieux en amont , aussi bien qu'une autre à trois rivières.

Il acommencé une offensive contre les iroquois annonçant qu'il voulait les éliminer ou les " ramener à la raison ".

Au mois d'octobre  1635 , Champlain est frappé de paralysie.

il meurt le 25 décembre 1635 , sans enfant .

Son dernier testament , signé à Québec , le 17 novembre 1635 , est contesté avec succès par sa cousine Marie Camaret ( épouse de Jacques Hersant , fille de Georges Camaret capitaine, et de Françoise le Roy , une soeur de la mère de Champlain .

Il est enterré temporairement dans une tombe sans nom , tandis que la construction était finie sur la chapelle de Monsieur le gouverneur .

En tant que tel , et malgrè de nombreuses fouilles , l'emplacement exact du tombeau de Champlain reste inconnu .








Dernière édition par Romy50300 le Jeu 20 Fév 2014 - 9:21, édité 2 fois
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Amérindiens au Canada

Message  Romy50300 le Jeu 12 Avr 2012 - 16:37

Amérindiens au Canada



Amérindiens, ou Indiens d'Amérique, désigne les premiers occupants du continent américain (autrefois appelé « Indes occidentales »), et leurs descendants.

En loi, les termes sont clairs, depuis la Loi constitutionelle de 1982.

Dans la présente loi, « peuples autochtones du Canada » s'entend notamment des Indiens, des Inuit et des Métis du Canada.-

Loi Constitutionnelle de 1982


En absence d'appellation qui fasse consensus, on utilise parfois les expressions de « premières nations » ou « premiers peuples » pour les Nord-Amérindiens.

Au Canada anglophone, on utilise les expressions Native Canadians (Canadiens d'origine), Native Peoples (peuple d'origine), First Nations (Premières nations) ou Aboriginal Peoples (peuples aborigènes).

Au Québec, le terme le plus utilisé actuellement est « Autochtone ».

Toutefois, ces termes sont souvent rejetés par les intéressés qui préfèrent être appelés en fonction des noms de leurs nations. Voir Autochtones du Québec.

Selon l'Office québécois de la langue française, l'expression première nation, tirée et séparée du nom de l'Assemblée des Premières Nations, ne doit pas être employée comme synonyme des termes peuple, communauté ou nation ni, au pluriel, comme synonyme des termes Autochtones, Indiens ou Amérindiens, Métis et Inuits.

Le recensement de 2006 a permis d'évaluer à 1 172 790 le nombre d'Amérindiens au Canada, en incluant les Métis (389 785) et les Inuits (50 485), soit une augmentation de 45 % par rapport au recensement de 1996.


Peuplement originel


Théories anciennes



L'arrivée de ces peuples en Amérique remonte à 12 000 ans environ mais des récentes découvertes archéologiques feraient remonter les premières migrations à 40 000 ans.

Venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, alors gelé, puis peuplé le continent américain.

D'autres théories parlent de peuples océaniens ayant traversé l'océan Pacifique, ou encore de peuples européens : cette dernière hypothèse est celle de l'archéologue Dennis Stanford.

Les Amérindiens eux-mêmes croient qu'ils ont toujours habité là.

Quoi qu'il en soit, la diversité des milieux naturels du continent a engendré des cultures très différentes.

Découvertes les plus récentes




Flèches préhistoriques amérindiennes, conservées à Washington, D.C.


On notera cependant des découvertes qui remettent en cause le schéma général de la colonisation des Amériques par les Amérindiens.

Certains spécialistes pensent que le peuplement du continent américain n'a pas une seule origine.

Un squelette entier de type europoïde, l'« homme de Kennewick », datant de plus de 9 000 ans a été découvert dans l'État de Washington en juillet 1996, sur les bords de la Columbia.

L'autre question problématique est celle de la date du peuplement.

Là encore le travail des archéologues semble repousser l'origine du peuplement à des époques plus anciennes qu'on ne l'a longtemps cru.


Cultures disparues


Langues


Article détaillé : Langues amérindiennes.



Au Canada les ethnolinguistes estiment le nombre de langues amérindiennes, mortes et toujours existantes confondues, à 1 321.

Bien que certaines comportent des différences majeures par rapport à d'autres les spécialistes ont pu cependant les regrouper en « familles » n'ayant parfois connu aucun contact.

Les langues européennes ont nommé, en utilisant leurs propres vocabulaires, des éléments de la culture amérindienne, ce qui introduit des confusions.





Familles de langues amérindiennes et isolats en Amérique du Nord Vie quotidienne


Vivant en symbiose avec leur milieu naturel, les Amérindiens dépendent en effet des conditions climatiques et des ressources, même s'ils ont su s'adapter aux contraintes.

Chaque grand ensemble a ainsi développé une activité de prédilection, avec son savoir-faire propre.

Cela va de la pêche en rivières et lacs et même en mer avec dans l'Ouest (Province de la Colombie-Britannique), la capture de cétacés, de phoques, et de morue.

Le travail du bois de thuya (totems, masques), la vannerie et le tissage étaient aussi très développés.

Comme dans le Grand Bassin qui se caractérise aussi par la chasse et l'organisation de véritables villages, voire villes, de huttes.

Reconstitutions d'un camp amérindien, d'après les données archéologiques de la Savannah River (Géorgie et Caroline du Sud).

Organisations radicalement différentes du modèle de vie nomade et en harmonie avec la nature développées par les peuplades cités plus haut. Certains sont nomades et vivent donc bien plus de la chasse que de l'agriculture.


L'artisanat et l'art


Croyances




Un Pow wow


On regroupe le plus souvent les cultures amérindiennes en grands ensembles géographiques : nord-est, nord-ouest (région sub-arctique, nord-ouest), Grandes Plaines, Sud-Est, Sud-Ouest, forêts de l'Est.

Les conditions de vie étaient donc très différentes selon le milieu de vie des Amérindiens.

La diversité des peuples amérindiens s'exprime également dans le domaine des croyances. On peut néanmoins dégager quelques points communs aux nombreuses tribus amérindiennes :

Un Dieu créateur et unique appelé « Le Grand Esprit » auquel les Amérindiens donnent le nom de Wacondah.

Des dieux secondaires ou « Esprits Auxiliaires » (par exemple : les esprits du vent, du feu, du tonnerre, ou wakantanka le dieu de la chasse).
Les Indiens d'Amérique étaient animistes. Offrandes à la terre-mère.
Le chamanisme : lecture des signes au moyen de drogues ou d'artifices.
Le symbolisme : chaque animal et élément sacré doit être représenté sous forme de totem ou de signes (cercle, croix, triangle).


Les Amérindiens partageaient également des rites communs :


Rites de purification avant les prières et les cérémonies : utilisation du tabac et de la sauge.

Prières et transes en cercles

Les Pow wow

La Danse des Esprits (The Ghost Dance) : les participants répètent des couplets au son des tambours.

Les incantations peuvent mener à la transe.

La Danse du Soleil (The Sun Dance) dans les Grandes Plaines pour vénérer le soleil, pendant la période du solstice d'été.

Elle était accompagnée de mutilations corporelles volontaires destinées à montrer son courage et à entrer en transe.


Les rivalités tribales



Hiérarchie sociale



Elle dépend du peuple concerné : elle est très structurée dans le Nord-Ouest mais quasi inexistante chez certains pour lesquels la famille est la base de la société. Voir les articles Sachem, chaman.



La période coloniale



Les premiers contacts




Les premiers contacts avec les européens eurent lieu dans le profond Moyen Âge avec les Vikings.

Ceux-ci arrivèrent au Groenland puis continuèrent leur route vers les Amériques menés par le Viking Leif Erikson, fils d'Erik le Rouge.

Ils furent ensuite probablement absorbés par la population indigène.

Ils seraient l'origine du mythe amérindien de l'arrivée de dieux aux mœurs étranges.



Les guerres indiennes





Guerrier indien Moennitarri



Article détaillé : Guerres indiennes.



La cause principale de ces conflits est la volonté expansionniste des treize premières colonies américaines qui se traduisit aussi par la conquête de l'Ouest avec des colons avides d'or, ceci renforça l'animosité entre les deux peuples, multipliant donc le nombre de débordements.

Ces conflits feront l'objet de représailles de la part des deux camps, tels des massacres et des pillages.



Indiens des États-Unis déplacés ou réfugiés



Au XIXe siècle, les Amérindiens d'Amérique du Nord ont été parqués dans des réserves et leurs principaux gibiers, les troupeaux de bisons, exterminés pour leur fourrure sous les incitations du gouvernement fédéral. Ainsi même si la qualification de génocide du traitement de ces populations est discutée, dans la mesure où il n'y avait pas de volonté gouvernementale arrêtée d'exterminer les Amérindiens, ces derniers ont été affamés (prime au massacre de bisons), spoliés de leurs terres par la violence et la fourberie (non respect des accords signés) et privés de leur liberté de culte ainsi que du droit de parler leurs langues.

Cette politique est fréquemment nommé ethnocide, terme désignant l'extermination d'une culture par l'installation de sédentaires, souvent cartésiens, dans une civilisation nomade et animiste.

En 1830, l'Indian Removal Act inaugure la politique de déplacement des populations amérindiennes vers l'Ouest qui pousse certains à se réfugier vers le nord au Canada: Jusqu'en 1850, 100 000 Amérindiens sont déportés.

L'épisode le plus célèbre reste celui, tragique, de "la Piste des Larmes" qui vit entre 1838 et 1839 la déportation brutale vers l'ouest du Mississipi de 17 000 Cherokees, dont 4 000 à 8 000 moururent en chemin de froid, de faim, et d'épuisement...


Article détaillé: Piste des Larmes


Dont parle le livre Petit Arbre.



Avant 1700


Les peuples les plus connus sont :



Cri (Cree)
Ojibwe
Mi'kmaq
Algonquins (forêts de l'Est)
Hurons (forêts de l'Est)
Iroquois (forêts de l'Est)


Déplacés vers les États-Unis


Cherokees (Sud-Est)
Cheyennes (Grandes Plaines)
Comanches (Grandes Plaines)
Sioux (Grandes Plaines)
Omahas (Grandes Plaines)
Delaware (Lenapes) (Nord-Est)
Mojaves (Californie)
Apaches (Sud-Ouest)
Navajos (Sud-Ouest)
Pueblos (Sud-Ouest)


Listes des Premières Nations du Canada


Dernière édition par Romy50300 le Jeu 20 Fév 2014 - 17:39, édité 3 fois
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