L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

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L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Lun 26 Jan 2015 - 20:02

Alençon , il y a 100 ans
L'histoire


Alençon naît aux marches du Maine , de la Bretagne et de la Normandie , dans une plaine arrosée par la sarthe , et l'un de ses affluents , la Briante .

C'est à la jonction des deux rivières que se développe , vers le IV è siècle , un bourg primitif sillonné par une dizaine de rues , situé près d'un gué sur la sarthe et occupé dès le néolithique par des groupes d'agriculteurs.

Son nom proviendrait de l'expression gallo-romaine " al uncus " , dans la méandre.

Des palissades sont dressées pour défendre la ville avant qu'une première enceinte fortifiée et un château ne soient construits vers le XIè siècle par les seigneurs de Bellême.

Ces derniers se voient confier dès 987 par le duc de Normandie , Richard 1er , le contrôle et la surveillance de cette zone extrêmement stratègique.

Le comté d'Alençon , fondé au début du XIIè siècle , reste entre les mains des Bellême jusqu'en 1221 et son rattachement à la couronne de France.

Louis IX le confie en apanage à son fils Pierre 1er d' Alençon .

La ville prend de l'ampleur et deux nouveaux murs urbains englobant une aire plus importante sont successivement construits.

La cité bénéficie de privilèges dès le XII è siècle .

Le château est reconstruit à partir du XIV è siècle , époque à laquelle début également le chantier de l 'église Notre Dame .

Des faubourgs comme Notre Dame , Lancrel et Montsort se développent au nord et au sud est.

Le comté est érigé en duché au début du XVè siècle.

Occupée par les anglais à partir de 1417, la ville est reprise par les français en 1449.

Elle connaît un essor important sous le règne avisé de Marguerite de Lorraine ( 1463-1521 ) qui la relève de ses ruines.

Celle -ci marie son fils , Charles IV , avec Marguerite de Navarre (1492-1549 ), soeur de François 1er et grand mère d'Henri IV , qui favorise quand à elle les arts et la culture en conviant écrivains et poètes à la cour qu'elle entretient dans le château des ducs construit en 1491.

Alençon est également le berceau du protestantisme dans l'ouest du royaume grâce à l'influence de Marguerite de Navarre qui facilite sa diffusion dans le duché.

l'imprimeur Simon du Bois publie les textes de Luther dès 1529.

Cette imprégnation provoque plusieurs attaques de catholiques et de huguenots durant les guerres de religion.

La ville saccagée par les réformés en 1562 , prise par le duc de Mayenne , chef de la ligue , puis investie par Henri IV.

Ce dernier cède le duché au duc de Wurtemberg en 1605 , qui le revend à Marie de Médicis en 1612.

La révocation de l'dit de Nantes en 1685 entraîne l'exil de nombreux Alençonnais.


Erigé en généralité en 1636 , Alençon se dote d'équipements administratifs.

L'hôtel dieu est fondé dès le moyen âge.

Les échevins s'établissent dans plusieurs hôtels de villes successifs avant de s'installer dans l'édifice bâti en 1783 à l'emplacement du chateau des ducs.

Les jésuites ouvrent un collège en 1623.

De beaux hôtels particuliers sont construits notamment pour les officiers royaux: la maison maison d'ozé au XVè siècle , l'hôtel de Guise en 1630 , l'hôtel Erard de Ray en 1636 , etc .

La ville accueille plusieurs communautés religieuses: clarisses ( XVè siècle ) , capucins (début XVII è siècle ), bénédictines (1636 ) , visitandines (1658 ) et carmélistes ( 1777 ) .

L'économie s'appuie sur le commerce , l'imprimerie et , a partir de 1665 , sur la dentelle avec la création du point d'Alençon et de la manufacture royale par Colbert .

Au XVIIIè siècle la ville connait d'importante mutations.

Les remparts urbains sont arasés tout comme la plus grande partie du château.

Des promenades sont plantées à l'emplacement du parc ducal , la place d'armes est terrassée devant le nouvel hôtel de ville.

Des boulevards circulaires sont percés sur le tracé du mur d'enceinte.

Relativement épargné par la révolution , Alençon est érigé en préfecture.

De nouveaux équipements publis sont mis en service au XIX è siècle : bibliothèque , tribunal de commerce , halles aux blés , collège , palais de justice , théatre , gare ferroviaire , écoles normales , hôtel des postes (XXè siècle ) , etc

La ville se découvre une vocation militaire et trois casernes sont ouvertes durant le XIXè siècle pour accueillir 2000 hommes.

En 1811, Napoléon visite la ville qui est brièvement occupée par des troupes coalisées en 1815.

Balzac y séjourne entre 1825 et 1828.

Alençon sert de cadre a deux de ses romans , "la vieille fille ( 1837 ) et " le cabinet des antiques (1838 ).

Sainte Thérèse de Lisieux y naît en 1873.

La capitale de l'Orne offre une image de ville tranquille par les soubresauts de la politique ou de la révolution industrielle , malgrè le déclin de la toile et de la dentelle.

Un bref combat provoque la mort d'une centaine d'hommes lors de la guerre de 1870-1871 et les prussiens occupent la ville dans la foulée.

La ville absorbe progressivement ses faubourgs tandis que de nouveaux quartiers sortent de terre , notamment autour de la gare.

Le centre ville est assaini (rue de la juiverie ).

Des espaces verts sont aménagés ( square de la Sicotière ).

La population passe de 15 000 habitants à 18 000 en 1908.

Fonctionnaires , magistrats , militaires , rentiers , religieux , artisans et commerçants , regroupés le long de la grande rue, des rues Saint Blaise , du jeudi , aux sieurs , du bercail constituent l'essentiel de la population.

Au fil des ans , cette dernière découvre l'éclairage public ( installation des becs de gaz en 1901) , l'eau potable , le téléphone et l'automobile.

Elle s'approvisionne au célèbre magasin du gagne-petit , applaudit les premières représentations cinématographiques dans la halles aux toiles et Sarah Bernhardt qui se produit au théatre à deux reprises.

Elle se détend sur les bord de la Sarthe ou sur les promenades , cadre de concerts offerts par les fanfares locales dans des kiosques à musique , participe en masse à la grande foire de la chandeleur , aux cavalcades et carnavals travestis.

Alençon entre ainsi au début du XXè siècle dans la modernité paisiblement.



Le château


Une première place forte est érigée entre le Xè et XIè siècle sur la rive gauche de la Briante.

La rivière alimente les fossés tandis que des marais situés à l'emplacement de la place du maréchal-Foch défendent la forteresse à l'est.

En 1113 , le duc de Normandie et roi d'Angleterre , Henri 1er Beauclerc , ajoute le donjon carré de 16 m de hauteur.

L'ensemble est remanié et agrandi par le comte d'Alençon , Pierre II , dans la seconde moitié du XIVè siècle.

Un pavillon d'entrée , flanquée de deux tours , est ouvert par son successeur , entre 1404 et 1415.

Enfin , un logis résidentiel ducal et une chapelle sont érigés dans le parc à la fin du XVè siècle.

Le mur d'enceinte relie plusieurs tours.

La tour Giroye ou du chevalier défend l'est , devant la rue Matignon ( détruite en 1782 ) , la tour salée, square de la Sicotière (XIVè siècle ) où sont entreposés les stocks de sel , les tours de l'éperon , situées au nord est , sur le square de la Sicotière , devant la rue de Bretagne , qui encadrent l'ancienne entrée avant l'ouverture du pavillon d'entrée.


Le pavillon d'entrée est défendu par deux tours de 22 mètres de hauteur réunie par un mur percé de meutrières et qui surplombe le pont levis.

Ce mur est ensuit ouvert par trois rangées de fenêtres.

Un pont de pierre supplée le pont levis.

A l'ouest , le château est flanqué d'un grand parc boisé qui s'étend au dela de la Briante , mais tombe à l abandon au XVIIè siècle.

Il est démantelé par Marguerite de Lorraine et terrassé pour l'aménagement des promenades.

En retrait du pavillon d'entrée , la tour couronnée surplombe le parc depuis le XIVè siècle.

Cet ensemble est constitué d'une première tour ronde crénelée de 19 mètres de haut.

Elle est surmontée par un second ouvrage doté d'un toit pointu de 7 mètres.

L'arasement de la forteresse est décidé par Henri IV.

Le château des ducs est détruit en 1592 et les fossés de la Briante comblés.

Le chantier se poursuit sous Louis XIII et Richelieu.

quand Louis XIV monte sur le trône , les travaux sont presque a achevés puisqu'il ne subsiste notamment que les tours d'entrée , le pavillon ,la tour couronnée et le donjon.

Ces vestiges sont transformés au XVIIIè siècle en prison et en asile.

On prévoit de transformer le donjon carré en prison .

Mais les premiers travaux fragilisent l'édifice qui menace de s'éffrondrer.

Il est abattu en 1782.

Ses pierres servent notamment à la construction de l'hôtel de ville , érigé à l'emplacement du château des ducs.

Le palais de justice s'élève sur les ruines du donjon.


Les remparts

Des défenses sont vraisemblablement élèvées autour du bourg primitif mais se limitent à des palissades.

Elles sont renforcées et agrandies lors de la construction du premier château vers le XIè siècle.

Elles s'élancent depuis les rives de la sarthe jusqu'au château et à la Briante et longent l'un des bras du cours d'eau jusqu'à la sarthe pour boucler son tour à l'est .

Une nouvelle est édifiée entre le XIVè et XVè siècle.

Elle englobe une surface plus importante en s'étendant au nord jusqu'au square de la Sicotière.

Les remparts en pierre sont flanqués d'une vingtaine de tours et percés de plusieurs entrées : les portes de Sées , de la poterne , de Sarthe et de la barre.

Le mur d'enceinte est progressivement démantelé à partir des années 1740 , notamment en raison de son état délabré qui constitue une menace pour les habitant..

Les portes et les tours sont abattues .

Il ne subsiste que quelques vestiges et pans de murs disséminés dans la ville , notamment cours Clémenceau , rue du jeudi et rue de la porte de la barre.

Dans cette dernière , il ne reste de l'ancienne entrée qui ouvrait sur la route de Bretagne , qu'une des deux tours qui encadraient la porte.


Les rues , les avenues , les places et les quartiers

Durant des siècles , l'axe principal d'Alençon est la grande rue dès la fondation de la ville qui coupe le centre en deux sur un axe nord sud depuis la rue Saint Blaise jusqu'a l'église Saint léonard et la rue de Fresnay.

Au moyen âge , elle met en relation deux entrées de la ville close : les portes de Sées et de la barre.

Artère commerçante , elle est bordée par un nombre élèvé de boutiques les plus diverses.

Elle dessert également l'église Notre Dame ainsi que la plupart des principales rue du centre historiques.

La jonction avec les rues de Sarthe et du château forme le carrefour des étaux , cadre d'un ancien marché hebdomadaire.

La rue Saint Blaise naît en même temps que la ville entre le IVè et le VIè siècle.

Elle relie la place de la pyramide à la grand rue et constitue donc l'un des axes de pénétration du nord de la cité.

Elle doit son nom à une chapelle , succursale de Notre Dame , située à l'extrémité de l'artère.

Elle est dédiée à Saint Blaise , patron des éleveurs et protecteur des troupeaux.

La plus grande foire de la ville se déroule d'ailleurs à la Saint Blaise , chaque 3 Février.

Le sanctuaire est abattu lors de l'aménagement du champ de foire , dans les années 1820.

Durant la révolution , elle est temporairement rebaptisée rue de la montagne.

Axe très fréquenté , la rue Saint Blaise est un centre commerçant , social et administratif.

Bordée d'immeubles bourgeois , elle abrite de nombreuses échoppes , des cafés comme la renaissance ou
des hôtels comme le grand cerf et l'hôtel de France .

Elle dessert également la préfecture , installée dans le splendide hôtel de Guise .

Sainte Thérèse naît également rue Saint Blaise dans une petite maison située en face de la préfecture.

La rue du Bercail

La rue du Bercail est située en plein centre entre la rue des grandes poteries rue qu'elle rejoint , place de la Magdeleine , devant le porche flamboyant de Notre Dame .

Citée dès le XIè siècle , cette artère est l'ancienne rue de la personne.

Ce terme désigne un ecclésiastique et fait référence à une maison allouée au curé de la paroisse qui la borde.

Elle prend son nom actuel au XVIIIè siècle et rappelle la présence d'un parc à moutons ( de berbex , brebis en latin ).

Jusqu'en 1844 , la rue du Bercail est intégrée au tracé de la route Paris -Brest.

A cette date , celui ci est déplacé par la rue du cours ( cours Clemenceau ).

Au moyen âge ,un marché se tient chaque jeudi sur une artère du centre , située entre la place de l'Avoine et la grande rue.

Elle prend dès lors le nom de ce jour précis.

Une halle existe même sur les abords au XVè siècle.

En 1531 ,l'imprimeur parisien Simon du Bois ouvre la rue la première imprimerie Alençonnaise.

Au XVIIIè siècle , des immeubles et des hôtels particuliers y sont construits.



La rue des sieurs


La rue des sieurs est l'une des plus anciennes artères d'Alençon , existant dès le XIè siècle.

Elle s'étend de la place de la halle aux blés jusqu'à la grande rue et la rue du pont neuf.

Au moyen âge , elle abrite des tanneries qui utilisent les eaux de la Briante pour travailler le cuir .

Leurs ouvriers , " les sueurs " , vont donner leur nom à la rue.

La maison des quatre -sieurs aurait été le cadre de la réunion des quatre bourgeois ayant cherché à ouvrir la porte de la poterne aux troupes du roi de
France en 1449.

Elle est rasée en 1880.

longeant notamment l'abside de l'église de Notre Dame depuis la jonction entre la grande rue et la rue de sieurs , la rue de la poterne aboutit à la place du plénitre.

Elle existe dès le XIIIè siècle , mais ne reçoit son nom actuel qu'en 1853.

Celui ci évoque une ancienne petit porte percée dans le rempart urbain pour le passage d'un homme à pied.

C'est par cette ouverture que les " quatre sieurs " veulent livrer la ville aux troupes françaises en 1449.



La place des halles aux blés


l'ancienne place des halles neuves et rue des filles notre dame , prend son nom actuel en 1875.

Elle s'étend autour de l'imposante halle aux grains circulaire mise en service en 1815 et qui occupe l'essentiel de l'espace de la place.

Elle est notamment bordée par le théâtre et une école de filles.

C'est en 1628 que s'ouvre , à l'emplacement de la halle aux blés , le couvent des filles Notre Dame , qui comprend notamment une maison d'instruction pour jeunes filles.

Une rue dite des filles Notre Dame existe alors autour de l'institution qui disparaît à la révolution.

Après la construction de la halle , le pourtour prend le nom de place de la halles aux blés et une nouvelle rue située entre la rue du temple et la rue du collège , perpétue le souvenir des filles Notre Dame.


La place à l'avoine


La place à l'avoine , ancienne place du marché-aux -chevaux doit son nom à un marché fourrager qui s'y tient durant l'ancien régime.

Située entre la rue du jeudi et la place Lancrel ,elle est dotée d'un petit square en 1873.

dénommée successivement place d'armes au XVIIIè siècle , place du cours , place dauphine (1827-1830 ) et des marcheries en 1851 , la place , située entre le cours Clémenceau et la rue des marcheries près des halles aux toiles ,est le cadre d'une partie de la foire de la chandeleur entre 1775 et 1823.

Elle est également bordée jusqu'en 1969 , par l'imprimerie Alençonnaise , héritière de l'établissement d'Auguste Poulet Malassis.

C'est ce dernier que la place rend hommage à partir de 1938.

Les anciens fossés défendant la ville close suivent , au nord , un axe allant de la place Lancrel à la rue Cazault.

Après avoir été comblés , ils sont terrassés et aménagés en 1679.

Des premières rangées arbres sont plantées dès 1692 et une promenade est ouverte au public en 1764.

L'espace accueille la foire aux chevaux entre 1775 et 1823.

Elle devient une voie de circulation essentielle au XIXè siècle.

A partir de 1844 , la promenade, devenue la rue du cours , auparavant situé sur l'axe de la rue du Bercail.

Elle reçoit le nom de cours Clémenceau en 1930.

Située entre la rue des granges et la rue de Sarthe , la rue de la juiverie évoque le quartier réservé aux juifs durant le moyen âge.
Cantonnée autour de cette artère ouverte vers le VIè siècle , la communauté Israélite y avait un lieu de culte.

Les carmélites ouvrent une maison dans la rue en 1777.

Au début du XXè siècle , l'artère est considérée comme l'une des plus sales et des plus insalubres d'Alençon.
La place de la pyramide


La place de la pyramide est située au nord de la ville entre la rue Sainte Blaise et la route de Sées , au carrefour des routes de Caen et de Paris.

En 1738 , un monument pyramidal est édifié en hommage au roi Louis XV.

Le monument donne son nom à la place.

Il est retiré en 1820 , lors de l'aménagement du champ de foire , au nord de la place .

En 1947 , elle prend le nom de place du Général de Gaulle.

Au nord de la ville , la route de Sées part de la place de la pyramide ( place du général de Gaulle ) , longe le champ de foire et prend la direction de la ville de Sées , située sur l'axe menant au cités calvadosiennes ( Falaise et Caen ) et à Rouen.

Ouverte en 1735 , la route emprunte l'itinéraire du grand chemin d'Alençon à Sées qui existe depuis XVIIè siècle et qui prend par la suite le nom de chemin de sées et route de Rouen.

En 1971 , elle est rebaptisée rue Basingstoke , ville britannique jumelée avec Alençon.



la rue Cazault


La rue Cazault s'élance depuis la rue Saint Blaise pour aboutir à la rue Denis -Papin , non loin de la gare ferroviaire.

Son nom proviendrait du latin " Cas " , maison ou nom d'un propriétaire du XIè siècle qui possédait des terres aux alentours.



la place de la gare



La place ou cour de la gare est terrassée devant la gare vers 1855.

Elle permet notamment aux calèches et fiacres de stationner afin d'embarquer ou débarquer les passagers.

La place est desservie par les rues Denis -Papin et de la gare ainsi que le boulevard Lenoir-Dufresne.

Elle sera rebaptisé place de la résistance en 1994.

Située à l'est de la ville , la rue de la gare est mise en service après la construction de la station ferroviaire en 1853.

Elle offre ainsi au centre , une desserte rapide vers la gare epuis la place de la pyramide , actuelle place du général de Gaulle.

En 1918 , la rue de la gare reçoit le nom du président américain Thomas Wilson en 1917 durant la première guerre mondiale.



le boulevard Lenoir-dufresne


Le boulevard Lenoir-Dufresne est l'une des nombreuses artères ouvertes après la mise en service dans les quartiers est la gare ferroviaire.

A la fin du XIXè siècle , ce boulevard relie la place de la gare au boulevard de la république , formant ainsi un axe rectiligne qui dessert les quartiers périphériques comme l'ancien faubourg de Montsort.

Mis en service en 1866 , il porte tout d'abord le nom de Richard- Lenoir (1869 ) , deux figures de l'industrie textile qui importent notamment à Alençon , dans leurs filatures de coton , des métiers mécaniques.

En 1875 , les édiles choisissent de ne conserver que le nom du second et le boulevard est rebaptisé Lenoir-Dufresne.



Le boulevard de la république


Le boulevard de la république est percée en trois étapes entre 1881 et 1896.

Baptisé en 1883 , il s'étend depuis la boulevard Lenoir-dufresne , au niveau du croisement avec la rue Cazault jusqu'au sud est de la ville, à la jonction des rues de Mamers et du Mans.

Cette longue artère franchit la sarthe , dessert la caserne Ernouf avant de traverser Montsort.


le Quartier de Montsort


Le faubourg de Montsort s'est développé à l'extérieur de la ville fortifiée dans l'espace formé par la boucle de la sarthe , au sud est de l'agglomération.

Organisé autour de son sanctuaire reconstruit au XIXè siècle , il doit son nom ( le mont sorrus , le mont sec )à sa position géographique : sur une élévation protégée des crues de la rivière.

Cette dernière marque une séparation autant physique qu'historique .

C'est ainsi que le bourg , jusqu'à la révolution , est rattaché du point de vue religieux au maine et politiquement à Alençon et à la Normandie.

Après la création des départements , son territoire se retrouve même scindé entre la Sarthe et l'Orne.

Une situation à laquelle met fin Napoléon qui place Montsort dans l'Orne.

L'ancien faubourg est peu à peu intégré dans l'espace urbain d'Alençon avec l'essor de la ville vers l'est et le sud .

L'ouverture de la gare , le percement des boulevard Lenoir-Dufresne et de la république et l'ouverture de la caserne Ernouf , de l'école normale de garçons et de l'école supérieure de jeunes filles accélèrent ce phénomène.



le rue du pont neuf


La rue du pont neuf est le trait d'union entre la centre ville et le faubourg de Monsort.

Partant du carrefour de la grande rue , de la rue aux sieurs et de la rue de la poterne , il franchit la sarthe sur le pont construit entre 1769 et 1781 qui lui donne son nom.

L'artère aboutit au carrefour des poulies (place du 103è régiment d'infanterie ).

La rue est bordée par l' un des commerces les plus célèbres de la ville , les fameux magasins du Gagne-Petit.

c'est en 1750 qu'et mise en service , au sud est de la ville , la route l'Alençon à Mamers , depuis sa jonction avec la rue du Mans .

Au XIXè siècle ,elle suit l'axe de la route nationale 156.

Depuis le carrefour avec la rue du mans jusqu'au carrefour avec la rue des tisons , elle est rebaptisée avenue Rhin et Danube en 1957 et dans la partie suivante , avenue Jean Mantelet , du nom du fondateur de la société Moulinex en 1991.


la rue du Mans

Aménagée vers 1750 , la rue du mans , s'élance de la place Saint Pierre à Montsort pour filer plein sud en direction de la ville du mans.

Elle est connue sous le nom de grande rue de Montsort , l'artère étant , il est vrai , la plus importante de l'ancien faubourg.

En 1945 , la partie méridionale de la rue est rebaptisée avenue Philippe Leclerc.



la rue de fresnay


La rue de Fresnay est percée en 1844 au sud de la ville sur un axe suivant la direction de la commune de fresnay.

Son point de départ est situé sur la place Saint Léonard , à l'extrémité de la grande rue .

Elle reçoit son nom actuel en 1853.


La porte de la barre
La porte de Barre est une des anciennes entrées de la ville close édifiée vraisemblablement au Xè siècle et située non loin de l'église Saint Léonard.

Elle est abattue en 1776.

La barre est quand à elle un élément défensif et une barrière permettant la perception de péages.

Elle donne son nom à la rue Porte de la barre qui abrite , au numéro 18 , de vieux vestiges de la tour protégeant la porte , ainsi qu'à la rue de la barre (rue Lecointre ) qui relie celle ci à la place de Candie.



la place de Candie


La place de Candie existe dès les premières heures d'Alençon.

Située à l'ouest de la ville , à l'extrémité de la rue de la barre ( rue Lecointre ) et de la rue de Candie, au voisinage des promenades , elle est l'un des points de départ vers la bretagne.

Son nom proviendrait d'une famille de bourgeois de Chambéry.




la rue du parc



La rue du parc mène les passants de la place d'armes (place du maréchal Foch ) aux promenades aménagées à l'emplacement de l'ancien parc du château.

Percée en 1787 , elle reçoit son nom en 1853.

En 1936 , elle est rebaptisée rue d'Alexandre 1er , en hommage au roi de Yougoslavie assassiné à Marseille en 1934.





La place d'armes



A l'origine , le château des ducs d'Alençon est protègé à l'ouest et au sud par des fossés alimentés par la Briante et au nord est par des marais.

Avec la destruction d'une grande partie du château , ce plan d'eau est comblé et finalement terrassé à partir de 1779 , afin de former une esplanade qui englobe également une partie des terrains situées à l'intérieur de l'ancienne forteresse.

Elle est connue successivement sous les noms de place du nouveau palais , de monsieur , du château (1783-1791 ) , place d'armes (1790 ) , place Bonaparte sous le consulat et l'empire , place Bourbon (1814-1830 ) et à nouveau place d'armes ( 1830 -1930 ) .

Ce nom s'explique par sa fonction militaire , des revues , rassemblements et manoeuvres de troupes s'y déroulant.

Avec la construction de l'hôtel de ville et du palais de justice , la place d'armes devient l'un des centres administratifs de la ville.




la rue de Bretagne


La rue de Bretagne ,ancienne rue neuve , est terrassée dans les années 1770 et offrent ainsi un axe plus adapté à la circulation direction de la Bretagne que la voie préexistante , plus petite et moins confortable.

Cette longue artère rectiligne est bordée d'immeubles et d'hôtels bourgeois donnant naissance à un quartier résidentiel apprécié des notables.

Elle dessert la caisse d'épargne et le square de la Sicotière avant d'aboutir à la place d'armes ( place du maréchal Foch ).
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Re: L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Dim 22 Mar 2015 - 21:03

Alençon , il y a 100 ans ( suite 1 )



La ville se découvre une vocation militaire et trois casernes sont ouvertes durant le XIXè siècle pour accueillir 2000 hommes.

En 1811, Napoléon visite la ville qui est brièvement occupée par des troupes coalisées en 1815.

Balzac y séjourne entre 1825 et 1828.

Alençon sert de cadre a deux de ses romans , "la vieille fille ( 1837 ) et " le cabinet des antiques (1838 ).

Sainte Thérèse de Lisieux y naît en 1873.

La capitale de l'Orne offre une image de ville tranquille par les soubresauts de la politique ou de la révolution industrielle , malgrè le déclin de la toile et de la dentelle.

Un bref combat provoque la mort d'une centaine d'hommes lors de la guerre de 1870-1871 et les prussiens occupent la ville dans la foulée.

La ville absorbe progressivement ses faubourgs tandis que de nouveaux quartiers sortent de terre , notamment autour de la gare.

Le centre ville est assaini (rue de la juiverie ).

Des espaces verts sont aménagés ( square de la Sicotière ).

La population passe de 15 000 habitants à 18 000 en 1908.

Fonctionnaires , magistrats , militaires , rentiers , religieux , artisans et commerçants , regroupés le long de la grande rue, des rues Saint Blaise , du jeudi , aux sieurs , du bercail constituent l'essentiel de la population.

Au fil des ans , cette dernière découvre l'éclairage public ( installation des becs de gaz en 1901) , l'eau potable , le téléphone et l'automobile.

Elle s'approvisionne au célèbre magasin du gagne-petit , applaudit les premières représentations cinématographiques dans la halles aux toiles et Sarah Bernhardt qui se produit au théatre à deux reprises.

Elle se détend sur les bord de la Sarthe ou sur les promenades , cadre de concerts offerts par les fanfares locales dans des kiosques à musique , participe en masse à la grande foire de la chandeleur , aux cavalcades et carnavals travestis.

Alençon entre ainsi au début du XXè siècle dans la modernité paisiblement.



Le château


Une première place forte est érigée entre le Xè et XIè siècle sur la rive gauche de la Briante.

La rivière alimente les fossés tandis que des marais situés à l'emplacement de la place du maréchal-Foch défendent la forteresse à l'est.

En 1113 , le duc de Normandie et roi d'Angleterre , Henri 1er Beauclerc , ajoute le donjon carré de 16 m de hauteur.

L'ensemble est remanié et agrandi par le comte d'Alençon , Pierre II , dans la seconde moitié du XIVè siècle.

Un pavillon d'entrée , flanquée de deux tours , est ouvert par son successeur , entre 1404 et 1415.

Enfin , un logis résidentiel ducal et une chapelle sont érigés dans le parc à la fin du XVè siècle.

Le mur d'enceinte relie plusieurs tours.

La tour Giroye ou du chevalier défend l'est , devant la rue Matignon ( détruite en 1782 ) , la tour salée, square de la Sicotière (XIVè siècle ) où sont entreposés les stocks de sel , les tours de l'éperon , situées au nord est , sur le square de la Sicotière , devant la rue de Bretagne , qui encadrent l'ancienne entrée avant l'ouverture du pavillon d'entrée.


Le pavillon d'entrée est défendu par deux tours de 22 mètres de hauteur réunie par un mur percé de meutrières et qui surplombe le pont levis.

Ce mur est ensuit ouvert par trois rangées de fenêtres.

Un pont de pierre supplée le pont levis.

A l'ouest , le château est flanqué d'un grand parc boisé qui s'étend au dela de la Briante , mais tombe à l abandon au XVIIè siècle.

Il est démantelé par Marguerite de Lorraine et terrassé pour l'aménagement des promenades.

En retrait du pavillon d'entrée , la tour couronnée surplombe le parc depuis le XIVè siècle.

Cet ensemble est constitué d'une première tour ronde crénelée de 19 mètres de haut.

Elle est surmontée par un second ouvrage doté d'un toit pointu de 7 mètres.

L'arasement de la forteresse est décidé par Henri IV.

Le château des ducs est détruit en 1592 et les fossés de la Briante comblés.

Le chantier se poursuit sous Louis XIII et Richelieu.

quand Louis XIV monte sur le trône , les travaux sont presque a achevés puisqu'il ne subsiste notamment que les tours d'entrée , le pavillon ,la tour couronnée et le donjon.

Ces vestiges sont transformés au XVIIIè siècle en prison et en asile.

On prévoit de transformer le donjon carré en prison .

Mais les premiers travaux fragilisent l'édifice qui menace de s'éffrondrer.

Il est abattu en 1782.

Ses pierres servent notamment à la construction de l'hôtel de ville , érigé à l'emplacement du château des ducs.

Le palais de justice s'élève sur les ruines du donjon.
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Re: L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Dim 22 Mar 2015 - 21:05

Les remparts

Des défenses sont vraisemblablement élèvées autour du bourg primitif mais se limitent à des palissades.

Elles sont renforcées et agrandies lors de la construction du premier château vers le XIè siècle.

Elles s'élancent depuis les rives de la sarthe jusqu'au château et à la Briante et longent l'un des bras du cours d'eau jusqu'à la sarthe pour boucler son tour à l'est .

Une nouvelle est édifiée entre le XIVè et XVè siècle.

Elle englobe une surface plus importante en s'étendant au nord jusqu'au square de la Sicotière.

Les remparts en pierre sont flanqués d'une vingtaine de tours et percés de plusieurs entrées : les portes de Sées , de la poterne , de Sarthe et de la barre.

Le mur d'enceinte est progressivement démantelé à partir des années 1740 , notamment en raison de son état délabré qui constitue une menace pour les habitant..

Les portes et les tours sont abattues .

Il ne subsiste que quelques vestiges et pans de murs disséminés dans la ville , notamment cours Clémenceau , rue du jeudi et rue de la porte de la barre.

Dans cette dernière , il ne reste de l'ancienne entrée qui ouvrait sur la route de Bretagne , qu'une des deux tours qui encadraient la porte.
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Re: L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Dim 22 Mar 2015 - 21:06

Les rues , les avenues , les places et les quartiers

Durant des siècles , l'axe principal d'Alençon est la grande rue dès la fondation de la ville qui coupe le centre en deux sur un axe nord sud depuis la rue Saint Blaise jusqu'a l'église Saint léonard et la rue de Fresnay.

Au moyen âge , elle met en relation deux entrées de la ville close : les portes de Sées et de la barre.

Artère commerçante , elle est bordée par un nombre élèvé de boutiques les plus diverses.

Elle dessert également l'église Notre Dame ainsi que la plupart des principales rue du centre historiques.

La jonction avec les rues de Sarthe et du château forme le carrefour des étaux , cadre d'un ancien marché hebdomadaire.

La rue Saint Blaise naît en même temps que la ville entre le IVè et le VIè siècle.

Elle relie la place de la pyramide à la grand rue et constitue donc l'un des axes de pénétration du nord de la cité.

Elle doit son nom à une chapelle , succursale de Notre Dame , située à l'extrémité de l'artère.

Elle est dédiée à Saint Blaise , patron des éleveurs et protecteur des troupeaux.

La plus grande foire de la ville se déroule d'ailleurs à la Saint Blaise , chaque 3 Février.

Le sanctuaire est abattu lors de l'aménagement du champ de foire , dans les années 1820.

Durant la révolution , elle est temporairement rebaptisée rue de la montagne.

Axe très fréquenté , la rue Saint Blaise est un centre commerçant , social et administratif.

Bordée d'immeubles bourgeois , elle abrite de nombreuses échoppes , des cafés comme la renaissance ou
des hôtels comme le grand cerf et l'hôtel de France .

Elle dessert également la préfecture , installée dans le splendide hôtel de Guise .

Sainte Thérèse naît également rue Saint Blaise dans une petite maison située en face de la préfecture.

La rue du Bercail

La rue du Bercail est située en plein centre entre la rue des grandes poteries rue qu'elle rejoint , place de la Magdeleine , devant le porche flamboyant de Notre Dame .

Citée dès le XIè siècle , cette artère est l'ancienne rue de la personne.

Ce terme désigne un ecclésiastique et fait référence à une maison allouée au curé de la paroisse qui la borde.

Elle prend son nom actuel au XVIIIè siècle et rappelle la présence d'un parc à moutons ( de berbex , brebis en latin ).

Jusqu'en 1844 , la rue du Bercail est intégrée au tracé de la route Paris -Brest.

A cette date , celui ci est déplacé par la rue du cours ( cours Clemenceau ).

Au moyen âge ,un marché se tient chaque jeudi sur une artère du centre , située entre la place de l'Avoine et la grande rue.

Elle prend dès lors le nom de ce jour précis.

Une halle existe même sur les abords au XVè siècle.

En 1531 ,l'imprimeur parisien Simon du Bois ouvre la rue la première imprimerie Alençonnaise.

Au XVIIIè siècle , des immeubles et des hôtels particuliers y sont construits.



La rue des sieurs


La rue des sieurs est l'une des plus anciennes artères d'Alençon , existant dès le XIè siècle.

Elle s'étend de la place de la halle aux blés jusqu'à la grande rue et la rue du pont neuf.

Au moyen âge , elle abrite des tanneries qui utilisent les eaux de la Briante pour travailler le cuir .

Leurs ouvriers , " les sueurs " , vont donner leur nom à la rue.

La maison des quatre -sieurs aurait été le cadre de la réunion des quatre bourgeois ayant cherché à ouvrir la porte de la poterne aux troupes du roi de
France en 1449.

Elle est rasée en 1880.

longeant notamment l'abside de l'église de Notre Dame depuis la jonction entre la grande rue et la rue de sieurs , la rue de la poterne aboutit à la place du plénitre.

Elle existe dès le XIIIè siècle , mais ne reçoit son nom actuel qu'en 1853.

Celui ci évoque une ancienne petit porte percée dans le rempart urbain pour le passage d'un homme à pied.

C'est par cette ouverture que les " quatre sieurs " veulent livrer la ville aux troupes françaises en 1449.



La place des halles aux blés


l'ancienne place des halles neuves et rue des filles notre dame , prend son nom actuel en 1875.

Elle s'étend autour de l'imposante halle aux grains circulaire mise en service en 1815 et qui occupe l'essentiel de l'espace de la place.

Elle est notamment bordée par le théâtre et une école de filles.

C'est en 1628 que s'ouvre , à l'emplacement de la halle aux blés , le couvent des filles Notre Dame , qui comprend notamment une maison d'instruction pour jeunes filles.

Une rue dite des filles Notre Dame existe alors autour de l'institution qui disparaît à la révolution.

Après la construction de la halle , le pourtour prend le nom de place de la halles aux blés et une nouvelle rue située entre la rue du temple et la rue du collège , perpétue le souvenir des filles Notre Dame.


La place à l'avoine


La place à l'avoine , ancienne place du marché-aux -chevaux doit son nom à un marché fourrager qui s'y tient durant l'ancien régime.

Située entre la rue du jeudi et la place Lancrel ,elle est dotée d'un petit square en 1873.

dénommée successivement place d'armes au XVIIIè siècle , place du cours , place dauphine (1827-1830 ) et des marcheries en 1851 , la place , située entre le cours Clémenceau et la rue des marcheries près des halles aux toiles ,est le cadre d'une partie de la foire de la chandeleur entre 1775 et 1823.

Elle est également bordée jusqu'en 1969 , par l'imprimerie Alençonnaise , héritière de l'établissement d'Auguste Poulet Malassis.

C'est ce dernier que la place rend hommage à partir de 1938.

Les anciens fossés défendant la ville close suivent , au nord , un axe allant de la place Lancrel à la rue Cazault.

Après avoir été comblés , ils sont terrassés et aménagés en 1679.

Des premières rangées arbres sont plantées dès 1692 et une promenade est ouverte au public en 1764.

L'espace accueille la foire aux chevaux entre 1775 et 1823.

Elle devient une voie de circulation essentielle au XIXè siècle.

A partir de 1844 , la promenade, devenue la rue du cours , auparavant situé sur l'axe de la rue du Bercail.

Elle reçoit le nom de cours Clémenceau en 1930.

Située entre la rue des granges et la rue de Sarthe , la rue de la juiverie évoque le quartier réservé aux juifs durant le moyen âge.
Cantonnée autour de cette artère ouverte vers le VIè siècle , la communauté Israélite y avait un lieu de culte.

Les carmélites ouvrent une maison dans la rue en 1777.

Au début du XXè siècle , l'artère est considérée comme l'une des plus sales et des plus insalubres d'Alençon.

La place de la pyramide


La place de la pyramide est située au nord de la ville entre la rue Sainte Blaise et la route de Sées , au carrefour des routes de Caen et de Paris.

En 1738 , un monument pyramidal est édifié en hommage au roi Louis XV.

Le monument donne son nom à la place.

Il est retiré en 1820 , lors de l'aménagement du champ de foire , au nord de la place .

En 1947 , elle prend le nom de place du Général de Gaulle.

Au nord de la ville , la route de Sées part de la place de la pyramide ( place du général de Gaulle ) , longe le champ de foire et prend la direction de la ville de Sées , située sur l'axe menant au cités calvadosiennes ( Falaise et Caen ) et à Rouen.

Ouverte en 1735 , la route emprunte l'itinéraire du grand chemin d'Alençon à Sées qui existe depuis XVIIè siècle et qui prend par la suite le nom de chemin de sées et route de Rouen.

En 1971 , elle est rebaptisée rue Basingstoke , ville britannique jumelée avec Alençon.



la rue Cazault


La rue Cazault s'élance depuis la rue Saint Blaise pour aboutir à la rue Denis -Papin , non loin de la gare ferroviaire.

Son nom proviendrait du latin " Cas " , maison ou nom d'un propriétaire du XIè siècle qui possédait des terres aux alentours.



la place de la gare



La place ou cour de la gare est terrassée devant la gare vers 1855.

Elle permet notamment aux calèches et fiacres de stationner afin d'embarquer ou débarquer les passagers.

La place est desservie par les rues Denis -Papin et de la gare ainsi que le boulevard Lenoir-Dufresne.

Elle sera rebaptisé place de la résistance en 1994.

Située à l'est de la ville , la rue de la gare est mise en service après la construction de la station ferroviaire en 1853.

Elle offre ainsi au centre , une desserte rapide vers la gare epuis la place de la pyramide , actuelle place du général de Gaulle.

En 1918 , la rue de la gare reçoit le nom du président américain Thomas Wilson en 1917 durant la première guerre mondiale.



le boulevard Lenoir-dufresne


Le boulevard Lenoir-Dufresne est l'une des nombreuses artères ouvertes après la mise en service dans les quartiers est la gare ferroviaire.

A la fin du XIXè siècle , ce boulevard relie la place de la gare au boulevard de la république , formant ainsi un axe rectiligne qui dessert les quartiers périphériques comme l'ancien faubourg de Montsort.

Mis en service en 1866 , il porte tout d'abord le nom de Richard- Lenoir (1869 ) , deux figures de l'industrie textile qui importent notamment à Alençon , dans leurs filatures de coton , des métiers mécaniques.

En 1875 , les édiles choisissent de ne conserver que le nom du second et le boulevard est rebaptisé Lenoir-Dufresne.



Le boulevard de la république


Le boulevard de la république est percée en trois étapes entre 1881 et 1896.

Baptisé en 1883 , il s'étend depuis la boulevard Lenoir-dufresne , au niveau du croisement avec la rue Cazault jusqu'au sud est de la ville, à la jonction des rues de Mamers et du Mans.

Cette longue artère franchit la sarthe , dessert la caserne Ernouf avant de traverser Montsort.


le Quartier de Montsort


Le faubourg de Montsort s'est développé à l'extérieur de la ville fortifiée dans l'espace formé par la boucle de la sarthe , au sud est de l'agglomération.

Organisé autour de son sanctuaire reconstruit au XIXè siècle , il doit son nom ( le mont sorrus , le mont sec )à sa position géographique : sur une élévation protégée des crues de la rivière.

Cette dernière marque une séparation autant physique qu'historique .

C'est ainsi que le bourg , jusqu'à la révolution , est rattaché du point de vue religieux au maine et politiquement à Alençon et à la Normandie.

Après la création des départements , son territoire se retrouve même scindé entre la Sarthe et l'Orne.

Une situation à laquelle met fin Napoléon qui place Montsort dans l'Orne.

L'ancien faubourg est peu à peu intégré dans l'espace urbain d'Alençon avec l'essor de la ville vers l'est et le sud .

L'ouverture de la gare , le percement des boulevard Lenoir-Dufresne et de la république et l'ouverture de la caserne Ernouf , de l'école normale de garçons et de l'école supérieure de jeunes filles accélèrent ce phénomène.



le rue du pont neuf


La rue du pont neuf est le trait d'union entre la centre ville et le faubourg de Monsort.

Partant du carrefour de la grande rue , de la rue aux sieurs et de la rue de la poterne , il franchit la sarthe sur le pont construit entre 1769 et 1781 qui lui donne son nom.

L'artère aboutit au carrefour des poulies (place du 103è régiment d'infanterie ).

La rue est bordée par l' un des commerces les plus célèbres de la ville , les fameux magasins du Gagne-Petit.

c'est en 1750 qu'et mise en service , au sud est de la ville , la route l'Alençon à Mamers , depuis sa jonction avec la rue du Mans .

Au XIXè siècle ,elle suit l'axe de la route nationale 156.

Depuis le carrefour avec la rue du mans jusqu'au carrefour avec la rue des tisons , elle est rebaptisée avenue Rhin et Danube en 1957 et dans la partie suivante , avenue Jean Mantelet , du nom du fondateur de la société Moulinex en 1991.


la rue du Mans

Aménagée vers 1750 , la rue du mans , s'élance de la place Saint Pierre à Montsort pour filer plein sud en direction de la ville du mans.

Elle est connue sous le nom de grande rue de Montsort , l'artère étant , il est vrai , la plus importante de l'ancien faubourg.

En 1945 , la partie méridionale de la rue est rebaptisée avenue Philippe Leclerc.



la rue de fresnay


La rue de Fresnay est percée en 1844 au sud de la ville sur un axe suivant la direction de la commune de fresnay.

Son point de départ est situé sur la place Saint Léonard , à l'extrémité de la grande rue .

Elle reçoit son nom actuel en 1853.


La porte de la barre

La porte de Barre est une des anciennes entrées de la ville close édifiée vraisemblablement au Xè siècle et située non loin de l'église Saint Léonard.

Elle est abattue en 1776.

La barre est quand à elle un élément défensif et une barrière permettant la perception de péages.

Elle donne son nom à la rue Porte de la barre qui abrite , au numéro 18 , de vieux vestiges de la tour protégeant la porte , ainsi qu'à la rue de la barre (rue Lecointre ) qui relie celle ci à la place de Candie.



la place de Candie


La place de Candie existe dès les premières heures d'Alençon.

Située à l'ouest de la ville , à l'extrémité de la rue de la barre ( rue Lecointre ) et de la rue de Candie, au voisinage des promenades , elle est l'un des points de départ vers la bretagne.

Son nom proviendrait d'une famille de bourgeois de Chambéry.




la rue du parc



La rue du parc mène les passants de la place d'armes (place du maréchal Foch ) aux promenades aménagées à l'emplacement de l'ancien parc du château.

Percée en 1787 , elle reçoit son nom en 1853.

En 1936 , elle est rebaptisée rue d'Alexandre 1er , en hommage au roi de Yougoslavie assassiné à Marseille en 1934.





La place d'armes



A l'origine , le château des ducs d'Alençon est protègé à l'ouest et au sud par des fossés alimentés par la Briante et au nord est par des marais.

Avec la destruction d'une grande partie du château , ce plan d'eau est comblé et finalement terrassé à partir de 1779 , afin de former une esplanade qui englobe également une partie des terrains situées à l'intérieur de l'ancienne forteresse.

Elle est connue successivement sous les noms de place du nouveau palais , de monsieur , du château (1783-1791 ) , place d'armes (1790 ) , place Bonaparte sous le consulat et l'empire , place Bourbon (1814-1830 ) et à nouveau place d'armes ( 1830 -1930 ) .

Ce nom s'explique par sa fonction militaire , des revues , rassemblements et manoeuvres de troupes s'y déroulant.

Avec la construction de l'hôtel de ville et du palais de justice , la place d'armes devient l'un des centres administratifs de la ville.




la rue de Bretagne


La rue de Bretagne ,ancienne rue neuve , est terrassée dans les années 1770 et offrent ainsi un axe plus adapté à la circulation direction de la Bretagne que la voie préexistante , plus petite et moins confortable.

Cette longue artère rectiligne est bordée d'immeubles et d'hôtels bourgeois donnant naissance à un quartier résidentiel apprécié des notables.

Elle dessert la caisse d'épargne et le square de la Sicotière avant d'aboutir à la place d'armes ( place du maréchal Foch ).
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Re: L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Dim 22 Mar 2015 - 21:08

Les équipements et les édifices publics



l'hôtel de ville


La première maison de commune d'Alençon remonte certainement au XIIè siècle.

Au XVè siècle , la mairie est établie dans la rue des goguets (actuellement rue de l'ancienne mairie ).

Elle deménage ensuite en 1650 place du palais dans un édifice construit à la fin du siècle précédent.

En 1728 , elle s'installe dans un bâtiment construit à côté du présidial.

Enfin , en 1783 est initiée la construction d'un nouvel hôtel de ville à l'emplacement du palais des ducs dont les pierres de tailles fournissent une partie de la matière première nécessaire.

Les plans classiques de l'édifice sont dessinés par l'architecte Jean Delarue qui conçoit un ensemble en arc de cercle ouvert sur la nouvelle place d'armes, terrassée sur les marais qui protègeaient autrefois le château.

Le pavillon central est doté d'un clocheton à la fin du XVIIIè siècle.

Les serviteurs municipaux n'emménagent au départ que dans le pavillon central.

Les ailes latérales sont annexées à partir de 1839 et 1854 après le rachat à des particuliers.

En 1857 , le musée de peinture occupe une partie de l'hôtel de ville.



L'hôtel de Guise


L'hôtel de Guise est construit pour Charles Fromont de la Besnardière , receveur de tailles , en 1630.

Il est primitivement constitué d'une grand et haut pavillon en pierre de taille de style Louis XIII.

A la fin du XVIIè siècle , les visitandines qui cherchent des bâtiments plus vastes pour leurs congrégation s'installent dans ses murs.

Il est récupéré trois ans plus tard par la duchesse de Guise , Elisabeth d'Orléans qui l'agrandit d'ailes latérales.

En 1696 , après la mort de la duchesse , l'hôtel est légué à l'hôtel dieu.

Récupéré par la couronne en 1748 , il devient la propriété de la ville en 1751.

Elle emménage pour loger les intendants de la généralité.

Durant leur résidence , l'hôtel est flanqué d'une nouvelle aile et de pavillons sur la rue Saint Blaise.

Après la création des départements en 1791 ,et des préfectures en 1800 , les bâtiments accueillent l'administration départementale et la préfecture.

Il est classé monument historique en 1903.



Le palais de Justice



Peu après sa visite à Alençon , Napoléon signe , le 6 juin 1811 , un décret ordonnant la construction d'un palais de justice dans la ville .

Il est dessiné par Pierre Delarue , neveu de l'architecte Jean Delarue qui a construit l'hôtel de ville.

Le bâtiment s'inscrit dans la droite de ligne du style judiciaire qui caractérise les différents palais édifiés à l'époque.

L"ensemble austère , établi à l'emplacement du vieux donjon carré de l'ancien château , est flanqué d'un porche néoclassique en forme de temple antique avec une colonnade soutenant une fronton triangulaire.

Le tribunal est la cadre des grands procès criminels qui défraient la chronique dans le département.

La cour d'assises prononce ainsi plusieurs condamnations à mort:

le 22 janvier 1877 : Ménard , pour l'assassinat d'un vieillard.

le 6 juillet 1905 : Bosvy , pour un double meurtre.

Le 8 avril 1908 : Henri Cisbois .

Le 9 avril 1908 : Henri Colson et Alphonse Stephan

où encore le 7 avril 1909 : Alphonse Belot , pour avoir tué un aveugle.


l'hôtel des postes


A la fin du XIXè siècle , les services de la postes occupent un local étroit , rue du jeudi.

En 1896 , le conseil municipal prend la décision de construire un nouvel hôtel des postes.

On envisage tout d'abord de transformer la maison d'Ozé , mais ce projet controversé est abandonné suite au classement de l'édifice en 1903.

D'autres sites sont sélectionnés puis rapidement écartés en raison des polémiques sur ces choix ou sur le coût des travaux.

Finalement , le conseil municipal retient le projet visant à édifier l'hôtel des postes à l'emplacement du vieux présidial du XVIè siècle , à l'angle de la rue de la halles aux toiles et de la rue du jeudi.

l'édifice est rasé en 1908 et la première pierre de la nouvelle poste est posée le 16 mai 1909 par le docteur Léon Labbé sénateur et président du conseil général de l'Orne.

Le chantier , mené par l'architecte Albert Mezen , s'accompagne d'importants travaux de voirie.

C'est ainsi qu'une nouvelle artère est percée afin de prolonger la rue de la halle aux toiles entre la rue du jeudi et la rue du Bercail.

l'hôtel des postes est inauguré le 24 septembre 1911 en présence du secrétaire d'état des postes , télégraphes et téléphones , Chaumet et du président du conseil Joseph Caillaux .

A cette occasion , de grandes fêtes aérostatique sont organisées dans la ville.


La maison d'Ozé


La maison d'Ozé est construite place de la magdeleine , derrière l'église Notre Dame , au XVè siècle pour un échevin d'Alençon , Jean du Mesnil.

Elle est par la suite acquise par la famille Les Coustelier qui ajoute une aile intérieure.

L'hôtel est à plusieurs reprises menacé de disparition, mais il est heureusement classé monument historique en 1903.

Il abrite ensuite le musée de la sculpture.



Le théâtre


En 1828 , le baron Jacques Mercier , ancien maire de la ville , édifie sur la place de la halle aux blés , un bâtiment qu'il aménage en comédie.

la salle de spectacle est rachetée par la ville et transformé en théâtre municipal.

Il accueille à deux reprises Sarah Bernhard lors de représentation de " l'aveu " en 1888 et de " la dames aux camélias " en 1909.

Le théâtre est rasé en 1951.



L'hôtel d' Erard de Ray ( le tribunal de commerce )


En 1636 , l'intendant de la généralité emménage dans les murs de l'hôtel d'Erard de Ray , construit au XVè siècle , rue du Bercail.

L'immeuble en granit comprend un logis central flanqué d'une tour au toit pyramidal et d'ailes latérales.

La cour est fermée jusqu'en 1852 par un mur , remplacée à cette date par une grille.

Le tribunal de commerce s'y installe en 1790.

Il siège au premier étage dans une splendide salle d'audience qu'évoque Honoré de Balzac dans son roman " le cabinet des antiques " .

La pièce , de style de Louis XIV , abrite un grand portrait de Louis XIII , ainsi qu'une cheminée monumentale richement sculptée.



Le collège des jésuites ( La bibliothèque Municipale)



La compagnie de Jésus , congrégation fondée en 1534 par Ignace de Loyola , ouvre un collège à Alençon en 1623 ,non loin du château.

En 1675 , la communauté s'installe dans un hôtel situé au nord de l'ancienne forteresse des ducs.

Les bâtiments sont cédés en 1673 par François Fouquet , archevêque de Narbonne , exilé dans la ville en 1661 après la disgrâce de son frère , le célèbre surintendant de Louis XIV , Nicolas Fouquet.

Entre 1679 et 1683 , les jésuites élèvent une église près de l'établissement dont la toiture évoque une coque de navire inversée.

Fermée en 1793 , elle sert de temple de la raison et de salle des fêtes.

En 1799 , sa grande salle de 29 mètres de long est ornementée de superbes boiseries prélevées à l'abbaye du val dieu.

Après l'ouverture de l'école centrale , l'édifice est transformé en théâtre et en bibliothèque devenue municipale en 1803.

Elle accumule au fil des années un fond de plusieurs dizaines de milliers d'ouvrages et de collections extrêmement rares.


La gare


EN 1844 , la ligne Paris -Rennes - Brest est déclarée d'intérêt général.

Cependant , sa réalisation est longtemps retardée par le choix du tracé , Alençon et Le Mans se disputant le passage de la ligne.

La capitale de l'Orne est soutenue par la ville de Rennes , soucieuse de développer ses échanges vers la Normandie.

Le projet Manceau est jugé plus convaincant , notamment en raison de la desserte qu'assure le trajet par la Sarthe de régions économiques riches.

Le 2 mai 1846 , la chambre opte pour le tracé du Mans.

Il faut dès lors attendre la mise de la ligne tranversale Caen -le Mans par la compagnie de l'ouest pour que le train arrive enfin à Alençon.

Une locomotive pénètre dans la ville, lors d'un essai , le 2 décembre 1855.

Le 28 février suivant , la ligne est officiellement ouverte au trafic voyageurs.

Par la suite , les tronçons Alençon - Argentan ( 1858 )

Alençon - Condé sur Huisne ( 1873 )

Alençon - Domfront ( 1880-1881 )

contribuent au désenclavement de la ville.

La gare est construite en 1853 à l'est de la ville.


Au fil des années , les installations ferroviaires s'étendent sur un espace situé entre la route nationale 12 et la route de Courteille.

L'ouverture de la station facilite l'essor des quartiers orientaux qui s'urbanisent autour des axes ouverts pour relier la gare au centre.

Détruite en 1940 , celle ci n'est reconstruite qu'en 1958 et inauguré deux ans plus tard.
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Re: L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Dim 22 Mar 2015 - 21:09

Alençon , l’enseignement


Un premier collège des garçons est fondé par Marguerite de Navarre en 1544.

Il périclite et un nouvel établissement ouvre ses portes en 1623 sous l’impulsion des jésuites.

Il est érigé en collège royal en 1651 et s’installe en 1675 dans l’hôtel légué par François Fouquet.

Il survit à l’expulsion des jésuites du royaume en 1762 et est désormais géré par des clercs séculiers.

Il ferme ses portes en 1794.

La réforme de l’enseignement secondaire et la création des écoles centrales entraînent la naissance de l’école centrale de l’Orne en 1798.

Elle récupère les bâtiments du collège royal.

Elle est cependant fermée en 1802 et remplacée par une école supérieure en 1804.

Elle devient collège communal en 1811 , puis royal en 1846.

Enfin , l’établissement se mue en lycée en 1848.

Il sert d’hôpital durant la grande guerre .

Le lycée , rebaptisé du nom du philosophe Alain qui y étudie entre 1881 et 1886 , reste dans ces murs jusqu’en 1956.

Il déménage dans les nouveaux locaux construits boulevard Mezeray.

Les bâtiments sont dévolus au collège Charles Aveline qui y demeure entre 1967 et 1975.

Désaffecté , l’ancien lycée perd son aile droite qui est arasée.

Les autres bâtiments sont restaurés et accueillent successivement l’atelier national du point d’Alençon en 1976 , le musée des beaux arts et de la dentelle en 1981 , la bibliothèque municipale en 1983 , les archives municipales en 1989 ,l’auditorium en 1994 et l’école demusique en 2001.

Un couvent de bénédictines ouvre ses portes en 1636 à l’angle des rues des tisons et de mamers.

En 1640 , il déménage dans de nouveaux bâtiments, construits rue du Mans .

Fermé pendant la révolution , il accueille différentes manufactures.

Vide de toute activité à la fin du XIXè siècle , il est affecté à l’école supérieure de jeunes filles en 1898.

Il s’agit du premier établissement secondaire féminin et constitue l’ancêtre du lycée Marguerite de Navarre , construit en 1966.

Après sa fermeture, l’école est transformée en résidence.

La loi Guizot du 28 juin 1833 rend obligatoire l’existence d’une école normale dans chaque département français.

Cependant , le conseil général de l’Orne avait déjà anticipé une telle mesure et fondé son propre établissement de formation des instituteurs , le 13 mai 1831.

Il faut attendre le 26 décembre 1832 pour qu’il ouvre ses portes en annexe du collège.

L’école normale s’émancipe en 1839 et le département acquiert un terrain situé à l’est de la ville , sur les bords de la sarthe ,pour y faire construire de nouveaux bâtiments.

Ces derniers sont livrés en 1843 par l’architecte Isidore Dédaux.

La première rentrée s’effectue le 2 novembre suivant.

Il s’agit d’un édifice classique formé d’un pavillon avec deux ailes en retour encadrant une cour d’honneur.

Chaque année , l’école accueille une quarantaine d’élèves en moyenne.

Suite à la loi du 10 juillet 1989 , l’école normale disparaît et est remplacée par l’institut universitaire de formation des maîtres en 1991.

L’école des filles naît six années après l’ouverture de l’école de garçons.

Cependant , le conseil général décide de l’installer à Argentan et d’en confier la gestion aux dames de l’éducation chrétienne.
Les effectifs sont modestes et on ne compte guère qu’une demi douzaine de diplômées par an .

Suite à la loi du 9 août 1879 qui oblige désormais les départements à se doter d’une école normale pour jeunes filles, l’établissement est rapatrié à Alençon en 1883 , dans la maison Masson.

En 1887 , le département aidé par l’état , achète un terrain compris entre les rues de Candie et des promenades.

Le conseil général confie à l’architecte Charles Anoul le soin de bâtir les nouveaux bâtiments de l’école normale de filles.

Le chantier est terminé en 1888 et au mois de septembre de cette année , 28 élèves y font leur rentrée.

Comme on le voit , le site retenu est à l’opposé de l’école de garçons, un choix qui n’est pas inenvisageable.

Cependant, il faut également éviter que les élèves puissent se rencontrer et l’éloignement des écoles contribue à cette séparation des sexe.

Au mois de février 1885 , la société civile d’enseignement libre fonde un externat privé de garçons qui prend le nom de Saint Blaise.

La première rentrée s’effectue pour 11 élèves au mois de d’octobre 1885 dans une maison avec jardin située rue des Marcheries.

La direction de l’établissement est confiés à l’abbé Joseph Dupont.

Trop à l’étroit , l’école déménage dans l’est de la ville sur des terrains situées au-delà du boulevard Lenoir-Dufresne.
Un premier pavillon est mis en service.

L’institution est rebaptisée école Saint François de Sales àla demande de l’évèque du diocèse , Monseigneur François Marie Trégaro.

Elle accueille désormais 81 élèves dont 14 pensionnaires.

De nouvelles ailes sont érigées en 1900 et 1908 , notamment le refectoire.

La chapelle Sainte Thérèse est quand à elle consacrée plus tardivement , en 1937.

Aux classes primaires s’ajoutent au fil des années des classes secondaires qui préparent les élèves jusqu’au baccalauréat.

Saint François devient le principal établissement privé de la ville.

Cependant , ces bâtiments sont détruits par un bombardement en 1944.

Ils sont entièrement reconstruits après la guerre.
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Re: L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Dim 22 Mar 2015 - 21:10

Alençon , la vie militaire


C’est au XIXè siècle que la vocation militaire d’alençon prend toute son ampleur avec la mise en service de trois casernes.

La préfecture de l’Orne abrite au début du XXè siècle une forte communauté de soldats qui joue un rôle fondamental dans la vie quotidienne locale , tant au niveau économique et social que culturel.

On recense en effet 2000 hommes sur une population totale de 17000 habitants.

Le petit commerce et l’artisanat tirent une partie de leurs revenus des soldes de la troupe , tandis que les officiers , pour une grande partie issus de l’aristocratie ou de la bougeoisie , fréquentent les boutiques et cafés à la mode.

Les régiments animent la ville lors des manœuvres , exercices , revues , et participent aux grandes manifestations populaires : fête nationale , cavalcade , visite de personnalités , etc.

Les musiques régimentaires offrent quand à elle des concerts réguliers dans le kiosque des promenades.

Etablies à Alençon en 1658 , les sœurs de la visitation emménagent dans les bâtiments construits dans le faubourg de Montsort.

Fermé durant la révolution , le couvent des visitandines est tout d’abord occupé par des détachements prussiens en 1815, puis la légion départementale de l’Orne y cantonne en 1816 et 1817.

Après avoir servi d’entrepôt , l’ensemble est cédé à la ville en 1859 , qui le revend au ministère de la guerre .

le couvent est alors transformé en caserne qui reçoit le nom du général Jean Ernouf , né à Alençon en 1753.

Il faut cependant attendre 1882 pour que le 103è régiment d’infanterie de ligne s’y établissent jusqu’à la grande guerre malgrè deux éclipses ( 1884 – 1888 et 1890 – 1893 ).

Des éléments de la garde républicaine mobile prennent sa succession durant l’entre deux guerres , puis une école de gendarmerie est en 1945.

La caserne devenue une gendarmerie rendue à la ville en 1976.

Une société privée la rachète en 1990 et y aménage une maison de retraite , l’année suivante.

Fondé au début du XVIIè siècle , le couvent des capucins , situé au nord de la ville, ferme ses portes en 1792.

Au début du XIXè siècle , on y enferme les réfractaires au service militaire , des prisonniers de guerre et on y installe un dépôt d’étalons.

Plusieurs unités cantonnent dans les bâtiments qui sont agrandis à partir de 1846 pour accueillir près d’un millier d’hommes.

Baptisée du nom du général Bonet en 1871 , la caserne est occupée par des détachements du 103è régiment d’infanterie et sert de dépôt de remonte.

Après la seconde guerre mondiale ,elle est cédée à la ville.

En 1959 , elle es rasée et remplacée par la cité administrative.

Le quartier Valazé est construit en 1874 au nord de la ville dans un espace situé entre la rue de la demi lune , la rue du puits au verrier et le boulevard de Strasbourg , dans le cadre de la réorganisation de l’armée française qui suit la déroute de 1870.

Elle est édifiée sur les plans architecturaux définis par une circulaire du 14 juillet 1874 avec notamment un corps de bâtiments disposé en U pour loger la troupe.

Une quinzaine de dépendance et d’annexes sont disposées sur les côtés .

Attribuée tout d’abord au 17è bataillon de chasseurs à pied , la caserne est transformée en quartier de cavalerie est 1889 et prend le nom du général Valazé.

Y cantonnent successivement le 29è régiment de dragons jusqu’en 1894 , puis le 14 è régiment de hussards jusqu’en 1914 dont le plus célèbre commandant est Lyautey en 1903 , qui lui donne son nom à partir de 1951 , le 1er régiment de chasseurs (1919 – 1939 ), le 501è régiment de chars de combat en 1945 , le 13è régiment de dragons en 1948 , le 3è régiment de dragons entre 1949 et 1960.

Transformée à cette date en centre militaire de formation , puis centre mobilisateur en 1969 , le quartier est fermée en 1991.
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Re: L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Dim 22 Mar 2015 - 21:11

Alençon , il y a 100 ans

La santé

L’hôtel –dieu d’Alençon existe dès le moyen âge.

Il est alors établi à l’extérieur des murailles , place du champ –de – roi.
Il accueille les indigents et les vagabonds.

Les bâtiments sont rasés en 1358 et il est reconstruit dans la ville close à l’emplacement actuellement occupé par le centre hospitalier ,
Entre la sarthe et la place saint Léonard.

Soutenue par la duchesse d’Alençon , Elisabeth d’Orléans , l’hôtel dieu connaît un développement très important au XVIIè siècle.

Les bâtiments sont restaurés ( réfection de la façade ) et agrandis (construction de la chapelle Saint – Jean en 1691 ) .

Les soins , dès 1676 par les sœurs de Saint vincent de paul qui demeurent dans l’établissement jusqu’en 1965.

En 1789 , l’hôtel dieu fusionne avec l’hôpital général construit en 1728.

Les deux entités prennent le nom d’hospice , d’hôpital ,puis aujourd’hui de centre hospitalier.

Le nouvel ensemble renforce ses services à la fin du XIXè siècle avec l’ouverture du pavillon militaire Saint Jacques , du pavillon des vieillards en 1908 ou encore ,Peu avant la grande guerre , des deux pavillons Lecointre et Romet , tous deux rasés en 1988.

La clinique Saint Joseph est fondée en 1905.

Elle s’installe rue de Candie dans les bâtiments occupés jusqu’ alors par un orphelinat ouvert en 1843 par l’abbé Jamot , curé de Saint Léonard.
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Re: L' histoire d'Alençon , il y a 100 ans

Message  Romy50300 le Dim 22 Mar 2015 - 21:12

le patrimoine religieux

Au milieu du XIVè siècle le comte d'Alençon , Charles III entame la construction de l'église dédiée à notre dame , à l'emplacement d'un vieux prieuré du XIè siècle.

Le chantier va perdurer durant plus d'un siècle pour s'achever vers 1518.

La nef est réalisée dans les années 1440.

L'entrée principale , coté grande rue s'effectue par un splendide portail gothique flamboyant du début de XVIè siècle.

Réalisé par jean lemoyne , il est constitué de trois porches en arcades , richement ouvragés , surmontés de deux tourelles.

Les sculptures qu'elles encadrent évoquent la transfiguration et représentent Jésus Christ , les prophètes Moïse et Elie ainsi que les apôtres Jean , Jacques,Pierre.

La splendeur et la précision des ornementations contrastent avec l'aspect grossier du clocher : une tour carrée massive coiffée d'un dôme .

Il est élevé par Jean Perronnet suite à la destruction de la précédente flèche , abattue par la foutre en 1744.

Cet ingénieur de la généralité (des ponts et chaussées ) reconstruit également , entre 1745 et 1762 , le choeur et le transept

Ravagée en 1562 par les huguenots , puis saccagée durant la révolution , l'église est la proie d'un incendie en 1808.

Restaurée , elle est classée monument historique en 1862.

Elle devient la propriété de la ville suite à la loi sur la séparation de l'église et de l'état en 1905.


l'église Saint Léonard s'élève au sud du centre ville à l'extrémité de la grande rue , à l'emplacement d'un lieu de culte existant au XIIè siècle.

Le sanctuaire est édifié à la fin du XVè siècle par le duc René d'Alençon et son épouse Marguerite de Lorraine.

Elle est restaurée et remis à neuf par l'architecte Isidore Dédaux dans les années 1840.

La place éponyme qui la dessert est terrassée sur un cimetière désaffecté dans les années 1770.

La premier pierre de l'église Saint Pierre est posée dans le centre du faubourg de Montsort , le 13 juillet 1880.

Cet édifice néogothique doté d'un clocher de 30 mètres de hauteur prend le relais d'un précédent sanctuaire de style manceau tombé en ruine .

Dessinée par l'architecte Amédée Hédin , il est consacré le 15 Avril 1884.

En 1699 , le père Louis Sévin élève rue du mans , un petit sanctuaire réplique de la santa casa di loreto en Italie.

Cette maison sainte serait une reproduction de la demeure de la vierge Marie bâtie avec des pierres rapportées de Palestine , peu après la chute de Nazareth.

Délabrée au début du XIXè siècle , le petit sanctuaire est relevé de ses ruines en 1826.

Il est béni l'année suivante et dédiée depuis à notre dame de lorette.

Restauré au début des années 1870 , il devient , en 1906 , la propriété de la ville suite à la loi sur la séparation de l'église et de l'état.

Une communauté de carmélites s'installe à Alençon en 1777 , cours Saint Isige.

Les religieuses déménagent par la suite rue des granges , puis rue de la juiverie en 1780.

Le carmel existe toujours place Marguerite de Lorraine.

Thérèse Martin naît le 2 janvier 1873 , rue Saint Blaise , dans une petite maison située en face de l'ancien hôtel de Guise.

Elle hérite de ses parents une foi fervente qui la pousse à entrer au carmel de Lisieux en 1888 , où sa famille a déménagé en 1877.

Elle prononce ses voeux en 1890 et devient Soeur Thérèse de l'enfant Jésus.

Elle décède de la tuberculose en 1897 .

Un an plus tard , son autobiographie histoire d'une âme est publiée .

Elle y relate son parcours spirituel et son dévouement à dieu.

Ce récit emprunt d' humilité connaît un succès mondial inattendu , les fidèles étant séduits par l'innocence et la sincère dévotion de la jeune réligieuse.

Elle est béatifiée en 1923, puis canonisée en 1925.

Elle fait depuis l'objet d'un culte ardent .

de nombreux pèlerins visitent sa maison natale transformée en musée à côté de laquelle une petite chapelle votive est ouverte.
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