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 ville de Caen

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Romy50300
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MessageSujet: ville de Caen   Mer 11 Juin 2014 - 20:41

Abbaye aux Hommes



Image illustrative de l'article Abbaye aux Hommes

Présentation

Culte Catholique romain
Type Abbaye
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style dominant Roman et Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1840)





L'abbaye aux Hommes est une des deux grandes abbayes, avec l'abbaye aux Dames, fondées par Guillaume le Conquérant à Caen, en France.

Elle s'élève à l'ouest du centre-ville et donna le nom de Bourg-l'Abbé au quartier qui l'entoure.

Transformée en lycée au xixe siècle, elle abrite depuis les années 1960 l'hôtel de ville.

L'abbaye offre un très bel ensemble architectural construit entre le XIe et le XVIIIe siècle.


Histoire


De la fondation au XIe siècle au déclin de l'abbaye au XVIe


La fondation de l'abbaye


Deux histoires peuvent être avancées pour expliquer la fondation de l'abbaye.

La première fait de l'abbaye aux Hommes une œuvre d'expiation pour les péchés commis par le couple ducal formé par Guillaume le Conquérant et Mathilde de Flandre.

En 1050 ou 1051, le duc de Normandie épouse Mathilde, fille du comte de Flandre.

Leur mariage est prohibé par le pape Léon IX, peut-être pour des raisons de consanguinité.

En contrepartie du pardon accordé par le Pape Nicolas II, ils fondent à Caen en 1059 deux abbayes bénédictines : l'abbaye aux Hommes dédiée à saint Étienne, et l'abbaye aux Dames dédiée à la Trinité.

Au-delà de cet acte fondateur romantique, il existe des raisons plus politiques.

Guillaume appelé le Bâtard doit combattre pendant toute la première partie de son règne les barons de Normandie.

Il cherche donc à asseoir davantage son autorité sur la basse Normandie où la rébellion a été la plus forte.

Cela passe par la construction de châteaux, mais également par la fondation d'abbayes, selon un schéma classique en Normandie depuis le Xe siècle.

Le duc décide donc de densifier le réseau d'établissements monastiques en basse Normandie, alors beaucoup plus lâche que dans la vallée de la Seine mieux contrôlée par les ducs de Normandie.

L'abbaye aux Hommes, comme l'abbaye aux Dames, ont toutefois dans ce dispositif une place privilégiée.

En effet, sur les 18 abbayes élevées durant le règne de Guillaume le Conquérant, seules deux, celles de Caen, sont fondées directement par le duc lui-même, les autres étant créées par des seigneurs locaux et reconnues ensuite par le duc.

La fondation de l'abbaye aux Hommes et de l'abbaye aux Dames s'inscrit donc dans un dessein politique plus large qui vise à faire de Caen un point d'appui plus proche de la sédition que Rouen qui se trouve dans la partie orientale du duché.

En choisissant de s'y faire inhumer - en 1083 à l'abbaye aux Dames pour Mathilde de Flandre et en 1087 à l'abbaye aux Hommes pour Guillaume le Conquérant - Guillaume et Mathilde inscrivent dans la durée l'attention des ducs-rois non seulement pour l'abbaye, mais également pour la ville de Caen qui, d'un gros bourg de constitution anarchique, devient la capitale secondaire de la Normandie.

Les descendants de Guillaume confortent ensuite le lien des deux abbayes avec la dynastie ducale et royale.

Ainsi, fait exceptionnel, Guillaume le Roux dépose les insignes royaux (couronnes et sceptres) de ses parents au trésor des deux abbayes où ils sont inhumés.


L'essor de l'abbaye



La construction de l'abbaye aux Hommes, confiée à Lanfranc, commence en 1063.

L'église a été construite entre 1065 et 1083.

La conquête de l'Angleterre, en 1066, en apportant des moyens supplémentaires, mais aussi la présence de carrières de pierre à ciel ouvert à proximité, expliquent la rapidité de cette construction.

Elle fut dédicacée le 13 septembre 1077.

Le chroniqueur Guillaume de Poitiers décrit la fondation de l'abbaye par Guillaume le Conquérant : « Pour l'établir abbé du monastère de Caen, il lui fallut user, pour ainsi dire, d'une pieuse contrainte ; car Lanfranc s'y refusait moins par amour pour l'humilité, que par crainte d'un rang trop élevé.

Ensuite, Guillaume le Conquérant enrichit ce monastère de domaines, d'argent, d'or et de divers ornements ; il le fit construire à petits frais, d'une grandeur et d'une beauté abordable, et peu digne du bienheureux martyr Étienne, par les reliques duquel il devait être honoré et auquel il devait être consacré. »


Le déclin de l'abbaye



La guerre de Cent Ans met l'abbaye en première ligne des combats.

Après la prise de Caen par les Français en 1346, les religieux reçoivent l'ordre de fortifier l'enceinte, Saint-Étienne se trouvant en dehors des fortifications de la ville.

En 1562 et 1563, pendant les guerres de religion, l'église est pillée par les troupes de Montgommery puis abandonnée.

Les vitraux, les orgues et le mobilier sont détruits.

Le tombeau de Guillaume le Conquérant, magnifique mausolée en marbre, surmonté d'un gisant, et qui fut édifié à la demande de son fils Guillaume le Roux, roi d'Angleterre est profané en 1562 par les protestants.

Les restes sont confiés à un moine de l'abbaye, Michel de Cemallé.

Mais en 1563, une nouvelle intrusion des protestants provoque la fuite des moines et les ossements sont dispersés à l'exception d'un seul os, sauvé par Charles Toustain de La Mazurie, le poète ami de Jean Vauquelin de La Fresnaye.

Cet os est replacé dans le tombeau en 1642 par le prieur Jean de Baillehache, après la restauration du chœur.

En 1742, les moines obtiennent du roi Louis XV l'autorisation non seulement de déplacer le tombeau dans le sanctuaire mais aussi de le réduire à un simple caveau recouvert d'une pierre tombale.

La tour-lanterne s'écroule en 1566, détruisant les voûtes du chœur.

Le chœur, en ruines, a failli être rasé sur décision du Parlement de Rouen.

Un moine de l'abbaye, Jean de Baillehache, obtint l'annulation de cette décision et entreprit la reconstruction du chœur et la restauration de l'abbatiale.

L'église est de nouveau consacrée le 18 mai 1626.



Plan de l’abbaye




en 1684




au XVIIe siècle



Le renouveau de l'abbaye aux XVIIe et XVIIIe siècles



La reconstruction de l'abbaye dans un style classique





Le cloître




Le 6 juillet 1663, les religieux de l'abbaye signent un traité avec la Congrégation de Saint-Maur ; des premiers travaux de réfection sont effectués et le 10 octobre, les religieux de Saint-Maur s'installent dans l'abbaye.

Les mauristes redressent l'abbaye spirituellement, en rétablissant la discipline religieuse, et matériellement en reconstruisant les bâtiments conventuels qui tombaient en ruine.

Du cloître, il ne restait alors que les fondations, tandis que les cuisines tombaient en ruine ; la plupart des bâtiments avaient également perdu leur toiture.

Les travaux de rénovation, menés par le moine architecte Guillaume de La Tremblaye, lui-même assisté par les frères Bayeux, débutent en 1704, mais ils sont interrompus faute de moyens en 1706 avant de reprendre en 1710.

En 1715, Guillaume de La Tremblaye meurt et le projet est repris par dom Miserey qui le modifie en allongeant l'aile des hôtes vers le sud ; une aile en retour, parallèle à l'aile du réfectoire, devait également être construite à la place de la salle des Gardes pour fermer la cour sud, mais l'éviction des moines pendant la Révolution a entraîné l'abandon du projet.

En 1727, les moines font remblayer les terrains à l'est de l'abbaye afin d'aménager un jardin à la française sur la grande esplanade ainsi formée.

Un nouveau logis abbatial est construit de 1755 à 1759 dans le Clos de la Pépinière, parcelle comprise entre le rempart du XIVe siècle et le mur séparant l'enclos de la rue de l'abbatiale.

Les travaux sont finalement terminés en 1764.



L'intégration de l'abbaye dans le dispositif urbain




La rue Guillaume-le-Conquérant, percée à travers les jardins de l'abbaye


Dans la deuxième partie du xviiie siècle, les édiles caennaises décident d'aérer la ville médiévale en programmant plusieurs projets d'urbanisme.

Le baron de Fontette, nommé intendant de la Généralité de Caen en 1752, mène à bien certains de ses projets.

Il décide notamment de créer un nouvel axe pour dévier la circulation de la rue Saint-Martin, axe historique permettant l'accès à l'ouest de la ville.

En 1755, un accord est passé entre l'abbaye et la ville de Caen en vue de percer une nouvelle rue à travers les jardins de l'abbaye entre la place des Petites-Boucheries et une nouvelle place octogonale, aménagée à l'emplacement des anciennes fortifications de la ville et sur laquelle vient déboucher la rue Écuyère.

La partie sud de ce nouvel axe, appelé rue Saint-Benoît (actuelle rue Guillaume-le-Conquérant), est lotie par les moines de Saint-Étienne.

Sur la place, rapidement baptisée place Fontette, on prévoit également d'ériger deux pavillons à l'entrée de la nouvelle rue ; en contrepartie de la construction du pavillon sud, l'abbaye obtient la propriété des terrains auparavant occupés par les fossés, les contrescarpes et les fortifications de la ville.

Le pavillon des moines est achevé en 1758 et les jardins de l'abbaye sont étendus jusqu'à la nouvelle place.

Malgré ces travaux, la communauté est à la veille de la Révolution française dans une excellente situation financière.



La sécularisation de l'abbaye aux XIXe et XXe siècles


Les moines chassés à la Révolution



Le 2 novembre 1790, les religieux sont chassés de l'abbaye en vertu de la loi du 13 février-19 février 1790.

Le 6 décembre 1790, la ville décide d'acheter l'abbaye aux Hommes « au nom des pauvres de l’Hôtel-Dieu » ; mais le bâtiment est finalement alloué à différentes administrations.

Le district de Caen et le Directoire, puis l'administration préfectorale s'y installent.

En 1793, l'église Saint-Étienne est transformée en temple dédié au culte de la Raison et de l'Être suprême.

Le 12 octobre 1800, l'Académie de Caen, rebaptisée « lycée de Caen », est installée par le préfet Dugua dans les locaux de l'abbaye.

Suite à l'entrée en vigueur en 1802 du Concordat de 1801, le culte catholique est rétabli dans l'ancienne abbatiale, mais cette dernière devient église paroissiale et les religieux ne font pas leur retour à l'abbaye.

Seul l'ancien logis abbatial des bénédictins, construit dans les années 1750, est transformé à partir de 1810 en monastère des Visitandines afin d'accueillir les sœurs chassées pendant la Révolution de leur ancien couvent transformé en caserne (actuel Quartier Lorge).

Elles aménagent et agrandissent les bâtiments existants et font élever en 1812 une première chapelle provisoire, suivie d'une deuxième église, remplacée elle-même par l'édifice actuel construit entre 1890 et 1892.

Les sœurs aménagent également un grand jardin dans le sud de l'enclos.



La transformation en lycée





Le Petit Lycée, construit en 1885 dans les jardins de l'abbaye


Finalement, l'administration préfectorale quitte l'abbaye en 1806 afin d'y aménager le Lycée impérial (actuel lycée Malherbe), fondé le 20 juillet 1804.

En 1841, on y adjoint une école primaire élémentaire.

L'abbaye est transformée au cours des années pour accueillir les élèves ; ainsi les cellules de moines ont été abattues dans les années 1880 pour faire place à des dortoirs communs.

En 1842, l'aile des hôtes est achevée alors que l'ancien logis abbatial du XVe siècle est démoli ; seul un écusson portant les armoiries de Charles Ier de Martigny, évêque de Castres et premier abbé commendataire de l'abbaye, situé dans la galerie nord du cloître rappelle le souvenir de ce bâtiment construit en 1490.


En 1810, les jardins de l'abbaye sont amputés d'une partie de leur emprise afin d'aménager une place reliant la place Fontette à la Prairie ; l'esplanade est alors plantée de marronniers et on installe une grille pour séparer la promenade des lycéens de l'espace public nouvellement créé, baptisé place du Parc (actuelle place Guillouard) et agrémentée en 1882 d'une statue provenant de la place de la République.

Deux nouveaux bâtiments sont également construits dans les jardins : le « couloir des classes » (actuellement occupé par le service de l'État-civil) construit de 1828 à 1830 et, en 1885, le « Petit Lycée » abritant l'école primaire élémentaire (actuel hôtel de police municipale).



L'abbaye pendant la Seconde Guerre mondiale





Les croix rouges sur le toit et dans le parc du lycée


Suite à des actes de sabotage perpétués près d'Airan par la Résistance en avril 1942, les autorités d'occupation décident de faire arrêter des otages en représailles ; dans la nuit du 1er au 2 mai et dans les jours qui suivent, 120 personnes, communistes, syndicalistes ou juives, sont rassemblées par la police et la gendarmerie françaises dans le Petit Lycée, puis amenées à la gare de Caen d'où elles sont déportées vers des camps de concentration ou d'extermination.

Pendant la bataille de Caen, le lycée est transformé en centre d'accueil de la défense passive, le CA no 4 Lycée Malherbe.

L'ensemble formé par l'ancienne abbaye, le palais de justice et le monastère de la Visitation, devenu le plus important des cinq centres d'accueil, abrite une foule de 3 500 personnes début juillet et plus de 8 000 à la mi-juillet à la veille de la libération de la rive gauche de la ville.

L'ancienne abbaye sert également d'hôpital complémentaire à l'hôpital principal aménagé au Bon-Sauveur ; cet établissement compte 330 lits à la mi-juin et 500 à la mi-juillet quand l'hôpital est obligé de fermer à cause des bombardements allemands depuis la rive droite de l'Orne.

Des croix rouges, fabriquées avec les moyens du bord, sont disposées sur les murs et les toits du lycée, ainsi que dans le parc, afin de signaler cet îlot sanitaire aux bombardiers ; le secteur est ainsi protégé des bombardements aériens, mais de très nombreux obus, envoyés par les Alliés, puis par les Allemands, font plus de 50 victimes (21 tués et une trentaine de blessés).

Les réfugiés s'installent dans l'abbatiale et dans les anciens bâtiments conventuels, les dortoirs du premier étage étant réservés aux malades et ceux du second étage aux personnes âgées impotentes et grabataires ; les caves de l'abbaye servent d'abris en cas de bombardement.

Les corps des victimes décédées sont entreposés dans le couloir des classes et un cimetière provisoire est creusé dans le parc.

Le directeur de la Défense passive et des centres d'accueil, Joseph Poirier, dirige les opérations depuis l'abbaye aux Hommes, l'hôtel de ville de la place de la République ayant été détruit.



Le 9 juillet, les troupes anglo-canadiennes entrent dans Caen ; les responsables alliés se rendent à l'abbaye où le Préfet Cacaud a transféré ses bureaux.

Le 10 juillet, après que Michel Cacaud, investi par le gouvernement de Vichy, a passé officiellement le pouvoir au nouveau préfet Pierre Daure, les Résistants caennais hissent le drapeau tricolore sur un lampadaire de la place Monseigneur-des-Hameaux et chantent la Marseillaise, marquant ainsi symboliquement la libération de la rive gauche de l'Orne.



La transformation en hôtel de ville


Après la Seconde Guerre mondiale, la décision fut prise de construire un nouveau lycée.

Les locaux libérés devaient être occupés par le musée des Beaux-Arts de Caen et par le musée de Normandie nouvellement créé.

La construction du nouveau lycée n'étant pas jugée prioritaire, ce projet traîna en longueur.

Finalement, les deux musées ont été aménagés dans l'enceinte du château de Caen et c'est l'administration municipale qui occupe désormais l'abbaye depuis l'ouverture du nouveau lycée Malherbe en 1961.


Afin d'accueillir décemment l'hôtel de ville, les locaux ont été restaurés.

En 1964, les jardins à la Française de l'esplanade Jean-Marie Louvel ont été redessinés par Louis Bouket d'après des plans du xviiie siècle11 ; afin d'aménager les 11 920 m2 de l'esplanade, la statue de Louis XIV, qui trônait sur la place depuis 1882, a été déménagée sur la place Saint-Sauveur et l'aile en retour du Petit Lycée, désormais occupé par la police municipale, a été démolie.

Le 16 janvier 1965, la première réunion du conseil municipal se déroule dans la salle capitulaire.



Liste des abbés



Article détaillé : Liste des abbés de Saint-Étienne de Caen.


Architecture




Abbaye hommes plan.png




L'église abbatiale (XIe-XVIIe siècles)


Article détaillé : Église Saint-Étienne de Caen.


Le style de l'abbaye est influencé par l'art lombard.

Lanfranc est d'ailleurs originaire de Lombardie et sa ville, Pavie est sous le patronage de Saint-Étienne.

Les tours de la façade possèdent une architecture proche de celles visibles à Ravenne et Milan.


En résumé, l'abbatiale Saint-Étienne est héritière des innovations accomplies dès 1040 à Notre-Dame de Jumièges, elle-même s'inscrivant dans la tradition carolingienne et ottonienne : alternance des piles, vastes tribunes voûtées, articulation en doubles travées, déambulatoire, massif à deux tours.

D'autres éléments sont totalement nouveaux : façade harmonique, continuité parfaite entre le vaisseau de nef et la façade, coursière faisant le tour de l'édifice et voûtement sexpartite.

L'influence de cette abbaye, dont la construction coïncide avec la conquête de l'Angleterre par les Normands, apparaît à Winchester, Ely, Peterborough ou encore à Durham.


L'ancienne abbatiale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.





Façade occidentale




Vue générale du chevet





Chœur



Le palais Ducal (XIVe siècle)


Le palais Ducal, également appelé palais de Guillaume ou Logis du Roi, a été construit au xive siècle, probablement pour accueillir les hôtes de marque de l'abbaye.

Endommagé lors des guerres de religion, le bâtiment est transformé à la fin du xvie siècle en écurie et en grenier.

Après la Révolution française, il sert de magasin à vivres pour l'armée.

À partir de 1840, il abrite l'École normale d'instituteurs.

La société des antiquaires de Normandie envisage d'utiliser le bâtiment pour y installer ses collections, mais le musée des antiquaires de Normandie est finalement aménagé dans l'ancien collège du Mont en 1854.

En 1865, une chapelle est construite à partir d'un prétoire du xve siècle.

En 1887, l'École normale d'instituteurs est transférée dans les nouveaux locaux de la rue Caponière (actuellement rectorat de Caen).

À cette date, il est converti en École normale des institutrices.

Le bâtiment fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 2 mai 1927.

Depuis 1961, l'édifice est la propriété de la ville de Caen.

Le rez-de-chaussée sert de salle de réception et le premier étage héberge les archives municipales, le reste du bâtiment étant inoccupé.

L'ensemble doit faire l'objet d'une restauration, prévue pour être terminée en 2012, afin d'accueillir l'artothèque de Caen.

Le bâtiment de trois niveaux est aujourd'hui long de 47 mètres sur 12.

Il a été prolongé en 1864-1865 par l'architecte départemental Léon-Florentin Marcotte de deux travées par un bâtiment néo-gothique en saillie sur la façade et dont le rez-de-chaussée est occupé par une chapelle.

Avant cette date, la façade orientale avait déjà été altérée par l'architecte municipale Émile Guy.

Les ouvertures basses et irrégulières du rez-de-chaussée ont été modifiées.

À l'étage noble, les huit baies en tiers-point, murées pour la plupart, ont été rouvertes et inscrites dans des ogives supportées par des colonnes.

Au niveau supérieur, les ouvertures rectangulaires ont été transformées en oculi inscrites dans des arcs décoratifs incrustés.

Trois contreforts ont été détruits et la corniche a été refaite à neuf. Enfin, le pignon sud et la tourelle d'escalier centrale ont été repris pour unifier l'ensemble.

La façade occidentale, qui s'ouvre sur une cour au pied des anciennes murailles de l'abbaye, n'a pas été concernée par les travaux du XIXe siècle ; elle est percée au rez-de-chaussée par des arcades en plein-cintre et aux niveaux supérieurs par des fenêtres de forme quasiment carrée.

Au rez-de-chaussée de l'ancien palais, une grande salle offre un très beau vestige de la construction gothique d'origine : une série de colonnes octogonales, alignées sur un axe central, soutient des voûtes en ogive.





Avant la restauration






L'ancien palais en 1910





Salle gothique du rez-de-chaussée





Détail de la façade orientale avec l'avant-corps abritant l'escalier





Chapelle de l'École Normale construite en 1865





Cour ouest



La salle des Gardes (XIVe siècle)


La salle des gardes est un bâtiment construit au début du xive siècle.

Elle était utilisée comme salle de réception lors de la venue des hôtes de marques à l'abbaye.

La salle à l'étage servait également de palais de justice quand l'abbé rendait des jugements concernant ses terres ou quand l'Échiquier de Normandie, itinérant jusqu'en 1499, passait par Caen ; le rez-de-chaussée était alors utilisé comme salle des pas perdus.

Les États provinciaux de Normandie siégeaient aussi à l'occasion dans cette salle.


Ravagé lors des guerres de religion, l'édifice connait le même sort que le palais Ducal en étant transformé en écurie et en grenier.

La salle prend son nom actuel au XVIIIe siècle, bien qu'elle n'ait jamais servi à abriter la moindre garnison.

Désirant fermer la cour sud des nouveaux bâtiments conventuels en construction, les moines projettent de détruire le bâtiment ; ils commencent par démolir une tour abritant l'escalier menant à l'étage.

La Révolution française sauve l'édifice de la destruction, mais il est sérieusement détérioré quand l'abbaye est transformée en établissement scolaire.

En 1804, des baies et la rosace sont murées, tandis que de nouvelles ouvertures carrées sont percées sur la façade ; on installe des cloisons et on multiplie les planchers afin d'installer des salles de classe.

En 1828-1830, ces dernières sont transférées dans le couloir des classes que l'on vient de construire dans les jardins à l'est ; on abat alors toutes les cloisons et tous les planchers afin d'aménager un gymnase.

En novembre 1870, le gymnase est provisoirement transformé en hôpital militaire.


La salle des Gardes fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 15 avril 1911.

Entre 1968 et 1976, la salle des gardes est restaurée avec soin par Jean Merlet, chef des monuments historiques, grâce à une description de l'édifice faite par Arcisse de Caumont à laquelle était jointe une gravure réalisée en 1767 par Andrew Coltee Ducarel.

La salle à l'étage sert de salle de délibération du conseil municipal depuis le 13 septembre 1973.

L'édifice de deux niveaux fait 36 mètres sur 11.

Plus ancien que le reste des bâtiments conventuels, il est légèrement désaxé par rapport aux bâtiments du XVIIIe siècle.


Au sud, la façade est ouverte par trois hautes fenêtres ogivales couronnées d'un gable.

Elle est encadrée par deux tourelles octogonales qui étaient à l'origine coiffées par des pyramides à huit pans.

Au nord, la façade est percée d'une rosace fermée par vitrail, restaurée grâce à des gravures anciennes, dont le centre représente un château, emblème de Caen au XIVe siècle.

Sur la façade orientale, on peut encore voir les vestiges de l'ancienne tour abritant l'escalier ; de forme carrée, elle était renforcée par des contreforts et couronnée par une haute toiture à quatre pans.

Les façades sont percées de baies en tiers-point décorées de pilastres cannelées.

Au rez-de-chaussée, sont exposés les résultats de la fouille menée sur le site en 1974 et entre 1979 et 1981 ; au centre de la salle, le squelette de la première Caennaise connue, une femme ayant vécu vers -2000 avant Jésus-Christ, est disposé dans une sépulture recouverte d'un tombeau vitré.

À l'étage, la voûte en forme de coque de bateau renversée a dû être reconstruite en châtaignier, mais les deux poutres d'origines, en chêne, ont été conservées ; cette voûte était autrefois peinte d'armoiries qui n'ont malheureusement pas pu être restituées.

Au sol en revanche, la céramiste Françoise Bizette, secondée par Catherine Le Couey, a pu reproduire le pavage à l'ancienne constitué de pavés de briques vernissées dont une partie était conservée par la Société des antiquaires de Normandie ; ces carreaux représentent soit les armoiries de villes et de provinces (Caen, Normandie, Angleterre, Flandre) ou de personnages (abbés, des bienfaiteurs et grands seigneurs y ayant séjourné), soit des symboles religieux ou des motifs géométriques, soit enfin la conquête de l'Angleterre de 1066.

Les deux cheminées détruites au XIXe siècle ont également pu être restaurées.






La salle des gardes dans son état d'origine





L'angle nord-est de la salle des Gardes transformée en gymnase





L'angle nord-est de la salle aujourd'hui





Façade nord





Angle sud-ouest






Salle du conseil, de nuit



Les fortifications (XIVe siècle)


Il en reste des vestiges à deux endroits : une muraille et une tour, rue du Carel, et la tour Guillaume au fond de la cour du palais Ducal, rue Lebailly.

La tour située dans la cour de l'ancien palais ducal fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 2 mai 1927.

La tour de la rue du Carel fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 24 février 1928.






Vestiges des remparts construits au XIVe siècle





Tour d'angle, rue du Carel





Tour de la rue Lebailly



La Boulangerie (XVIIe siècle)


Article détaillé : Musée d'initiation à la nature.


Situé à l'extrémité sud de l'enceinte de l'abbaye, ce petit bâtiments du XVIIe siècle et une partie de l’ancienne charretterie abritent, depuis 1974, les collections du Musée d'initiation à la nature.



Les bâtiments conventuels (XVIIIe siècle)

L'ensemble formé par le bâtiment situé à l'entrée, le cloître avec les bâtiments qui l'entourent et les deux ailes placées à la suite fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 15 avril 1911.



Le cloître


Le cloître a été reconstruit à la place de l'ancien par Guillaume de la Tremblaye.


La construction a duré plusieurs décennies :

galerie est (1725-1728)
galerie nord (1734-1736)
galerie ouest (1741-)

Les galeries sont de type toscan : les arcades en plein cintre sont encadrées par de fausses colonnes rectangulaires légèrement en saillies surmontées de chapiteaux doriques comme à l'abbaye d'Ardenne reconstruite à la même époque.

À l'intérieur, les arcades sont rythmées par des arc-doubleaux reposant sur le même type de fausse colonne.

Le plafond des arcades est constitué de voûtes d'arêtes doubles déprimées avec lunettes longitudinales et transversales et de plafonds centraux octogone bordés de nervure.

Le même dispositif a été employé à l'abbaye aux Dames, mais le cloître n'y a jamais été fermé par manque de moyen.

Lors de la restauration de l'ancienne abbaye dans les années 1960, le jardin « à la française » inspiré de ceux de Le Nôtre ont été reconstitués.

Au XIXe siècle, il avait été transformé en terrain d'exercice et en cour de promenade pour les lycéens.






Galeries du cloître




L'aile est


Les travaux de reconstruction de l'abbaye ont commencé par l'aile orientale.

La première pierre a été posée le 3 octobre 1704 par l'évêque de Bayeux, Monseigneur de Nesmond, et par l'intendant de la généralité, Nicolas Joseph Foucault.

Le gros œuvre et les sculptures de la façade sont achevés en 1713 et la toiture est terminée en 1715.

Les travaux aboutissent en 1726.



Ce bâtiment, long de 105 mètres, a été construit dans l'alignement du croisillon sud de l'église abbatiale.

Il est composé de trois niveaux de 20 mètres de haut, du sol jusqu'à l'entablement, et d'un toit mansardé.


Du nord au sud, on trouve :

l'escalier des Matines
l'ancienne sacristie
l'ancienne salle du chapitre, ancienne chapelle du lycée, actuellement salle des mariages
l'ancien scriptorium, ancienne salle des fêtes, d'examens et de remise des prix du lycée, aujourd'hui lieu d'expositions temporaires.





Vue d'ensemble depuis l'esplanade






Fronton du pavillon central





Ancienne salle du Chapitre





Chaire dans l'ancienne salle du Chapitre



L'aile du réfectoire


Dans les caves, on peut trouver un pressoir de la fin du XVIIe siècle les moines l’utilisaient pour la fabrication du cidre destiné à leur propre consommation.

Au XIXe siècle, il était toujours en activité pour le compte du lycée.

On y trouve au rez-de-chaussée d'est en ouest :

l'escalier d'honneur

le réfectoire, qui conserve cet usage quand l'abbaye est utilisée comme lycée, aujourd'hui salle de réception de l’hôtel de ville.



Le pavillon d'entrée


Ce bâtiment a été construit entre 1730 et 1734 pour accueillir la porterie, le parloir et le bureaux des officiers.



L'esplanade Jean-Marie Louvel (XVIIIe siècle)


En 1727, un mur de soutènement est construit au sud.

Le canal du petit Odon est voûté et les terrains à l'est de l'abbaye sont remblayés de 25 pieds.

Le pied du chevet de l'église Saint-Étienne se trouve de ce fait légèrement enterré.

Sur cette grande esplanade, on aménage des jardins à la Française, formées de parterres, de bosquets et de labyrinthes.

Dans les années 1750, ce jardin est agrandi après que les moines ont reçu la propriété des terrains autrefois occupés par les fossés, les contrescarpes et les fortifications de la ville de Caen.

Quand l'abbaye est transformée en lycée, le jardin connaît de profondes transformations.

Il est amputé de sa partie orientale en 1810 afin d'aménager la place du parc (actuelle place Louis Guillouard).

Au nord et au sud-est, sont construits de nouveaux bâtiments dans les années 1820 et 1880.

Le reste du terrain est planté de marronniers afin de former un parc à l'usage des élèves du lycée.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, des croix rouges sont disposées dans le parc afin de signaler aux bombardiers l'îlot sanitaire aménagé dans le lycée.

Un cimetière provisoire est également creusé dans le parc.

Dans les années 1960, l'esplanade, baptisée Jean-Marie Louvel en l'honneur d'un ancien maire de Caen, est restaurée d'après les plans originaux du XVIIIe siècle et redevient un jardin à la française.

Celui-ci prend sa forme actuelle dans les années 1990 après la construction du parking sous la place Louis Guillouard.





Esplanade avant 1882




Vue vers l'est





Vue vers l'ouest



Notes

↑ Le père de la mariée, Baudouin V, était le petit-fils de Richard II de Normandie de par sa mère, Éléonore de Normandie ; le marié était également le petit-fils de Richard II, par son père Robert le Magnifique, frère d'Éléonore de Normandie.

↑ Architecte né à Paris en 1795 et décédé en 1866.
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Mer 11 Juin 2014 - 20:58

Église Saint-Étienne-le-Vieux



Église Saint-Étienne-le-Vieux



Présentation
Culte Catholique romain
Type Désaffectée
Fin des travaux XVe siècle
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1903)

L'église Saint-Étienne-le-Vieux est une ancienne église, aujourd'hui en partie ruinée, située dans le centre-ville ancien de Caen. Elle ne doit pas être confondue avec l'église Saint-Étienne située à proximité.

Cette église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 22 août 1903.


Histoire


L'église a probablement été fondée au Xe siècle quand la ville de Caen connait son premier essor notable.

Elle est mentionnée pour la première fois dans les chartes octroyées par Guillaume le Conquérant aux deux abbayes caennaises sous le nom de sanctus Stephanus vetus vers 1067.

Le qualificatif « le Vieux » permet de la distinguer de l'église abbatiale Saint-Étienne construite à partir du XIe siècle.

Exposée le long des remparts de la ville, elle fut très endommagée pendant la guerre de Cent ans, notamment pendant le siège de 1417.

Elle est reconstruite pendant et après l'occupation anglaise.

De cette époque, date la tour-lanterne octogonale.

La paroisse faisait partie du doyenné de Caen dans le diocèse de Bayeux.

Désaffectée en 1793, elle n'est pas rendue au culte en 1802, l'ancienne abbatiale reprenant le rôle d'église paroissiale.

Peu entretenue, l'église menace bientôt ruine.

Classée en 1840, elle est fermée au public en 1844 du fait de son délabrement.

Menacée de démolition, elle est sauvée in extremis grâce à l'action d'Arcisse de Caumont et d'Antoine Charma.

La société des antiquaires de Normandie envisage d'utiliser l’église pour y installer ses collections, mais le musée des antiquaires de Normandie est finalement aménagé dans l'ancien collège du Mont situé à proximité.

La ville y entrepose des fragments architecturaux jusqu'à leur dépôt dans le musée en 1926.

En 1944, elle est atteinte par un obus allemand.

La nef est en grande partie détruite.

Depuis cette date, l'église n'a pas fait l'objet de travaux de restauration.

Son état de conservation ne permet donc pas son ouverture au public.





Une vue générale





Le portail principal





Le chevet sur la rue Arcisse-de-Caumont




Architecture


La nef est partagée en cinq travées.

L’église est orientée du nord-ouest au sud-est, le chœur étant légèrement désaxé.





Chevet de l'église






Bas-relief du cavalier





Tour-lanterne





Ancien mur d'enceinte de la ville


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MessageSujet: Re: ville de Caen   Mer 11 Juin 2014 - 21:22

Palais de justice de Caen



Façade sur la place Fontette



Présentation
Période ou style Néoclassique
Type Palais de justice
Architecte Armand Lefebvre
Date de construction 1783-1866
Propriétaire État/Département
Protection Inscrit MH (1975)



Le palais de justice de Caen est un palais de justice construit sur la place Fontette, dans le centre-ville ancien de Caen, entre la fin du xviiie siècle et le milieu du xixe siècle.


Histoire




Le projet initial


En 1758, on émet l'idée de réunir dans un même bâtiment le bailliage et le bureau des finances de la généralité de Caen.

On décide de construire cet édifice dans la partie nord de la place Fontette, alors en cours d'aménagement.

En 1779, les plans dressés par Armand Lefebvre, ingénieur des ponts et chaussées de la généralité de Caen, sont acceptés.

Les adjudications pour la construction des prisons sont passées le 13 octobre 1781 et celles pour la salle d'audience du bailliage le 26 octobre ; il faut attendre le 28 mai 1787 pour que les travaux de construction de la façade principale sur la place Fontette soit adjugés.

Les travaux commencent cependant dès 17831 et les prisonniers sont transférés en 1792 dans le nouveau pénitencier construit à l'emplacement de l'ancienne tour Chastimoine.

Les travaux sont interrompus du fait des troubles révolutionnaires et ne reprennent qu'en 1809 sous la direction de l'architecte départemental Jean-Baptiste Harou-Romain.

La façade principale est achevée à cette époque ; les travaux d'aménagement intérieur continuent jusque dans les années 1840 : l'escalier de droite est construit en 1816, les travaux de construction du tribunal de première instance ne s'achèvent qu'1822 et le tribunal civil, ainsi que le tribunal correctionnel ne prennent possession de leurs locaux qu'en 1843.

Les aménagements extérieurs prennent fin à la même période : en 1840, les colonnes, trop fragiles, doivent être restaurées; en 1847, le perron en granit de Vire et les grilles sont installés ; enfin en 1849, deux bas-reliefs sont installés sur la façade principale.

La grande salle des audiences est réaménagée par l'architecte Léon Marcotte en 1866.

En septembre 1906, le conseil municipal approuve l'acquisition de la prison attenante au palais de justice.

Celle-ci est rasée pour percer une nouvelle voie entre la place Fontette et la rue Saint-Manvieu.

La façade nord-ouest du palais de justice donnant sur cette nouvelle rue, baptisée rue Charles Bertaud en octobre 1907, fut reconstruite par Auguste Nicolas, architecte du département, qui imita le style original du bâtiment.



Un nouveau Palais de Justice a été construit sur la place Gambetta en 1996 afin de loger la Cour d’appel, la Cour d'assises, le Conseil des prud’hommes et le Tribunal du commerce ; le Tribunal d'instance étant installé dans l'Hôtel Daumesnil, le Tribunal de grande instance est le seul à occuper les locaux de la place Fontette.

Le bâtiment nécessite une opération de restructuration lourde (défaut de solidité des planchers sur environ 50 % des surfaces du bâtiment et fragilisation des façades).

Une importante restructuration du site était en projet.

Mais en raison du coût jugé trop lourd, le ministère de la Justice a renoncé à restaurer le bâtiment et a donc décidé de construire un nouveau bâtiment sur la presqu'île.

Il devrait être livré au troisième trimestre 2015.



Architecture


Au cours du XXe siècle, le palais de justice a fait l'objet de nombreux travaux qui ont modifié considérablement la disposition des pièces et leurs décors.

Seule la Cour d'appel a conservé son organisation originelle.

Les deux escaliers de la Cour d'appel, ainsi que la Salle des abeilles avec son décor sont donc inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 16 avril 1975 ; les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments, le péristyle, le vestibule sont également inscrits.






Le péristyle





L'escalier de la Cour d'appel





Le plafond de l'escalier de la Cour d'appel





Les tables de la Loi au dessus de la porte, place Saint-Sauveur



Anecdote


Plusieurs scènes du film La Horse, sorti en 1969, y ont été filmés.
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Mer 11 Juin 2014 - 21:39

Hôtel de préfecture du Calvados



Portail sur la place Gambetta


Présentation
Période ou style XIXe siècle
Architecte Jean-Baptiste Harou-Romain
Léon Marcotte
Date de construction 1812 - 1851
Propriétaire Département du Calvados
Protection Logo monument historique Classé MH (1963, 1986)

L'hôtel de préfecture du Calvados est un bâtiment situé dans le centre-ville ancien de Caen, en Basse-Normandie (France).

Il sert de préfecture au département du Calvados et à la région Basse-Normandie.




Localisation


L'édifice est situé dans le département français du Calvados, sur la commune de Caen.

Il occupe le côté nord de la place Gambetta (ancienne place de la Préfecture), au sud du centre-ville.



Historique


La genèse du projet


Vers 1770, le comte Gosselin de Manneville, maire de Caen, se fait construire un hôtel particulier sur un terrain situé entre la porte des Prés et la place Royale (actuelle place de la République).

En 1805–1806, Charles Ambroise de Caffarelli du Falga, nommé préfet du Calvados le 2 novembre 1801, loue puis achète pour y aménager sa résidence personnelle cet hôtel qui a l'avantage d’être à proximité de l'ancien collège du Mont où il a fait transférer en 1803 les bureaux de la Préfecture.

Constitué d'un unique corps de logis rectangulaire longeant la rue Saint-Laurent, l’hôtel est jugé trop petit.

Construit sur un terrain humide à proximité de l'Odon, l’édifice nécessite en outre des réparations, envisagées vers 1809, mais qui ne sont pas réalisées.

Alexandre Méchin, nommé le 12 février 1810, suggère au ministre de l'Intérieur d'agrandir, voire de reconstruire l’hôtel de Manneville, ou de faire l'acquisition d'une nouvelle propriété.

Fin 1810 ou début 1811, Jean-Baptiste Harou-Romain est chargé du projet.

Il présente deux plans.

Le premier consiste en un agrandissement de l’hôtel dont les façades sont également reprises.

Le deuxième est plus ambitieux et vise à reconstruire une résidence sur l'emplacement de l’hôtel de Manneville.

Les projets ne sont pas retenus, le conseil des bâtiments civils préférant reconstruire la résidence plus prêt des bâtiments administratifs sur un terrain moins humide.

Lors de sa venue à Caen en mai 1811, l'empereur Napoléon Ier ne peut résider dans l’hôtel qui est trop exigu.

Un décret du 25 mai 1811 prévoit donc que « l’hôtel de la préfecture sera agrandi au moyens de constructions liées à l’hôtel actuel ».

Jean-Baptiste Harou-Romain, nommé dans l’entre-fait architecte départemental du Calvados, est chargé du nouveau projet.

Il est à nouveau retoqué par le conseil des bâtiments civils qui le juge trop luxueux.






Emplacement des anciennes fortifications dans les jardins de la préfecture






Aile de la préfecture sur la rue Saint-Laurent à l'emplacement de l’hôtel de Manneville




La construction de l’hôtel



Après une suite d'échanges avec Antoine-François Peyre, Jean-Baptiste Harou-Romain présente un nouveau programme plus conforme aux attentes du conseil qui approuve les plans définitifs le 24 mars 1812.

Les travaux commencent en mai-juin de cette année, mais ils sont interrompus en octobre 1813.

La nécessité d'une révision du projet soulève de longs débats entre le conseil des bâtiments civils d'un côté et l'architecte, soutenu par les responsables départementaux.

Les travaux reprennent en 1817, le collège du Mont s’avérant trop exigu.

À l'emplacement des communs, on construit les ailes nord et ouest.

En janvier 1822, Jean-Baptiste Harou-Romain meurt et son fils Romain Harou-Romain, qui lui succède au poste d'architecte départemental, reprend le projet sans le modifier.

En novembre 1822, le chantier est terminé. L'aménagement intérieur des ailes ouest et nord est exécuté entre 1822 et 1826.

On décide par la suite de construire de nouvelles ailes pour loger les services administratifs.

L'ancien hôtel particulier est détruit en 1848 et l'aile des bureaux est édifiée entre 1849 et 1851 sous la direction de Paul Verolle, successeur de Romain Harou-Romain, qui respecte le style de ses prédécesseurs.

En 1857, Léon Marcotte, nouvel architecte départemental, réalise la galerie et le portail qui ferment la cour au sud ; il crée également, dans l'aile nord, une grand salle à manger officielle.

Après la chute de Napoléon III, les symboles impériaux qui ornaient le portail sont remplacés par des éléments républicains.

En 1950, Marc Brillaud de Laujardière construit de l'autre côté de la place Gambetta un centre administratif départemental afin d'accueillir les services administratifs de la préfecture.





Aigle ornant le portail avant la chute de Napoléon III





Salon des abeilles (emblème impérial)



Architecture




La préfecture est partiellement classée au titre des monuments historiques le 29 juillet 1963 et le 31 décembre 1986.


Sont protégés :


les façades et toitures avec le portail monumental et la galerie attenante
le vestibule et la cage d’escalier
la salle dite de billard (ancienne salle à manger d’apparat)
le bureau privé (ancien billard)
le bureau du Préfet
le salon rose (ancienne antichambre)
le salon des préfets (ancien salon de musique)
le salon mauve (ancien antisalon)
la salle à manger dorée (ancien grand salon)
la salle à manger (ancienne petite salle)
le second salon directoire (ancien petit salon)

Les jardins de l’hôtel de la Préfecture, aménagés à l'emplacement des remparts du XVIe siècle, sont également un site classé depuis le 29 juillet 1937.





Vestibule





Salon rose





Salle Napoléon III






Salon des abeilles (ancien salon de musique)






Salon mauve





Salon doré


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MessageSujet: Re: ville de Caen   Mer 11 Juin 2014 - 22:05

Caen : un palais de justice du XXème siècle



Mieux comprendre l'architecture du Palais Gambetta

Le palais de justice Gambetta, siège de la cour d'appel de Caen, a été inauguré en 1997.

L'agence "Architecture Studio", qui a conçu le projet, a voulu des espaces ouverts, transparents, donnant les clés de l'organisation judiciaire.

Si des visites sont parfois proposées lors des journées du patrimoine, chacun peut, pendant les heures ouvrables, accéder à la grande salle des pas perdus et admirer la vue d'ensemble qui s'en dégage.





Palais Gambetta, Caen, façade Place Gardin



Historique


C'est en 1992 qu'après l'abandon d'un premier projet de restructuration et d'extension du palais Fontette défini en 1989/1990, la décision fut prise de construire un nouvel édifice.

Afin de regrouper les juridictions caennaises jusque là éparpillées sur quatre sites, le choix fut alors fait que le nouveau palais de justice accueillerait la cour d'appel de Caen, la cour d'assises du Calvados, ainsi que le tribunal de commerce et le conseil de prud'hommes de Caen.

A la suite de négociations foncières avec la mairie de Caen, le ministère de la justice saisit l'opportunité d'acquérir un terrain dans la ZAC Gardin.

Ce terrain, situé à cinq cent mètres de l'ancien palais et près de l'hôtel de ville, de la préfecture, de la poste et d'un établissement scolaire, correspondait à la volonté du ministère de maintenir ses juridictions dans un centre institutionnel au coeur de la ville.





Palais de justice Gambetta, Caen : vue sur l'abbaye aux hommes



En juin 1993, le jury du concours d'architecture et d'ingénierie, présidé par le préfet de la région Basse-Normandie, nomme lauréate l'équipe de maîtrise d'oeuvre associant l'Agence Architecture studio et le bureau d'études techniques Oger International.

A la suite d'un appel d'offres, l'entreprise Quille est désignée attributaire du marché de travaux et le chantier démarre en mai 1995.





Palais de justice Gambetta, Caen, façade place Gambetta



L'architecture du nouvel édifice - concilier innovation et tradition -


Le monument revendique son appartenance à la fin du XXème siècle mais côtoie dans l'harmonie la préfecture napoléonienne, l'hôtel de ville classique, l'abbaye aux hommes de signatures romane, gothique et classique et la poste datant des années 1950.

La silhouette futuriste du bâtiment affirme une identité spécifique et une fonction symbolique.

Les composants tels que le porche, l'emmarchement, le portique et les piliers désignent un lieu de justice et favorisent l'intégration dans l'environnement.

La volonté d'établir un lien entre l'intérieur et l'extérieur est marquée par les choix architecturaux. C'est ainsi que part et d'autre de l'entrée, deux belvédères sont conçus comme des espaces intermédiaires ouverts offrant la ville au regard.

En haut des marches d'accès, un resserrement horizontal suivi d'un sas vitré constitue un trait d'union entre la salle des pas perdus majestueuse et l'emmarchement monumental orienté vers la place Gambetta.





Palais de justice Gambetta, Caen, l'escalier monumental pris d'un belvédère





Les salles d'audience des quatre juridictions, éléments majeurs de la construction, sont exprimées aux angles de l'édifice par des volumes simples et orthogonaux.

La lisibilité de la structure intérieure du bâtiment est renforcée par l'utilisation du verre pour la verrière zénithale de la salle des pas perdus, la façade d'entrée, les ascenseurs panoramiques, les stores translucides des coursives et les cloisons frontales de certaines salles d'audience.






Palais de justice Gambetta, Caen. L'utilisation du verre renforce la lisibilité de la structure intérieure du bâtiment.



L'accessibilité du nouvel édifice


La signalétique du bâtiment est simple et réduite.

Le public est directement orienté vers l'accueil central de la salle des pas perdus, commun aux quatre juridictions.

Des lieux d'attente sont prévus devant chaque salle d'audience.

Ils sont intégrés dans le volume confidentiel des salles pour les juridictions civiles, commerciales et sociales et extérieurs pour les audiences correctionnelles et d'assises afin de les rendre "publics".





Palais de justice Gambetta, Caen : espace d'attente devant une chambre civile



L'organisation fonctionnelle des circulations facilite l'accessibilité aux différents services.

Une coursive sur chaque niveau longe la salle des pas perdus et des passerelles permettent d'atteindre la bibliothèque et de relier certains services.

Les juridictions se répartissent sur cinq niveaux, chacun correspondant à un secteur spécifique ce qui permet de réunir l'ensemble des personnels traitant des mêmes affaires.

L'entresol est réservé aux divers espaces communs et aux locaux affectés aux avocats.

La charpente intègre la bibliothèque cylindrique qui, suspendue au dessus de la salle des pas perdus, occupe par sa position centrale une place symbolique.





Palais de justice Gambetta, Caen : la bibliothèque suspendue au dessus de la salle des pas perdus .





Les salles d'audience


Elles sont réparties sur différents étages et se singularisent par le traitement plastique de leurs façades extérieures.

Au troisième étage, un revêtement textile habille les salles d'audience civile Olympe de Gouges et Malesherbes.

Sur la mezzanine du premier étage, le cuivre et le teck confèrent à la salle d'audience correctionnelle René Cassin et à la salle d'assises Alexis de Tocqueville une exceptionnelle majesté.





Palais de justice Gambetta, Caen : la salle d'audience correctionnelle et la salle d'assises



La salle d'audience du tribunal de commerce Michel de l'Hospital et la salle des prud'hommes Montesquieu, en marbre et pierre de lave, se situent au rez-de-chaussée.

L'emploi du hêtre pour le traitement intérieur des salles d'audiences accentue l'ambiance confidentielle.





Palais de justice Gambetta, Caen : intérieur de la salle d'assises .




La finition du nouvel édifice


L'inclinaison de 5% des façades du bâtiment, opposée à l'horizontalité des lisses rappelle la silhouette d'un bateau.

La structure en béton armé est habillé d'une vêture de tôles d'aluminium laqué.

Des filtres visuels intégrés aux vitres au moyen d'une sérigraphie noire protègent les locaux à caractère confidentiel.

Les lisses en fibre de verre et de carbone sont à leur surface métallisées en gris aluminium.




Palais de justice Gambetta, Caen : façade sur rue Fred Scamaroni



L'intérieur du bâtiment est caractérisé par la diversité des matériaux, la répartition des volumes et la sobriété des couleurs (gris, noir, blanc, bois).

L'éclairage du bâtiment, tant diurne que nocturne, renforce les contrastes.

La lumière diffusée par la verrière zénithale se réfléchit sur les matériaux en différentes nuances évoquant un kaléidoscope.





Palais de justice Gambetta, Caen : coursive du 5ème étage .


Les circulations des bureaux sont isolées des espaces publics par une paroi translucide composée de stores mobiles en lames de verre trempé qui laisse filtrer une lumière indirecte.

Sur la mezzanine, une rampe lumineuse est incluse dans des pavés de verre au sol.

Le précâblage du bâtiment permet le développement d'applications en réseau facilitant les échanges entre tous les utilisateurs d'installations informatiques.

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MessageSujet: Re: ville de Caen   Mer 11 Juin 2014 - 22:42

Abbaye aux Dames (Caen)





L'abbaye en 1702.


Présentation
Type Abbaye
Rattachement (anciennement) Ordre de Saint-Benoît
Début de la construction xie siècle
Fin des travaux xviiie siècle
Style dominant Roman et classique
Protection Logo monument historique Classée MH (1840, 1976)

L'abbaye aux Dames est un monastère de moniales bénédictines fondé au XIe siècle à Caen, en Normandie (France).

C'est l'une des deux grandes abbayes de la ville de Caen.

L'église abbatiale de la Trinité abrite depuis 1083 le tombeau de Mathilde de Flandre, épouse de Guillaume le Conquérant.

L'abbaye est le siège du Conseil régional de Basse-Normandie depuis 1986.


L'ancienne église abbatiale fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

L'ensemble des bâtiments conventuels fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 juin 1976.


Histoire


Fondation


Deux histoires peuvent être avancées pour expliquer la fondation de l'abbaye.

La première fait de l'abbaye aux Hommes une œuvre d'expiation pour les péchés commis par le couple ducal formé par Guillaume le Conquérant et Mathilde de Flandre.

En 1050 ou 10512, le duc de Normandie épouse Mathilde, fille du comte de Flandre.

Leur mariage est prohibé par le pape Léon IX, peut-être pour des raisons de consanguinité.

En contrepartie du pardon accordé par le Pape Nicolas II, ils fondent à Caen en 1059 deux abbayes bénédictines : l'abbaye aux Hommes, dédiée à saint Étienne, et l'abbaye aux Dames, dédiée à la Trinité.

Au-delà de cet acte fondateur romantique, il existe des raisons plus politiques.

Guillaume appelé le Bâtard doit combattre pendant toute la première partie de son règne les barons de Normandie.

Il cherche donc à asseoir davantage son autorité sur la basse Normandie où la rébellion a été la plus forte.

Cela passe par la construction de châteaux, mais également par la fondation d'abbayes, selon un schéma classique en Normandie depuis le xe siècle.

Le duc décide donc de densifier le réseau d'établissements monastiques en basse Normandie, alors beaucoup plus lâche que dans la vallée de la Seine mieux contrôlée par les ducs de Normandie.

L'abbaye aux Hommes, comme l'abbaye aux Femmes, ont toutefois dans ce dispositif une place privilégiée.

En effet, sur les 18 abbayes élevées durant le règne de Guillaume le Conquérant, seules deux, celles de Caen, sont fondées directement par le duc lui-même, les autres étant créées par des seigneurs locaux et reconnues ensuite par le duc.

La fondation de l'abbaye aux Hommes et de l'abbaye aux Dames s'inscrit donc dans un dessein politique plus large qui vise à faire de Caen un point d'appui plus proche de la sédition que Rouen qui se trouve dans la partie orientale du duché.

En choisissant de s'y faire inhumer - en 1083 à l'abbaye aux Dames pour Mathilde de Flandre et en 1087 à l'abbaye aux Hommes pour Guillaume le Conquérant - Guillaume et Mathilde inscrivent dans la durée l'attention des ducs-rois non seulement pour l'abbaye, mais également pour la ville de Caen qui, d'un gros bourg de constitution anarchique, devient la capitale secondaire de la Normandie.

Les descendants de Guillaume confortent ensuite le lien des deux abbayes avec la dynastie ducale et royale.

Ainsi, fait exceptionnel, Guillaume le Roux dépose les insignes royaux (couronnes et sceptres) de ses parents au trésor des deux abbayes où ils sont inhumés.



Du Moyen Âge à la Révolution


Les travaux de l'église de l'abbaye aux Dames commencent en 1062 et sont achevés en 1130.

On commence par le chevet, au xie siècle, puis on ajoute de petits arcs-boutants à l'extérieur pour renforcer l'édifice.

Le 18 juin 1066, a lieu la dédicace de l’abbatiale de la Trinité encore en travaux.

Mathilde est morte en 1083 et son tombeau se trouve toujours dans le chœur de l'église.

Au XVIIe siècle, l'abbesse Laurence de Budos redresse spirituellement l'abbaye en obligeant les religieuses à respecter la règle de Saint-Benoît.

Au XVIIIe siècle, les bâtiments conventuels sont reconstruits sur les plans de Guillaume de la Tremblaye, moine-architecte chargé également de reconstruire l'abbaye aux Hommes.

Les travaux commencent en 1702, mais sont interrompus en 1737, faute de fonds suffisants.

Grâce à l'aide du roi, les travaux reprennent en 1767.

À la veille de la Révolution française, la communauté est dans une excellente situation financière.

Mais la Révolution française éclate et le cloître n'a jamais été achevé.

Au XVIIIe siècle, la voûte est démolie pour être reconstruite.






Escalier d'honneur des bâtiments conventuels




Galerie du cloître




Depuis la Révolution



Pendant la Révolution française, les bénédictines sont chassées de leur abbaye en 1791, pour être remplacées par des religieuses Augustines en 1823 - quand l'Abbaye devient l'Hôtel-Dieu de Caen, puis l'hospice Saint-Louis - et y restent jusqu'en 1983.

En 1865, la nef de l'ancienne église abbatiale, qui devient église paroissiale du quartier sous le vocable de Saint-Gilles, est profondément restaurée.

Au XIXe siècle, la façade et les tours sont reconstruites intégralement.

En juin 1944, pendant le débarquement allié et la bataille de Caen, l'église et l'abbaye sont relativement épargnées par les bombardements, alors que la ville est en grande partie détruite.

Une dernière restauration de l'intérieur de l'église intervient entre 1990 et 1993.






Fronton du portique de l'Hôtel-Dieu





Portique de l'Hôtel-Dieu





Pavillon Sainte-Anne



Liste des abbesses de l'abbaye aux Dames


Article détaillé : Liste des abbesses de la Trinité de Caen.


Architecture





Plan de l'abbaye en 2008





Les bâtiments conventuels autour du cloître




Église abbatiale de la Trinité






Plan de l'abbatiale en 1863


Les dimensions de l'église abbatiale de la Trinité sont plus modestes que celles de l'abbaye aux hommes, l'abbatiale Saint-Étienne.

Néanmoins si sa nef est plus courte, moins large et plus basse, l'église de la Trinité est aussi plus ornementée et décorée que son illustre compagne.

Force est de constater que la façade ne présente ici ni la même simplicité, ni la même puissance qu'à Saint-Étienne ; le principe de façade harmonique y est néanmoins le même : deux tours carrées encadrant la façade rectiligne de la nef.

Quatre contreforts délimitent verticalement la façade de la nef et les souches des deux tours.

L'étage inférieur des tours comprend un porche élevé ; le second niveau n'est percé que d'une petite baie en plein cintre non moulurée ; le troisième niveau est décoré de trois arcatures aveugles dont les archivoltes moulurées reposent sur des colonnettes ; le quatrième étage est couvert d'étroites arcatures très élancées et décorées.

t couvert d'étroites arcatures très élancées et décorées. Une rangée d'œils-de-bœufs, de gargouilles et enfin, une balustrade de la période classique viennent achever quelque peu maladroitement ces deux tours.

Le portail principal a été défiguré au XIXe siècle par un tympan sculpté figurant la Sainte Trinité ; en 1859, on commande à Adolphe-Victor Geoffroy-Dechaume un bas-relief de 3,87 mètres sur 1,95 représentant trois figures assises et les quatre symboles évangéliques.

L'œuvre est achevée vers 1862, mais en 1866, l'évêque de Bayeux demande sa destruction au motif que la représentation de la Trinité sous la forme de trois personnes a été prohibée par l'Église.

La commission des monuments historiques tranche en faveur du maintien de l'œuvre ; dans le rapport de séance rédigé par Viollet-le-Duc, elle se justificie en arguant du fait que « quand il s'agit de restaurer un édifice du moyen âge religieux ou profane, il s'agit d'adopter le style et le système décoratif admis à l'époque dont on reproduit et restaure les exemples » et que par conséquent elle n'a pas à « s'enquérir si dans un édifice religieux le clergé a condamné ou adopté certaines représentations admises aux époques dont on veut reproduire les usages et perpétuer les arts ».

Le deuxième étage est percé de trois larges baies ; le troisième d'arcatures aveugles encadrant deux baies moulurées.

Le tout est couronné d'un gable décoré.

Un cordon saillant relie la base des baies de chaque étage.






Nef de l'ancienne église abbatiale.





Abside de l'ancienne église abbatiale.






Bas-côté de l'ancienne église abbatiale.





Façade de l'ancienne église abbatiale.



La nef est bordée d'arcades en plein cintre surmontées d'une galerie (triforium) qui sert d'appui à la voûte d'ogive.

C'est la première voûte d'ogives construite en Normandie, elle date de 1130.

Le transept au centre de l'église accueille l'Autel.

Le transept nord est roman, il ouvre sur une absidiole (la chapelle du Saint-Sacrement) qui abrite le tabernacle.

Le transept sud présente des colonnes gothiques intégrées dans la décoration romane.

Le chœur se termine en abside ornée de quatre colonnes et d'une galerie décorée d'animaux fantastiques.

On trouve également une crypte présentant de nombreuses colonnes.

L'emprise au sol de l'église abbatiale est de 1 594 m² (80 m de long ; 19 m de large dans la nef, 32 m entre les deux bras du transepts).





Portrait de Guillaume le Conquérant tenant deux lions en laisse sur un chapiteau du chœur.





Détail d'un chapiteau du chœur avec des animaux.





Détail d'un chapiteau du chœur avec un éléphant.





Détail d'un chapiteau de la crypte





La crypte






Détail du couvercle du baptistère.





Tombe de la reine Mathilde





Tombeau de la reine Mathilde dans le chœur de l'abbatiale




La reine Mathilde repose dans un tombeau situé dans le chœur de l'abbatiale.


Sur la dalle funéraire qui protège le caveau, est gravée l'inscription suivante :


EGREGIE PVLCHRI TEGIT HEC STRVCTVRA SEPVLCRI:
MORIBUS INSIGNEM, GERMEN REGALE, MATHILDEM:
DVX FLANDRITA PATER HVIC EXTITIT, ADALA MATER:
FRANCORUM GENTIS ROTBERTI FILIA REGIS:
ET SONOR HENRICI, REGALI SEDE POTITI:
REGI MAGNIFICO WILLELMO IVNCTA MARITO:
PRESENTEM SEDEM, PRESENTEM FECIT ET EDEM:
TAM MVLTIS TERRIS QVAM MVLTIS REBVS HONESTIS:
A SE DITATAM SE PROCVRANTE DICATAM:
HEC CONSOLATRIX INOPVM, PIETATIS AMATRIX:
GAZIS DISPERSIS, PAVPER SIBI, DIVES EGENIS:
SIC INFINITE PETIIT CONSORTIA VITE:
IN PRIMA MENSIS, POST PRIMAM, LVCE NOVEMBRIS


Traduction proposée : « Ce magnifique tombeau recouvre la sépulture de Mathilde, qui fut remarquable par les mœurs et royale par la naissance.

Elle a pour père le duc de Flandre, pour mère Adèle, fille du roi de France Robert, et sœur d'Henri qui régna sur le trône.

Elle fut l'épouse du grand roi Guillaume.

Elle fit bâtir cette église et la combla de biens, lui donnant terres et toutes choses nécessaires.

Elle fit célébrer la dédicace.

Consolatrice des pauvres, aimant la piété, pauvre pour elle-même, elle ne fut riche que de ses dons aux pauvres.

Elle gagna ainsi d'avoir part à la vie qui ne finit pas le premier du mois de novembre, après prime. »


Notes


↑ Le père de la mariée, Baudouin V, était le petit-fils de Richard II de Normandie de par sa mère, Éléonore de Normandie, tout comme Guillaume dont le père, Robert le Magnifique, était le fils de Richard II et donc le frère d'Éléonore de Normandie.
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Ven 13 Juin 2014 - 20:47

Église Saint-Gilles de Caen


Ancienne église Saint-Gilles




Image illustrative de l'article Église Saint-Gilles de Caen

Église Saint-Gilles au début du xxe siècle
Présentation
Culte catholique
Style dominant Roman et gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)



L’église Saint-Gilles de Caen est une ancienne église paroissiale catholique dédiée à Gilles l'Ermite, située dans la ville de Caen.

L'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1862.

Détruite en 1944, seuls des vestiges ont été maintenus sur le site aménagé en jardin public.




Histoire


L'église est mentionnée pour la première fois dans un acte daté entre 1066 et 1082.

Toutefois, des fouilles menées entre 1986 et 1998 ont démontré que site est occupé depuis le haut Moyen Âge, des sépultures de la seconde moitié du VIIIe siècle ayant été mis au jour lors des fouilles.

Ces derniers ont permis également de dégager les vestiges d'une première église datable de la seconde moitié du xe siècle; l'église a donc été fondée à l'époque où la ville de Caen commence à se constituer dans la vallée de l'Orne.

L’église est construite à l'écart du tissu urbain sur le plateau surplombant la vallée.

Dans le texte de la seconde partie du XIe siècle, Guillaume le Conquérant et Mathilde de Flandres fondent l'abbaye aux Dames à proximité de l'église.

Le duc affecte alors l'église à l'accueil des sépultures des pauvres.

La paroisse, l'une des plus petites de la ville, est intégrée au Bourg-l'Abbesse.

Elle faisait partie du doyenné de Caen dans le diocèse de Bayeux.

Du XIIIe au XVIIIe siècles, le site abrite une fonderie de cloches.

Bien que l'édifice soit classé au titre des monuments historiques en 1862, le chœur du XVe siècle est détruit l'année suivante afin de faciliter la circulation au débouché de la rue des Chanoines.

En 1864, elle perd son statut d’église paroissiale au profit de l'ancienne abbatiale de la Trinité.

Pendant la bataille de Caen, l’église est presque totalement détruite pendant les bombardements aériens.

Pendant la reconstruction, les vestiges sont sécurisés et le site est aménagé en jardin public.

Le transfert des dommages de guerre de l’église Saint-Gilles permet de construire l’église Saint-Paul au nord de la ville.




Autel






Extérieur




Portail du XVIe siècle





Clocher




Architecture



La partie la plus ancienne de l'édifice était la nef.

De style roman, elle était selon Arcisse de Caumont de la seconde moitié du XIIe siècle.

Les arcades étaient en plein cintre et reposaient sur des pilastres avec des colonnettes groupées.

Le chœur, détruit au milieu du XIXe siècle, avait été reconstruit au XVe siècle à la suite de la guerre de Cent ans.

Les voûtes des bas-côtés étaient de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle.

À l'extérieur, les contreforts surmontés de pinacles, ainsi que les rampes couronnant les murs des collatéraux étaient de la même période.

Le portail occidental aurait été construit au XVIe siècle par Blaise Lepestre (architecte qui aurait également travaillé sur l'hôtel d'Escoville).

Le portail nord était plus récent.





Extérieur






Chapelle gothique






Intérieur
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Ven 13 Juin 2014 - 21:13

Église Saint-Jean de Caen




La tour-porche

Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Début de la construction xve siècle
Fin des travaux xvie siècle
Style dominant Gothique et Renaissance
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)

L'église Saint-Jean de Caen est l'église paroissiale du quartier Saint-Jean à Caen.

Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840 .


Histoire


Le premier lieu de culte, dédié à l'apôtre Jean, aurait été fondé au VIIe siècle sur une voie romaine traversant les marais de la basse vallée de l'Orne ; cet axe reliant Augustodurum (Bayeux) à Noviomagus Lexoviorum (Lisieux) est devenu par la suite la rue Exmoisine, actuelle rue Saint-Jean.

En 1954-1956, des sarcophages monolithes en pierre de Caen ont été découverts lors de travaux dans l'église.

Ils témoignent de l'existence probable d'une petite nécropole le long de la voie romaine et d'un oratoire fondé à proximité.

De ce sanctuaire pré-roman, il n'existe plus rien.

L'église est mentionnée pour la première fois en 1059 dans la charte de fondation de l'abbaye Saint-Martin de Troarn. À partir de cette date, on la retrouve dans les textes sous différents noms :

Saint-Jean-des-Champs,
Saint-Jean-de-l'Isle,
Saint-Jean-le-Hiémois.

En 1153, Philippe de Harcourt, évêque de Bayeux, érige l'église en prébende de la cathédrale Notre-Dame de Bayeux.

Cette fondation est confirmée par deux bulles pontificales d'Eugène III.

Comme pour l'édifice qu'elle a remplacé, il existe peu de traces de l'église romane.

Une base ancienne arasée découverte lors de travaux de consolidation de la base de la tour centrale pendant la Reconstruction à un mètre à l'ouest de la pile sud-est actuelle en serait peut-être l'ultime témoignage.

Très endommagée pendant la guerre de Cent Ans surtout pendant le siège de 1417, l'église est reconstruite au XVe siècle (portail, tour-porche et nef) et XVIe siècle (abside et chœur).

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, l'église était encore entourée par son cimetière.

L'édit de 1783 ordonne le transfert des cimetières caennais hors-les-murs ; le nouveau cimetière Saint-Jean est aménagé dans une carrière remblayée de Vaucelles.

Le terrain laissé libre est alors érigé de bâtiments qui enserrent l'église.

Pendant la Révolution française, l'église sert de salpêtrière, puis elle est rendue au culte catholique en 1802.

Dans les années 1840, le portail principal est reconstruit.

Les deux petites portes de style gothique flamboyant sont remplacées par un grand arc en ogive.

Pendant la bataille de Caen en 1944, l'église est sérieusement endommagée, mais s'élève toujours au milieu des ruines.

Pendant la Reconstruction, elle est restaurée.

Le plan de Marc Brillaud de Laujardière met en valeur l’église qui est ainsi dégagée des bâtiments qui l'environnaient avant guerre.

Saint-Jean est aujourd'hui l'une des églises de la paroisse de la Sainte-Trinité de Caen.



Architecture


Cette église est la tour de Pise de Caen ; il est en effet difficile de ne pas voir son air penché.

La tour-porche s'incline en effet au nord-ouest (2,28 m en 1700) car l'église a été construite sur un sol marécageux au sein de l'île Saint-Jean.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle n'est pas terminée.

De gros travaux de fondation sont effectués après la Seconde Guerre mondiale ; des pieux de bétons de 15 à 18 mètres sont plantés sous l'église pour la stabiliser.

Toutefois, suite au constat de l'aggravation de fissures sur le pourtour des deux piliers Est qui supportent le porche de l'entrée principale, la commune a pris un arrêté le 20 septembre 2012 ordonnant la fermeture de l’église.

Des travaux de consolidation et d'étaiement du portail sont entrepris avec réalisation de 52 pieux de fondations de 21 m de profondeur pour atteindre le sol dur.

L'église est de nouveau accessible au public le 7 juin 2013.





Porche en 2011





Étaiement de la tour-porche en 2013



Extérieur


L'élévation de la tour-porche, haute de 46 mètres, est assez proche de celle de l'église Saint-Pierre.

La base, construite au XIVe siècle, est composée de murs aveugles scandés par une série d'arcatures en tiers-point.

L'accès à l'église se fait depuis la rue Saint-Jean par un petit porche en saillie sur la façade ; au-dessus la façade est percée par une grande baie en ogive.

Chaque façade de la partie supérieure, édifiée au XVe siècle, est composée de deux arcades en ogive, hautes et étroites, flanquées de deux arcatures sur mur aveugle ; ces baies sont ouvertes pour permettre à la sonnerie des cloches de mieux se diffuser.

Au sommet de la tour, des niches abritent des statues des Douze Apôtres.

La tour est coiffée par un simple toit en ardoise de faible hauteur entouré d'une balustrade en pierre ; il semble que l'église aurait dû être coiffée d'une flèche comme à Saint-Pierre, mais l'instabilité de l'ouvrage en a empêché la construction.

Une autre caractéristique différencie la tour de Saint-Jean de la tour de l'église Saint-Pierre : elle se trouve dans l'axe de la nef et non pas sur le côté.

Une tour-lanterne a été élevée au XVIe siècle au-dessus du transept.

À partir d'une base carrée, une tour octogonale devait être érigée, mais les travaux ont dû cesser du fait de l'instabilité du terrain.

Les arcades n'ont donc jamais été terminées et le niveau inférieur de la tour a été couvert par un simple toit en ardoise.


Chaque angle est ponctué par un pinacle de style Renaissance.






Tour-lanterne inachevée





Haut du clocher





Clocher et tour-lanterne





Vestiges d'un cadran solaire



Intérieur


L'église fait 70 mètres de long pour 22 mètres de large au niveau de la nef et 32 de mètres de large entre les deux transepts.

La superficie au sol de l'église est de 1 641 m2.

Le plan de l'église offre deux particularités :

le chœur est plus long que la nef (quatre travées contre trois)
le chevet est orienté vers le nord-est et non vers l'est.


Les travaux nécessaires à la consolidation de la tour-porche en 2013 ont permis d'étudier un ensemble exceptionnel de dalles funéraires gravées datant du XIIIe siècle et du XIVe siècle ensevelies dans le sous-sol de l'édifice, ainsi que de nombreux ossements.





Intérieur de la tour-clocher





Intérieur de la tour-lanterne





Nef







Pierre tombale retrouvée en 2013




Le mobilier






Annonciation du retable des Carmes.



Des statues, du mobilier liturgique et des toiles ont été entreposés dans l'église.

En 1812, l'ancien maître-autel de l'abbaye d'Ardenne, réalisé au XVIIIe siècle, a été installé à Saint-Jean.

Il a été détruit à la fin du XIXe siècle, mais deux statues en bois polychrome représentant saint Norbert et saint Augustin ont été conservées.

Ces deux statues font l'objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 21 décembre 1908.


D'autres statues ont été installées dans différentes parties de l'église :


une statue de la Vierge du xviie siècle, également en bois peint, provenant de la porte Millet et baptisée Notre-Dame-de-Protection
une statue de saint Jean-Baptiste en bois à l'origine polychrome
une statue de Jean Soreth
une statue baptisée le christ crucifié dans la souffrance de la cité, vestige calciné d'un christ en bois retrouvé dans les décombres de l'église après la bataille de Caen


Une crédence du XVIIIe siècle en bois taillé et doré fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 18 février 1977 Après la Révolution, l'ancien maître-autel de Notre-Dame du Carme a été remonté dans le transept sud.

Cette œuvre du xviie siècle, endommagée en 1944, fait l'objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 2 décembre 1975 Des statues sont posées de chaque côté de l'élévation du retable : à gauche, saint Joseph et à droite sainte Thérèse d'Ávila.

Au centre, on trouve une statue de taille plus réduite représentant sainte Catherine.

Le centre du retable est orné par une toile représentant l'Annonciation. Cette toile ne semble pas avoir été conçue pour ce retable.

Alors que l'ensemble date de la fin du XVIIe siècle, il semble que le tableau soit antérieur à 1620.

D'autres tableaux ont été déposés dans l'église. L'Ecce Homo de Pieter Thys, restauré mars à juin 2000, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 7 février 2001.

L'Adoration des mages, d'après un original de Jean Restout, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 8 juillet 1980.



Les orgues


L’orgue Haepfer Hermann de l’église Saint-Jean de Caen a été installé en 1969.

Son prédécesseur au superbe buffet classique construit en 1770 a été détruit pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le grand orgue actuel d’esthétique néoclassique se situe dans le transept Nord, la tribune n'ayant jamais été reconstruite.

Il est à commande mécanique et peut donc servir la majorité du répertoire d’orgue de la musique ancienne aux musiques actuelles.


Il dispose de trente-huit jeux dont la composition est :

I Grand Orgue C–
Quintaton 16′
Montre 8′
Bourdon 8′
Prestant 4′
Doublette 2′
Fourniture IV
Cymbale III
Trompette 8′
Clairon 4′
II Positif de dos C–
Bourdon 8′
Prestant 4′
Flûte à cheminée 4′
Quarte de Nazard 2′
Tierce
Nazard
Cymbale III
Cromorne 8′
III Récit C–
Principal 8′
Salicional 8′
Voix céleste 8′
Flûte à fuseaux 8′
Principal 4′
Principal 2′
Principal 1′
Fourniture IV
Sesquialtera
Bombarde 16′
Basson Hautbois 8′
Trompette 8′
Clairon 4′
Pédale C–
Principal 16′
Soubasse 16′
Flûte 8′
Prestant 4′
Fourniture IV
Bombarde 16′
Trompette 8′
Clairon 4′


L’église dispose également d’un orgue de chœur Cavaillé-Coll d’une quinzaine de jeux toujours en état de fonctionnement.


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MessageSujet: Re: ville de Caen   Sam 14 Juin 2014 - 9:18

Ancienne église Saint-Julien de Caen


Ancienne église Saint-Julien





L'église au milieu du XIXe siècle


Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Diocèse de Bayeux et Lisieux
Début de la construction viie siècle
Autres campagnes de travaux Détruite en 1944



L'ancienne église Saint-Julien de Caen est un lieu de culte chrétien fondé au VIIe siècle à Caen.

Reconstruite plusieurs fois, cette église fut définitivement détruite en 1944.

Henry Bernard reconstruisit une nouvelle église sur un emplacement différent dans les années 1950 (voir église Saint-Julien de Caen).


Histoire





Vestige du portail du xve siècle


Le premier lieu de culte dédié à saint Julien aurait été fondé au VIIe siècle à Calibourg, hameau situé à proximité de l'ancienne voie romaine qui traversait la vallée de l'Orne.

Cet oratoire, entouré d'un cimetière, est donc l'une des plus anciennes églises de Caen.

Les fouilles menées par Jean-Yves Marin en 1988-1990 ont permis de dégager les structures de ce premier édifice.

Quand Bourg-le-Roi (actuel centre-ville ancien de Caen) est entouré d'une enceinte dans la deuxième partie du XIe siècle, une petite partie de la paroisse Saint-Julien est incluse dans le périmètre enclos ; mais la majeure partie de la paroisse reste hors-les-murs et se développe en tant que faubourg de la ville.

L'église est reconstruite au xiie siècle en réutilisant l'un des murs de l'église du VIIe siècle.

La paroisse, assez petite, faisait partie du doyenné de Caen.

L'église est mentionnée pour la première fois vers 1150.

C'est alors une possession de la commanderie des Templiers de Voismer, située à Fontaine-le-Pin.

Quand l'Ordre des Templiers est supprimé en 1312, la paroisse est donnée à l'Ordre de Malte.

Du fait de ce patronage, le titre de prieur ou de curé commendataire avait été octroyé au curé de Saint-Julien.

Selon Gervais de La Rue, c'est également dans cette église que se déroulaient les cérémonies d'intronisation à l'ordre de Malte des nouveaux chevaliers originaires de Caen.

Très endommagée pendant la guerre de Cent ans, elle est reconstruite dans la seconde moitié du xve siècle.

Dans la deuxième partie du XIXe siècle, de nouveaux travaux transforment la physionomie extérieure de l'église.

Une nouvelle sacristie est construite au pied du clocher.

En 1879, son clocher en bâtière est remplacé par un nouveau clocher surmonté d'une flèche de style néo-gothique. La décoration intérieure est également modifiée (mobilier, vitraux).

L'église est totalement détruite lors du bombardement du 7 juillet 1944.

L'église est retirée de la liste des monuments protégés au titre des monuments historiques.

Pendant un temps, un baraquement provisoire est installé sur le site de l'ancienne église afin de permettre la célébration des offices.

Par la suite, l'église actuelle est construite sur les hauteurs du quartier.

Un espace vert a alors été aménagé pour mettre en valeur les vestiges de l'église ; un pan de mur du portail occidental a été conservé et les limites anciennes de l'édifice ont été marquées au sol.



Architecture


Selon Guillaume-Stanislas Trébutien, elle est « assez semblable à une église de campagne ».

Le plan reprend une organisation courante en Normandie au XIVe siècle : la nef, aux voûtes très basses, était contrebutée et éclairée seulement par les bas-côtés.

Le portail occidental est orné d'un arc surbaissé.

Ce portail, ainsi que l'abside à pans coupés et les contreforts sont ornés d'éléments de décoration caractéristiques de l'architecture gothique (motifs végétaux, animaux fantastiques).
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 18:13

Église Saint-Julien de Caen



Église Saint-Julien




Image illustrative de l'article Église Saint-Julien de Caen


Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Diocèse de Bayeux et Lisieux
Début de la construction 1954
Fin des travaux 1963
Style dominant Architecture moderne
Protection Logo monument historique Classé MH (2007)

L'église Saint-Julien de Caen est un lieu de culte chrétien construit par Henry Bernard dans les années 1950 pour remplacer l'ancienne église Saint-Julien, située plus au sud et détruite en 1944.

Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 juin 2007.


Histoire


Le plan de reconstruction de Caen prévoit de reconstruire une église pour la paroisse Saint-Julien.

Mais les autorités choisissent en avril 1949 un nouveau site à l'écart des grands axes de circulation, sur les hauteurs surplombant le jardin des plantes de Caen.

Ce secteur proche du nouveau site de l'université de Caen (actuel campus 1 de Caen) est placé sous la responsabilité d'Henry Bernard.

C'est donc ce dernier qui est chargé de construire le nouveau lieu de culte.

L'architecte dresse les plans du bâtiment en novembre 1952 et les travaux commencent en septembre 1954.

Ils sont interrompus un temps par manque de financement.

L'église est officiellement consacrée au culte le 30 septembre 1959, mais les travaux sont définitivement terminés en avril 1963.

En 1983, la municipalité doit entreprendre des travaux de stabilisation du béton qui s'est détérioré du fait de sa médiocre qualité.

De la résine époxydique est injectée dans la structure et les parois de l'édifice.

L'église fait aujourd'hui partie de la paroisse Saint-Thomas de l'Université couvrant Saint-Julien, le Calvaire Saint-Pierre, le campus 1 de Caen et Épron.

Les vitraux des grandes parois latérales ont été conçus à la demande de l'architecte de 1956 à 1958 par le peintre parisien Jean Edelmann (1916-2008).

Ils sont composés de pavés de verre carrés et colorés, laissant passer une lumière inspirée des vitraux médiévaux.

Labellisée par le ministère de la Culture « Patrimoine du XXe siècle », l'église est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 29 mars 2005.

Finalement, le 27 juin 2007, l'église dans sa totalité, le presbytère et la galerie qui les relie sont classés monument historique.

Architecture


Depuis le milieu du XIXe siècle, le mouvement liturgique vise à réformer la liturgie catholique en plaçant la communauté des fidèles au cœur même de la messe.

Selon Lambert Beauduin, la liturgie devrait être une action commune de tous les fidèles et non pas seulement celle du prêtre.

Cette évolution de la conception des pratiques religieuses pousse les architectes à réfléchir au plan des nouvelles églises en vue d'en faire des espaces actifs, l'autel étant alors conçu comme « le lieu de réunion où la vie, le son et le lumière ne sont pas obstrués ».

En France, ce mouvement est beaucoup moins vif qu'en Allemagne ou en Belgique.

Si quelques édifices d'avant-guerre tentent plus ou moins timidement de rapprocher l'assemblée des fidèles du sanctuaire (église Notre-Dame du Raincy, projet d'Georges-Henri Pingusson à Arcueil), c'est surtout après la Seconde Guerre mondiale que cette démarche va se généraliser pour s'imposer définitivement après le concile de Vatican II.

Pendant sa captivité en Allemagne, Henry Bernard réfléchit au moyen d'allier la liturgie à l'architecture.

Il en conclut que le meilleur moyen de rapprocher le prêtre de la communauté est de construire les églises sur un plan elliptique.

La commande de l'église paroissiale Saint-Julien lui permet de mettre ce concept en pratique.




L'église et son presbytère
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 18:49

Église Saint-Martin de Caen



Église Saint-Martin



Vestige du chevet



Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Détruite
Style dominant Gothique
Protection Inscrit MH (1929)



L’église Saint-Martin de Caen est une ancienne église paroissiale catholique, aujourd'hui en ruine, située dans la ville de Caen.

Les vestiges de l'église font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 25 juin 19291.


Histoire


Un village se développe du 1er au IIIe siècles sur les bords de l'Odon, au sud de la voie romaine reliant Augustodurum (Bayeux) à Noviomagus Lexoviorum (Lisieux).

Au IIIe siècle, les habitants fuient le site originel sur les berges de la rivière (à l'emplacement de l'actuelle abbaye aux Hommes) et un nouveau village se développe plus au nord au début des coteaux menant à la plaine de Caen.

Un lieu de culte dédié à Martin de Tours y est fondé au VIIe siècle.

La proximité de l'ancienne voie romaine (actuelle rue Saint-Martin) permet d'avancer l'hypothèse que l'église ait été érigée à l'emplacement d'une première nécropole païenne.

Il n'existe toutefois aucune preuve archéologique venant étayer cette éventualité, les sépultures les plus anciennes qui ont été retrouvées datant du VIIe siècle.

L'église pré-romane, dont il ne subsiste aucune trace avérée, est entourée d'un cimetière du Haut Moyen Âge d'une importance certaine (cent-cinquante à deux-cents sarcophages).

Au Xe siècle et surtout au XIe siècle, la ville de Caen se développe le long de la rive gauche de l'Odon.

Entre la fin des années 1060 et le milieu des années 1070, le bourg ainsi constitué, qui correspond grosso modo au centre-ville actuel, est entouré d'une enceinte, plaçant la majeure partie de la paroisse Saint-Martin en position de faubourg, dit Bourg-l'Abbé.

À cette même époque, le patronage est transféré à l'abbaye aux Dames, après que Mathilde de Flandre l'a échangé avec le chapitre de la cathédrale de Bayeux.

Les évêques de Bayeux continuent toutefois à percevoir la moitié de la dîme.

Une partie de la paroisse Saint-Martin est en revanche détachée pour constituer, avec une partie de la paroisse Saint-Étienne, la paroisse Saint-Nicolas placée sous le patronage de l'abbaye aux Hommes.

La paroisse faisait partie du doyenné de Caen dans le diocèse de Bayeux.

Traversée par la route menant à la Bretagne et au Bessin, la paroisse est active.

Elle est surnommée Saint-Martin-de-la-Tannerie du fait de la présence des tanneurs sur les bords de l'Odon.


L’église romane est édifiée au début du XIIe siècle.

Elle est reconstruite dans le style gothique au XVe siècle.

L'ordonnance du 12 juillet 1791 qui réduit le nombre des paroisses caennaises de treize à sept incorpore la paroisse Saint-Martin à la paroisse Saint-Étienne.

Désaffectée définitivement en 1793, elle est vendue à un particulier comme bien national en 1796.

L’église est finalement détruite en 1798.


Architecture


Une partie de l'ancien cimetière a été exhumée dans les années 1850 lors des travaux d'élargissement de la rue de l'Académie.

Un modillon roman et deux chapiteaux à godron sont également exhumés.

Le terrain de l’église et du cimetière a été fouillé scientifiquement en 1964.

L’église était orientée nord-nord-ouest – sud-sud-est.

À l'origine, elle ne possédait pas de collatéraux et les cloches étaient placées dans un clocher-mur.

Une seconde nef, appelée dans les textes du XVIIIe siècle « la collatérale », fut adjointe par la suite à l'est.

De l'autre côté, un clocher-tour fut rajouté en 1736.

Le chœur de l'église romane se terminait par une abside semi-circulaire.

L’église du XVe siècle en revanche était constituée de deux nefs à chevet plat dont une partie reste encore aujourd’hui en élévation.





Plan de l’église et des fouilles des années 1850

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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 18:59

Église Saint-Michel de Vaucelles




Image illustrative de l'article Église Saint-Michel de Vaucelles


Présentation
Culte Catholique romain
Début de la construction XIIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Protection Logo monument historique Classé MH (1886) (clocher)
Inscrit MH (1928) (reste de l'église)

L'église Saint-Michel est l'église paroissiale de Vaucelles à Caen.


Histoire


La date de la fondation de l'église est incertaine.

La dédicace semble toutefois orienter les recherches vers l'époque carolingienne, le culte de saint Michel s'étant développé en Normandie à partir du VIIIe-IXe siècle.

La fondation de Saint-Michel de Vaucelles ferait donc partie du mouvement d'essor des paroisses urbaines de Caen caractéristique de la deuxième partie du Xe siècle et de la première partie du XIe siècle.

Quoi qu'il en soit, l'église existait avant l'arrivée de Guillaume le Conquérant à Caen puisque ce dernier offre en 1082 le patronage et les revenus de la dîme de la paroisse à l'abbaye aux Hommes.

De l'éventuelle église pré-romane, il ne reste aucune trace.

La partie la plus ancienne de l'édifice actuelle est le clocher roman qui date probablement du règne de Henri Ier Beauclerc (premiers tiers du XIIe siècle), époque où sont reconstruits la plupart des édifices religieux de Caen.

L'église a ensuite été reconstruite plusieurs fois.

Au XIVe siècle, le clocher a été coiffé d'une flèche pyramidale.

Un siècle plus tard, le chœur est reconstruit et terminé par un chevet plat.

La nef est profondément remaniée au XVIe siècle ; à cette époque, des collatéraux sont ajoutés au nord et au sud.

Enfin en 1780, l'accès à l'église est modifié : l'ancien portail sur le collatéral ouest est transformé en chapelle et une nouvelle entrée est percée dans l'axe de l'église.

La façade est alors refaite dans le style Louis XVI et un nouveau clocher est construit au-dessus du nouveau portail.



Architecture


XIIe siècle : tour romane avec un étagement des arcatures dont la décoration est de plus en plus riche suivant l'élévation à trois niveaux.


XIVe : flèche pyramidale coiffant la tour romane

XVe : chœur et chapelles

XVIe : nef et collatéraux

XVIIIe (1780) : façade classique avec une fronton triangulaire à colonnes ioniques surmonté d'une tour octogonale
Dimension : 53 mètres de long pour 26 mètres au maximum (22 mètres dans la nef)

L'église a été classée monument historique en deux temps: le clocher fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 juillet 1886, le reste de l'édifice d’une inscription depuis le 13 avril 19283.






Statue en bois polychrome de Saint Michel





Clé de voûte représentant Saint Michel





Décor mural sous l'ancien clocher





Rosace de la façade


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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 19:20

Église Saint-Nicolas de Caen


Église Saint-Nicolas



Image illustrative de l'article Église Saint-Nicolas de Caen


Présentation
Nom local Saint-Nicolas-des-Champs
Culte Catholique romain
Type Désaffectée
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XVe siècle
Style dominant Roman
Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1913)
SC (1939)

L'église Saint-Nicolas, parfois appelée Saint-Nicolas-des-Champs, est une église fondée au XIe siècle dans le Bourg-l'Abbé de Caen.

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 août 1913.



Histoire


L'église est construite après l’achèvement de l'église Saint-Étienne par les religieux de cette église pour les paroissiens qui commençaient à se grouper autour de la nouvelle abbaye.

L'église est alors construite en dehors des limites de la ville d'où son surnom de « Saint-Nicolas-des-Champs ».

Selon Arcisse de Caumont, l'église de type roman est terminée en 1093.


Au cours des siècles, l'église est améliorée :

XIIIe siècle : hauts toits de pierre de forme conique coiffant le chevet.


XVe siècle : tour méridionale sur une souche plus étroite ; voûtement de la nef, des collatéraux et du chœur.



La paroisse faisait partie du doyenné de Caen dans le diocèse de Bayeux.

À partir de 1793, l'église n'est plus utilisée pour le culte catholique.

Elle sert tour à tour d'écurie pour la cavalerie de l'armée puis de dépôt de remonte.



Architecture


L'église s'inspire de la tradition monastique bénédictine normande (abbatiale de Cerisy ou de Boscherville).

Elle présente une façade harmonique non achevée, le narthex ouvre sur l’extérieur ; elle comporte sept travées dont l’élévation latérale est à trois étages : grandes arcades moulurée seulement aux trois dernières travées retombant sur des piles cruciformes, chapiteaux très simples, niveau intermédiaire comportant deux meurtrières non moulurées ouvrant sur les combles des bas-côtés, l’étage supérieur comporte une grande fenêtre non ornée.

La croisée des transepts est surmontée d’une tour-lanterne.

Les bras du transept comportent chacun une absidiole (cinq arcatures au nord, trois au sud).

Le niveau moyen de l’élévation du chœur est plus décoré (quatre étroites baies au lieu de deux, inscrites dans de courtes arcatures en plein cintre).

L'élévation extérieure est d’un grand dépouillement, fenêtres non moulurées inscrites dans de grands arcs en plein cintre.

La tour centrale ne comporte qu’un étage percé de hautes baies en plein cintre.

Le chœur moins austère : deux arcatures plaquées par travées à la base du chœur, voussure des baies moulurées, cordon de billette au niveau des archivoltes du second étage, corniche à modillons et hautes demi-colonnes.



Fiche technique :


Longueur totale : 66 m.
Longueur de la nef : 35 m.
Largeur de la nef : 10 m.
Longueur du transept : 33 m.
Profondeur du chœur : 19 m.
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 20:18

Église Notre-Dame-de-la-Gloriette



Ancienne Sainte-Catherine-des-Arts




Image illustrative de l'article Église Notre-Dame-de-la-Gloriette


Présentation
Culte Catholique romain
Type Jésuite
Début de la construction 1684
Fin des travaux 1689
Style dominant Classicisme
Protection Logo monument historique Classé MH (1909)
SC, 30/03/1939



L'église Notre-Dame-de-la-Gloriette, anciennement appelée Sainte-Catherine-des-Arts, est un lieu de culte construit par les Jésuites dans le centre-ville ancien de Caen à la fin du XVIIe siècle.

Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 9 juillet 1909.


Histoire


Par des lettres patentes du 6 décembre 1608, Henri IV, malgré la résistance des habitants de Caen, fait donation aux Jésuites du Collège du Mont, situé rue Saint-Étienne (actuelle rue Arcisse de Caumont).

Pendant longtemps, cette maison ne possède pas d'église et doit se contenter d'une simple chapelle aménagée dans le collège.

Dès les années 1610, des projets d'extension du collège prévoient toutefois la construction d'une véritable église au sud-est du collège dans le Pré aux Ébats situé dans l'île des Petits Près alors en cours d'urbanisation.

Les Jésuites achètent ces terrains à la ville, moyennant une rente, en 1667.

En 1684, ils jettent les fondements de leur église, dont la première pierre est posée, par le poète Jean Regnault de Segrais, en qualité de premier échevin de la ville.

Les travaux, dirigés par le père André, procureur des Jésuites, sont achevés en cinq ans et l'église est consacrée le 31 juillet 1689 sous le nom de Sainte-Catherine des Arts.

Après la suppression de l'ordre de Jésuites en 1762, l'église est donnée à l'université de Caen qui l'aurait louée à un marchand de farines.

À partir de 1791, l'abbé Chenin y célèbre le culte constitutionnel ; puis à partir de 1793, elle devient le lieu de réunion des fêtes décadaires.

Il est question pendant un temps de convertir l'église en salle de spectacle ou en abattoir.

Comme on y avait entreposé pendant la Révolution le mobilier confisqué dans les autres églises, on envisage également de la transformer en musée quand la ville de Caen cherche un local pour ouvrir le musée des Beaux-Arts.

On décide finalement le 25 octobre 1801 d'installer le musée dans l'aile gauche de l'ancien séminaire des Eudistes ; mais pendant les travaux nécessaires à la reconversion de l'ancien séminaire, qui durent jusqu'en 1809, les tableaux provenant des fonds du musée du Louvre sont entreposés dans l'ancienne église des Jésuites.



L'église est rendue au culte catholique en 1802 et devient paroissiale sous le nom de Notre-Dame, en remplacement de celle de Froide-Rue rebaptisée Saint-Sauveur.

Le 6 mars 1884, les ossements de Jean Eudes, transférés de l'église des Très-Saints-Cœurs-de-Jésus-et-Marie à Notre-Dame en 1810, ont été déplacés dans la crypte qui se trouve sous le transept sud de l'église.

Au XIXe siècle, elle fait l'objet de quelques travaux de rénovation et d'embellissement.

En 1909, la totalité de l'édifice est classée monument historique (CLMH, 09/07/19098).

Depuis 1987, le diocèse de Bayeux et Lisieux prête l'église à la Maîtrise de Caen qui y donne 20 d’auditions par an le samedi midi, ainsi que des concerts dans le cadre de la programmation du Théâtre de Caen.



Architecture



Plan de l'église

Dimension :

1163 m² en tout ;
48 mètres de long ;
23 mètres de large maximum (21 au niveau de la façade).


Extérieur


L’église est orientée nord-est - sud-ouest dans l'axe de la rue Jean-Eudes.

Le parvis, de forme rectangulaire, s'ouvre sur la rue Saint-Laurent.

Un autre projet présenté en 1619, prévoyait de construire l’église perpendiculairement à la rue de Bras.

Comme la plupart des églises jésuites, la façade principale a fait l'objet d'un soin particulier et s'inspire de l'église du Gesù ; les portes secondaires et probablement les oculi au-dessus de ces ouvertures ont été percées en 1846-1847.

A contrario, les autres façades de l'édifice sont restées nues.

À cela, on peut apporter deux explications.

L'une est pratique ; l'église a été érigée à proximité de la courtine complétant les fortifications de Caen, construite dans les années 1590, et n'était donc pas visible de ce côté.

L'autre raison est plus symbolique ; l'église est traitée comme un décor de théâtre, les Jésuites étant féru des arts de la scène dans leur enseignement, comme nous le démontre d'ailleurs la première dédicace de l'église.

L'église a été construite sur un terrain marécageux au bord du Petit Odon, recouvert dans les années 1930 ; de ce fait, la façade penche légèrement vers la droite.

Le parvis de Notre-Dame est délimité par une rangée d'arbres et séparé de la rue Saint-Laurent par des chaînes qui auraient servi autrefois à fermer la rue de l'université (actuelle rue Pasteur) ; ce site est classé monument historique (SC, 30/03/19398).





Chevet de l'église





Porte principale


Intérieur



L'église est orientée à l'ouest, c'est-à-dire dans le sens inverse des autres.

De plan basilical, la nef est encadrée par deux bas-côtés, surmontés de tribunes en 1846-1847, et le transept est très légèrement saillant ; l'abside semi-circulaire est aveugle et le cul-de-four du chœur fut décoré en 1876 d'une scène de l'Assomption, peinte par Perrodin.

Les doubleaux du chœur ont été ornés à la fin du XIXe siècle de symbole des litanies, œuvre de l'atelier Jacquier.

Enfin en 1901, la coupole du transept fut revêtue d'une Glorification de Saint-Jean-Eudes par Henri Lerolle.







Nef et chœur






Bas-côté nord





Voûtes de la nef






Croisée du transept




Mobilier


De nombreux éléments de mobilier liturgique, dont la plupart sont classés monument historique au titre d'objet, sont entreposés dans l'église depuis le Consulat.

Certains sont entrés dans les collections du musée des Beaux-Arts de Caen, d'autres sont restés dans l'église.



Le maître-autel


Dans l'abside, s'élève un maître-autel provenant de l'abbaye aux Dames et entreposé à Notre-Dame-de-la-Gloriette après la fermeture du monastère en 1790.

L'autel est en marbre blanc.

La partie inférieure date de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, à moins qu'elle ait été réalisée après la reprise du culte en 1802.

Elle est ornée d'un bas-relief représentant le buste de la Vierge inscrit dans un médaillon encadré de part et d'autre par des guirlandes de fleurs disposées symétriquement.

De chaque côté du panneau central, trois balustres sont reliés par une tablette à hauteur d'appui.

Dans la partie supérieure de l'autel, le tabernacle, réalisé dans la deuxième partie du XVIIIe siècle, est enchâssé dans un gradin.

La porte en plein cintre en bronze doré est finement ciselée et encadré par des palmiers.


Derrière l'autel, un groupe de statues dorées posé sur un socle en marbre de Vieux représente l'Enfant Jésus entouré à sa droite par saint Joseph et à sa gauche par la Vierge.

Jésus est représenté nu dans un lit de paille devant lequel sont agenouillés ses parents.

Cet ensemble datant de la première partie du XVIIIe siècle est librement inspiré de la crèche réalisée par Michel Anguier pour l'église du Val-de-Grâce et aujourd'hui exposée dans l'église Saint-Roch de Paris.

L'autel est surmonté d'un baldaquin commandé en 1707 par Françoise Froulay de Tessé, abbesse de l'abbaye aux Dames, au moine architecte Guillaume de La Tremblaye.

Ce dernier s'est très fortement inspiré du maître-autel de l'abbatiale de Saint-Germain-des-Prés réalisé quatre ans plus tôt par Gilles-Marie Oppenord.

La réalisation de l'autel est attribuée à un Brodon, Guillaume Brodon ou ses fils André et Michel, architectes ayant participé à la construction.

Il est formé d'une coiffe reposant sur six colonnes monolithes lisses corinthiennes.

Les colonnes en marbre de Vieux reposent sur des socles en pierre de Caen sur lesquels on a appliqué du marbre vert.

Les chapiteaux et la base des colonnes sont dorés.

La coiffe en elle-même est composée de six branches en bois doré reposant sur un entablement en fer à cheval peint pour imiter le marbre et se rejoignant pour former une couronne surmontée d'un globe sur lequel est fixé d'une croix.

La partie vide de l'entablement est occupée par une guirlande nuageuse sur laquelle reposent trois personnages : deux chérubins tiennent du raisin et des épis, alors qu'au milieu un ange presque grandeur nature et paraissant planer au-dessus de l'autel tient une banderole sur laquelle il est écrit IN EXCELSIS DEO (gloire à Dieu).

Cet ensemble, classé monument historique au titre d'objet depuis le 16 décembre 1907, est aujourd'hui en mauvais état, les parties en bois, notamment le bras droit de l'ange, nécessitant d'être consolidées et redorées.





Le maître-autel dans l'abside





Vue d'ensemble





Baldaquin





Table de l'autel



Les autres autels et la chaire



D'autres autels en bois taillé, peint et doré sont exposés dans l'église et classés depuis le 8 juillet 1980 :


l'autel de sainte Anne (premier quart du XIXe siècle) avec une statue en pierre représentant l'Éducation de la Vierge
l'autel de la Vierge avec une statue en pierre de la Vierge à l'enfant
l'autel des fonts baptismaux (XVIIIe siècle) avec une toile représentant le Baptême du Christ, peinte entre 1623 et 1641 par Côme Duhey et offerte par Jacques Gervaise à l'origine pour orner une chapelle
l'autel de saint Laurent (xviiie siècle) avec un tableau représentant le Martyre de saint Laurent
l'autel de saint Charles Borromée (xviiie siècle) avec un tableau représentant saint Charles Borromée transporté au ciel
l'autel de Notre-Dame de Pitié (xviiie siècle) avec un tableau représentant la Déploration.

Dans les croisillons du transept, les deux autels secondaires qui se font face ont été classés le 30 avril 1909.

Leur forme légèrement concave qui épouse le plan de l'édifice rend probable l'hypothèse selon laquelle ces autels auraient été conçus dès l'origine pour l'église des Jésuites.

Ils sont composés d'un retable en bois avec des toiles d'Étienne Jeaurat, surmontées d'une gloire et encadrées par deux séries de deux pilastres ioniques cannelés et rudentés.

Au-dessus de l'entablement, quatre volutes se rejoignent pour former un dais qui porte une croix.

À l'origine, le bois était polychrome, mais il a été décapé et vernis au XIXe siècle.

Dans le transept nord, le tableau, inspiré d'une œuvre de François Lemoyne, représente l'Annonciation : l'archange Gabriel surplombe la Vierge agenouillé qui méditait sur la Bible ; de son index, il pointe vers le ciel et vers la gloire dans laquelle est sculptée la colombe du Saint-Esprit.

Le même dispositif est employé dans la composition du retable du transept sud : Marie-Madeleine est au pied du Christ dont le doigt indique cette fois-ci le IHS gravé dans la gloire.

Enfin une chaire, également classée depuis le 16 décembre 1907, a été remontée sur le pilier oriental séparant le chœur du transept.

Selon Bouet, il daterait des années 1735-1750 et proviendrait du monastère des Bénédictins.

Il est en bois sculpté et un panier fleuri est gravé sur le devant.





Baptême du Christ, Côme Duhey






Annonciation, Étienne Jeaurat






Apparition du Christ à la Madeleine, Étienne Jeaurat




La décoration du chœur


La partie inférieure des murs du chœur sont ornés par un ensemble de décor, datant de la fin du XVIIe siècle ou du début du XVIIIe siècle, classé le 16 décembre 1907.

Il est constitué de lambris en bois peints surmontés d'un entablement sur lesquels reposent des statues d'ange et des reliquaires.

Les panneaux, orné d'entrelacs dorés, devaient être à l'origine gris, mais ont été repeints en marron au XIXe siècle.

Comme le maître-autel, les cinq reliquaires en bois taillé et doré proviennent de l'abbaye aux Dames, sauf les deux qui se trouvent aux extrémités de l'abside qui étaient autrefois la propriété de l'église Notre-Dame-de-Froide-Rue.

Ils offrent l'exemple de cinq types différents de reliquaire ; les deux coffrets centraux surmontent des bas-reliefs représentant pour l'un l'Annonciation et pour l'autre l'Adoration des Mages ; entre ces deux bas-reliefs, un troisième de plus grande dimension illustre la Purification.

Chaque reliquaire est encadré par un ange d'un mètre de haut environ en terre cuite doré assis sur des lambrequins et portant des guirlandes de fleurs.

Ces anges ont peut-être été transférés de l'abbaye aux Dames

Les ferronneries clôturant le chœur sont également classées depuis 8 juillet 1980.

Ces grilles en fer forgé peint et doré datent de la fin du XVIIIe siècle ou du début du XIXe siècle.



L'orgue






Le grand orgue



En 1837, la paroisse a fait l'acquisition d'un orgue autrefois installé dans un château.

Il a été repris par Charles Spackmann Barker qui travaillait pour la maison Verschneider.

La partie instrumentale a ensuite été restaurée par Charles Mutin, Aristide Cavaillé-Coll et en 1932 par Victor Gonzalez.

Enfin en 1959, la maison Rothinger a ajouté un positif de dos et a électrifié l'orgue.


L'orgue néo-classique de transition a été classé en deux temps :

le 13 mai 1976 pour le buffet,
le 20 juin 1989 pour la partie instrumentale.
Le buffet est orné de nœud, d'instrument de musique et d'oiseau.

Il repose à l'entrée de la nef sur les tribunes construites en 1846-1847 et dont les grilles du XVIIe siècle sont classées depuis le 16 décembre 1907.


La composition du clavier est :

I Grand Orgue C–
montre 16′
montre 8′
bourdon 8′
flûte 8′
salicional 8′
prestant 4′
flûte 4′
doublette 2′
plein jeu V
trompette 8′
II Positif C–
bourdon 8′
prestant 4′
flûte 4′
quarte 2′
nasard
tierce
cymbale IV
cromorne 8′
III Récit expressif C–
principal 8′
gambe 8′
voix Céleste 8′
cor de nuit 8′
flûte 4′
octavin 2′
sesquialtera II
plein jeu IV
clairon 4′
trompette 8′
basson 16′
hautbois 8′
voix humaine 8′
Pédale C–
soubasse 16′
Soubasse 8′
principal 16′
Principal 8′
Principal 4′
bombarde 16′
Bombarde 8′
Bombarde 4′
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 20:34

Église Saint-Pierre de Caen


Église Saint-Pierre





Vue depuis le château


Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Début de la construction xive siècle
Fin des travaux xvie siècle
Style dominant Gothique et Renaissance
Protection CLMH, liste de 1840

L'église Saint-Pierre de Caen est l'une des principales églises du centre-ville ancien de Caen.

Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.


Histoire


XIVe : Façade ornée d'une immense rose, clocher gothique
XVe : Nef et bas-côtés
XVIe (1518) : Abside renaissance

Dénommée successivement Saint-Pierre de Darnetal, Saint-Pierre-sous-Caen, Saint-Pierre-du-Châtel, Saint-Pierre-en-Rive, cette église, souvent appelée à tort par les touristes « la cathédrale », était le plus grand édifice religieux de Bourg-le-Roi ; un soin particulier fut donc apporté à son développement.

C’est dans cette église que se déroulaient les principales cérémonies publiques.

Ainsi quand Henri IV abjure la religion protestante, mettant ainsi fin aux guerres de religion, c’est dans l’église Saint-Pierre qu'est chanté le Te Deum en présence des représentants civils et religieux de toute la cité.

L'église a été transformée en Temple de la Raison de 1793 à 1795.

Les travaux s’échelonnent sur plusieurs siècles mais respectent l'unité d'ensemble qui offre encore aujourd’hui des parties remarquables.

La tour est élevée en 1308, l'aile droite en 1410, l'aile gauche peu de temps après, le grand portail ou Portail Neuf en 1384.

La façade nord est ornée au XIVe siècle d'une immense rosace d'une extrême légèreté.

Au XIVe siècle, on construit également son célèbre clocher gothique, considéré comme "le roi des clochers de Normandie" et qui influencera de nombreux autres monuments.

La flèche de la chapelle Notre-Dame du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon par exemple s'en inspire fortement.

Les bas-côtés et les parties hautes de la nef sont construits au XVe siècle dans le style flamboyant.

Menés par Hector Sohier, les travaux de l'abside, construite sur pilotis sur l’Odon, des voûtes du chœur et des ailes sont commencés en 1521 et terminés sans doute un demi-siècle plus tard.

Contrastant harmonieusement avec le reste de l’édifice, c’est l'un des exemples les plus parfaits de la première Renaissance caennaise.

Le porche sous la tour est restauré en 1608 avec des ornements en statues.

À la fin des années 1850, le pilier nord-ouest du clocher est menacé par des mouvements de terrain.

L'architecte Guy est chargé des travaux de consolidations.

Dans la nuit du 8 au 9 juin 1944, la flèche de l'église, fauchée par un obus de 420 mm probablement tiré depuis le HMS Rodney, s'effondre de ses soixante douze mètres dans la nef.

Un début d'incendie détruit également la toiture. Reconstruit en 1957, le clocher fait aujourd'hui soixante quinze mètres, soit six de plus que les tours de Notre Dame dont la petite flèche culmine à quatre vingt seize mètres.



Façade nord



Fin XIXe siècle




Début XXIe siècle



Architecture





Voûtes gothiques





Chevet Renaissance




L'orgue


Un orgue que l'on peut contrôler à distance a été installé par Jean-François Dupont en 1997.

Il remplace un instrument Danion-Gonzales remplaçant lui même un Cavaillé-Coll détruit durant la guerre en 1944.

Suspendu sur le côté gauche de la nef, il est donc en nid d’hirondelle.



Composition






L'orgue de Jean-François Dupont


Positif C–
Bourdon 8'
Salicional 8'
Prestant 4'
Flûte à cheminée 4'
Doublette 2'
Plein-Jeu 3r (français)
Complément allemand 2-4r
Sesquialtera 2r
Cromorne 8'
Régale 8'
Grand-Orgue C–
Bourdon 16'
Montre 8'
Flûte à cheminées 8'
Prestant 4'
Gemshorn 4'
Grosse Tierce 3'1/5
Quinte 2'2/3
Flûte cônique 2'
Mixture 4-6r (allemande)
Complément français 2-4r
Cornet 5r
Trompette 8'
Résonance C–
Bourdon 8'
Montre 4'
Nasard 2'2/3
Quarte 2'
Tierce 1'3/5
Larigot 1'1/3
Septième 1'1/7
Sifflet 1'
Trompette 8'
Grosse Trompette 8'
Clairon 4'
Pédale C–
Soubasse 16'
Principale 8'
Grosse Quinte 5'1/3
Posaune 16'
Trompette 8'
Tirasse GO
Tirasse POS
Tirasse RES
Tirassde RES en 4'
Accouplement POS/GO
Accouplement RES/GO
Accouplement GO/RES
Tremblant POS
Tremblant RES





Église Saint-Pierre vue du château.

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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 20:43

Église Saint-Ouen de Caen


Image illustrative de l'article Église Saint-Ouen de Caen



Clocher de l'église


Présentation
Culte catholique
Début de la construction XIe siècle
Autres campagnes de travaux XVe siècle
Style dominant Roman et gothique
Protection Inscrit MH (1928)

L'église Saint-Ouen de Caen est une église paroissiale catholique dédiée à saint Ouen, située dans la ville de Caen (quartier Saint-Ouen).

L'église fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1928.


Histoire


L'église est fondée dans les années 1070, lors de la translation des reliques de saint Ouen de Rouen à Rots, et son patronage est donné à l'abbaye aux Hommes dans une deuxième charte en 1077.

Il ne s'agit à l'origine que d'une succursale sous forme d'une chapelle bien que la charte faisait référence à l'église Saint-Ouen de Villers.

La première référence à la paroisse Saint-Ouen apparait en 1494 dans le pouillé du diocèse de Bayeux, la paroisse apportant la plus faible des contributions des paroisses de la ville.

La paroisse faisait partie du doyenné de Caen dans le diocèse de Bayeux.

L'ordonnance du 12 juillet 1791, qui réduit le nombre des paroisses caennaises de treize à sept, incorpore à la paroisse Saint-Étienne celle de Saint-Ouen ; l'église conserve la qualité de succursale.

Elle redevient une église paroissiale en 1803 suite à une pétition des habitants de Villers.

Le cimetière de l'église est fermé en 1884 à cause de sa superficie trop réduite.



Architecture






Nef





Pierre tombale encastrée sous le porche






Autel du transept sud
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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 20:56

Église du Vieux Saint-Sauveur de Caen




Image illustrative de l'article Église du Vieux Saint-Sauveur de Caen


Présentation
Nom local Halle aux grains ou au beurre
église Saint-Sauveur-du-Marché
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale désaffectée
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XVIIIe siècle
Style dominant Gothique, Renaissance
Façade de style Louis XVI
Protection Classé MH, 29/06/1951

L'église du Vieux Saint-Sauveur est un ancien lieu de culte sur la place Saint-Sauveur dans le centre-ville ancien de Caen.

Avant la Révolution française, l'église était paroissiale et s'appelait juste église Saint-Sauveur.

Elle a pris son nom actuel en 1802 quand l'église Notre-Dame-de-Froide-Rue, devenue centre de la nouvelle paroisse, a été rebaptisée église Saint-Sauveur de Caen.

Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 juin 1951.


Histoire


L'église Saint-Sauveur, qui est sans doute fondée à la fin de l'époque carolingienne, est un édifice dont les plus anciennes parties remontent à la fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle (pour la tour notamment).

On l'appelle dès 1130 St-Sauveur-du-Marché, ancien nom de la place où elle se trouve.

Elle est remaniée à plusieurs reprises au cours des XIVe et XVe siècles.

Un nouveau chœur est bâti entre 1530 et 1546 dans le style gothique flamboyant.

En 1698, le cimetière qui entourait l'église est déplacée afin d'agrandir la place Saint-Sauveur ; la place laissée libre sur la rue de la Chaîne (actuelle rue Pasteur) et la rue Saint-Sauveur est alors envahie par des maisons qui viennent s'appuyer sur l'église.

Quand la place Saint-Sauveur est réaménagée en profondeur dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, la façade du XVe siècle est détruite et un nouveau portail de style classique est édifié un peu plus à l'ouest.

La superficie au sol de l'église est de 754 m2.


La paroisse faisait partie du doyenné de Caen dans le diocèse de Bayeux.

En février 1791, commencent les pourparlers entre la municipalité et le Directoire en vue de réorganiser les paroisses caennaises.

On prévoit de fermer l'église de Saint-Sauveur et de transférer son titre à l'église des Cordeliers.

L'ordonnance royale du 12 juillet 1791 ferme effectivement l'église, mais son titre est cédé à Notre-Dame de Froide-Rue qui prend alors le nom de Saint-Sauveur.

Au XIXe siècle, l'ancienne église, désormais appelée le Vieux-Saint-Sauveur, est transformée en halle aux grains, puis en halle au beurre.

Le 9 août 1837, la flèche construite au xvie siècle est abattue pour cause de vétusté malgré les protestations des Caennais de l'époque.

Lors de la bataille de Caen en 1944, elle est très endommagée.

La destruction du Palais des facultés permet de dégager la vue sur le chevet de l'église, un jardin public ayant été aménagé à son emplacement.

Depuis la fin des années 1980, elle fait l'objet de nombreuses restaurations (arcs-boutants, chœur et dernièrement, croisillon du transept).

Des fresques datant de la deuxième moitié du XVIe siècle ont été mises à jour sur la voûte.



Le clocher





Avant la destruction de la flèche






Après la destruction de la flèche



Architecture






Le bas-côté gothique





L'ancien portail gothique






Clé de voûte et fresques Renaissance





La partie Renaissance






Façade principale, après restauration en 2013


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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 21:11

Église Saint-Sauveur de Caen
Ancienne Notre-Dame-de-Froide-Rue




Image illustrative de l' Église Saint-Sauveur de Caen


Présentation
Culte Catholique romain
Début de la construction XIVe siècle
Fin des travaux XVIe siècle
Autres campagnes de travaux XVe siècle
Style dominant Gothique
Renaissance
Protection Logo monument historique Classé MH (1889)



L'église Saint-Sauveur est un lieu de culte catholique dans le centre-ville ancien de Caen.

Avant 1802, cette église s'appelait Notre-Dame-de-Froide-Rue.

Depuis 1802, elle est dédiée au saint Sauveur (Jésus-Christ).

Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis 1889.



Histoire





L'abside peinte par Ambrose Poynter vers 1830



Selon la tradition populaire, l'église Notre-Dame de Froide-Rue aurait été fondée au VIIe siècle par saint Regnobert ; tous les ans, on célébrait la fête de l'ancien évêque de Bayeux comme étant le fondateur de la paroisse.

De l'édifice roman primitif, il ne reste aucune trace.

Il en va de même pour l'édifice roman construit au XIIe siècle.

L'église dans sa configuration actuelle a été composée en trois étapes.

Le clocher et la nef la plus à l'est, dédiée à Saint-Eustache, ont été érigés au XIVe siècle.

Au XVe siècle, l'édifice a été transformé en église-halle par l'adjonction d'une deuxième nef prolongée par une abside à trois pans ouverts par des baies en arc brisé ; un grand arcs en ogive a alors été percé et la base de la tour a été remaniée pour l'intégrer à l'intérieur de l'édifice.

Le portail ouvrant sur la rue Froide et la porte en bois ciselé qui le clôt datent également de cette époque.

Probablement ébranlée par la construction de la grande arche séparant les nefs, l'abside de la nef Saint-Eustache est reconstruite au XVIe siècle ; les soubassements et les ouvertures en plein cintre témoignent de cette rénovation dans un style Renaissance, terminée en 1546.

Aujourd'hui, la superficie au sol de l'église est de 875 m² (presbytère compris).

Lors de son passage dans la ville, Saint-Ouen aurait déposé à Notre-Dame les reliques de Saint Marcouf ; des inscriptions gravées dans une chapelle rappelleraient cet évènement.

En 1153, l'église est érigée en prébende de la cathédrale de Bayeux par l'évêque Philippe d'Harcourt ; le chanoine de Notre-Dame bénéficie ainsi du patronage, de la collation et du déport de cette église.

En août 1323, Philippe VI autorise les paroissiens à se doter d'un lieu de sépulture propre, les corps des paroissiens étant jusqu'alors inhumés dans les cimetières des autres paroisses.

Des maisons à proximité de l'église sont achetées et on aménage à leur place un cimetière qui est agrandi en 1393.

Jusqu'à la Révolution, l'eau bénite est consacrée une fois par an dans les fonts baptismaux pendant la fête de l'Épiphanie ; cet usage, courant dans plusieurs églises orientales, avait pourtant été banni du culte catholique lors du concile de Rouen de 1072.

Le 30 décembre 1775, un séisme frappe la ville de Caen.

Des pierres tombent de l'église Notre-Dame et blessent deux personnes.


La paroisse faisait partie du doyenné de Caen.

L'ordonnance royale du 12 juillet 1791 visant à réorganiser les paroisses caennaises ferme l'église Saint-Sauveur-du-marché et transfère son titre à Notre-Dame de Froide-Rue qui prend alors le nom de Saint-Sauveur.

Le culte, supprimé pendant un temps, est rétabli en 1802.



Architecture


La totalité du bâtiment est classée monument historique depuis 1889.

L'église était autrefois entourée de maison sur deux côtés.

Seule les façades sur la rue Froide et la rue Saint-Pierre étaient visibles.

Pendant les bombardements de la bataille de Caen en 1944, les maisons cachant la nef Saint-Eustache sont détruites ; lors de la Reconstruction de Caen, on décide de laisser intacte la perspective sur l'édifice en créant la place Pierre-Bouchard.

Du côté de la rue Froide, un escalier intrigue les archéologues.

Sa destination reste encore un mystère.

Selon Henri Prentout, il ne donne accès ni à une tribune dédiée à de riches paroissiaux, ni à un oratoire privé pour les prêtres, ni à une chaire extérieure.

Selon lui, il s'agit d'une monstrance qui servait à montrer des reliques surnommées « le Verdun », du nom de leur donateur.

Mais cet usage n'a jamais été véritablement prouvé.



Les vitraux sont réalisés par Max Ingrand.





Chapelle funéraire





Porte du XVe siècle, rue Froide





L'escalier de la rue Froide





Le chœur


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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 21:25

Collégiale du Saint-Sépulcre de Caen





Image illustrative de l'article Collégiale du Saint-Sépulcre de Caen


Présentation
Culte Catholique romain
Type Collégiale désaffectée
Début de la construction xiiie siècle
Fin des travaux xviiie siècle
Style dominant Classicisme
Protection Logo monument historique Classé MH (1934)

La collégiale du Saint-Sépulcre de Caen est une ancienne collégiale fondée au XIIIe siècle dans le quartier du Vaugueux à Caen.

Ce monument fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 23 février 1934.


Histoire


La première église


Le prêtre Guillaume Acarin, conseiller de Philippe Auguste et de son successeur Louis VII, fait vœu lors de son pèlerinage à Jérusalem de bâtir à Caen une église suivant les plans du Saint-Sépulcre.

Le chapitre de Bayeux lui offre un terrain sur la colline faisant face au château de Caen et sur lequel se dresse une chapelle construite au XIIe siècle.

En 1219, l'église du Saint Sépulcre est construite à l'est de la vieille chapelle dédiée à sainte Anne.

Si l'on en croit les écrits, il s'acquitte généreusement de ses engagements et l'église est pour l'époque considérée comme une petite merveille.

On y remarque surtout une chapelle dite « du Monument » parce qu'elle représente fidèlement le tombeau de Jésus-Christ.

On y conservait un morceau de la Vraie Croix.

Le dimanche des Rameaux, des processions partaient des différentes paroisses de la ville pour venir adorer cette relique.

Une autre cérémonie très fréquentée se tenait le Vendredi saint.

D'autres reliques étaient entreposées dans l'église, comme des meubles et des vêtements ayant appartenu à Thomas Becket.


Le chapitre de chanoines était à l'origine composé de seize membres.

Leur nombre fut ensuite plus important, avant qu'il ne se stabilise à 10 : un doyen et neuf chanoines qui tiraient leur revenu de la prébende.

Le premier doyen est le fondateur de l'église, Guillaume Acarin.

L'église est pillée lors de la prise de Caen en 1346.

Comme l'église se trouve en dehors des fortifications de Caen, les chanoines reçoivent l'autorisation de se mettre en sureté en s'entourant de remparts et de fossés.

En 1372, il est fait mention d'une enceinte défensive entourant l'église, son cimetière, ainsi qu'un jardin ; l'accès à l'ensemble se faisait par une porte à deux vantaux à claire-voie.

Le fort était également protégé par cinq balistes.

Mais ces fortifications, insuffisamment entretenues, ne permettent pas de résister à un assaut et disparaissent avant le XVIe siècle.





Vestige de l'ancienne chapelle Sainte-Anne (XIIe siècle)



L'église du Sépulcre, insuffisamment protégée, tombe au pouvoir des Anglais lors du siège de 1417.

Ces derniers nomment un de leurs hommes, Jean Fane, comme doyen et emportent le morceaux de la Vraie Croix.

Mais selon Charles de Bourgueville, ils rendent la relique aux chanoines suite à divers désastres que les conquérants interprètent comme des punitions divines.

Les religieux font alors dresser une chapelle.

Les huguenots dévastent à leur tour l'église lors du pillage de la ville en mai 1562.

En août de la même année, Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon et gouverneur de Normandie, proche des calvinistes, fait démolir l'édifice à coup de canon au prétexte que cette position élevée pouvait être investie par les Protestants qui auraient ainsi inquiété la garnison du château de l'autre côté du vallon.



L'église actuelle


Après la destruction de leur église, les chanoines du Saint-Sépulcre s'installent dans la modeste chapelle Sainte-Anne.

En 1629, les chanoines font établir à leurs frais les degrés en granit qui conduisent encore, de la rue du Vaugueux à la place du Saint Sépulcre.

Jusqu'au début du XVIIIe siècle, les chanoines disposent d'une chapelle d'environ 30 mètres sur 10.

Vers 1740, on lui ajoute une sacristie avec des boiseries richement décorées.

En 1761, le doyen charge l'architecte local, Jean Boisard de bâtir le clocher et deux chapelles formant l'ébauche d'un transept.

À la veille de la Révolution française, l’église est dans une excellente situation financière.

En 1785, une nouvelle campagne d'agrandissement est entreprise par Laguillière afin d'harmoniser les différentes parties de l'église, mais les travaux sont interrompus par la Révolution.


L'église depuis la Révolution


En 1791, la collégiale est dissoute.

L'église est affectée en 1817 au service de l'artillerie.

En février 1910, un projet de construction d'une école pour les filles est adopté par le conseil municipal.

Il prévoit la destruction de l'église, alors inutilisée.

Des associations de particuliers, relayés par le Préfet du Calvados, souhaite la conservation du clocher qu'un membre du conseil municipal qualifie en retour de « tour à pigeons ».

Finalement, le conseil municipal décide en 1911 de modifier les plans de la nouvelle école pour conserver la tour recouverte de lierre, sauvée par son aspect « pittoresque » (rapport de Guerlin du Guer).

Mais le projet traine jusqu'en 1913 car l'armée demande des indemnités en vertu de la convention passée en 1817.

Le 25 juin 1914, la déclaration d'utilité publique est signée.

Mais la Première Guerre mondiale éclate en juillet et le projet est définitivement abandonné.

En 1920, l'armée quitte les lieux qui sont désormais occupés par les archives départementales.

La totalité de l'église est classée monument historique en 1934.

Pendant la bataille de Caen, l'église est légèrement endommagée.

Une toiture provisoire est posée en 1945, puis la charpente est reconstruite.

En 1962, l'édifice est cédé à la ville par le département.

La Société des antiquaires de Normandie y installe en juillet-août 1963 les collections du musée des antiquaires de Normandie.

Aujourd'hui, l'église est ouverte occasionnellement pour accueillir des manifestations organisées par la ville de Caen.



Architecture


L'emprise au sol de l'église est de 674 m².

Elle est longue de 53 mètres pour un maximum de 18 mètres.


De la chapelle Sainte-Anne du XIIe siècle, il ne reste plus qu'un fragment de la façade incorporée au mur sud de l'église actuelle.

Il s'agit de deux fenêtres séparées par un contrefort et surtout d'une porte murée dont le décor de frettes crénelées est caractéristique de l'architecture médiévale normande.

On en retrouve des exemples au château de Caen (salle de l'Échiquier) ou à l'abbaye aux Dames (église abbatiale).

Ces ouvertures ont été murées au XVIIIe siècle.

Au-dessus d'une base carrée, la tour octogonale est surmontée d'un dôme à huit pans.

Elle est typique de l'architecture de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, comme le clocher de l'église Saint-Michel de Vaucelles construit 20 ans plus tard.

Le décor de l'abside, scandé par des colonnes d'ordre corinthien, offre également un bon exemple du classicisme français.

Le toit de la nef est surmonté d'une contre-courbe assez aiguë.






Détail de l'abside (XVIIIe siècle)






Pavillon d’entrée


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MessageSujet: Re: ville de Caen   Dim 15 Juin 2014 - 21:34

Chapelle Sainte-Paix



Image illustrative de l'article Chapelle Sainte-Paix


Présentation
Nom local Saint-Marc de Toussaint
Culte Catholique romain
Type Chapelle désaffectée
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XVIIe siècle
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Protection Logo monument historique Classé MH (1975)



La chapelle Sainte-Paix est un lieu de culte construit au XIe siècle sur le territoire de Mondeville incorporé à Caen au XVIIIe siècle.


Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 3 juin 1975.



Homonymie



Cette chapelle, qui a porté aussi le nom de église de Toussaints puis le nom de St-Marc, ne doit pas être confondue avec d'autres lieux de culte ayant été appelés église Sainte-Paix.

Il s'agit de l'église Notre-Dame-de-la-Fontaine, semble-t'il construite au XIe ou XIIe siècle, et qui était l'église de la paroisse de Sainte-Paix.

Reconstruite peu avant la Révolution, elle fut ensuite transformée en magasin de paille pour l'armée, puis détruite.

La chapelle, construite rue d'Auge par la congrégation du Bon-Sauveur, est devenue l'église de la paroisse Sainte-Paix en 1802 en remplacement de l'ancienne église détruite pendant la Révolution.

Elle a été détruite à son tour par des bombardements en 1943 et une nouvelle église a été construite à son emplacement.




Histoire



Comme pour l'abbaye aux Hommes, l'abbaye aux Dames et le château de Caen, il s'agit une fois de plus d'un chantier ducal, preuve de la formidable ardeur de construction de Guillaume le Conquérant.


Afin de perpétuer le souvenir d'un concile provincial tenu à Caen (1042–1048) au cours duquel sont imposées la Trêve de Dieu et la loi du couvre-feu, le Duc Guillaume fait construire l'église Sainte-Paix en 1061 sur la rive droite de l'Orne où elle relève de la commune de Mondeville jusqu'en 1718.

Elle est une première fois dévastée par les protestants en 1562 (elle est en partie reconstruite au XVIIe siècle).

Elle est abattue de nouveau lors de la Révolution française.

En 1835, les restes de l'édifice sont intégrés dans une usine à gaz qui sera la cible de violents bombardements en 1944.

Seul le chœur de l'église subsiste aujourd'hui, accessible au public uniquement lors de visites commentées par l'administrateur de la société des antiquaires de Normandie le week-end des journées européennes du patrimoine, sur réservation uniquement du fait d'exigences de sécurité.



Bas-relief faisant aujourd'hui partie des fonds
du musée des antiquaires de Normandie déposés au musée de Normandie






Homme assommant un quadrupède avec un maillet






Christ
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