Roses de l'amitié

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 Meubles versailles

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Romy50300
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MessageSujet: Meubles versailles   Mar 11 Juin 2013 - 22:12

Meubles ( commodes , bureaux ,lits à versailles )





Bureau plat à entretoise dite Table de Vénus, Vers 1680.
(C) RMN-Grand Palais (Château de Versailles)

Legs baron de Rédé, 2004.

Dépôt des châteaux de Versailles et de Trianon, 2011








Bureau-secrétaire à abattant et à gradin amovible dit de Diane et Apollon
Vers 1730 Décoré de scènes Métamorphoses d'Ovide,
Legs baron de Rédé, 2004









Meuble à hauteur d'appui dit Cabinet au perroquet.

Meuble à douze tiroirs et compartiment central en façade. Socle livré par la dame Gauthier, ébéniste en 1811.

Médaillon d'origine en bronze doré à papillon remplacé en 1834 par un médaillon à l'effigie de Louis XIV, par Denière d'après Warin












Commode du comte d'Artois en marqueterie Boulle (dépot effectif au Louvre en 2011)
livrée pour la chambre à coucher de l'appartement du rez-de-chaussée au palais du Temple à Paris ,
vers 1770-1775 - par Etienne Levasseur (1721-1798)







Je précise que l'exemplaire offert par les Noailles a été réalisé pour le marquis de Pange et porte la date de 1767,
ainsi que la signature du bronzier Caffieri l'ainé (1714-1774) .

Un exemplaire quasi-identique, en dehors du bois de placage, est conservé à la Frick Collection










Les deux Cabinet de Louis XVI pour le musée du Louvre, vers 1765 - 1770 par Joseph Baumhauer,
il s'agit en fait de dépots du Louvre au début du 20e siècle (merci à Lebrun pour cette précision)









Armoire à deux battants, marqueterie de cuivre et écaille sur ébène ;
bronzes sculptés et dorés représentant "les Arts libéraux" et "les Beaux-Arts"











Anciennes collections Machault





Une paire de cabinet à abattant non estampillés
Provenant du mobilier de la Reine Hortense (boudoir de son hôtel de la rue Cerutti en 1811)
Le dépot au Louvre n'est pas certain, un autre musée est intéressé (Merci Lebrun)























[Commodes et armoires et bureaux et lits divers chateaux






le coffret de bijoux de la reine Marie Antoinette à Versailles[/center]


Dernière édition par Romy50300 le Mar 26 Juil 2016 - 19:12, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Meubles versailles   Jeu 13 Juin 2013 - 2:57

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, la loi Malraux concernant le mobilier de Versailles conservé dans les institutions
françaises, n’a pas été totalement appliquée. Les musées nationaux dont celui du Louvre conservent un certain nombre de
meubles et d’objets provenant du Château dont voici quelques exemples :





Commode de l’appartement de madame Royale



Ce meuble est surtout connu pour son histoire, bien antérieure à Madame Royale. Il fait partie d’un mobilier fameux livré en
1742 par le marchand mercier Thomas Joachim Hébert pour la "chambre bleue" de la comtesse de Mailly au château de Choisy.
Il se composait en plus d’une encoignure (également à Louvre), d’une table à écrire et d’une étagère d’angle non retrouvées.
Envoyé au Garde-meuble de la Couronne à Paris, la commode sera réutilisée dans l’appartement de Mme Royale à Versailles.
Ce meuble est entré au Louvre en 1990 par dation en paiement de droits de mutation du baron Maurice de Rothschild.





Fauteuil du cabinet intérieur du Comte d’Artois à Versailles



Ce fauteuil estampillé par Jean-René Nadal vers 1775 appartient au mobilier livré pour le cabinet intérieur du Comte d’Artois
à Versailles. 4 Fauteuils d’un modèle légèrement différent mais de même provenance sont conservé au mobilier national,
le fauteuil de bureau appartient au musée Camondo.




Le mobilier du cabinet turc du Comte d’Artois



De cet ensemble fameux maintenant dispersé, le Musée du Louvre conserve la console réalisée par Georges Jacob.
Ce cabinet réalisé vers 1780 se situait dans l’appartement du Comte d’Artois dans l’aile du Midi.




Table à écrire à pupitre de Marie Antoinette



Livrée par Adam Weisweiler en 1784, cette table particulièrement précieuse (laque, nacre, acier et bronze dorée) a orné
le cabinet intérieur de Marie Antoinette en même temps que 3 meubles en laque de Riesener (voir article sur les objets du Met) avant d’être envoyé comme eux dans le cabinet intérieur de Marie-Antoinette à Saint-Cloud. Racheté par L’impératrice Eugénie,
elle a orné le salon bleu de l'impératrice au palais des Tuileries en 1865 avant d’intéger les collection du Louvre en 1870.




Le nécessaire à thé de Marie Leczinska







Ce nécessaire a été offert par Louis XV à la reine Marie Leczinska, à l'occasion de la naissance du Dauphin en 1729. Il est réalisé par l’orfèvre Henry Nicolas Cousinet à partir de porcelaines de Chine et du Japon
Les armes ont été effacées, probablement au moment de la Révolution, mais la couronne a été maintenue. Cet ensemble provient du grand cabinet de Marie Leczinska à Versailles. Il est revenu après la mort de la reine en 1768, à la maréchale de Mouchy. Il a été offert par la Société des Amis du Louvre au Musée en 1955.





Jupiter foudroyant les titans dit "chenet de l'Algarde''



Cette pièce impressionnante d'après Alessandro Algardi a orné, avec Junon son pendant disparu, l’une des niches du cabinet ovale de Louis XIV en 1682. La paire de bronze a ensuite été utilisée par Marie Antoinette dans le salon du grand couvert des appartements de Versailles. Au XIXe siècle, la paire a été présentée dans le grand salon du duc de Nemours au palais des Tuileries puis au palais de Saint-Cloud sous Napoléon III. A cette date, les deux bronzes ont reçu une dorure partielle. La Junon a même été transformée en pendule. On perd la trace de la Junon après la guerre de 1870.




Chenets du grand cabinet de la Dauphine Marie Antoinette


Cette paire de chenets réalisés par le bronzier Quentin-Claude Pitoin a été livrée en 1771 pour le Grand Cabinet de la dauphine à Versailles. Cette pièce est en fait le salon des nobles de la reine dans le grand appartement. En 1786, la paire est réutilisée dans la chambre du roi au château de Compiègne. En 1807, on la retrouve dans la salle du Trône de Napoléon Ier au palais de Saint-Cloud.





Les objets en pierre dures de la couronne :

La collection de vase de pierre dure de Louis XIV, actuellement exposée dans la galerie d’Apollon au Louvre, a été présentée dans les pièces de l’appartement du roi à Versailles. La collection se répartissait essentiellement entre les salons du Conseil, des termes ou des perruques, la petite galerie et la cabinet des médailles. Il n’est guère possible de situer toutes les œuvres (à se sujet voir certains ouvrages de référence, la collection de pierres dures de la couronne de M. Alcouffe et les collections royales d’objets d’art de M. Castellucio).
J’ai fait un choix d’œuvres spécifiques car réutilisées à Versailles au XVIIIe siècle.




La nef de Louis XIV



Cette nef en lapis-lazuli entrée dans les collections royales avant 1673 était exposée à Versailles dans les appartements de Louis XIV. Elle a orné ensuite la cheminée de la chambre de Marie-Antoinette à Versailles.




Aiguière en agate



Cette aiguière de la collection de Louis XIV a orné la cheminée de la Chambre de Marie-Antoinette à Versailles avant d’être envoyée au palais des Tuileries, puis au palais de Saint-Cloud au XIXe siècle. Il existait sur la cheminée une autre aiguière similaire en pendant disparue des collections nationales.





Deux coupes en jade vert




Ces deux coupes des collections de Louis XIV étaient posées sur la console de la chambre de Marie Antoinette à Versailles. Si la première est demeurées intacte, la deuxième a perdu ses anses en forme de dragons en or émaillé.




Coupes en sardoine en forme de coquille





Ces deux coupes provenant des collections de Louis XIV ont décoré la cheminée du boudoir (méridienne) de Marie-Antoinette à Versailles.

Outre ses pièces anciennes, la reine a acheté des objets plus récents pour ses cabinets intérieurs :





Cassolette par Ouizille et Drais en 1784-1785







Coffret en agate par Ouizille et Drais






Paire de gobelets en cristal de roche






Vasque en jade






Coupe en jaspe sanguin






Aiguière et son bassin en cristal de roche à monture d’or






Les laques de Marie Antoinette


Marie Antoinette a hérité de la collection d’objets en laque de sa même Marie Thérèse. La majeure partie de cet ensemble sera exposée dans ses cabinets intérieurs à Versailles ce qui explique en partie la prépondérance des meubles en laques de Riesener dans ces cabinets. L’ensemble est aujourd’hui divisé en 3 ensembles conservés à Versailles, au Louvre et au musée Guimet.




Objets de laques conservés au Louvre :









Les porcelaines




Plateau de moutardier du grand service de Louis XVI à Versailles




La majeure partie de ce service est conservée au château de Windsor en Angleterre, il a été acheté lors par le roi d’Angleterre lors des ventes révolutionnaires. Le musée du Louvre possède de ce service le plateau du moutardier acheté en 1969.





Plateau "Bouret" du service "à perles et barbeaux"



Le service dit « à perles et barbeaux » est livré à Marie Antoinette par la Manufacture de Sèvres. Ce plateau Bouret, un support de tasses à glace, a été exécuté en 1781. Il semble que l’ensemble ait servi à la table du petit Trianon





Pot à oille et son plateau du modèle du service "à frise riche en couleurs"





Le service « à frise riche en couleurs » a été commandé par Marie Antoinette à la Manufacture de Sèvres en 1784. Le musée de Versailles a pu racheté il y a quelques années une partie importante de ce service qui est présenté dans l’ancienne salle à manger des petits appartements de Marie Antoinette.

Outre les laques, Marie Antoinette a possède dans ses appartements intérieurs une belle collection de vases chinois montés en bronze, le Louvre en conserve quelques un :









Pendule du Salon des Jeux de Louis XVI




Cette pendule est présente dans l’inventaire du château établi en 1791. Le Louvre doit la déposer sous peu au château de Versailles.
Marie Antoinette a hérité de la collection d’objets en laque de sa même Marie Thérèse. La majeure partie de cet ensemble sera exposée dans ses cabinets intérieurs à Versailles ce qui explique en partie la prépondérance des meubles en laques de Riesener dans ces cabinets. L’ensemble est aujourd’hui divisé en 3 ensembles conservés à Versailles, au Louvre et au musée Guimet.
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MessageSujet: Re: Meubles versailles   Jeu 13 Juin 2013 - 10:32



Fiche de l'oeuvre :
Musée: Châteaux de Versailles et de Trianon
Fonds: Objets d'art
Titre: Commode peinte estampillée Gilles Joubert, commode galbée ouvrant à deux vantaux à décor de bouquets enrubannées en camaïeux rouge sur fond blanc ; bronzes ciselés et argentés dessus de marbre sérancolin ; portant la marque au fer W de Versailles et le nu
Artiste: Joubert Gilles (1689-1775)
Période: 18e siècle, Epoque Louis XV
Date: 1755
Type objet: Mobilier
Hauteur: 0.810
Largeur: 1.130
Profondeur: 0.510


Commode galbée ouvrant à 2 vantaux, à décor peint de bouquets enrubannés en camaïeu rouge sur fond jaune. Les montants très échancrés sont sculptés d’un filet terminé par une double volute, peint en rouge. A l’intérieur, le volume est divisé en deux par une
tablette. Sabots et entrée de serrure en bronze doré. Dessus de brèche rouge moulurée.
Le sommet du montant droit porte le poinçon jurande JME et la trace d’une estampille illisible.
Au dos, marque au feu W et indication peinte n°1965
Le journal du garde-meuble royal, conservé aux Archives Nationales, réfère à ce meuble, à la date du 11 janvier 1755, pièce n° 01- 3316 :
« Livré par le Sieur Joubert, pour servir à Madame Adeleide à Versailles – N° 1965 : une commode vernie de Martin fond blanc à fleurs et filets rouges et dessus de marbre sérancolin faite en armoire à deux battants fermant à clef, ornée d’une entrée de serrure et chaussons en griffes de lion, de cuivre ciselé et argenté, longue de 3 pieds et demi sur 19 pouces de profondeur et 30 pouces de haut. »
L’inventaire dressé en 1775 à Versailles (Archives Nationales n°01- 3343) fait état de ce meuble, avec la même description, toujours sous le n°1965.

Troisième fille de Louis XV, Mme Adeleide devient Madame en 1752. L’année suivante, son père lui donnait ce fameux appartement au 1er étage de la cour de Marbre, à coté de ses cabinets intérieurs.

Entre 1754 et 1755, Joubert, ébéniste du Roi, reçoit d’importantes commandes tant pour Versailles que pour le château de la Muette : secrétaires, tables à jeu et commodes.

On sait ,maintenant, que cette commode figura dans l'arrière cabinet avec une partie du meuble n° 3718 « en Gros de Tours à bouquets brochées nuées encadré de petites bordures à guirlandes » -qui figura ensuite à Marly sous Louis XVI dans le cabinet bas de la reine. Elle passa, après la Révolution dans diverses collections privées dont les collections Bensilum.La commode de Mme Adeleide, redécouverte lors d’une vente chez Sotheby à Londres le 30 avril 1965, par l’aspect presque champêtre de son décor peint, apparaît comme le plus simple des ouvrages exécutés par Joubert, si on la compare, par exemple, avec la célèbre encoignure du cabinet de travail de Louis XV.
L’œuvre de cet ébéniste est peu connu. On cite à peine une demi-douzaine de
meubles qui portent son estampille.
Acquise par un collectionneur étranger comme une « commode vénitienne du XVIIIe siècle », elle a été depuis acquise par le château, restaurée et placée depuis 1980, dans la première antichambre de Mme Victoire, dans les appartements de Mesdames au rez de chaussée du corps central.







Voici l'exemple de la commode du Louvres de Matthieu CRIAERD 1742
En 1739, Louis XV acquit le château de Choisy. Le mobilier de la chambre bleue, commandé au marchand mercier Hébert, devait s’assortir à une soierie bleue filée par Madame de Mailly et répondre au goût de la favorite pour les œuvres d’art orientales. Hébert fit appel à l’ébéniste Matthieu Criaerd pour réaliser la commode de la chambre et son encoignure. Elle est tout à fait emblématique des commodes réalisées par Criaerd.
Voir site du louvres...je me souviens d'un objet d'art consacre au meubles peints royaux...


Ce meuble fut complete par une encoignure et un gradin le 29 Janvier 1743 ( encoignure entrée au Louvres en 1951), et qui servi a Fontainebleau dans l'appartement de Mme Elisabeth.
Ce type d'ouvrage "vernis fond blanc.. et ornements bleu ou vernis blanc et bleu" ont été courament employés au 18° , on trouve des exemples dans le livre- journal de Lazare Delvaux , marchand mercier:
- 11 juillet 1751, encoignure pour la Duchesse de Lauragais
- 15 juillet 1752, armoire pieds de biche pour la Comtesse d'Egmond
- 28 mars 1754, Pour Mme la Dauphine, un grand cabaret de "vernis Martin"






requise pour un autre types de meubles peints sur placage, comme la commode de Sycomore peint estampillé Joseph , peinte part Prévost livrée au financier Nicolas de Beaujon ....



Secrétaire "en tombeau" vers 1765, estampillé de Claude-Charles Saunier (maître ébéniste en 1752), portant les marques de Versailles W au pinceau, exécuté vers 1765, provenant du mobilier de l'appartement de Monsieur Pierre-Jean de Bourcet, 1er valet de chambre.







si mes souvenirs sont bons, il s'agit d'un secrétaire à plaques de porcelaine de Sèvres dont la thématique est Versailles. Il a été commandé par Louis-Philippe pour le remeublement des appartements du roi à Versailles. Le secrétaire a été présenté dans la salle à manger des retours de chasses avant de gagner les salles historiques du XIXe siècle.



il ne s'agit en aucun cas d'un meuble doté d'horribles bronzes 1930 façon BVRB ou Cressent, mais bien d'un meuble du dernier goût livré à Mesdames dans les années 1785 environ.
Je n'ai pas trouver le moyen de vous offrir de meilleurs clichés. Mais vous jugerez que nous sommes loins de BVRB, et que ce petit meuble serait parfait dans notre modeste château, chez mesdames...





Livré par Jacob-Desmalter en 1810, il est sorti des collections nationales lors d'une vente des Domaines à la fin du XIXème siècle. Racheté par le château lors de la vente Ledoux-Lebard en 2006 pour 350 000 euros, il a ensuite été placé en restauration (le cuir est d'origine).








Cabinet de Louis XVI pour le musée du Louvre, vers 1765 - 1770 par Joseph Baumhauer














Cette table en ébène d'époque Napoléon III supporte un plateau en mosaïque de pierres dures, marbre et albâtre représentant la France vers 1684.

Selon la légende du site de la RMN, ce plateau faisant partie de l'ameublement de Marie-Antoinette au Grand Trianon (sic).
Dans ce cas, il s’agit probablement d’un choix destiné à l’éducation des enfants de France qui résidaient dans cette partie du domaine royal.
L’auteur du plateau, daté 1684, est Claude-Antoine Couplet (1642-1722).
Claude-Antoine Couplet fut professeur de Mathématiques des Pages de la Grande Ecurie, Trésorier de l'Académie et « Mechanicien ».













Le Grand Trianon conserve dans le salon de famille de Louis-Philippe, deux petit bouts de pied provenant de la salle du trône des Tuileries pendant la Restauration.
Le forum en a déjà parlé. Une partie du grand tapis est au Conseil d'Etat, l'autre au ministère de la Culture qui conserve aussi deux torchères. Les deux fauteuils de présentation (endommagés), sont au mobilier nationnal et les bouts de pieds de Trianon leur étaient destinés. Le trône fut détruit en 1830.








C'est au coeur de l'été que certaines surprises ce nichent. Après la pendule-lyre, c'est au tour d'un merveilleux petit meuble que l'on finissait par presque oublier qui (enfin !) est présenté pour le plus grand plaisir des visiteurs dans le cabinet intérieur de la dauphine. Rappelons que cette table à écrire avec son pupitre, livrée par Hébert le 6 avril 1746, à l'occasion des couches de Marie-Thèrèse Raphaëlle d'Espagne, puis réutilisée par Marie-Josèphe de Saxe, estampillée deux fois par B.V.R.B., a été achetée 1,5 M. d'euros en juin 2004 par l'intermédiaire du cabinet Millerand/Saint-Seine auprès de collectionneurs américains qui la possédaient depuis une cinquantaine d'années. M. Baulez a publié son historique dans : "La Revue du Louvre 2-2005, pp. 12 à 14".














Bureau plat livré à Louis XV à Versailles vers 1740 par A. Gaudreaux
Attribué à l’ébéniste Louis Marteau (?-1746)












le bureau Fontanieu ci-dessus et le bureau mystère de Versailles,
Un autre bureau de bois noirci fin Louis XIV-Régence a également été identifié au mobilier national.
Il a fait l'objet d'une étude dans l'Estampille L'objet d'Art.












Il existe enfin dans la liste des trésor nationaux le bureau à abattant de Madame Elisabeth par Riesener.
J'ignore totalement ou en est la procédure d'achat et si son affectation prévue est le Louvre ou Versailles.







en 1781 fut livré à Marie-Antoinette pour son grand cabinet un meuble en cristaux colorés imitant les pierres précieuses, de Riesener. Au passage, Fontanieu, intendant du Garde-Meuble de 1767 à 1784 a conçu ces fausses pierres car il était un artisans hors-pair en la matière.[...]
Il est aujourd'hui au Louvre et les pierres furent remplacées au XIXème siècle par de l'acajou."






Le Bureau du Roi d'OEben et Riesener - sa clef, son médaillon...


Un petit objet émouvant auquel on ne pense jamais, que l'on ne voit jamais reproduit, c'est bien la belle clef du bureau du roi livré par Riesener en 1769.
Elle était en permanence dans les poches du roi puisque un seul tour de clef permettait de commander l'ouverture de toutes ses serrurres. Il manque seulement le petit médaillon central en porcelaine de Sèvres qui représentait le roi. Elle est conservée traditionnellement par le directeur-général du musée, actuellement M. Arizzoli-Clémentel.

























Menuiserie de Georges JACOB (1739 - 1814), Sculpture des frères ROUSSEAU
Exécutée d’après un dessin des frères Rousseau (Inv. MV 8066) vers 1780

Bois sculpté et doré, dessus de Marbre sérancolin
H. 0,805 x L. 1,347 x Pr. 0,485 m
Estampille G. Jacob
V 5264

PROVENANCE :
Chambre des bains de Madame Adélaïde à Versailles.
Acquise en 1986. Don de la Société des Amis de Versailles.

Cette console a été exécutée pour la chambre des bains de l’appartement de Madame Adélaïde à Versailles, au rez-de-chaussée du corps central, côté cour des Cerfs.
La pièce est redessinée en 1780 sur des plans de Mique, le décor peint par Sauvage, sculpté par Jules-Hugues et Jean-Siméon Rousseau, sculpteurs des Bâtiments du roi.

La console demi-lune est particulièrement marquée par le goût néoclassique.
Quatre pieds en fuseau à cannelures torses et feuilles d’acanthe selon une formule chère à Jacob supportent un linteau continu formant ceinture avec des guirlandes de fleurs et l’oculus avec rosace ajourée entourée de perles.
Le tracé de l’entretoise reprend celui de la ceinture allégeant la construction d’un meuble au dessin d’une grande harmonie.

Le château de Versailles conserve des dessins de l’atelier des Rousseau, parmi lesquels un projet pour la console dont la partie de gauche avec les pieds à cannelures torses correspond précisément à la console.

Les consoles de Versailles sont rares car très difficilement identifiables.
Fournies par les Bâtiments du roi, elles ne relevaient donc pas du garde-meuble de la Couronne et ne portent pas de numéros.

Jacob, le plus célèbre des menuisiers en siège du XVIIIe siècle, a travaillé pour la famille royale et, comme ses confrères Boulard et Sené, il a fourni le garde-meuble de la Couronne.

Les frères Rousseau et Georges Jacob ont œuvré ensemble au service du garde-meuble de la reine et, dans le cas présent, nous retrouvons Jacob au service des Bâtiments du roi, toujours en collaboration avec les Rousseau.

La console a pris place dans la chambre des bains du petit appartement de Marie-Antoinette au rez-de-chaussée du corps central dans un décor exécuté par les frères Rousseau en 1788 sous la direction de Mique, c’est-à-dire le même contexte artistique que celui de la pièce des bains de Madame Adélaïde, qui a disparu.











Deux consoles forme demi-lune,
Chambre des bains de l'appartement de Madame Adélaïde fille de Louis XV, à Versailles. vers 1780 ?
Auteur : Jean Siméon (1747-1820) et Jules Hugues Rousseau (1743-1806)
(C) RMN

Elles y remplacent les deux consoles livrées pour Madame de Pompadour en 1751 et probablement restées en place jusqu’à la révolution.
L’une d’entre elle est également conservée à Versailles, l’autre non localisée.
Il en existait une troisième plus grande placée sous le miroir du pan coupé en pendant à la cheminée (non localisé)







Console provenant de l'appartement de la marquise de Pompadour à Versailles,
Pieds galbés en consoles formés d'épis de blé et d fleurs.
Ceinture à décor de gerbes de blé où jouent quatre perdrix.
Entretoise avec gerbe de blé abritant une perdrix au repos posée sur une coquille.
Dessus en marbre Sérancolin à doucines vers 1750








Parmi les autres consoles identifiées de Versailles, on trouve la célèbre table du comte d’Artois, pour le cabinet turc, aujourd’hui conservée au Louvre.










Et celle livrée dans la méridienne de Marie Antoinette, lors de la naissance du Dauphin 





 







La console de la duchesse d'Harcourt











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MessageSujet: Re: Meubles versailles   Jeu 13 Juin 2013 - 10:58


Commande à trophée pastoral par J. H. Riesener - 1784
(c) Edtion Faton fournie par M. Roger-Ravily

Provenance :
Chambre à coucher de la Reine dans le petit appartement de Marie-Antoinette aux Tuileries,
affectée au ministère des Affaires étrangères sous le Directoire, puis au palais de l'Elysée.
Versement du Mobilier national, 1963



Table de nuit par J. H. Riesener - 1784
(c) Edtion Faton fournie par M. Roger-Ravily

Provenance :
Assortie à la commode et à la table de toillette précédentes
Chanbre du petit appartement de Marie-Antoinette aux Tuileries
Acquise en vente publique au palais Galliera, 1968



 le bureau à cylindre du cabinet intérieur des Tuileries également conservé au Louvre
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MessageSujet: Re: Meubles versailles   Jeu 13 Juin 2013 - 16:23

Le musée Camondo, à visiter absolument pour les amoureux du XVIIIe siècle français, contient plusieurs meubles et objets provenant des collections royales dont certains du Château de Versailles.

Comme le signale monsieur de Tarente, il y a en premier lieu le paravent du salon des jeux de Louis XVI dont le château de Versailles détient à présent la majeure partie du mobilier.


On y trouve également le fauteuil de bureau du cabinet intérieur du Comte d’Artois au Château de Versailles exécuté par Nadal.

Une partie de ce mobilier, 4 fauteuils sans garniture, sont toujours conservés au Mobilier National.
ILs doivent être déposés à Versailles dans le cadre des échanges avec Le Mobilier National.
Le Louvre dispose d’un fauteuil de cet ensemble avec une garniture postérieure.

Vases en bois pétrifié de Marie Antoinette


Ces deux vases ont été identifiés comme provenant des cabinets intérieurs de Marie Antoinette. La reine possédait d’ailleurs un guéridon de bois pétrifié, cadeau d’une de ses sœurs. Il est aujourd’hui conservé à Versailles dans la méridienne.

Louis XVI avait également reçu de l’héritage de Marie Thérèse une paire de vase pétrifié, actuellement exposés dans la salle à manger des retours de chasses à Versailles.

Table à plaques de porcelaine par Carlin


Cette table correspond à un modèle de bureau à gradin fort prisé vers les années 1769-1774. De nombreux modèles sont connus.
Le marchand-mercier Poirier avait livré une table semblable à Madame Du Barry et la comtesse d’Artois, belle-sœur du roi Louis XVI, en possédait également une.
(voir l’article fait par votre serviteur sur l’ameublement de Madame du Barry à Versailles).

Un paravent à 6 feuilles


Ce paravent provient des descendants du directeur de la manufacture de la Savonnerie au XVIIIe siècle, les Duvivier.
La manufacture réalisa des feuilles de paravent à partir de 1707. François Desportes en fournit les modèles des feuilles à sujets animaliers.
Ce modèle correspond cependant aux livraisons faite pour les maisons royales. Ce type de paravent était en particulier destiné au mobilier des salles à manger.

Certaines pièces du musée correspondent à des livraisons faites à Madame Elisabeth, soeur de Louis XVI, pour sa maison de Montreuil aux portes de Versailles, en particulier deux chaises pour son grand salon.

On trouve également au Musée d’autres pièces royales comme une table de Carlin pour Marie Antoinette à Saint Cloud, des appliques de bronzes dorés d’une série livrée pour les maisons royales vers 1770, des tapis provenant de la grande galerie du Louvre.
Images : © Agence photographique R.M.N / Ucad .fr



Les collections royales et princières
au Victoria et Albert Museum, Londres

Epoque Louis XIV









ou ceux de la Méridienne de Versailles :






D’autre pièces de cet ensemble sont aujourd’hui conservées à Versailles et au Met à New York.


Le fauteuil de Versailles (dation Rothschild)








La bergère conservé au MET à New York









Les motifs de guirlandes florales se retrouvent sur l’écran du cabinet intérieur de Versailles :






un somptueux plateau de table de Riesener monté ultérieurement monté au XIXe comme un abattant de bureau en dos d'äne ; ce plateau somptueux était l'élément d'une table à écrire mécanique livrée en juillet 1776 pour la Reine au petit trianon dans le boudoir qu'elle vient de se faire aménager par Mique; ce plateau trés somptueux est de décor plutot martial navire trophées, soleil attributs de la victoire et globe terrestre;
ce meuble passa ensuite chez MMe Royale à Compiégne; il a été publié par Verlet tome III du mobilier royal










par ailleurs toujours dans la collection Jones, existe une armoire XVIIe avec des L entrelacés sur fond de corne bleue dont aucun élément d'histoire ne parait avoir été publié











Secretaire "aux enfants marins" livré par Gilles Joubert le 30 juin 1774
" 'pour servir au besoin dans les Maisons Royalles" .














L'encoignure a été originellement livrée le 25 mai 1773 pour les appartements de M. de Fontanieu au garde-meuble de la couronne, place Louis XV (Condorde) à Paris, puis modifiée une première fois par Riessener en 1784.







Livraison de la table dite des musées en 1771,

Table mécanique dite des Muses livrée en 1771 pour M. de Fontanieu, intendant général des meubles de la couronne pour le Garde-Meuble, plateau en marqueterie, pieds en gaine plaqués d'amarante, frise et ornements de bronze ciselé et doré
Auteur : Riesener Jean-Henri (1734-1806)







Le bas d'armoire de Chantilly daté vers 1775,













Secretaire estampille Riesener, probabelement livré pour Fontanieu vers 1775-1776.
Ancienne collection Jean Lupu

Peut-être en suite avec la commode en bas d'armois du musée Condé à Chatilly (voir supra).





A titre d'exemple le secrétaire de la reine conservé la Wallace collection :








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MessageSujet: Re: Meubles versailles   Jeu 13 Juin 2013 - 16:50





Il servait au roi à ranger sa collection de médailles consacrées au règne de Louis XIV. Il fut livré pour ce cabinet le 19 janvier 1739.
Le roi faute de place, dût commander deux autres médailliers en forme d’encoignure.
Elles furent réalisé par Joubert et livré pour la même pièce le 16 mai 1755.







Pour mémoire, une photographie du bureau plat du roi conservé à Waddesdon Manor et comportant encore le chiffre royal sur les côtés.







cette table à écrire avec son pupitre, livrée par Hébert le 6 avril 1746, à l'occasion des couches de Marie-Thèrèse Raphaëlle d'Espagne, puis réutilisée par Marie-Josèphe de Saxe, estampillée deux fois par B.V.R.B., a été achetée 1,5 M. d'euros en juin 2004 par l'intermédiaire du cabinet Millerand/Saint-Seine auprès de collectionneurs américains qui la possédaient depuis une cinquantaine d'années. M. Baulez a publié son historique dans : "La Revue du Louvre 2-2005, pp. 12 à 14".


















3. Bernard Van Risen Burgh (1696-1766)
Encoignure
Chêne, bois de rose, amarante, bois de violette -
89 x 60 x 45 cm
Versailles, Musée national du Château
Dépôt du Mobilier National
Photo : RMN
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