Roses de l'amitié

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 Département du Calvados

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Romy50300
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MessageSujet: Département du Calvados   Lun 1 Avr 2013 - 20:44

Caen



Caen [kɑ̃] (Caën en normand) est une ville du nord-ouest de la France, chef-lieu de la région Basse-Normandie.

préfecture du département du Calvados, traversée par l’Orne.

On la surnomme parfois la « Ville aux cent clochers ».

Ses habitants sont appelés les Caennais (/kanɛ/ ou /kane/ selon le parler normand) et les Caennaises (/kanɛz/).

À deux heures au nord-ouest de Paris, et reliée au sud de l'Angleterre par la ligne de ferry Caen-(Ouistreham)-Portsmouth,
Caen est située au centre-nord de sa région, sur laquelle elle exerce son pouvoir politique, économique et culturel.

Cité de Guillaume le Conquérant, la ville a hérité d’un patrimoine exceptionnel, qu’elle a su préserver au cours des
siècles jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, où elle fut d’ailleurs une place-clef de la bataille de Normandie.

La ville en a su garder la mémoire en édifiant un Mémorial pour la Paix.

Située à quelques kilomètres du littoral, des plages du Débarquement, des célèbres stations balnéaires de Deauville ou de Cabourg, de la Suisse normande ou encore du pays d'Auge (souvent considéré comme l’archétype de la Normandie), Caen offre tous les services possibles.

Peuplée intra-muros de 109 312 habitants, et à la tête d'une aire urbaine de 385 482 habitants, Caen est la première commune du département du Calvados et de la Basse-Normandie.

Elle est également la troisième commune (après Le Havre et Rouen) et la troisième agglomération (après Rouen et Le Havre) de Normandie.

L'aire urbaine de Caen, quant à elle, est la deuxième de Normandie après celle de Rouen, et occupe le 21e rang national.





Étymologie




Château de Caen, porte des champs



On dispose de peu de sources sur la fondation de la

ville de Caen et l’origine de son nom.

Les hypothèses anciennes sur la question ont été multiples et la plupart du temps farfelues.

Par exemple, celle qui considère que « Caen » puisse être une altération du saxon, sans doute *Gatehēm « maison de la barrière »

si l'on reconstitue un étymon plausible, en partant du fait historique que Caen aurait été un lieu de péage.

Or, il s'agit d'un point de vue qui ne relève pas de l'analyse
toponymique.


Seules les attestations anciennes permettent d'étudier un toponyme et d'organiser un corpus cohérent, c'est-à-dire conforme à l'évolution phonétique connue des langues d'oïl, à savoir pour Caen :

Cadomo > Cadon pour *Cadom (chute de la voyelle finale -o) > Cathum

pour *Cathom (lénition [d] en [ð] à l'intervocalique) > Cathem > Cahem

(amuïssement de [ð] et passage de [o] à [ə]).

Cette évolution est comparable à celle de Rouen, mentionné à époque ancienne comme Ratomagos, Rotomagus, puis Rodomo > Rothom >

Rothem > Rohem.

D'autres Ruan, Rouans, etc. offrent des formes comparables ou encore Condom issu de Condatomagus avec traitement occitan des consonnes [d] [t].

Un élément -magus est identifié avec certitude dans les exemples

précédents, il représente le celtique (gaulois) magos > magus « champ,marché » (cf. vieil irlandais mag « plaine »).

Il est vraisemblable qu'on le retrouve aussi dans Caen étant donné la

similarité des formes postérieures de Caen et de ces exemples.

En revanche, le premier élément de Caen est radicalement différent.

Il s'explique probablement aussi par le gaulois.

La plupart des toponymistes proposent catu- « bataille, combat » attesté, entre autres, dans le nom du peuple gaulois des Caturiges.

Le vieux celtique catu- a évolué en celtique insulaire comme en ancien français (lénition de [t] en [d]), d'où le gallois cad « combat, troupe », le breton kad, l'irlandais cath « combat » et cad- en
protofrançais, d'où les formes Cadon, Cadomo.

Homonymie avec Cahan (Orne) et Cahon (Somme).




Histoire



Articles détaillés : Histoire de Caen et Chronologie de Caen.


De la préhistoire au haut Moyen Âge







Vestige du fanum



Il existait sur le site de la ville de Caen des petits noyaux d'habitats préhistoriques dispersés sur les bords de l'Odon et sur les hauteurs.

Au début de l'âge du Fer, des constructions s'implantent dans le secteur de Beaulieu.

Du Ier siècle au IIIe siècle, un bourg s'est développé à l'emplacement de l’actuelle Abbaye aux Hommes à proximité d'une voie romaine reliant Augustodurum (Bayeux) à Noviomagus (Lisieux).

Ce bourg n'était qu'un vicus sans fonctions politiques ou administratives, ce rôle étant attribué à Aregenua, capitale des Viducasses située à une quinzaine de kilomètre au sud de Caen.

Sa vocation était essentiellement artisanale.

Le bourg connait de profonds changements au IIIe siècle.

À partir de 275, les invasions barbares mettent fin à la prospérité antérieure et désorganisent les réseaux commerciaux.

On constate que le bourg artisanal se tourne progressivement vers les activités agricoles.

À la même époque, la transgression marine dunkerquienne provoque une montée progressive des eaux qui a pour conséquence une multiplication des inondations.

À la fin du IIIe siècle, les bâtiments sont laissés au marécage qui progresse et les habitants se déplacent vers le coteau légèrement plus au nord.

Aregenua perd de son importance et l'actuel territoire de Caen passe sous l'influence d'Augustodurum.

Au VIIe siècle, des missionnaires venus de Bayeux, notamment saint Regnobert, fondent des oratoires, entourés de leur cimetière, le long de l'ancienne voie romaine au centre de petits villages isolés dans la vallée de l'Orne et des Odon.

Les invasions normandes viennent interrompre cet essor pré-urbain.




Caen sous les ducs de Normandie


Articles détaillés : Château de Caen et Fortifications de Caen.


Au Xe siècle, un nouvel essor urbain accompagne le
grand redémarrage du duché de Normandie.

Les paroisses Saint-Étienne, Saint-Sauveur, Saint-Georges, Saint-Gilles et probablement Saint-Michel-de-Vaucelles sont fondées à cette époque.

Une ville, constituée de plusieurs noyaux, commence à se structurer sur l'axe reliant Saint-Pierre à Saint-Martin en passant par Saint-Sauveur.

Au début du XIe siècle, le premier texte se référent à Caen (la charte de l’Abbaye de Fécamp) décrit « la ville qui s'appelle Cathim, sur la rivière Orne, de part et d'autre, avec ses églises, ses vignes, ses prés, ses moulins, avec le marché, le tonlieu et le port, et toutes ses dépendances ».

Ce mouvement urbain est confirmé et accru au XIe siècle par la politique de Guillaume le Conquérant et Mathilde de Flandre.

En 1047, après sa victoire à la bataille du Val-ès-Dunes, le duc de Normandie organise le Concile de la Trêve de Dieu sur la rive droite de l'Orne vers Vaucelles et fait construire en 1061 la chapelle Sainte-Paix (alors sur le territoire de Mondeville) pour recueillir des reliques de saints amenées pour cette occasion.

Surtout, il fait édifier dans la deuxième partie du XIe siècle une vaste forteresse sur l'éperon rocheux dominant la vallée de l'Orne .

le duc et sa cour résident plusieurs fois dans le château de Caen.

Le couple ducal fonde également deux grandes abbayes à l'est et à l'ouest du tissu urbain existant.

Ils s'y font inhumer, en 1083 à l'abbaye aux Dames pour Mathilde de Flandre et en 1087 à l'abbaye aux Hommes pour Guillaume le Conquérant.

D'un gros bourg de constitution anarchique, Caen devient la seconde capitale de la Normandie, au détriment de Bayeux qui voit sa prééminence rapidement remise en cause.

Ainsi, c'est dans la cité développée par leur père que Guillaume II le Roux, roi d'Angleterre, et son frère aîné, Robert Courteheuse, duc de Normandie, signent en 1091 le traité de Caen censé régler les querelles de succession.

La ville se développe sous Robert Courteheuse qui fait creuser un canal entre l'Orne et l'Odon formant ainsi l'île Saint-Jean ; ce bras d'eau, appelé canal Robert, a pour effet d'assainir ce terrain marécageux, d'offrir une protection face aux agressions extérieures et d'ouvrir un bief permettant l'érection de moulins.

Son frère, Henri Ier Beauclerc, qui s'empare du royaume d'Angleterre en 1100 et du duché de Normandie six ans plus tard.

fait aménager le château en construisant un donjon et une nouvelle salle d'apparat (actuelle salle de l'Échiquier).





Chevet de l’ancienne abbatiale Saint-Étienne




En 1203, Jean sans Terre affranchit la commune de Caen qui peut alors se doter d’un beffroi, d’une cloche, d’un sceau et d’un hôtel de ville, bâti sur le pont Saint-Pierre.

Au cours de l’incorporation du duché à la France par le roi Philippe II Auguste, Caen tombe le 21 mai 1204, avant Rouen.

Le roi de France conserve les droits municipaux et remanie profondément les défenses du château (construction de la chemise du donjon).




Façade de l’abbaye aux Dames



Guerre de Cent Ans



Au début de la guerre, la ville est ravagée une première fois après avoir été prise en 1346 par Édouard III d'Angleterre lors de sa chevauchée à travers la Normandie, le Vexin, le Beauvaisis, le Vimeu, le Ponthieu, le Boulonnais et le Calaisis.

En 1417, la ville de Caen oppose à nouveau une résistance héroïque à l’envahisseur anglais qui massacre 2 000 bourgeois, pille et traite les survivants en rebelles à « leur » roi.

La région de Caen sera le lieu d’une très vive résistance à l’occupant anglais qui y procédera à un grand nombre d’exécutions de résistants entre 1418 et 1450.

La fondation, en 1432, de l’université de Caen fait partie des mesures du duc de Bedford, régent de Normandie, afin de tenter de se concilier la population caennaise.

La fin de l’année 1434 voit un soulèvement commandé par Jean de Chantepie.

Caen est reprise par les Français le 1er juillet 1450.

La Normandie redevenue française, Charles VII la récompensera de sa « fidélité et loyauté » en confirmant tous ses privilèges et libertés en 1458 (confirmation de la Charte aux Normands)




Le Temple réformé de Caen XVIe siècle



Lorsque les Protestants prennent le contrôle de la ville en avril 1562, leur iconoclasme s'en prend, entre autres, au tombeau de Guillaume le Conquérant et de la reine Mathilde.

Le service catholique est suspendu.

Arrivé à Caen en décembre 1562, le chef du parti huguenot, l'amiral de Coligny, ordonne, avant son départ le 19 mars 1563, la démolition, « afin d'avoir le profit qui se tireroit des plombs ont elle étoit couverte », de l'Abbaye aux Hommes dont le chartrier est brûlé.

En 1584, la peste fait 10 000 victimes à Caen.

Le Parlement de Normandie et la Cour des Aides et la Chambre des Comptes sont déplacés à Caen de janvier 1589 à avril 1594 suite au soulèvement de Rouen contre le roi ; les parlementaires fidèles au roi se rendant à Caen.


XVIIe siècle



La Révolte des va-nu-pieds amorcée à Caen le 13 août 1639 fut menée par un certain Bras-Nus se donnant le grade de colonel de l’armée souffrante ; il finit roué.


Prudemment restée à l’écart des troubles de la Fronde, Caen va voir la création de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen et de la première Académie de Physique de France qui lui acquerra une réputation de capitale des beaux esprits et le surnom d’« Athènes normande ».

Au XVIIe siècle, la croissance démographique et l’essor économique que connait la ville sous le règne personnel de Louis XIV obligent la ville à lancer de grandes opérations d’urbanisme afin de régler les problèmes posés par la congestion de la circulation et la pression démographique.


Entre 1629 et 1635, la ville fait détruire les maisons qui se trouvaient entre le carrefour Saint-Pierre et le Châtelet et déplacer la partie du cimetière de l’église Saint-Pierre qui se trouvait derrière ces maisons.

La place Saint-Pierre est ainsi formée dans le deuxième quart du XVIIe siècle.

La ville, trop à l’étroit dans ses murailles, finit par repousser ces frontières en investissant les Petits près.

Entre 1609 et 1603, la ville fait abattre des maisons pour transformer en rue une simple venelle servant à conduire les chevaux à l’abreuvoir sur le Grand Odon et, en 1626, un pont sur l’Odon est construit au bout de la rue des Jésuites (actuelle rue Saint-Laurent).

En 1635-1637, la ville lance une importante opération d’urbanisme consistant à aménager une grande place carrée entourée de maisons construites en pierre de taille sur un alignement déterminé.

Cette place royale (actuelle place de la République) est terminée par l’érection du séminaire des Eudistes de Caen et de son église dédiée aux Très Saints Cœurs de Jésus et Marie entre 1664 et 1703.

Non loin de la place Royale, les Jésuites, installés au collège du Mont en 1609, se font ériger l’église Sainte-Catherine-des-Arts (actuelle église Notre-Dame-de-la-Gloriette) entre 1684 et 1689.

Des promenades publiques arborées sont aménagées dans la Prairie le long de l’Orne et du canal Robert ; le cours-la-Reine (actuel cours général de Gaulle) est planté en 1676 et le cours de l’Orne (actuel cours Kœnig) en 1691.

Pour préserver l’orthodoxie catholique et stimuler la foi, les ordres de la Contre-Réforme, soutenus par les autorités royales, multiplient les fondations d’églises, de couvents et de monastères destinés à accueillir les formes rajeunies de la piété.

De nombreuses congrégations s’installent donc à Caen : Jésuites, Carmélites, Ursulines, Visitation.

Jean Eudes fonde à Caen la congrégation de Jésus et Marie (Eudistes) et l’ordre de Notre-Dame de Charité.

La révocation de l’Édit de Nantes s’accompagnent de nombreuses persécutions : destruction du temple, internement aux Nouveaux et Nouvelles Catholiques,...

Ces représailles forcèrent de nombreux Caennais protestants refusant d’abjurer, riches marchands et industriels pour la plupart, à l’exil.

L’émigration atteignit les proportions d’un véritable dépeuplement et le commerce de la province en fut ruiné.

Un rapport de l’intendant Foucauld adressé au ministre Pontchartrain qui voulait établir, une juridiction consulaire à Caen, affirme l’impossibilité de recruter un semblable tribunal en cette ville :



« La plupart des marchands de Caen, étant « religionnaires », ont quitté le royaume ; ceux qui y sont restés sont passés à Paris ou à Rouen, et le commerce est à présent « peu de chose à Caen. »

L’absolutisme louis-quatorzien mit également fin aux franchises municipales dont jouissait Caen en supprimant les élections municipales et en transformant les offices d’échevin des nobles, des bourgeois et des marchands en charges vénales.



XVIIIe siècle





Charlotte Corday (1768-1793)




Caen vit, en 1713, 1715 et 1725, des émeutes liées à la cherté du pain.

À la Révolution, le procureur-syndic Georges Bayeux et le commandant de la place Henri de Belzunce furent massacrés par la foule.

En 1793, la section caennaise des Jacobins de Caen rompit ses attaches avec ceux de Paris.

Nombre de Girondins cherchant refuge à Caen lors de leur chute, celle-ci devint le centre des insurrections fédéralistes auxquelles se joignit la société caennaise des Carabots.

C'est le faible recrutement des armées fédéralistes qui incita Charlotte Corday à quitter Caen le 9 juillet 1793 pour aller assassiner Marat à Paris.

Le 30 décembre 1775, se produit un des plus violents séismes qu'ait connu la Normandie.

L'intensité à l'épicentre situé dans la région de Caen est estimé à VII sur l'échelle MSK.

Toutes les maisons de la ville ont été agitées, de nombreux dégâts sont signalés.


XIXe siècle





Borne limite de l'octroi de Caen sur la route de Louvigny 1812 :




Le 2 mars, des émeutes débutent à la halle aux grains et au moulin Montaigu.

Les émeutiers protestent contre la disette qui sévit depuis 1811.

Le préfet Mechin et le maire Lentaigne de Logivière sont pris à partie.

L'ordre est rétabli le soir même.

Plusieurs personnes sont arrêtées dans les jours suivants.

Le 6 mars, 4 000 soldats arrivent en renfort dans la ville.

Le 14 mars, 61 personnes sont jugées, 4 hommes et 4 femmes sont condamnés à mort.

Ils sont exécutés le 15 mars.

Les autres personnes sont condamnées à des travaux forcés ou à de la prison.

1815 : 6 avril : Charles X fait un passage à Caen et fait libérer les personnes emprisonnées depuis 1812.

1837 : Début des travaux du canal de Caen à la mer.

1857 :

5 mai : inauguration du premier système de distribution d'eau.

23 août : inauguration du canal de Caen à la mer.

1858 : 3 août : inauguration de la gare de Caen par le couple impérial.

1863 : 10 août : inauguration des bains et lavoirs.

La croissance démographique s'amenuise.

On recense 36 231 habitants en 1806, 41 394 habitants en 1856 et 45 380 en 1906.

Régulièrement, l'évolution est même légèrement négative :

entre 1851 et 1856 (– 3 886 hab.)

entre 1861 et 1876 (– 2 559 hab.)

entre 1891 et 1906 (– 938 hab.)

La croissance reprend à partir de 1906.

En 1936, les Caennais étaient 61 334.

La ville sort de ses limites historiques et s'étend sur les pentes au-dessus de la vieille ville (quartier bourgeois autour de la gare Saint-
Martin, ouverte en 1884 ou quartier plus populaire au-dessus de Vaucelles.


Caen dans la Seconde Guerre mondiale





Vue aérienne des bombardements sur Caen





La ville de Caen après la bataille de Caen (1944)



Article détaillé : Bataille de Caen.



Caen a perdu environ 68 % de son volume bâti durant
la Seconde Guerre mondiale car elle s'est trouvée sur une ligne de front très disputée lors du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 (Jour J).

Elle fut libérée par les forces canadiennes qui ont combattu pendant un mois les troupes SS Ses principaux monuments ont néanmoins été sauvegardés.

La reconstruction de Caen a officiellement duré de 1947 à 1963 avec de larges avenues rectilignes bordées par des immeubles de pierre de Caen d'environ cinq étages, ce qui lui confère une grande unité architecturale.

De nombreux immeubles qui avaient un toit plat ont été chapeautés d'un toit à pentes traditionnel.


Article détaillé : Reconstruction de Caen.


Caen a été décorée de la Légion d'honneur en 1948.



Patrimoine



Une longue histoire a doté la ville de Caen de nombreux monuments historiques dont les principaux (deux abbayes et le château) ont été construits sous Guillaume le Conquérant au XIe siècle.

Notons qu'il existe, contrairement à l'image véhiculée par la Seconde Guerre mondiale, un centre ancien (le vieux Caen) situé à l'ouest de la ville.

Surnommée « ville aux cent clochers » (comme Rouen, Dijon ou Poitiers), on y dénombre une quarantaine d'églises dont il ne reste parfois qu'un pan de mur.

La capitale bas-normande compte 86 édifices protégés monuments historiques, ce qui est assez remarquable compte tenu des sinistres causés par les bombardements de l'été 1944.


Bien que beaucoup d'entre eux ait été détruit en 1944, la ville compte encore de nombreux hôtels particuliers et de demeures plus modestes.

Les plus anciens datent de la Renaissance, mais la majeure partie d'entre eux a été édifiée aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Articles détaillés : Hôtels particuliers de Caen, Patrimoine religieux de Caen et Liste des monuments historiques de Caen.



La reconstruction de la ville a également doté Caen de nombreux
monuments remarquables.





Panorama depuis le château de Caen : ville reconstruite et ville ancienne



Moyen Âge






Salle de l’Échiquier (XIIe siècle)






Maison des Quatrans






Église Saint-Étienne-le-Vieux



Éléments fortifiés :



Le château de Guillaume le Conquérant, en particulier

la salle de l'Échiquier

les vestiges des fortifications de Caen, notamment la Tour Leroy

Maisons à pans de bois :

la Maison des Quatrans, une maison traditionnelle du XIVe siècle.

n°52 et n°54, le musée de la poste, maisons datant du début du XVIe siècle.



Nombreuses églises :




Saint-Pierre, édifiée entre les XIIe et XVIe siècles

sur la place Saint-Pierre

Saint-Jean, penchée car construite sur d'anciens marais

Saint-Sauveur

Saint-Michel de Vaucelles

Saint-Nicolas

Saint-Ouen

Vieux Saint-Sauveur

Saint-Étienne-le-Vieux.




Deux abbayes :




l'abbaye aux Hommes (église Saint-Étienne, Palais
Ducal, salle des Gardes, mur d'enceinte)

l'abbaye aux Dames (église abbatiale de la Trinité)



Renaissance





Hôtel de Than



Remaniement des églises par Hector Sohier :




le chevet de l'église Saint-Pierre

le chevet de la nef Saint-Eustache de Notre-Dame-de-Froide-Rue

(actuel Saint-Sauveur)

le chœur du Vieux Saint-Sauveur




Hôtels particuliers Renaissance :





l'hôtel de Than (vers 1520-1530)






l'hôtel d'Escoville (vers 1540)



l'hôtel de Mondrainville (vers 1550)



la cour des Imprimeurs, maisons construites pour
Jean Macé dans les premières années du XVIe siècle.
maison de Malherbe (1582)





Époque classique





Abbaye aux Dames





Hôtel de Blangy





Église et abbayes :





l'église Notre-Dame-de-la-Gloriette


le portail des églises du Vieux-Saint-Sauveur et Saint-Michel


les bâtiments conventuels de l'abbaye aux Hommes (occupés

actuellement par les services municipaux de Caen) et de l'abbaye aux

Dames (actuel siège du conseil régional de Basse-Normandie)


ancien couvent de la Visitation de Caen





Bâtiments civils officiels




le Logis des gouverneurs au château (actuel musée de

Normandie)

Pavillon des sociétés savantes




Hôtels particuliers :




du XVIIe autour de l'ancienne place Royale, aujourd'hui place de la République (hôtels Daumesnil et de Banville.

du XVIIIe autour de la place Saint-Sauveur, de la place Fontette et le palais de justice de Caen et dans le quartier Saint-Jean (hôtel le Brun de Fontenay et hôtel de Blangy).




XIXe siècle





Hôtel de la Préfecture



Palais de Justice

L'hôtel de préfecture du Calvados

Le Bon-Sauveur (chapelle classée monument historique et jardins)

La gare Saint-Martin

La statue de Louis XIV par Louis Petitot


Les hôtels particuliers et villas




XXe siècle[/u]





Église Saint-Julien




Maquette historique : plan de Rome à l'époque de son apogée monumentale (IVe siècle) de Paul Bigot, situé dans l'enceinte de l'université de Caen, à la maison de la recherche en sciences humaines.

Les cités-jardins

la cité-jardin des Rosiers

le Nice Caennais

Bâtiments de l'Entre-deux-guerres :

la poste centrale (1932)

la gare de Caen, reconstruite par Henri Pacon (1934)



immeubles reconstruite :



par Henry Bernard

l'université, inaugurée en 1957

l'église Saint-Julien

l'église et château d'eau de la Guérinière

le monastère des bénédictines


l'ancienne chambre de commerce de Caen





Stade d'Ornano Architecture contemporaine :



le stade Michel d'Ornano, terrain du Stade Malherbe,

club qui alterne entre ligue 1 (saison 2010-2011) et ligue 2.

le Musée des beaux-arts, dans l'enceinte du château

le Mémorial pour la Paix

le nouveau palais de justice par Architecture-Studio

le Cargö (2007)


Caen ,contenu original de Wikipédia, modifié est sous CC-BY-SA 3.0,


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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Lun 1 Avr 2013 - 21:33

Bayeux



Bayeux [bajø]est une commune française du département du Calvados et de la région Basse-Normandie.







Siège d'évêché depuis le IVe siècle et sous-préfecture du Calvados, Bayeux est célèbre pour sa tapisserie retraçant, sous forme de broderie, la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, exposée au Centre Guillaume-le-Conquérant et inscrite depuis 2007 au registre Mémoire du monde de l'UNESCO.

Capitale du Bessin, située à quelques kilomètres des plages du Débarquement, Bayeux a été la première ville que l'opération Overlord a libérée et une des rares en Normandie à être restée intacte après les combats de la Bataille de Normandie conservant ainsi un riche patrimoine architectural et culturel.

Les habitants sont appelés Bajocasses ou Bayeusains.



Géographie




Situation



Bayeux est distante de sept kilomètres des côtes de la Manche (plages du Débarquement) et à 30 kilomètres à l'ouest de Caen.

La ville, située entre 32 et 67 mètres d'altitude et une moyenne de 46 mètres, est traversée par l'Aure.

Bayeux est située sur les axes routiers (RN13) et ferroviaire Paris-Caen-Cherbourg.

Elle est la capitale du pays du Bessin au nord-ouest du Calvados.




Communes limitrophes de Bayeux



Vaux-sur-Aure
Saint-Vigor-le-Grand
Vaucelles
Saint-Loup-Hors
Guéron, Monceaux-en-Bessin
Saint-Martin-des-Entrées




Histoire




Héraldique






Blason de Bayeux




De gueules aux léopards d'or, surmonté en dexte d'un B et au senestre d'un X du même.




Origines






L'Aure




Article détaillé : Augustodurum.


Fondée à l'époque gallo-romaine, au Ier siècle av. J. C. sous le nom d'Augustodurum, Bayeux est la capitale du Bessin autrefois territoire des Bajocasses, peuple de l'ancienne Gaule dont le nom apparaît dans Pline l'Ancien.

Mais les preuves d'occupation humaine du territoire sont antérieures comme en témoigne le camp fortifié du cavalier d'Escures à Commes avec ses fortifications dominant la mer d'un côté et la vallée de l'Aure de l'autre.

Un autre camp fortifié existait à Castillon d'une surface de 35 hectares.

Les historiens n'ont pas de preuves de l'existence d'une ville celte antérieure à l'intégration du Bessin dans l'Empire romain.

Bayeux se limitait sans doute à des cabanes disséminées sur les bords de l'Aure et de la Drôme à l'emplacement de Saint-Loup-Hors et aux habitations des druides sur le mont Phaunus où ils célébraient leur culte.

César envahit les Gaules et un de ses lieutenants, Titus Sabinus, entra dans le Bessin et le soumit à la domination romaine.


Les informations que nous possédons sur le Bayeux antique restent succinctes.

La ville est citée par Ptolémée, qui vivait sous Antonin le Pieux, sous le nom de Noemagus Biducassium (pour *Noviomagos Badiocasso: le nouveau marché des Badiocassi) et a gardé ce nom jusqu'à la domination romaine.

Elle a été ensuite désignée sous le nom de Bajocassum.

La grande rue actuelle en constituait déjà l'axe principal.

Deux bâtiments thermaux, l'un sous l'actuelle église Saint-Laurent, l'autre sous l'ancienne poste, rue Laitière, sont attestés témoignant de l'adoption des coutumes et croyances romaines car on y a trouvé une tête sculptée de Minerve, conservée au musée Baron Gérard.


La mise au jour au XIXe siècle d'énormes blocs sculptés sous la cathédrale faisait pressentir l'existence d'un important édifice romain, ce qu'une campagne de fouilles menée en 1990 sur le bas-côté nord a confirmé.

La ville a été bâtie à un carrefour important entre Noviomagus Lexoviorum (Lisieux) et Aulauna (Valognes), axe que suit la decumanus maximus, l'actuelle Grand-rue.

La ville s'est d'abord développée sur la rive ouest du fleuve, est devenue un centre commercial et artisanal important en Normandie.

Sur le mont Phaunus, partagé entre Bayeux et Saint-Vigor-le-Grand, des fouilles archéologiques ont mis au jour des restes de nécropoles.

Le mont Phaunus, ancien centre druidique, a fortement contribué à la construction de l'identité religieuse de la ville.


La cité s'entoure à la fin du IIIe siècle d'une enceinte pour se protéger des invasions qui subsistera jusqu'au XVIIIe siècle.

Vaste quadrilatère, on peut encore en suivre le tracé approximatif.

La cathédrale occupait l'angle sud-est. Le château médiéval, à l'emplacement de la place De Gaulle, était à l'angle sud-ouest.

Au fond des jardins des rues Bourbesneur au sud et Saint-Malo au nord, subsistent quelques pans de la fortification.

Bayeux était alors une des cités les plus importantes de la Seconde Lyonnaise qui deviendra la Normandie.

Elle était un des points forts du litus saxonicum, le système de défense côtier de l'Empire romain contre les pirates saxons et frisons, et une garnison romaine de lètes bataves y est attestée dans la notitia dignitatum.

Les historiens situent le martyr de saint Floxel sous Maximin le Thrace vers 235-238 sur le mont Phaunus.

Saint Exupère y aurait impulsé le premier élan de l'évangélisation. Saint Vigor, évêque de Bayeux y terrassa un dragon et créa un monastère.

Au Ve siècle, c'est l'installation de groupes de saxons originaires de Basse-Saxe et la région est appelée Otlinga saxonia.

À la fin du VIe siècle, la population est christianisée et la ville prospère et devient un centre religieux, siège d'un épiscopat.

Au Ve siècle, avec la chute de l'Empire romain d'Occident, Bayeux est rattachée à la Neustrie, les évêques augmentent leur pouvoir et sont parfois issus de la famille royale comme Hugues, le neveu de Charles Martel.



Période normande et guerre de Cent-Ans



Les Vikings détruisent la ville en 890 mais elle est reconstruite sous le règne de Bothon, au début du Xe siècle.

Au XIe siècle cinq bourgs se créent à l'extérieur de l'enceinte, essentiellement au nord et à l'est, traduisant le développement de la ville pendant la période ducale.

Sous l'impulsion de l'évêque Hugues II et de son successeur, Odon de Conteville, demi-frère de Guillaume le Conquérant, la ville s'enrichit d'une nouvelle cathédrale, dédicacée en 1077.

C'est pourtant à cette période que la ville perd de l'influence.

Guillaume le Conquérant décidant en 1050 d'installer la capitale de son duché à Caen.


XIè siècle : En 1077 , consécration de la cathédrale romane.

Les tours de façade (en partie ) et la crypte , sont aujourd'hui d'imposants témoins de cet édifice , qui fut par la suite , progressivement transformé.



En 1105, alors que le duché de Robert Courteheuse est envahi par son frère le roi d'Angleterre Henri Beauclerc, la ville est défendue par Gounier d'Aunay mais prise et incendiée pour montrer l'exemple aux autres villes de Normandie.

XIIè siècle : La décoration si typique des grandes arcades et des murs de la nef réalisée autour des années 1142-1163.

Puis l'art gothique fait son apparition : les colonnes qui enrobent les piliers de la nef , le doublement des grandes arcades , les collatéraux voutés d'ogive , le porche méridional de la nef et la salle du chapitre en sont içi les plus anciens témois ( 1165 - 1205 ).



L'annexion de la Normandie au domaine royal capétien en 1204 renforce l'importance politique et économique de cette dernière.

Bayeux compte alors une vingtaine d'églises paroissiales ou chapelles ; elle est assez riche pour acheter une charte communale à Richard Cœur de Lion.

Entre le début du XIIe siècle et la fin de la guerre de Cent Ans, Bayeux souffre à plusieurs reprises de pillages même si elle reste intacte jusqu'en 1417 contrairement à des villes normandes comme Avranches ou Caen.

Puis les Anglais s'emparent de la ville et la saccagent pendant de longues années en la forçant à se soumettre au roi d'Angleterre Henri V.

Le roi de France Charles VII engage la reconquête de la Normandie avec la bataille de Formigny le 14 avril 1450 et le siège de Bayeux où sont réfugiés les anglais du 4 au 16 mai.

Le comte de Dunois reprend la ville et Charles VII amnistie ses habitants.

1450 marque le début d'une période de prospérité, de nouvelles familles accèdent au pouvoir, les anciennes ayant été décimées par la guerre et les épidémies.

On construit des maisons et manoirs à tours dont il en reste une soixantaine disséminée dans la ville. Désormais, la pierre supplante progressivement le bois.

La Renaissance a laissé peu de traces.

Parmi les plus belles créations de l'époque, on trouve l'église Saint-Patrice construite entre 1544 et 1548 et l'architecture intérieure de la chapelle de l'ancien palais épiscopal.

XIIIè siècle : constructio des flèches gothique ( 1250 ) , du choeur ( 1230 - 1240 ) , de l'étage supérieur de la nef , des croisillons nord et sud , du portail de la façade occidentale.




Bayeux, ville religieuse





La tour lanterne de la Cathédrale Notre-Dame.




XIVè siècle : des chapelle s'élèvent sur les flancs des collatéraux.

XVè siècle :Une tour lanterne éclairait le carré du transept à l'époque romane.

C'est sous l'épiscopat de Philippe de Harcourt qu'est élèvé le gracieux étage octogone ( 1477 - 1479 ).

Bayeux est le siège d'un évêché depuis le IVe siècle (il a fusionné en 1801 avec le diocèse de Lisieux pour former le diocèse de Bayeux-Lisieux) et d'un vicomté de l'époque du duché de Normandie jusqu'en 1749.

XVIè siècle : Le mobilier détruit pendant les guerres de religion est reconstitué.

Les stalles du chouer datent de cette époque ( 1589 ).


Le XVIIe siècle est celui du développement des institutions religieuses sous l'impulsion de Mgr de Nesmond.

La partie droite du choeur est entourée de grilles en fer forgé.


Bayeux est alors un grand chantier avec la construction du séminaire, de l'hôtel-Dieu, du couvent des bénédictines, du couvent des ursulines, de la charité Notre-Dame et de plus d'une dizaine d'hôtels particuliers.

Il faut dire que Bayeux cristallise les affrontements entre calvinistes et catholiques, les insurgés protestants deviennent maîtres de la ville en 1562 et détruisent une grande partie du patrimoine religieux (statues, vitraux…).

Suite au concile de Trente, Bayeux est un centre de la contre réforme et, entre 1615 et 1650, on compte l'installation de cinq institutions religieuses dans la cadre de la Contre-Réforme sous l'épiscopat de François de Nesmond.

La ville compte un religieux pour dix habitants.

Cette période laisse de nombreuses constructions caractéristiques du XVIIe siècle comme l'hôtel de Nesmond qui abrite aujourd'hui la tapisserie ou l'hôpital.

C'est également l'époque de l'installation des premières manufactures de dentelle.

Le développement du travail du textile renforce alors le caractère industrieux de la cité.

Il faut attendre le début du XVIII e siècle pour que la ville connaisse de profondes modifications avec la destruction massive des remparts, le comblement des fossés et la construction d'hôtels particuliers témoignant du luxe de l'époque.

Les années 1770 sont marquées par deux événements politiques important : l’installation à Bayeux du Grand conseil de Normandie et la mise en place dans le cadre de la Guerre d'indépendance des États-Unis du champ de manœuvre militaire, dit camp de Vaussieux, à ses portes.

Pour quelque temps, la cité accueille les plus hautes autorités judiciaires et militaires du royaume.

XVIIIè siècle : Le maître autel en marbre , orné de bronzes dorés , chef d'oeuvre de caffieri , prend place , en 1771 dans le sanctuaire de la cathédrale que viennent clore en 1772 , 5 grilles richement ouvragées .

Un trône épiscopal et une chaireachèvent de constituer l'apport très riche du XVIIIè siècle.

XIXè siècle : la tour centrale menaçant de s'effondrer , un ingénieur , Flachat réussit , grêce à son habileté et à son audace , à reconstruire à neuf les 4 piles de la croisée qui la soutiennent ( 1858 ).

Ainsi consolidée la tour se voit augmentée d'un second étage octogonal et coiffée d'un dôme de cuivre sur charpente de fer ( 1866 ).



Dentelle et porcelaine




En 1793, Joachim Langlois ouvre une manufacture de porcelaine à Valognes mais elle doit fermer en 1812 pour des raisons financières.

Il décide de transférer son activité à Bayeux dans l'ancien couvent des bénédictines vacant après la Révolution.

On compte trois étapes dans l'histoire de la manufacture qui coïncident avec les trois familles dirigeantes : l'époque Langlois (1812-1849), l'époque Gosse (1849-1878) et l'époque Morlent (1878-1951).

La manufacture se ravitaille en kaolin dans la commune des Pieux.

Cette matière première est réputée pour sa solidité et sa résistance aux hautes températures et aux chocs thermiques.

À l'époque Morlent, la production se spécialise dans les pièces destinées aux laboratoires et acquiert une réputation internationale.

La dentelle de Bayeux est aussi célèbre.

François de Nesmond confie aux sœurs de l'hôpital le soin de s'occuper des enfants assistés en 1676.

Elles se lancent dans la confection dentellière mais celle-ci est modeste jusqu'au XVIIIe siècle avant un important essor.

En 1784, plus de mille personnes travaillent dans les manufactures de la ville.

À la suite de la Révolution, l'activité se sépare de l'Église, en 1824, vingt-cinq entreprises se consacrent à la fabrication de dentelle dont les plus célèbres sont les maisons Tardif et Carpentier-Delamare.

La fabrication artisanale de dentelle au fuseau a beaucoup souffert de la mécanisation et le dernier atelier, la maison Lefébure a fermé en 1973.

Un Conservatoire de dentelle existe à Bayeux et est spécialisé dans la création de luxe, il a travaillé pour Hermès, Dior et Christian Lacroix.




Période moderne




Le centre ville




Bayeux, au XIXe siècle, célèbre pour son terroir agricole, ses dentelles et sa porcelaine ne subit pas de profondes modifications.

Elle garde toujours son tracé médiéval et s'enrichit de demeures bourgeoises.

Dès l'époque, on peut découvrir la célèbre tapisserie de la reine Mathilde, qui en est l'emblème.

Une bibliothèque-musée ouvre ses portes en 1835.


En 1940, Bayeux est occupée par les troupes allemandes et sa proximité des côtes permet de protéger celles-ci.

Les réseaux de résistance sont démantelés mais des noms restent, comme celui de Guillaume Mercader, coureur cycliste qui se servait de ses entraînements sur les routes du Bessin pour transporter des messages.


Le 7 juin 1944, au lendemain de l'opération Neptune, les troupes britanniques débarquées sur la plage Gold libèrent Bayeux, qui devient, pour la France continentale, la première ville (titre également revendiqué par Sainte-Mère-Église, alors peuplée de plus de 1 100 habitants, libérée dans la nuit du 5 au 6 juin7) et sous-préfecture libérée.

Cette libération intervient 19 mois après celle d'Alger et huit mois après celle d'Ajaccio.

Bayeux, épargnée lors des combats de juin 1944, a servi de refuge pour les blessés victimes des bombardements de la bataille de Normandie et est une des rares villes du Calvados restée intacte.

Le 14 juin, dès son arrivée sur le sol français à Courseulles-sur-Mer, le général de Gaulle se rend à Bayeux qu'il traverse à pied, entouré d'une foule enthousiaste, avant de prononcer un discours dans lequel il affirme l'appartenance de la France aux pays alliés.

Il installe François Coulet, commissaire de la République institué par le Gouvernement provisoire de la République française dans l'actuelle sous-préfecture et désigne Raymond Triboulet sous-préfet après la révocation de Pierre Rochat, nommé par Vichy en 1942.

De nombreux monuments commémorent cette période, dont le plus grand cimetière britannique de la Seconde Guerre mondiale en France.

Il accueille 4 648 tombes de soldats des deux camps, dont 3 935 Britanniques, 17 Australiens, 8 Néo-Zélandais, 1 Sud-Africain, 25 Polonais, 3 Français, 2 Tchèques, 2 Italiens, 7 Russes, 466 Allemands et 1 non-identifié. Sur un mémorial sont inscrits les noms de 2 808 soldats disparus : 1 537 Britanniques, 270 Canadiens et 1 Sud-Africain.

Le musée mémorial de la bataille de Normandie à Bayeux présente la plus riche collection d'uniformes du jour J.

Charles de Gaulle revient à Bayeux le 16 juin 1946 pour inaugurer une stèle sur la place qui porte aujourd'hui son nom.

Il prononce alors le discours de Bayeux dans lequel il présente les bases de ce qui deviendra la Constitution de 1958.




Jumelage et villes amies



Dorchester (Grande-Bretagne)
Lübbecke (Allemagne)
Chojnice (Pologne)
Eindhoven (Pays-Bas)
Viborg (Danemark)




Monuments et musées






Tapisserie de la reine Mathilde.




Centre Guillaume le Conquérant, où est exposée la tapisserie de la reine Mathilde, inscrite au Registre international Mémoire du monde de l'UNESCO depuis juin 2007.

Le musée se trouve dans l'ancien séminaire dont la construction a débuté en 1693 et qui abritait une communauté de frères lazaristes.

La cathédrale Notre-Dame, dont des vitraux commémorent la saga de Guillaume le Conquérant, est remarquable pour son grand orgue.

Il y a aussi la liste des chevaliers qui participèrent à la bataille de Hastings.

Le couvent des Augustines de la fin du XVIIe siècle.

Le musée Baron Gérard qui regroupe une riche collection d'objets d'art et retrace l'histoire de la cité est situé dans l'ancien palais épiscopal, place de la Liberté.

On peut y voir entre autres des œuvres de Gustave Caillebotte, Jacques Louis David, Jean-Baptiste Camille Corot, Eugène Boudin, Maurice Utrillo, Kees van Dongen, Maurice de Vlaminck…

L'établissement porte depuis 1959 le nom du baron Henri-Alexandre Gérard, donateur de nombreuses œuvres présentées au musée (à ne pas confondre avec François Gérard, peintre néoclassique et député de Bayeux qui était son oncle).

Le musée a vocation à retracer l'histoire de Bayeux à travers ses collections d'objets archéologiques, la peinture, les arts graphiques, le mobilier, la porcelaine et la dentelle.

Le musée mémorial de la bataille de Normandie. Il retrace les 76 jours qui suivirent le débarquement de Normandie qui furent dramatiques pour la région mais dont l'issue victorieuse pour les Alliés annoncèrent la libération de l'Europe.

Ce musée est dédié à la mémoire des combattants qui participèrent aux combats, au fronton, une phrase en latin rappelle qu'en 1944, les Britanniques sont venus libérer leurs vainqueurs de 1066 (bataille d'Hastings).

Le plus grand cimetière militaire britannique de France.

Le musée du général de Gaulle situé dans un hôtel particulier du XIVe siècle.

Il retrace les cinq visites de Charles de Gaulle à Bayeux, dont celles du 14 juin 1944 et du 16 juin 1946.

Le Conservatoire de la dentelle de Bayeux est installé dans l'hôtel du Doyen (ex-évêché). C'est une association créée pour sauvegarder le patrimoine dentellier normand par la pratique et l'enseignement.




Exposition permanente.




Plus de soixante-dix hôtels particuliers sont disséminés dans tout le cœur historique, dont certains datent du XIVe siècle.

Musée d'art diocésain, collection d'objets du culte catholique des XVIIIe et XIXe siècles.

Place Général de Gaulle, stèle commémorative du discours de Charles de Gaulle le 14 juin 1944, ses premières paroles adressées depuis le sol français libéré.

Autour de la place carrée plantée de tilleuls centenaires, on peut voir la sous-préfecture, un monument de reconnaissance à Notre-Dame de Bayeux et la statue d'Alain Chartier.

Le clocher de l'église Saint-Patrice est le seul monument d'architecture typiquement Renaissance de Bayeux, elle fut construite de 1544 à 1548 et comprend sept étages.

L'ancien palais épiscopal, aujourd'hui siège de l'hôtel de ville, réalisé sous l'épiscopat de Louis de Canossa (1516-1531).

Le Grand hôtel d'Argouges





Gastronomie




Bayeux et le Bessin sont une terre traditionnellement vouée à l'agriculture et plus particulièrement à la production laitière.

Bayeux, comme le Pays basque, la Corse, la Gascogne et le Limousin, a son nom associé à une des six races locales porcines de France (porc de Bayeux).

L'animal est blanc tacheté de noir, en octobre chaque année, un marché gourmand se tient en leur honneur.

Les produits du Bessin se retrouvent au marché du samedi matin, place Saint-Patrice, coquillages et poissons des ports de Port-en-Bessin et Grandcamp-Maisy, animaux vivants de basse-cour, produits laitiers et issus de la pomme… Il y a également un marché rue Saint-Jean le mercredi matin.

La cidrerie Viard implantée à Guéron, à trois kilomètres de la ville commercialise la gamme cidre, pommeau, calvados de Bayeux mais ne produit elle-même que le cidre.

Sur l'étiquette figure un extrait de la tapisserie de Bayeux.

Un fromage de chèvre frais et demi-sec fabriqué à Nonant s'appelle le Bajocasse.

La Chocolaterie du Drakkar est implantée dans la zone artisanale Bayeux Intercom, elle confectionne de façon artisanales quelques spécialités chocolatières, comme le drakkar, le can-cans, des spécialités à base de calvados et des chocolats dédiés à la ville de Bayeux, comme le chocolat de Bayeux et le petit cochon du Bessin.

Un musée du chocolat est implanté dans l'usine.




Événements




La Fête médiévale et le Salon du livre médiéval réunissent artistes de rue et écrivains chaque premier week-end de juillet autour de la cathédrale.

Le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre récompense les meilleurs reportages sur les conflits du monde.

En 2007 a été inauguré un jardin blanc dédié aux journalistes tués au cours de l'exercice de leur profession depuis 1944, réalisé par Reporters sans frontières et la ville de Bayeux.

Le Festival international du cirque, créé en 2005, a lieu tous les deux ans début mars.

La ville de Bayeux organise le festival Calvadose de Rock à Sully chaque année au début du mois d'août.

Le Festival des jeux.

Graine de mots organisé tous les deux ans en février met en valeur les mots, sous toutes les formes, théâtre, conte, chanson.




Bayeux dans la littérature




Les écrivains nés dans la ville de Bayeux (Alain Chartier, Gustave Desnoiresterres, Pierre Halley ou plus récemment Roger Bésus) l'ont souvent vite quittée et leur cité d'origine n'est pas présente dans leur œuvre.

Mais au XIXe siècle, alors que la Normandie est une terre étroitement liée à la littérature et aux écrivains, la ville accueille de nombreux auteurs de passage qui situeront certains de leurs ouvrages à Bayeux ou dans le Bessin, on peut citer Marcel Proust, Gustave Flaubert en 1874 et 1877 (Bouvard et Pécuchet), Balzac qui y résida même quelques mois (1822), Émile Zola (La Joie de vivre, Voyage circulaire), Victor Hugo (1836), Prosper Mérimée dans le cadre de son poste d'inspecteur général des Monuments historiques, Stendhal en 1838 ou encore Théophile Gautier en 1858.

Gérard Pouchain, natif de Bayeux est l'un des spécialistes des séjours des grands écrivains en Normandie.


« Oh le bon pays à exploiter que ce Bayeux plein de dévotes. »
— Honoré de Balzac

« Si ma santé s’affermissait et que mes parents me permissent, sinon d’aller séjourner à Balbec, du moins de prendre une fois, pour faire connaissance avec l’architecture et les paysages de la Normandie ou de la Bretagne, ce train d’une heure vingt-deux dans lequel j’étais monté tant de fois en imagination, j’aurais voulu m’arrêter dans les villes les plus belles ; mais j’avais beau les comparer, comment choisir plus qu’entre des êtres individuels, qui ne sont pas interchangeables, entre Bayeux si haute dans sa noble dentelle rougeâtre et dont le faîte était illuminé par le vieil or de sa dernière syllabe . »

— Marcel Proust, Du côté de chez Swann.


« À dix heures et demie, nous trouvâmes enfin place dans un wagon, que nous abandonnâmes à Bayeux, dont la silhouette, vue du débarcadère, nous plaisait fort.

Une magnifique cathédrale s'y découpait, au-dessus des toits, d'une façon superbe, pavoisée de drapeaux et de bannières.

Résister à une cathédrale est au-dessus de nos forces, et nous passâmes la journée à examiner celle-ci.

Nous voilà donc errant par les rues de Bayeux et laissant le train filer vers Cherbourg.

L'aspect de la ville, même dans ce moment d'animation insolite, avait quelque chose de tranquille, de reposé, d'ecclésiastique, tranchons le mot.

L'ombre de la cathédrale s'étend sur les maisons; les rues sont propres, silencieuses, presque désertes, et sous le sable répandu pour la fête pointe l'herbe, encadrement des pavés.

Peu de boutiques, de longs murs de jardins, une promenade solitaire qui suffirait à une grande ville.

Des prêtres vont et viennent comme à Rome, et sur une enseigne nous lisons : Manuel, coupeur de soutanes.

L'Église a là un grand centre.

Dans notre époque d'anhélation industrielle, c'est une chose rare que de voir une ville paisiblement groupée autour de sa cathédrale, sans cheminées d'usine mêlées aux clochetons et s'étirant les bras dans ce doux ennui provincial qui n'est pas sans charme, et laisse du moins de longues heures à la rêverie.

Tordu comme une paille par le tourbillon parisien, nous avons dit souvent que le Temps n'existait plus qu'en bronze doré sur les vieilles pendules.

Le Temps existe; nous l'avons retrouvé à Bayeux, très-bien conservé pour son âge . »

— Théophile Gautier, paru dans Le Moniteur en 1858.

« Je sais très bien qu'on peut passer sa vie entière à Saint-Etienne, à Château-Thierry ou bien à Bayeux - et c'est le cas des Stéphanois, des Castel-Théodoriciens et des Bajocasses - mais faut-il encore qu'on y soit né, ou bien qu'on ait choisi ces villes pour y vivre. »

— Sacha Guitry, Mémoires d'un tricheur, 1935

« Dans notre Normandie, glorieuse et mutilée, Bayeux et ses environs furent témoins d'un des plus grands événements de l'Histoire.

Nous attestons qu'ils en furent dignes.

C'est ici que, quatre années après le désastre initial de la France et des Alliés, débuta la victoire finale des Alliés et de la France.

C'est ici que l'effort de ceux qui n'avaient jamais cédé et autour desquels s'étaient, à partir du 18 juin 1940, rassemblé l'instinct national et reformée la puissance française tira des événements sa décisive justification. »

— Charles de Gaulle, Discours de Bayeux

« Moi je suis fou de cette ville, j'ai eu le coup de foudre.

Tu as vu le nombre de petits antiquaires.

Ta ville de Bayeux, c'est une merveille : ces maisons du Bessin, c'est tellement plus beau que tous ces colombages, que cette épouvantable Normandie pour Parisiens .

Ici regarde ces belles pierres, ces portails accueillants, ces sculptures couvertes de lichens, ces arbres et la mer toute proche qui ne se voit pas mais qu'on sent. »

— Le thriller d'Adrien Goetz, Intrigue à l'anglaise, se déroule en partie à Bayeux.


Une des enquêtes du Commissaire Maigret de Georges Simenon, La Vieille Dame de Bayeux (1938) se passe dans la ville et à Caen.

Le roman fut adapté à la télévision en 1988 avec Jean Richard dans le rôle du commissaire, puis repris dans la nouvelle série avec Bruno Cremer en 2004 (Maigret et la demoiselle de compagnie).

La nouvelle d'Honoré de Balzac, La Femme abandonnée parue en 1832 se déroule à Bayeux et dans sa région.

Une de ses sœurs, Laure Surville habitait à Bayeux depuis 1820 avec son mari archéologue qui rédigea un mémoire sur les vestiges des thermes de la ville, Balzac y résida du 23 mai au 9 août 1822, une plaque est apposée sur la maison où il passa ce temps, rue des Teinturiers.




Cultes




Bayeux fut le siège d'un diocèse catholique dès le IVe siècle, le premier évêque fut saint Exupère.

En 1855, est créé le Diocèse de Bayeux et Lisieux qui comte huit doyennés et cinquante et une paroisses, le diocèse appartient à la province ecclésiastique de Rouen.

L'évêque actuel est Jean-Claude Boulanger depuis 2010 et l'évéché est situé rue Lambert-Leforestier à Bayeux.

Le séminaire n'existe plus depuis 1969, il abrite désormais le musée de la tapisserie.

Aujourd'hui, Bayeux appartient au doyenné du pays du Bessin et à la paroisse Notre-Dame du Bessin qui regroupe 30 communes et 26 000 habitants.

La cathédrale et l'église Saint-Patrice accueillent encore des messes régulières.

Il existe un couvent de bénédictines depuis 1648, le monastère Sainte Trinité.

Il existe un temple protestant, impasse Prud’homme.

Une église évangélique, l'Église biblique baptiste de Bayeux est située rue Nesmond.




Parcs et espaces verts





La commune est une ville fleurie ayant obtenu deux fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Le jardin botanique d'une surface de 2,6 hectares, il a ouvert en 1864.

Le terrain fut donné à la ville par Charlemagne Jean-Delamare (1772-1858) pour y créer un jardin destiné à l'enseignement horticole, mais il fut aménagé en jardin public par Eugène Bühler (1822-1907), à qui l'on doit également l'aménagement du parc de la Tête d'Or de Lyon.

Le jardin botanique a peu changé depuis ce temps.

Le parc, l'avenue d'accès sud et les deux pavillons d'entrée sont inscrits, depuis décembre 2007, à l'inventaire des monuments historiques.

L'arbre le plus célèbre est le hêtre pleureur, classé monument naturel en 1932 et récipiendaire du label "Arbre remarquable de France" depuis l'an 2000.

Ses branches couvrent une surface de 1 250 mètres carrés et sont soutenues par des armatures métalliques.

La place Charles de Gaulle au cœur de la cité est plantée de cent cinquante tilleuls, classés monuments naturels en 1932, entourant une vaste pelouse où se déroulent de nombreux événements culturels.

Le platane de la Liberté, place de la Liberté a été planté le 29 mars 1797, par des révolutionnaires (X germinal an V).

Il est lui aussi classé monument naturel et bénéficie du label "Arbre remarquable de France".

Le Mémorial des reporters, boulevard Fabian Ware, a été inauguré en 2006, dans le prolongement du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.

Il fut conçu par Samuel Craquelin et rend hommage aux journalistes tués dans l'exercice de leur fonction depuis 1944, une nouvelle stèle est donc dévoilée chaque année.

Ce jardin blanc est une réalisation conjointe de Reporters sans frontières et de la municipalité de Bayeux.

Un parcours aménagé permet de suivre les bords de l'Aure sur toute la traversée de la ville, du sud au nord et jusqu'à Vaux-sur-Aure.




Personnalités liées à la commune



Religieux



Saint Exupère, évêque de Bayeux ;
Saint Marcoult, (490-558), religieux
Vigor de Bayeux, évêque de Bayeux de 513 à 537 .
Aquilin d'Évreux (620-690 ou 695), évêque d'Évreux .
Évroult d'Ouche, (627-706) religieux.
Pierre Du Bosc (1623-1692), prédicateur .


Écrivains et philosophes



Alain Chartier (1392-1430), homme politique et poète

Pierre Halley, (1611-1689), poète

François-André-Adrien Pluquet (1716-1790)
philosophe et historien, professeur au collège de France

Gustave Desnoiresterres (1817-1892), dramaturge historien de la littérature, journaliste et romancier

Raymond Thamin, (1857-1933), philosophe

Roger Bésus (1915-1994), sculpteur et écrivain

Gérard Pouchain, (1943-), historien et auteur

Jean-Christophe Attias, (1958-), universitaire et intellectuel

Muriel Barbery 29 (1969-), écrivain

Denis Bajram (1970-), auteur de Bande Dessinée

Valérie Mangin (1973-), chartiste, scénariste




Peintres, graveurs



Joachim Rupalley (1718-1780) peintre

Gabriel-Narcisse Rupalley (1745-1798), peintre

Robert Lefèvre (1755-1830), peintre

François de Caumont (1768-1848), dessinateur et artiste-peintre

Thomas-Casimir Regnault (1823-1875), graveur

Alfred Georges Regner, (1902-1987), peintre; graveur



Musiciens


Alfred Lair de Beauvais (1820-1869), organiste et compositeur

Léon Le Cieux (1821-1873), violoniste




Théâtre et cinéma



Mademoiselle George (1787-1867), actrice et maîtresse de Napoléon

Jean Grémillon (1901-1959), réalisateur





Scientifiques




Raoul-Adrien Fréard du Castel, (1696-1766), géomètre

Frédéric Pluquet (1781-1831), chimiste et antiquaire

Georges Lenepveu (1857-1923), maître verrier et inventeur




Sportifs




Yvan Mainini, (1944-), dirigeant de basketball

Michel Coroller, (1949-), cycliste

Éric Navet (1959-), jockey

Lionel Lemonchois (1960-), navigateur

Bruno Ruffray (1965-), arbitre de football

Franck Dumas (1968-), footballeur et entraîneur du stade Malherbe de Caen

Damien Letulle (1973-), archer

Frédéric Née (1975-), footballeur




Politiciens




Jean-François Philippe-Delleville, (1740-1828), politicien

Jean-Léonce Dupont (1955-), sénateur et ancien maire





Divers




Béranger de Bayeux, comte de Bayeux, mort en 896 ;

Poppa de Bayeux, fille de Bérenger de Bayeux, épouse de Rollon

Georges Félix de Wimpffen, (1744-1814), général d'Empire, mort à Bayeux

Édouard Lair de Beauvais (1790-1851), architecte

Arcisse de Caumont (1801-1873), archéologue

Pierre Desprairies (1921-), haut fonctionnaire

Adeline Keil, (1979-), photographe[/b][/color].




Personnages homonymes




Mathieu Bayeux, dit Bayeux ainé, (1692-1777), inspecteur général des ponts et chaussées

Guillaume Bayeux (mort en 1762), son frère, inspecteur général des ponts et chaussées




Photos







La cathédrale Notre-Dame le 14 juillet 2005.






Le chœur de la cathédrale.






La crypte.







la cathédrale de Bayeux au crépuscule.






Un des nombreux vitraux de la cathédrale.






plan de la cathédrale.






La cathédrale de Bayeux en 1900.





Un détail de la tapisserie.






La gare de Bayeux au début du XXe siècle.





Moulin à eau fonctionnant sur l'Aure.






Char Sherman M4 A1 devant le Musée mémorial de la Bataille de Normandie à Bayeux.[/b][/u]




Bayeux , contenu original de Wikipédia, modifié est sous CC-BY-SA 3.0,[/center]


Dernière édition par Romy50300 le Lun 27 Juin 2016 - 21:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Lun 30 Sep 2013 - 0:21

Cabourg




Plage de Cabourg






Blason de Cabourg



Cabourg est une commune française, située dans le département du Calvados et la région Basse-Normandie.

La commune, qui est une importante station balnéaire, est classée « quatre fleurs » au Concours des villes et villages fleuris et grand prix national du fleurissement.

Elle est peuplée de 3 889 habitants, les Cabourgeais.


Cabourg est une ville normande située entre Caen et Deauville, elle fait partie de la Côte Fleurie.

La ville est située en bord de mer aux portes du pays d'Auge.

Cabourg est sous l'influence d'un climat océanique, avec des étés doux et des hivers frais.




Toponymie




Mentionné sous les formes latinisées Cathburgum en 1066 - 1079, Cadburgus et Cathburgus en 1077, Cadburg en 1082.

Ernest Nègre explique Cabourg par le nom de femme Hadeburgis pris absolument.

Albert Dauzat et Charles Rostaing par les appellatifs gaulois cato- « combat » et germanique burg « village ».

Il s'agit plus vraisemblablement d'un nom de lieu basé sur le vieux saxon burg ou le vieil anglais burg, burh « bourg », précédé d'un élément indéterminé, peut-être le celtique cad « combat », car il se rapproche manifestement des noms de lieux britanniques du type Cadbury et Cadborough qui sont aussi d'anciens Cadburg, Cadbuhr.

Ce toponyme s'est vraisemblablement diffusé lors de l'installation de Saxons aux IVe-Ve-VIe siècles dans le Bessin et la campagne de Caen ou postérieurement, lors de l'arrivée de colons anglo-scandinaves au Xe siècle (cf. Cherbourg ou Wambourg).

Il existe plusieurs lieux-dits Cabourg, Cabourt, Cabour en Normandie.




Histoire





Le Casino : lithographie d'Henry Privat-Livement (1897)



En 1793, on recense à Cabourg seulement 165 habitants.

Le village se développe alors principalement à proximité de la Dives, au nord de la confluence avec la Divette.

L'habitat s'organise autour de deux axes : l'un parallèle au fleuve et l'autre au sud de la route de Caen à Dives, l'église se trouvant légèrement isolée au sud-ouest.

Les dunes au nord de la commune ne sont pas peuplées.

Au xixe siècle, la population augmente régulièrement jusqu'à atteindre 718 habitants en 1866.


Henri Durand-Morimbau, homme d’affaires et avocat parisien, décide dans les années 1850 de créer une station balnéaire à proximité du petit village de pêcheurs.

Pour ce faire, il fonde une Société thermale.

Doté d'un capital de 12 millions de francs par actions au porteur, de 500 francs chacune, l'organisme achète les terrains riveraines de la mer constitués de dunes et d'herbages.

On confie à l'architecte Robinet, le soin de tracer un plan d'urbanisme.

Celui-ci choisit un plan radio-concentrique rappelant celui des théâtres gréco-romains : les avenues convergent vers une place centrale sur laquelle est érigée un casino composant la scène.

La première pierre du casino, en réalité construit en bois, est solennellement posée le 9 mai 1854 et des centaines d’arbres sont plantés le long des avenues nouvellement tracées.

Mais les ressources financières viennent rapidement à manquer et la station souffre de son absence de desserte par les chemins de fer.


En 1861, un grand hôtel est construit en bordure du rivage.

Le casino en bois est remplacé en 1867 par un nouveau bâtiment en pierre plus fonctionnel.


En 1879, une ligne de chemin de fer est ouverte entre la gare de Dives-Cabourg et celle de Mézidon, permettant ainsi des liaisons depuis Paris ; elle est prolongée jusqu'à Trouville-Deauville en 1882-1884.

En 1881, une ligne entre Caen et Dozulé-Putot s'embranche sur la ligne Mézidon - Dives, améliorant ainsi la liaison entre la station balnéaire et la préfecture.

En 1891 - 1892, la première ligne des chemins de fer du Calvados est ouverte entre Caen et Dives ; trois haltes sont prévues sur le territoire communale : Bas-Cabourg, Cabourg Pépinière, Cabourg (au bout de l'avenue de la Mer).


Après une légère baisse démographique dans les années 1870, la population cabourgeaise s'accroît rapidement quand le village devient une cité balnéaire à la mode.

De 1881 à 1936, la population double (de 1 014 à 2 095 habitants), avant d'atteindre son maximum en 1946 avec 3 479 habitants recensés.

De nombreux équipements sont construits pour faire face à l'essor de la station :


un nouvel hôtel de ville en 1883, regroupant la mairie, l’école des garçons et le bureau des Postes et Télégraphes ;
une digue-promenade en 1887 de 1 200 m de long afin de lutter contre l'érosion ;
des équipements touristiques tel que le garden-tennis ou le golf, situé près de l'hippodrome ;
le Grand Hôtel, reconstruit en 1908 par les architectes Viraut et E. Mauclerc.


Après un fort déclin démographique dans les années 1950, la population repart à la hausse dans les années 1970 en raison de la politique de relance touristique et de promotion immobilière de Bruno Coquatrix élu maire en 1971 ; en 1999, le nombre d'habitants dépasse son seuil historique de 1946.


Héraldique






Armes de Cabourg



Les armes de la commune de Cabourg se blasonnent ainsi :


parti : au premier de gueules au bateau de sable habillé d'argent et flammé de tricolore voguant de face sur une mer d'azur, au second à l'estuaire de la Dives au naturel, formé d'un littoral d'or mouvant du flanc senestre et de la pointe, parcouru d'un fleuve sinueux d'azur mouvant de senestre et se jetant en chef dans une mer aussi d'azur ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'un poisson d'argent.



Administration




En 2010, la commune de Cabourg a été récompensée par le label « Ville Internet @@ ».




Liste des maires successifs


Période Identité Étiquette Qualité

mars 1971 Avril 1979 Bruno Coquatrix DVD
avril 1979 1987 Michel Moles
1987 1995 Didier Van Temshe
1995 Avril 2004 Jacques Porcq UMP Médecin
Avril 2004 en cours Jean-Paul Henriet UMP Médecin


Toutes les données ne sont pas encore connues.




Démographie



En 2010, la commune comptait 3 889 habitants.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.

À partir du xxie siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année.



Lieux et monuments





Le Grand Hôtel.





Le Casino de Cabourg.





Le Grand Hôtel de Cabourg.



En grande partie inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH, 06/10/1993).



Le Casino, agrandi de 2006 à 2007.

Les bains de Cabourg, se situant sous la promenade Marcel Proust.

Selon le ministère de la Culture, le casino et le Grand-Hôtel constituent « l'un des ensembles balnéaires les plus cohérents et les mieux conservés de la Belle Époque ».


Il faut noter par ailleurs que Cabourg, comme d'autres villes proches, présente beaucoup de superbes habitations privées.

Ainsi, sur les grandes artères de la ville (l'avenue de la Mer par exemple), ou dans les plus petites ruelles, on peut admirer de très belles, et souvent très grandes, demeures.

Depuis mars 2009, Cabourg bénéficie de la dénomination commune touristique.




Activité et manifestations




Jumelages



Drapeau des États-Unis Atlantic City (États-Unis)
Drapeau de l'Allemagne Bad Homburg vor der Höhe (Allemagne)
Drapeau du Royaume-Uni Salcombe (en) (Royaume-Uni)
Drapeau de la Belgique Spa (Belgique)
Drapeau de l'Autriche Mayrhofen (Autriche)
Drapeau de la Suisse Coire (Suisse)
Drapeau du Luxembourg Mondorf-les-Bains (Luxembourg)
Drapeau de l'Italie Terracina (Italie)
Drapeau de la Lettonie Jurmala (Lettonie)
Drapeau du Canada Bromont (Canada)
Drapeau : Sénégal Oussouye (Sénégal)
Drapeau de l'Espagne Castro-Urdiales (Espagne)






Entraînement matinal d'un trotteur sur la plage de Cabourg



Jeu télévisé


En 1989, Cabourg gagne la finale du jeu télévisé Intervilles face à Troyes.




Cabourg dans les arts



En 1980, une partie du film La Boum de Claude Pinoteau est tournée dans la ville de Cabourg.

Dans le film Intouchables, la scène finale est tournée au Grand Hôtel de Cabourg.




Personnalités liées à la commune



Adolphe d'Ennery, maire de la ville.

Marcel Proust, familier de la commune dont il se servit comme modèle pour son Balbec dans À la recherche du temps perdu. Il séjourna au Grand Hôtel chaque été de 1907 à 1914.

René-Xavier Prinet (1861-1946), peintre, propriétaire de la villa "Double Six" sur la promenade Marcel Proust.

Bruno Coquatrix, ancien maire et fondateur de l'Olympia.

Jean-Pierre Andréani (né à Cabourg en 1940), comédien.

Jean-Louis Ezine (né en 1948 à Cabourg), écrivain.

Corinne Lepage, ancien maire adjoint (1989-2001), ancien ministre de l'environnement d'Alain Juppé (1995-1997), présidente fondatrice du mouvement écologiste CAP21, et du Mouvement démocrate, dont elle fut la tête de liste aux élections municipales de mars 2008, dans le 12e arrondissement à Paris.

Sandrine Bonnaire et son mari Guillaume Laurant qui ont été mariés à Cabourg et sont aujourd'hui les parrains du Festival du Film - Journées Romantiques et Européennes de Cabourg.

Tristan Duval (né en 1971) est élu au conseil municipal de Cabourg depuis 2001.

Producteur de spectacle, fondateur des opéras en plein air, créateur des expositions Bardot et Romy Schneider.

D’abord adjoint au maire chargé du tourisme au côté de Jacques Porcq, il est réélu en 2008 au sein de l’équipe de Jean-Paul Henriet et assume la vice-présidence de l’office du tourisme. Il est également l’un des fondateurs de l’association (loi 1901) Cabourg Ensemble.

Jean-François Dubos (né en 1945 à Cabourg), dirigeant, président du directoire de Vivendi.


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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Dim 6 Oct 2013 - 11:49

Deauville




Les planches de Deauville.





Blason de Deauville




Deauville est une commune française du département du Calvados, en Basse-Normandie, peuplée de 3 866 habitantsNote 1 (les Deauvillais).




Les parasols, emblême de Deauville.



Station balnéaire normande, elle est considérée, avec son casino, ses palaces, ses villas classées, ses champs de courses, ses ports de plaisance, son palais des congrès, son Festival du cinéma américain, ses golfs et ses discothèques comme l'une des plus prestigieuses en France.

Elle attire chaque année des milliers de touristes, notamment des Parisiens en raison de sa relative proximité géographique (environ 200 km).


Sa réputation de station de luxe lui vaut d'être fréquentée régulièrement par de nombreuses célébrités du cinéma, de la musique, de la télévision, de la mode, et du monde économique et politique.


Géographie

La commune est située à l'embouchure de la Touques qui la sépare de Trouville-sur-Mer, et s'étend en partie le long du fleuve.

Un pont relie les deux communes.

D'un point de vue traditionnel, elle appartient au pays d'Auge et d'un point de vue touristique, à la Côte Fleurie.


L'environnement de la commune est caractérisé par une longue plage de sable, résultant de l'érosion des falaises de calcaire oolithique.

En retrait s'étendent, d'une part, la vallée de la Touques et, d'autre part, des collines qui constituent le paysage typique du pays d'Auge.





Toponymie



Le nom de Deauville est attesté sous la forme latinisée Auevilla en 1060, d'Auville, puis Deauvilla plus tardivement.


Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville « domaine rural » (terme issu du gallo-roman VILLA « grand domaine rural »).

L'origine du premier élément a donné lieu à diverses hypothèses.


Tout d'abord, d'après les mentions anciennes du nom, sa forme originelle ne comportait pas de [d] initial.

Il s'explique par l'agglutination de la préposition de (après élision du [œ], caractéristique de la langue française devant une autre voyelle) : d'Auville > Deauville.

La graphie contemporaine restitue un e non étymologique : Deauville au lieu de Dauville.

L'agglutination de cette préposition n'est pas rare en toponymie, puisqu'on la retrouve plus à l'ouest dans la Douve ou dans Digosville (Manche, Ingulvilla  en 1095, Digouvilla 1198).


Albert Dauzat et Charles Rostaing considèrent le premier élément Au- comme issu d'un appellatif d'origine germanique auwja, auwa « prairie humide ».

Cela convient bien au site de Deauville situé à l'embouchure de la Touques dans un environnement de prairies inondables.

René Lepelley formule l'hypothèse qu'Au- représente un anthroponyme germanique Avo.

Remarques : le germanique auwa qui explique le nom de la ville d'Eu (Seine-Maritime, Auvae ou Awae au ixe siècle, Ou au xiie siècle) peut difficilement avoir été combiné à un nom en -ville qui sont, la plupart du temps, composés avec un anthroponyme.

Le nom de personne germanique Avo semble rare en toponymie, on le retrouve cependant dans Avocourt (anciennement Avoncourt) décliné à l'ancien cas régime, ce qui n'est jamais le cas pour les noms de personne composés avec les noms en -ville en Normandie, mais fréquent ailleurs.

Homonymie probable avec Auville-sur-le-Vey (parrochia de Auvilla 1274, Auvilla 1277 ~ 1280), dont le premier élément s'explique par l'anthroponyme germanique Awo (masculin) / Awa (féminin) selon Dominique Fournier.



Histoire



L'Ancien Régime


Deauville et ses marais ont peu laissé de traces dans l'histoire avant la création de la station balnéaire.
Le village est construit sur la hauteur du mont Canisy, prébende de l'évêché de Lisieux durant l'Ancien Régime.

L'activité était agricole, faite d'élevage et de culture, notamment de sainfoin.


Sur les hauteurs, un peu à l'écart du village, juste à la limite actuelle entre Deauville et Saint-Arnoult sur les terrains de l'actuel New Golf, était visible il y a encore peu, les ruines du château de Lassay, décrit par l'historien et archéologue Arcisse de Caumont qui affirme qu'il était encore pratiquement intact en 1830.

Ce château a été construit en 1676 par Armand de Madaillan, comte de Lesparre, marquis de Lassay.

Bien en cour à Versailles, alors qu'il courtisait la duchesse de Montpensier, comtesse d'Auge, possessionnée à Honfleur, il s'était dit propriétaire du plus superbe des châteaux normands et l'invita à s'y rendre.

C’était un peu enjoliver la réalité, le château n’était alors qu’un simple manoir, il était en cela fidèle à ses origines gasconnes.

La duchesse ayant accepté, l'histoire prétend qu'il partit alors sur ses terres et se lança dans la construction d'une demeure de rêve, édifiée en un peu plus d’un mois, qui ne verra finalement jamais la venue de son inspiratrice.

Louis XIV fait des paroisses de Benerville, Tourgéville, Saint-Arnoult et Deauville un fief sous le nom de Montcanisy.

C'est son fils, comte puis marquis de Lassay qui fait construire à Paris l'hôtel de Lassay, aujourd'hui résidence du président de l'Assemblée nationale.

Le domaine de Montcanisy devient par héritage de sa petite fille, Adelaïde-Geneviève-Félicité d’O, la propriété du duc de Brancas-Lauraguais.

Le duc y donna de somptueuses fêtes en faveur de Madame du Barry, favorite de Louis XV, mais aussi plus tard pour Sophie Arnould (1744-1802), cantatrice à l'opéra de Paris et sa maîtresse.

Le château fut vendu pour la somme de 85 000 francs en 1824 à un parisien du nom d'Auger qui le laissa se dégrader.


Lors de la division administrative du territoire français, la commune est intégrée à l'arrondissement de Pont-l'Évêque en 1801, puis à celui de Lisieux lors de la suppression du premier en 1926, ainsi que successivement aux cantons de Touques en 1793, de Pont-l'Évêque en 1801, et de Trouville-sur-Mer depuis 1872.


C'est la vogue des bains de mer qui, ayant fait le succès de Trouville-sur-Mer, va déborder sur l'autre rive de la Touques et créer une nouvelle « colonie » de baigneurs.


Et pourtant, en 1870, les Guides Joanne, la référence pour les voyageurs du xixe siècle, écrivent : « Quoiqu'elle paraisse être simplement le prolongement de celle de Trouville, la plage de Deauville est, en réalité moins commode. ».



L'origine




La Plage de Deauville, Eugène Boudin, 1865.


C'est Dieppe qui inaugure en France les bains de mer en 1812, elle atteint le succès avec la duchesse du Berry qui y passe la saison.

Le relais est pris par Trouville-sur-Mer, qui n'est encore qu'un village, et va se développer avec la nouvelle bourgeoisie française, mais aussi avec l'aristocratie du Second Empire.

En 1847, Trouville, pour établir une correspondance régulière avec les trains de Paris qui arrivent maintenant au Havre, construit une longue jetée, à l'embouchure de la Touques, pour faciliter l'accostage des vapeurs.

Celle-ci bouleverse les courants marins et du sable s'accumule désormais le long des marais et des garennes de Deauville, repoussant la mer et créant une grande plage de sable.


Tandis que Napoléon III fait construire pour l'impératrice Eugénie de Montijo la villa Eugénie à Biarritz, des investisseurs créent de toutes pièces de nouvelles « colonies » balnéaires : Cabourg par Durand Morimbeau en 1853, Houlgate par Victor Deslise en 1854 et Villers-sur-Mer par Félix Pigeory en 1856.

Parmi les habitués de Trouville, le docteur Joseph Olliffe a acheté une confortable villa sur la plage.

Ce médecin mondain de l'ambassade d'Angleterre et du duc de Morny est en vogue à la cour de Napoléon III.

Il s'imagine lui aussi en créateur-bâtisseur.

Il a sous les yeux les garennes de Deauville à peine bonnes pour la chasse aux lapins, comme d'ailleurs le comte d'Hautpoul, nommé maire de Trouville en 1857, qui cherche à étendre sa ville, coincée entre la Touques et les falaises, et qui, en 1847, annexe le petit territoire d'Hennequeville.

Encouragé par Morny, Olliffe investit avec le banquier Armand Donon, de la Banque ottomane, la somme de 800 000 francs or pour l'achat de 240 hectares de marais reconnus par l'état propriété de la commune.


Les travaux de drainage commencent en 1859, au moment où Arcisse de Caumont ne cite de Deauville que la vue magnifique qu'il découvre du haut de la colline où est établie la vieille église paroissiale Saint-Laurent, dont la partie la plus ancienne remonterait au xie siècle avec des reprises des xiiie, xve et xvie siècles.

Sur les pentes autour de l'église sont regroupées les fermes des paysans qui vivent de l’agriculture et de l’élevage.

Les marais ou garennes, situés en contrebas du village et sur lesquels allait s'édifier le futur Deauville, servent encore à faire paître les vaches et les moutons.

Il faut quatre années, de 1860 à 1864, pour que le Deauville moderne sorte des marais et que sa population soit multipliée par dix.


Le développement




Projet d'urbanisation de la nouvelle station balnéaire de Deauville daté de 1859, très certainement de l'architecte Breney.



Pour assurer la valorisation de leurs investissements, Olliffe et Donon parlent de leur projet à des financiers, comme Delahante, et des architectes, comme Desle-François Breney qui vient de réaliser les plans du casino-salon de Trouville-sur-Mer.

Une société est rapidement constituée sous la protection de Morny, discret pour ne pas apparaître dans le montage mais suffisamment présent pour en toucher les intérêts.

Rapidement, de riches familles, tels les Greffulhe ou Sipière, d'autres banquiers, comme les Tenré, Dalloz ou Boitelle, ou encore des agents de change, avec les Dollfus ou Salamanca, achètent des lots pour y faire construire leurs « chalets de villégiature ».

La réalisation du plan d'urbanisme, dessiné par Desle-François Breney, est confiée aux entrepreneurs Castor et Mauger, qui bâtissent également pour eux.


Breney partage l'espace en quatre zones : en bord de mer, des lais jusqu'à l'avenue Impériale, la zone résidentielle de luxe avec le casino, en arrière une zone urbaine populaire, au pied de la colline une zone mondaine avec l'hippodrome et le long de la Touques une zone d'activité avec le port et le débarcadère du chemin de fer.

L'espace est inscrit dans un quadrilatère, structuré autour d'un cardo avec une avenue reliant le casino en bord de mer à l'hippodrome et l'avenue Impériale, ancien « chemin des douaniers », parallèle à la mer, reliant l'autre rive de la Touques par un pont, et partagé par un quadrillage de larges rues.

Exclu du plan d'urbanisme, l'ancien bourg reste exilé en haut de la colline, autour de l'église Saint-Laurent, en liaison avec la zone populaire par le prolongement de ses chemins vicinaux.


Ce plan classique est inspiré à Breney par les principes parisiens du baron Haussmann.

Cela a l'avantage de ne pas déboussoler la clientèle qui retrouve à Deauville ses repères urbains, « la haute société se retrouve pour ainsi dire chez elle ».



Les grands équipements





La gare de Trouville-Deauville.




Un décret impérial du 25 juin 1860 autorise les travaux, le « pont de l'Union » entre Deauville et Trouville est inauguré en 1861.


Pour des raisons aujourd'hui inconnues, la zone populaire n'est pas réalisée, même si les liaisons avec l'ancien Deauville le sont.

Morny exploite l'espace libre en étendant la superficie de l'hippodrome.

Sa réalisation est confiée à l'architecte de Saint-Germain.

L'inauguration de l'hippodrome en août 1863, en même temps que la gare, lance pour de nombreuses années les mondanités deauvillaises de la saison estivale.


Pour éviter le détour par Le Havre, il faut prolonger la ligne de chemin de fer à partir de Lisieux. Morny, actionnaire de la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, comme Charles Laffitte, concède à ce dernier des terrains près de sa propriété.

Lafitte y fait construire le Grand hôtel et favorise la prolongation de la ligne de Lisieux à Deauville.

La gare est inaugurée en 1863.


Olliffe et Donon rétrocèdent aux Domaines des terrains pour le creusement d'un avant-port éclusé et d'un bassin à flot, dans le prolongement des digues construites par Trouville qui ne dispose que d'un port d'échouage à l'embouchure de la Touques.

Le bassin à flot mesure 300 m de long pour une largeur de 80 m et comporte une cale de débarquement.

La « presqu'île de la Touques », comprise entre le bassin à flot et le fleuve, est concédée à des entreprises spécialisées dans le traitement de la houille venant d'Angleterre et du bois importé des pays nordiques.

Pour faciliter le transport des marchandises, un embranchement de la ligne de chemin de fer est prolongé jusqu'à la presqu'île.

Le nouveau port de Deauville est inauguré le 1er août 1866.


Entre 1860 et 1864, toute l'infrastructure est réalisée, les marais asséchés, les dunes aplanies et les rues tracées.

Elles sont surélevées de 1,50 m par rapport au niveau initial des marais, ce qui oblige les propriétaires à combler leur parcelle et à faire construire sur sous-sol.

Entre la plage et le premier rang de villas qui doivent être en recul de 10 m, « La Terrasse », une digue-promenade longue de 1 800 m et large de 20.

Commencée en 1860, elle est terminée en 1864 et possède un éclairage public grâce à l'usine à gaz construite dès 186120.

Sur son parcours est construit l'hôtel des Terrasses, aujourd'hui démoli, sur les fondations duquel est bâti le lycée de Deauville, utilisé comme établissement d'internement de prisonniers allemands en 1944.



La promotion immobilière





Plan de la nouvelle station balnéaire de Deauville daté entre 1860 et 1870, dessiné par Henry Lecourt, d'après un plan dressé par le maire et architecte Breney.


Les fondateurs sont les premiers à construire leurs villas sur de vastes parcelles.

Morny fait réaliser la villa Sergewna, Olliffe le Victoria Loge et Donon la villa Élisabeth.

Les investisseurs se disputent les meilleurs parcelles, celles disposant d'un accès direct à la plage avec vue sur la mer.

Les architectes dessinent les plans des villas dans le « style éclectique », un savant mélange de styles régionaux et historiques.

Ces villas doivent être ostentatoires et afficher la réussite sociale de leur propriétaire, « partout l'élégance, partout l'inattendu, partout la fantaisie dans ce qu'elle a de plus exquis et de plus ingénieux.

Ici, un chalet russe aux délicates arabesques ; à côté, une maison hollandaise avec tour et pignon étayés ; plus loin, deux villas construites dans le style le plus pur de l'ancienne architecture anglaise, plus loin encore et sur tout le profil de la terrasse, une série de créations fantastiques, réunissant toutes les variétés et tous les genres, réunissant même toutes les nationalités.

C'est ainsi que Suisses, Espagnols, Anglais, Américains, Hollandais et même Turcs, réalisent par leurs excellents rapports le rêve si cher aux utopistes de la fraternité universelle ».


Par opposition à Trouville, station balnéaire, Deauville se veut « ville de plaisirs ».

Un établissement hydrothérapique est quand même construit en 1862 à l'extrémité de la digue-promenade près de la Touques.

Il propose des bains chauds et froids, d'eau douce ou d'eau de mer.

Il loue aux estivants des cabines de bains fixes ou mobiles ainsi que le mobilier de plage nécessaire.

Le casino au centre de la promenade fait face à un parc de trois hectares.

À l'arrière de celui-ci, « les Arcades » (toujours visibles aujourd'hui) encadre la perspective, avec des boutiques sur rue et des logements en location à l'étage.

Le casino est inauguré le lendemain du 14 juillet 1864.

D'un côté du casino, le « Grand Hôtel du Casino », de l'autre, un espace vide attend la construction d'un deuxième hôtel.


Architecte et actionnaire de la Société immobilière, Desle-François Breney, est nommé maire de Deauville en 1861.

Il sait concilier les intérêts de la commune et ceux des investisseurs.

La municipalité prend à sa charge l'entretien de certaines rues en échange de terrains pour la construction de bâtiments publics.

En 1864, deux terrains sont cédés pour la construction de la nouvelle église Saint-Augustin et de son presbytère.

L'année suivante, trois nouvelles cessions pour la construction de l'école, du marché couvert et du temple pour la colonie anglaise.

Il dessine les plans de ces constructions avec l'architecte parisien André Jal.


Comme Haussmann à Paris, Breney favorise la mixité sociale.

Autour de l'actuelle place de Morny et le long de la rue du Casino, se crée, à partir de 1863, un quartier marchand abritant commerçants, personnel hôtelier, gens de maison et ouvriers du bâtiment.

Des maisons avec jardin, mais aussi des immeubles bas accolés, abritent en rez-de-chaussée des boutiques et en étages toute cette société laborieuse.


La crise et la Belle Époque




Le Cercle des Propriétaires, et l'Hôtel Royal.



La bordure maritime du pays d'Auge s'est fortement modifiée durant ces vingt dernières années.

De petits villages agricoles sont devenus dans ce laps de temps des villes balnéaires connues et courues souvent du monde entier.

Suivant un classement des guides Joanne, d'abord des villégiatures de « grande bourse », Trouville-sur-Mer, une station balnéaire internationale, Deauville, la ville des plaisirs de l'aristocratie d'Empire, Houlgate, le rendez-vous de la bourgeoisie industrieuse et Cabourg, un centre littéraire et théâtral, et puis des stations de « petites bourses » comme Honfleur, une ville d'artistes peintres, et Villers-sur-Mer, une station familiale.

En 1868, le Guide Conty, Côtes de Normandie parle ainsi de Deauville : « Deauville est-il appelé à soutenir sa réputation factice et exagérée, et les familles vraiment bourgeoises se décideront-elles jamais à voir y implanter « leur tente » ? J'en doute fort […]


Ajoutons qu'en raison des sables mouvants, Deauville ne vaut pas, à beaucoup près, Trouville, ni comme plage, ni comme végétation. […]


En effet, tout, à Deauville, est prétentieux, même jusqu'à la mer, après laquelle il faut courir.

En un mot, je me résume : beaucoup de sable et beaucoup trop de poudre aux yeux ».


Le décès du duc de Morny en 1865 n'affecte pas le développement de Deauville, celle-ci ayant déjà acquis une dynamique propre.

Le coup fatal vient de la chute de l'Empire en 1870 : en une saison, l'aristocratie d'Empire se fait discrète et déserte ses villas deauvillaises.

Le port n'aura jamais de deuxième bassin à flot et l'établissement hydrothérapique est même détruit en 1877 par manque de clientèle.

La crise économique de 1870 raréfie le trafic marchand maritime au profit du Havre ; les entreprises industrielles, principalement des scieries de la « presqu'île de la Touques » disparaissent.

Si le deuxième hôtel de luxe n'est pas construit à côté du casino, sur son emplacement s'édifie, en 1875, le « Cercle des propriétaires » réservé aux grands propriétaires d'écuries de courses.



Aux bouleversements politiques et à la crise économiques, vient s'ajouter une crise écologique.

La modification du rivage, due aux jetées de l'embouchure de la Touques, et qui avait créée la plage de sable de Deauville, est encore amplifiée par la création de l'avant-port.

Une forte tempête, lors de l'hiver 1874-1875, jette sur le rivage un banc de galets à 300 m de « la Terrasse », formant une « noue » entre elle et la plage.

La Société des bains de mer tente de transformer cette réserve d'eau en lac sans résultat ; le lac se comble petit à petit créant un lais de 15 hectares obligeant à la construction d'une estacade en bois pour atteindre la mer.

En 1883, les Domaines cèdent une partie du terrain non aedificandi gagné sur la mer aux propriétaires riverains, à charge pour ceux-ci de créer une nouvelle terrasse empierrée de 10 m de large et de prolonger les rues d'accès jusqu'à celle-ci.

Jusqu'en 1881, Deauville n'a pas de bâtiment administratif.

C'est à cette date qu'est construite la mairie qui abrite alors la poste puis plus tard un commissariat de police, avant d'être réhabillée dans les années 1960 en style néo-normand.


Pour terminer le siècle, le ministère de l'Intérieur ferme le casino pour irrégularités en 1889.

Il est racheté, avec le Grand Hôtel du Casino, en 1893 par Edmond Blanc, grand propriétaire d'écuries de courses.

Celui-ci démolit le casino en 1895 et prolonge l'avenue de l'Hippodrome jusqu'à la Terrasse.


Ainsi se termine la Belle Époque pour Deauville.



Le second souffle et les années folles




Le casino de Deauville.



Au début du xxe siècle, Deauville demeure dans l'ombre de Trouville-sur-Mer, station plus réputée pour la clientèle parisienne.

Le nouveau maire, Désiré Le Hoc, décide de relancer Deauville.

Il fait appel à Eugène Cornuché, exploitant du casino de Trouville depuis 1909.

Celui-ci s'installe à Deauville, se rend acquéreur en 1910 du Grand Hôtel du Casino et fait construire à sa place un nouveau casino inauguré le 10 juillet 1912.

Dès l'inauguration, le nouvel établissement de jeu de Deauville supplante celui de Trouville, et la croissance de Deauville est amorcée.

En 1912 est aussi ouvert l’hôtel Normandy et en 1913, un second palace, l’hôtel Royal, est construit à l'emplacement de la villa La Louisiane du baron Erlanger et de celle du duc de Morny, tournant ainsi une page de l'histoire de Deauville.

Pendant la Première Guerre mondiale, Le Royal, comme beaucoup d'autres hôtels normands, est transformé en hôpital militaire complémentaire pour recevoir des blessés directement du front grâce à la ligne de chemin de fer.

La villa des Flots construit par Botelle, préfet de police du Second Empire, achetée en 1867 par le comte Roger de Gontaut-Biron, est démolie en 1911 pour faire place au Normandy-Hôtel.


Le rivage continuant à reculer, 17 nouveaux hectares de lais sont cédés à la municipalité en 1913.

La ville de Deauville construit le club de tennis Law-Tennis.

Elle rétrocède de nouveau des terrains aux riverains en 1917, mais cette fois-ci sans servitude ; ils peuvent transformer ces nouveaux espaces en jardins.

Les parties restant à la commune sont aménagés en espaces verts par l'architecte parisien Jean-Claude Nicolas Forestier.


En 1911, le comte Le Marois fait construire les tribunes de l'hippodrome de la Touques en s'inspirant de celles de Longchamp.

En 1912 et en 1913, l'architecte Théo Petit, conçoit, à l'arrière du casino, un ensemble de boutiques de luxe pour, entre autres, le joailler Van Cleef & Arpels et la styliste Coco Chanel.

Il y incorpore le café de la Potinière.

Les Magasins du Printemps ouvrent leur première boutique hors de Paris, dessinée par les architectes Georges Wybo et Émile Mauclerc.


Le 12 mai 1921, la commune reçoit le même jour que Trouville-sur-Mer, le label officiel de station climatique.

Le Casino de Deauville, lieu de rencontres et de mondanités, connaît des soirées de gala réputées, ainsi qu’une grande activité dans les salles de jeu.

La période des Années folles marque le sommet de cette réussite avec des grands personnages comme le roi Alphonse XIII d'Espagne ou bien encore André Citroën.

C'est en 1924 que sont ouverts les « Bains pompéiens » avec les célèbres « Planches » et en 1929 qu'est créé le Yacht-club.

Le troisième palace l'hôtel du Golf n'est pas construit à Deauville, en 1927, mais sur la commune de Saint-Arnoult par François André, successeur d'Eugène Cornuché.

L'exiguïté de la commune limitait son expansion.

Avec les revenus que lui procurait le casino, la commune de Deauville se porte acquéreur, en 1927, de terrains à Tourgéville et Benerville-sur-Mer pour y aménager l'hippodrome de Clairefontaine.

En 1930, elle renouvelle l'opération sur la commune de Saint-Gatien-des-Bois, pour l'établissement d'un aérodrome.


Dans les années 1930, Deauville n'est pas épargnée par la crise internationale qui atteint la France.

Le maire, Robert Fossorier, réagit en élaborant un programme d’économies qui met Deauville de nouveau en sommeil jusqu'à l'après-guerre.




La Seconde Guerre mondiale



Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Deauville est occupée par l'armée allemande.

La ville est peu habitée : en mai 1943, les enfants et les vieillards ont été évacués vers l'intérieur.

Elle se trouve maintenant en zone littorale interdite à toute personne n'y habitant pas avant guerre.

La ville a perdu son aspect de cité souriante, les hôtels de bord de mer et le casino sont recouverts d'une peinture bariolée de camouflage, les villas du front de mer sont délabrées et souvent vidées de tout ce qui pouvait être utilisable par les troupes d'occupation.

La villa Citroën est transformée en Soldatenheim « foyer des soldats ».

La plage est envahie d'ajoncs et de broussailles qui font concurrence aux barbelés. Les rues qui débouchent sur la promenade sont coupées de fossés anti-chars.

Une voie ferrée sort de la gare et court sur des traverses directement posées sur le revêtement de l'avenue de la République avant d'escalader le coteau en direction des fortifications du mont Canisy.

Le 19 août 1944, le kommandant major Rimmer convoque les autorités municipales, le maire Robert Fossorier, ses deux adjoints et le secrétaire de mairie, pour une réception d'adieu avant de quitter la ville pour se retrancher sur les hauteurs de Trouville et maintenant tout le monde attend les libérateurs.


Après le débarquement de juin 1944 et la bataille de Normandie, les armées anglo-canadiennes du général Montgomery libèrent la côte normande à l'est de l'Orne lors de l'opération Paddle.

C'est aux unités de la 6e division aéroportée britannique (la 6th Airborne) du major-general Richard Gale — les parachutistes de la nuit du 5 au 6 juin 1944 sur le canal de l'Orne — qu'est confiée la libération du pays d'Auge.

Aux unités belges de la Brigade Piron, qui sont passées aux ordres de Gale, est confiée la libération de la côte, et après Cabourg, Dives-sur-Mer, Houlgate, Villers-sur-Mer, ils arrivent en vue de Deauville et Trouville.

Dès le 20 août des contacts sont pris entre des envoyés de Deauville et les troupes alliées qui savent maintenant que les Allemands ont évacué la rive ouest de la Touques y compris le mont Canisy.

Ils ont établi sur ce fleuve leur dernière ligne de défense pour permettre au reste de la VIIe armée allemande de passer la Seine sans encombres.

Ils sont retranchés dans un fortin qui tient sous son feu ce qui reste du pont qu'ils ont fait sauter et ils disposent sur les hauteurs de canons anti-aériens de 88 qui font merveille sur les objectifs au sol et de mortiers.

Les troupes belges, rejointes par des troupes britanniques arrivées par les hauteurs, sont sérieusement accrochées sans que des groupes d'habitants qui fêtent les libérateurs se mettent à couvert, il y a de nombreuses victimes civiles dans les rues rectilignes de Deauville prises en enfilade depuis les hauteurs de Trouville.

Ce n'est que le jeudi 24 août à 8 h 20 du matin que les troupes belges franchissent la Touques sur une passerelle de fortune jetée sur les ruines du pont entre Deauville et Trouville.

Les forces alliées pourchassent les Allemands dans leur retraite jusqu'en Belgique et en Hollande.

C'est en souvenir de leur libérateurs que le pont reconstruit entre les deux villes porte le nom de « pont des Belges ».




La période moderne






Plan actuel de la ville de Deauville.



Dans les années 1960, Deauville prend conscience de son image et de ses atouts, mais également de la nécessité de s’adapter aux exigences d’une nouvelle clientèle.

Michel d'Ornano prend les rênes de la mairie, alors que Lucien Barrière succède à son oncle, François André, à la tête du casino et des palaces.

Un festival de renommée mondiale est créé : le Festival du cinéma américain, qui accueille chaque année en septembre nombre de stars américaines et françaises.


Deauville est à présent reliée à Paris par l'autoroute A13 et sa bretelle A132, ce qui met la station à environ 2 h 0 de la capitale « et qui en fait en quelque sorte sa banlieue ».

Ainsi, aux 4 000 Deauvillais s'ajoute un nombre important de Parisiens venant passer leurs week-ends ou leurs vacances dans la station, à tel point que Deauville est surnommé le « 21e arrondissement ».


La ville comprend, en 2008, environ 5 000 résidences secondaires sur un peu moins de 7 200 habitations (environ 70 % de résidences secondaires).

La ville s'est fortement développée pendant le xxe siècle puisque Deauville ne comprenait que 1 154 habitations en 1915.




Héraldique





armes de Deauville




Le village n'ayant pas d'armes lors de la naissance de la station, le blason de la commune de Deauville a été imaginé par Henry Lecourt en 1878.


Les armes se blasonnent ainsi :

D'azur au pal d'argent chargé de trois tours crénelées de gueules et accompagné de pattes de lion d'or mouvant des flancs de l'écu, deux à dextre en barre et deux à senestre en bande ; cousu au chef de gueules chargé d'un léopard d'or armé et lampassé d'azur.


Ces armes sont inspirées du blasonnement de la famille de Brancas, propriétaire au xviiie siècle, du fief du mont Canisy, qui couvrait les villages de Deauville et Saint-Arnoult sur lesquelles est rajouté le léopard qui renvoie à l'emblème de la Normandie.



Administration





La mairie, de style néo-normand.




Station balnéaire réputée, les maires de Deauville ont toujours été, depuis sa création, d'origine parisienne.
Liste des maires


Période Identité Étiquette Qualité

1801 1829 Robert Nicolas Saucisse

1861 1876 Desle-François Breney Architecte, 1er maire du Deauville moderne

1900 1er mars 1919 Désiré Le Hoc - Président de la société deauvillaise
1919 M Dufour ... Maire par intérim
1919 Eugène Colas
1925 1928 Henri Letellier Fils du maire de Trouville, directeur du Journal
Eugène Colas
1936 1944 Robert Fossorier Parti radical Industriel et administrateur de sociétés
1944 1945 François Pomerais Médecin, président de la délégation spéciale
mai 1945 1962 Robert Fossorier Parti radical
1962 1977 Michel d'Ornano UDF Député, ministre, président du Conseil général du Calvados et du conseil régional de Basse-Normandie
1977 2001 Anne d'Ornano UDF Femme du précédent, présidente du Conseil général du Calvados depuis 1991
mars 2001 en cours Philippe Augier UDF puis NC Dirigeant de l'Agence française de pur-sang puis des Ventes de Deauville, conseiller régional de Basse-Normandie
Toutes les données ne sont pas encore connues.



Économie



En 1999, la population active de Deauville est de 1821, soit un taux d'activité de 48,8 %.

Cette même année, le taux de chômage était de 14,6 %, soit deux points supérieurs à la moyenne nationale.


Village agricole tourné vers l'élevage et l'agriculture jusqu'à la naissance de la cité balnéaire, Deauville a construit une économie portée par les loisirs et le tourisme, jusqu'à ne plus comporter de terres agricoles aujourd'hui et compter 0,7 % d'agriculteurs et exploitants.

Les services représentent au 31 décembre 2006, 73 % des emplois salariés, hors intérim et agriculture, les commerces et réparations 17,8 %. Selon les chiffres du recensement de 1999.


La Société des hôtels et casinos de Deauville est la plus grosse entreprise deauvillaise en effectif (900 salariés) et en chiffre d'affaires.

En dehors de l'hôtellerie, les plus gros employeurs sont la municipalité (200 agents), la clinique hospitalière (100 salariés), le parfumeur Jacomo (65 salariés), l'agence d'intérim Adecco (60 salariés), le grand magasin du Printemps (45 salariés), le supermarché Carrefour market (40 salariés), et le centre de thalassothérapie (25 salariés).


Le tourisme se développe autour du casino et des deux hôtels de luxe du groupe Barrière, des magasins de prestige (Hermès, Louis Vuitton, Christian Dior, Prada, Armani, Burberry, Ralph Lauren, Tod's, Weston, Arfan joaillerie…) et du Centre international de Deauville (CID), qui accueille durant toute l'année de nombreux festivals, concerts, spectacles, congrès et séminaires.

Les clients et les résidents saisonniers disposent également de clubs sportifs : les golfs Barrière, de l'Amirauté, et de Saint Gatien, dispersés dans l'arrière-pays deauvillais, le tennis-club sur le front de mer, le yacht-club, le centre nautique, les pistes de karting…


Depuis mars 2009, Deauville bénéficie de la dénomination commune touristique.


Autre secteur clé de l'activité deauvillaise, la filière équine est particulièrement présente à travers les ventes régulières de chevaux pur-sang au sein de l'établissement Élie de Brignac, dont la vente de yearlings, au mois d'août, de renommée internationale ; l'organisation de grands-prix hippiques sur l'hippodrome de La Touques et sur l'hippodrome de Clairefontaine ainsi que l'organisation de la Deauville polo cup tous les ans au mois d'août.


Pendant près d'un siècle, la construction navale a également animé l'économie locale, à partir de l'ouverture du chantier naval Bernard Macario en 1920, repris après fermeture en 1965, par les Constructions navales Normandie-Saintonge.

Les Chantiers navals deauvillais qui leur ont succédé dans le secteur de la Touques, ont fermés en 2008.


De plus, s'étend sur la commune de Saint-Gatien-des-Bois, l'aéroport de Deauville - Saint-Gatien, propriété d'un syndicat mixte réunissant les conseils régionaux de Haute et Basse Normandie, et la ville de Deauville, et géré par la Chambre de commerce et d'industrie du pays d'Auge.

Ses deux pistes ont accueilli en 2007, 173 420 passagers, majoritairement pour des vols privés, les vols commerciaux (46 % des passagers) étant couverts par 300 vols charters vacances.

Par la spécialité de Deauville et du pays d'Auge, cet aéroport est le premier en France pour les charters de chevaux (11 en 2007) .

Le territoire deauvillais est rattaché au bassin d'emploi de Lisieux-Honfleur et à la chambre de commerce et d'industrie du pays d'Auge.



Lieux et monuments



Monument classé




La villa Strassburger.


Chapelle Saint-Laurent : ancienne église paroissiale des xiie et xiiie siècles, elle est classée monument historique par arrêté du 23 septembre 1977. Yves Saint Laurent a contribué a sa restauration.


Monuments inscrits


Villa Strassburger : sur le terrain de la « Ferme du Coteau », vendue par Gustave Flaubert en 1875 à Henri de Rothschild, l'architecte caennais Georges Pichereau a construit au début du xxe siècle cette villa, inscrite aux monuments historiques pour ses façades et sa toiture par arrêté du 29 octobre 1975.

Elle est appelée Strassburger car elle est devenue, dans les années 1920, la résidence deauvillaise du milliardaire américain Ralph-Beaver Strassburger.

Ses descendants ont fait don de la villa à la ville de Deauville qui en assure depuis la gestion et l'entretien.


La gare de Trouville-Deauville, reconstruite en style néo-normand en 1931 et qui a inspiré celle de Dalat (Vietnam) et de Pointe-Noire (République du Congo).

Elle fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 5 juillet 2010.


Autres lieux et monuments





Le casino de Deauville.


Ex-blanchisserie du centre Élie de Brignac : intégrée depuis 1974, à la salle des ventes de chevaux de course Elie de Brignac, la « grande blanchisserie de Deauville » se trouve sur le site d'une très ancienne blanchisserie d'Eugène Bruère au xixe siècle.

Détruite en 1889, rebâtie par un dénommé Pally, réaménagée en 1921 par Maurice Leduc pour assurer la blanchisserie des hôtels de la région jusqu'en 1969, elle abrite également au cours du xxe siècle une usine de boutons de corozo de la Société industrielle des boutons jusqu'en 1930.

Cette blanchisserie est recensée à l'Inventaire général du patrimoine culturel.


Le chantier naval Bernard Macario : construit en 1920 par Bernard Macario, il est connu pour avoir construit en 1932 le bateau de course en acajou ou en teck de Louis Breguet mais aussi des bateaux de pêche comme le Surplus, chaloupe crevettière d'après-guerre, aujourd'hui propriété de la ville de Trouville-sur-Mer.

Fermé en 1965, le chantier est repris par les Constructions navales Normandie-Saintonge, avant de devenir les Chantiers navals deauvillais.

Ces chantiers sont recensés à l'Inventaire général du patrimoine culturel et de fermer en 2008.

Ces autres lieux et monuments sont tous classés au patrimoine de la ville.

La villa Breloque est l'habitation dans laquelle le peintre Eugène Boudin vécut la dernière année de sa vie et mourut le 8 août 1898.

La promenade de la plage, « les Planches » et ses « Bains pompéiens » accueille jusqu'à 20 000 visiteurs par jour les week-ends et l'été ; le front de mer est le premier à obtenir la norme iso 9001 pour le service chargé de l'entretien et de la mise en valeur.


Le Casino
Les hôtels du groupe Barrière : les palaces le Normandy et le Royal ;
La mairie, réhabilitée en style néo-normand en 1961 par le maire Robert Fossorier ;
La place Morny, ses jets d'eau et son marché couvert
Les « Arcades » de l'avenue du Général-de-Gaulle
Le Cercle des propriétaires
La piscine olympique.


Personnalités liées à la commune





La plage de Deauville.




Naissances



Jacques Eyser (1912-1999), comédien.

Michel Perchey (1934), footballeur professionnel.

Nicole Van de Kerchove (1945-2008), navigatrice.

Marie-Jo Bonnet (1949), historienne.

Bruno Morandi (1959), photographe.

Xavier Marchand (1973), champion de natation.

Décès


Eugène Boudin, peintre, le 8 août 1898.

Jean-Baptiste Berlier, ingénieur, en 1911.

Ford Madox Ford, écrivain anglais, le 26 juin 1939.

Gaston Jèze, juriste, le 5 août 1953.

Léon Chertok, psychiatre, en juillet 1991.

Rita Cadillac, chanteuse, actrice, le 4 avril 1995.

Jean-Edern Hallier, écrivain, le 12 janvier 1997.

Alfred Sirven, homme d'affaires, le 12 février 2005.

Sacha Briquet, comédien, le 17 juillet 2010.

Leurs noms sont associés à l'histoire de la ville





Gustave Flaubert (1821-1880), écrivain, était un habitué de ce qui n'était encore qu'un simple village où ses parents possédaient une ferme que l'écrivain vendit en 1875.

Sem, alias Georges Goursat (1863-1934), dessinateur, croqua le Tout-Deauville.

Coco Chanel (1883-1971), styliste, y a ouvert sa deuxième boutique à l'été 1913.


Jean Gabin (1904-1976), résident de 1958 à 1974, Louis de Funès (1914-1983), acteurs de cinéma, et Carlos (1943-2008), chanteur, y ont possédé une résidence.

Rita Hayworth (1918-1987), actrice américaine, y a habité dans les années 1950 en compagnie de son mari, le prince Ali Khan.

Yves Saint Laurent (1936-2008), styliste et créateur de mode, fut un habitué des lieux.

Il y ouvrit une de ses premières boutiques dans le Casino.

Une place a récemment été inaugurée en hommage au grand créateur.

Jacques Mesrine et François Besse braquent le casino le 26 mai 1978 et emportent 130 000 francs.

Claude Lelouch a contribué à la renommée mondiale de la plage en y filmant Un Homme et une femme.

La famille royale émirati Al-Maktoum y possède une villa et y réside pour assister aux grands-prix hippiques du mois d'août.


Activités culturelles et sportives


Culture





Les Planches, où figurent les noms d'acteurs et réalisateurs venus à Deauville.



Cinéma


Un festival consacré au cinéma américain est organisé tous les ans, en septembre, depuis 1975.


Un festival consacré au cinéma asiatique a lieu tous les ans, en avril, au Centre International de Deauville, depuis 1999.



Musique



Un festival de jazz intitulé Swing in Deauville est organisé tous les ans depuis 1989 par le groupe Lucien Barrière.

Un festival de musique classique, le Festival de Pâques, a lieu tous les ans au Centre international de Deauville, depuis 1996.

Un festival de musique classique réservé aux jeunes talents, Août musical, a lieu tous les ans au Centre international de Deauville.



Littérature


Le salon Livres & Musiques a lieu tous les ans, en avril, depuis 2004.




Sports et jeux




Courses hippiques à Clairefontaine.


Hippisme : Grands Prix renommés, surtout en été, sur l'hippodrome de La Touques et sur celui de Clairefontaine, situé à Tourgéville.

Polo : organisation de la « Deauville Polo Cup » tous les ans au mois d'août.

Golf : Golf Barrière à Saint-Arnoult, golf de l'Amirauté à Tourgéville.

Tennis : Tennis Club, sur le front de mer

Voile : deux ports de plaisance, le vieux port (yacht-club) et Port-Deauville (marina).

Centre Nautique sur la plage.

L'Association sportive Trouville-Deauville fait évoluer deux équipes de football en ligue de Basse-Normandie et une troisième en division de district.

Cyclisme : Deauville a été ville-étape du Tour de France cycliste en 1979.

En juillet, Deauville organise depuis 1968 un tournoi international de bridge.

Devenu « Festival mondial de bridge », il oppose les meilleurs joueurs de la spécialité.

Les parties sont retransmises sur écran géant pour un meilleur suivi des spectateurs.

Giorgio Belladonna y a participé en tant que numéro un mondial de la spécialité. L'acteur Omar Sharif est un fidèle de ce tournoi.

Une étape de l'European Poker Tour a lieu annuellement dans le prestigieux casino.



Jumelages


Drapeau du Royaume-Uni Cowes (Royaume-Uni) depuis 1964.
Drapeau de l'Allemagne Eicklingen (Allemagne) depuis 1967.
Drapeau de l’Irlande Kildare (Irlande) depuis 1990.
Drapeau des États-Unis Lexington (États-Unis) depuis 1994.


Dernière édition par Romy50300 le Lun 27 Juin 2016 - 21:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 5 Déc 2013 - 10:26

Ouistreham









Ouistreham (prononcé [wis.t̪ʁe.ˈam]) est une commune française située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie. Elle est peuplée de 9 381 habitants appelés les Ouistrehamais.
La plage de débarquement de Sword Beach englobait la commune de Ouistreham.
La commune est au débouché du port de Caen-Ouistreham sur le canal de Caen à la mer.


Ouistreham est située à 14 kilomètres au nord de Caen dans la plaine du même nom, sur le littoral de la Manche.
D'un point de vue touristique, la ville fait partie des communes de la Côte de Nacre.
À l'est de la ville, on trouve la « pointe du Siège », éperon sableux dans l'estuaire de l'Orne.



Lieux-dits et patrimoine naturel


Le Maresquier




L'ancienne maison de villégiature d'Aristide Briand.




Au lieu-dit le Maresquier, on peut trouver une petite maison en pierre, rénovée, sur la berge ouest du canal de Caen à la mer, c'est l'ancienne résidence de vacances d'Aristide Briand.


Le bois du Caprice




Le chemin des Pèlerins dans le Bois du caprice


Situé au sud-ouest de la ville, ce petit bois plus de 70 hectares est classé en « espace naturel sensible » par le conseil général du Calvados. Réparti sur trois communes (Colleville-Montgomery, Saint-Aubin-d'Arquenay et Ouistreham), il abrite notamment des salamandres et des espèces végétales telle que la rare Torilis des moissons (Torilis arvensis), l'Orchis maculé et l’Ophrys abeille. Le bois est traversé par le « chemin des Pèlerins », voie qui était empruntée par les Romains pour rejoindre leur camp à Bernières-sur-Mer.

La pointe du Siège


À l'est de la ville, la pointe du Siège est un éperon sableux qui dévie le cours de l’Orne à son embouchure dans la baie de Sallenelles. Une tour permet l'observation des oiseaux sédentaires et migrateurs qui nichent dans la baie. Cette diversité de milieux et d’espèces a conduit à une protection de l’espace. La partie est de la pointe du siège est sous protection du conservatoire du littoral.


Communes limitrophes


Ouistreham est principalement bordée à l'ouest par Colleville-Montgomery, au sud par Saint-Aubin-d'Arquenay et Bénouville, à l'est par Merville-Franceville-Plage et Sallenelles.




Des chalutiers ouistrehamais amarrés au quai Jean-Charcot.




Des casiers de pêche sur un quai du port de Ouistreham avec, en arrière-plan, le bateau de la Gendarmerie maritime.




Le chantier naval Jeanneau, quai Jean-Charcot, au bord du canal de Caen à la mer.





Le Cardonnet, le bateau de travaux du port.



Toponymie


Ouistreham est mentionnée dès 1086 sous la forme Oistreham.

Elle tirerait son nom d'origine germanique d'un établissement de colons saxons, implantés dans la région en tant que mercenaires (autour des ive et ve siècles). Cependant, il n'existe aucune attestation de ce toponyme antérieurement au xie siècle. En outre, on rencontre dans la toponymie normande de nombreux éléments anglo-saxons, langue proche du vieux saxon, qui sont à mettre en relation avec l'installation de colons venus d'Angleterre avec les Scandinaves autour du xe siècle.

Le second élément -ham représente le vieil anglais hām « maison », « foyer », « groupe d'habitations », dont procède pour l'essentiel le vieux normand ham « village » (cf. Le Ham), d'où les diminutifs hamel « hameau, foyer » et hamelet « petit hameau ».

Le premier élément Ouistre- est plus difficile à déterminer. Pour Albert Dauzat et Charles Rostaing qui se basent sur la forme du xie siècle Oistreham, régulièrement attestée par la suite, il s'agit d'un terme vieux saxon qu'ils donnent sous la forme ooster « est », mais T. F. Hoad cite ōstar « est » (cf. vieux haut-allemand ōstar, ex : Österreich, nom allemand de l'Autriche et le suédois öster « est »), l'évolution phonétique est analogue à celle du latin ostrea qui a donné le vieux français oistre (> huitre), attesté au xiiie siècle et en usage jusqu'au xviie siècle.

Par contre, René Lepelley envisage, à la suite d'Auguste Longnon et de Louis Guinet, une étymologie par le vieil anglais westre « ouest », en se basant sur la régularité des formes Estreham ou Etreham attestées pour ce lieu jusqu'au xviiie siècle. À cela s'ajoute un argument topographique : ouest ne peut signifier qu'« à l'ouest de l'embouchure de l'Orne ».

Longnon et Guinet ont proposé le vieux saxon westar de même sens, ce qui en ferait un toponyme plus ancien. Le vieil anglais westre « ouest » n'est pas mentionné par T. F. Hoad, mais le vieil anglais west semblable au vieux saxon west et Duden cite le moyen haut-allemand wester issu du vieux haut-allemand westar.Auguste Longnon a rapproché Ouistreham du nom de lieu anglais Westerham (Kent).

Remarques : en théorie, [w] est passé à [v] au xiie siècle en normand septentrional (au nord de la ligne Joret où se situe Ouistreham), la forme moderne attendue à partir du vieil anglais *Westreham devrait donc être *Vêtreham. Cependant on constate en toponymie des cas ou [w] s'est amuï devant -e ou -i, d'où une possible forme hypothétique *Westarham ou *Westreham devenue Estreham, puis Étreham. Elle serait comparable aux formes anciennes véritablement attestées Wellebuoth 1070 - 1081 > Elbeuf; Wellebot(um) 1218 > Elbeuf-sur-Andelle ou encore Wicard(i) vill(a) 1025 > Incarville, etc., où le [w] s'est amuï. Ce particularisme phonétique n'est observé par François de Beaurepaire, que dans la toponymie de la Haute-Normandie.


Histoire






Le camp romain du Catillon.



Un camp romain (du Catillon ou du Castillon) était situé sur la rive gauche de l'Orne près de Bénouville. Il a été nivelé, il n'en reste qu'une petite partie du rempart nord-ouest.




La gare CFC de Riva-Bella.





Arrivée du train CFC à Ouistreham.



L'église Saint-Samson et la grange aux dîmes forment, dès le début du hameau de Ouistreham, le cœur de cette cité. Sa proximité avec la mer a fait que le bourg s'est développé vers la grève, au nord.

Ouistreham était un village de pêcheurs et de paysans où l'activité était aussi liée au commerce maritime. Ouistreham connut l'essor de son port grâce à l'extraction et à l'exportation de la pierre de Caen et de Ranville.

Il y subsiste encore quelques maisons typiques de pêcheurs.

Napoléon a surnommé « Bédouins » les natifs d'Ouistreham suite au vol des fusils de ses soldats.

Les habitants de Ouistreham qui n'y sont pas nés sont appelés « Racachis ».

En 1866, une première villa est construite dans les dunes.

Son propriétaire, M. Longpré, fabricant de corsets à Caen, lui donna le nom de Belle Rive.

Un peintre qui avait remarqué que les couchers de soleil sur les grèves de Ouistreham ressemblaient à ceux qu'il avait eu l'occasion d'admirer en Italie, de Belle Rive en fit Riva Bella.

Peu à peu les dunes et marécages disparaissent pour laisser place à des villas et le premier casino est édifié.

Au tout début du xxe siècle, la station balnéaire s’est développée autour de ces luxueuses villas et des infrastructures de loisirs : thalassothérapie et casino de Ouistreham.

Le 15 août 1891, la société anonyme des Établissements Decauville Aîné ouvre à titre provisoire une voies ferrées d'intérêt local à voie étroite (60 cm) entre Ouistreham et Luc-sur-Mer.

Cette ligne, prolongée en 1891–1892 jusqu'à Dives-sur-Mer et Caen, est reprise en 1894 par la la Société anonyme des Chemins de fer du Calvados.

Elle restera pendant longtemps la ligne la plus rentable du réseau des Chemins de fer du Calvados. Alors que les autres lignes sont fermées les unes après les autres dans les années 1930, la ligne Luc - Ouistreham - Caen est conservée.

Endommagée pendant le débarquement, elle ferme en 1944.


Lors de la Seconde Guerre mondiale, Ouistreham est occupé par les troupes allemandes. À partir de 1942 la zone de la plage devient un no man's land ; 123 villas en bordure de la mer sont rasées pour faire place aux défenses du Mur de l'Atlantique : 80 ouvrages en béton et un poste d'observation d'artillerie surplombant la plage "le grand bunker" sont édifiés.

Le 6 juin 1944, ce poste de surveillance devient un lieu stratégique et sa prise permet d'assurer le point de débarquement sur la plage de Sword Beach.

Le commando no 4 du commandant Philippe Kieffer comportant les 177 fusiliers marins français (faisant partie intégrante de la première brigade spéciale de Lord Lovat) a ensuite atteint les ponts de Bénouville (Pegasus Bridge) et Ranville et opéré ainsi la jonction avec les parachutistes de la 6e DAP (Airborne britanniques) après des combats de rues à Ouistreham.


Administration

La commune a intégré la communauté d'agglomération Caen la Mer le 1er janvier 2013.




La mairie.


Liste des maires


Période Identité Étiquette Qualité


mars 1983 en cours André Ledran Parti socialiste Professeur, conseiller général

Toutes les données ne sont pas encore connues.

Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints.




La vie culturelle


La vie culturelle de Ouistreham est animée par plusieurs entités :
L'école intercommunale de musique. L'action de l'école est soutenue par l'association Actimusique.
Des orchestres : un big band (OJBB), un orchestre d'harmonie (L'Union musicale) et une fanfare (Michel Cabieu).
L'association de danse.
L'Office municipal d'Action culturelle (OMAC)
Deux associations de théâtre (L'AET et les Agités)
Une chorale membre d'À Cœur Joie.
La vie culturelle est très riche tout au long de l'année, mais compte deux grands rendez-vous :
Les Ouistreham Jazz Escales. Ce festival de jazz est nés en 2007 et se déroule, chaque année, la dernière semaine de janvier. Il s'efforce de faire découvrir diverses formes de musique improvisée et de faire participer les élèves de l'école de musique et les scolaires.
Les biennales de sculptures (8e édition en juin 2011). Festival international, il a un penchant marqué pour les sculpture monumentales dont il décore joyeusement la place de la grange aux dimes.
Le centre socio-culturel (ouvert en janvier 2010) vise à accueillir et fédérer les activités culturelles dans la ville.
Un week-end Beatles est également organisé tous les deux ans autour de la Grange aux Dîmes (2e édition novembre 2011).


Jumelages



La ville est jumelée avec :

Drapeau de la Belgique Braine-l'Alleud (Belgique) depuis 1954 ;
Drapeau de l'Allemagne Lohr am Main (Allemagne) depuis 1993 ;
Drapeau du Royaume-Uni Angmering (en) (Royaume-Uni) depuis 1976.



Culture et patrimoine



Patrimoine architectural


Église Saint-Samson




L'église Saint-Samson du xiie siècle.


Au cœur de Ouistreham se dresse l’église paroissiale Saint-Samson. Elle fut construite durant les années qui précèdent 1150, sous l’égide de la sixième abbesse de la Trinité de Caen, Jeanne de Coulonces, elle fut dédiée à saint Samson en 1180.

La prospérité du bourg, dont le trafic portuaire était florissant durant toute la période anglo-normande ainsi que le patronage de l'abbaye aux Dames ont conféré la remarquable qualité de ce monument.

La nef à six travées accompagnées de collatéraux est prolongée par un avant-chœur coiffé d’une grosse tour et un chœur qui se termine par une abside en hémicycle.

Bien que la construction d'origine date de 1150, l'ensemble a subi des restaurations radicales à la fin du xixe siècle, ce qui a provoqué une modification sensible de son organisation architecturale et de sa sculpture.

L'église veilla sur le bourg en remplissant au travers des siècles, outre sa vocation religieuse, plusieurs fonctions : fortifiée au xive siècle elle joua un rôle de défense, comme en témoignent les canons déposés sur son mur sud, et de protection car le clocher servit aussi de phare et les pilotes surveillaient la mer d'une lucarne aménagée au-dessus de l'abside.


L'intérieur de l'église conserve encore des statues et un mobilier intéressants, ainsi que deux vitraux commémorant la libération de la ville lors de la Seconde Guerre mondiale. Au sud de l'église, s'élève le monument aux Morts, remarquable par la présence du marin et du fantassin, le tout surmonté d'un coq.

L'église est classée au titre des monuments historiques par la liste de 1840.


Grange aux dîmes


Attenant à l'église Saint-Samson, on trouve un ensemble de bâtiments anciens datant des xe et xie siècles entièrement rénovés à la fin du XX siècle, la grange aux dîmes.

Jusqu'à la Révolution, Ouistreham était une baronnie appartenant à l'abbesse de la Trinité de Caen, la population lui était redevable de la dîme (impôt représentant environ un dixième des récoltes et des troupeaux) qui était entreposée dans ces bâtiments.

L'architecture de cette grange est similaire à celles construites en Angleterre durant la même période et montre ainsi l'importance de l'influence des échanges anglo-normands à l'époque.


On peut trouver mention de la grange aux dîmes de Ouistreham dès 1257 dans un censier commandé par l’abbesse de Caen : « Y avait une grange à dîmes. La dixmes d’Oystreham, Saint-Aubin, du Port et de Colleville appartenaient à l’abbaye. »

La grange est inscrite au titre des monuments historiques en 1971.

Aujourd’hui cette grange, qui a été restaurée et aménagée sans perdre sa configuration originelle, est transformée en salle de réception.


Phare




Le phare de Ouistreham vu du terre-plein de l'écluse.



Article détaillé : Phare de Ouistreham.


Le phare de Ouistreham est un phare de granit, cylindrique, de 38 mètres de haut et peint en rouge et blanc.

Ce phare terrestre a été érigé en 1905 en remplacement de l'ancien phare carré de 13 mètres de haut.


Le phare de Ouistreham est visible à 16 milles marins.

Le phare indique les dangereux rochers des Essarts grâce à un secteur rouge montrant la direction aux marins.



Poste de direction de tir de Riva-Bella



Le poste de direction de tir de Riva-Bella est un élément constitutif du Mur de l'Atlantique situé 21 avenue du Six-Juin.

Il abrite aujourd'hui un musée, « le Grand Bunker », sur le thème du mur de l'Atlantique.

Le poste est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 13 juin 1994


Labels


La commune est une ville fleurie (trois fleurs) au concours des villes et villages fleuris et une station nautique deux étoiles.


Patrimoine culturel et ludique


Le musée du Mur de l'Atlantique


Musées





Le Grand Bunker de Ouistreham, installé dans le poste de direction de tir de Riva-Bella.


Musée no 4 Commando : ce musée retrace l’épopée des premiers commandos qui débarquèrent à Sword Beach le 6 juin à l’aube avec parmi eux, le 4e commando franco-britannique du commandant français Philippe Kieffer.



Galerie de peinture



Située dans les jardins du casino, à côté de l'office de tourisme, la galerie de la plage abrite des expositions temporaires d'artistes locaux.


Cinéma




Le "cinéma Michel Cabieu" de Ouistreham.





Une cabine de plage isolée.



L'association loi 1901 « Cinéma Michel Cabieu » gère l'unique salle de la commune depuis 1983.

Cette salle d'environ 380 places est située dans un bâtiment à colombages, dans le style classique normand.

Catherine Frot est marraine du cinéma ainsi que, depuis 2010, Jacques Perrin.



Casino


Le casino de Ouistreham, sur le thème de la mer, est un établissement du groupe Lucien Barrière.

Il dispose de 145 machines à sous, deux tables de Blackjack, une table de roulette anglaise, une table de hold'em poker de contrepartie et deux tables de boule.

L'établissement comporte également la brasserie « Le Doris », le restaurant « La Croisière » et la discothèque « Le Cercle ».


Ouistreham dans les arts

Ouistreham en littérature


Ouistreham est le lieu principal de l'intrigue du roman Le Port des brumes de Georges Simenon mettant en scène le célèbre commissaire Maigret.

Parmi les 177 hommes du commando Kieffer qui débarquèrent à Colleville-Montgomery, Gwenn-Aël Bolloré écrit ses mémoires J'ai débarqué le 6 juin 1944 et Nous étions 177 et l'on peut y lire la description de la bataille de Ouistreham.

Pour son enquête réalisée dans la région caennaise, Florence Aubenas obtient un CDD à bord du ferry, qui donnera le titre de son livre publié en 2010, Le Quai de Ouistreham


Ouistreham au cinéma


On peut voir l'explosion du casino de Ouistreham dans le film Le Jour le plus long, ce qui est une erreur historique puisque ce casino avait déjà été démoli par les nazis en 1942 et remplacé par un bunker.

Cette scène a par ailleurs été tournée à Port-en-Bessin.

Une grande partie du film Disco, de Franck Dubosc, a été tournée à Ouistreham.


Personnalités liées


Michel Cabieu (1730-1804), milicien. Il repoussa les Anglais qui tentaient de débarquer à Ouistreham en 1762. Il fut honoré par la convention en 1790 et fut surnommé le général Cabieu. Le cinéma et une avenue portent son nom.
Aristide Briand (1862-1932), homme politique, y possédait une résidence de vacances (qui existe encore, le long du canal de Caen à la mer) et un yacht (la Simounelle). Une statue le représentant orne le port. Une avenue et un groupe scolaire portent son nom.
Jeanne Messager (1887 - 1971 à Ouistreham), musicienne
Le stade de Ouistreham est nommé d'après le capitaine de corvette Philippe Kieffer (1899-1962), commandeur de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération, croix de guerre 1939-1945 (quatre citations) et Military Cross (Royaume-Uni). Une stèle commémorative à son image fut apposée sur la plage en 1969.
Georges Simenon (1903-1989), écrivain, y résida et y localisa son roman Le Port des brumes
L'esplanade menant à la plage et au casino porte le nom d'un des hommes du commando no 4 : le commandant Alexandre Lofi (1917-1992), Compagnon de la Libération, officier de la Légion d'honneur et commandeur dans l’ordre national du Mérite, Croix de Guerre avec 3 citations à l’ordre de l’armée et titulaire de la Military Cross (haute distinction britannique).
Léon Gautier (né en 1922), membre des commandos Kieffer, débarque à Colleville-Montgomery et longe la plage pour libérer Ouistreham. Il y habite maintenant.
Édouard Zarifian (1941-2007), psychiatre, décédé dans la commune




Héraldique




Armes de Ouistreham



Les armes de la commune de Ouistreham se blasonnent ainsi :

Tiercé en pal : au premier de gueules aux trois demi-léopards d'or passant l'un sur l'autre et mouvant du flanc senestre, au deuxième de gueules aux deux demi-léopards d'or passant l'un sur l'autre et mouvant du flanc dextre, au troisième d'or au lion de sable chargé d'une crosse du champ ; le tout sommé d'un chef d'azur chargé d'un drakkar adextré d'une coquille et senestré d'une étoile de six rais, le tout d'argent. -
-
Ce blason reprend celui de l'abbaye Sainte-Trinité de Caen dont Ouistreham était un baronnage jusqu'à la Révolution mais s'en différencie par son chef. On y trouve donc les armes d'Angleterre (trois léopards d'or sur fond rouge — dit de gueules) et de Normandie (deux léopards sur fond rouge), rappelant ainsi les échanges très présents entre les deux régions mais aussi et surtout les armes de Flandres (lion noir — de sable — sur fond or) en référence à Mathilde de Flandres — femme de Guillaume le Conquérant — qui est liée à l'abbaye caennaise (d'où la crosse sur le lion de Flandres). Enfin, le chef de ce blason, sur le thème et la couleur de la mer, évoque tout le pan côtier de la bourgade.

On retrouve aussi ce côté maritime par le trident qui orne le cimier.


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MessageSujet: Lisieux   Jeu 23 Juin 2016 - 18:55

Lisieux



La cathédrale Saint-Pierre de Lisieux.


Administration





Pays
Drapeau de la France

Région
Normandie

Département
Calvados (sous-préfecture)

Arrondissement
Lisieux (chef-lieu)

Canton
Lisieux (bureau centralisateur)

Intercommunalité
Lintercom Lisieux - Pays d'Auge - Normandie

Maire
Mandat
Bernard Aubril
2014-2020

Code postal
14100



Démographie


Gentilé
Lexoviens

Population
municipale
21 132 hab. (2013)

Densité
1 617 hab./km2

Population
aire urbaine
44 408 hab. (2012)



Géographie


Lisieux est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 21 132 habitantsNote 1 appelés Lexoviens et Lexoviennes.

Lisieux est la capitale du pays d'Auge, région caractérisée par ses vallées et son bocage.






Géographie


Situation


Lisieux est située au confluent de la Touques et de plusieurs de ses affluents : l'Orbiquet, le Cirieux et le Graindain.

La ville est située en plein cœur du pays d'Auge dont elle est la capitale.

Elle est donc entourée du caractéristique bocage normand, où se mêlent l'élevage (principalement de vaches laitières) et la culture de la pomme à cidre (dont on tire le cidre et le calvados, sans oublier le pommeau).


Communes limitrophes de Lisieux

Ouilly-le-Vicomte,
Saint-Désir Ouilly-le-Vicomte Rocques
Saint-Désir Lisieux Hermival-les-Vaux,
Glos
Saint-Désir Saint-Martin-de-la-Lieue, Beuvillers Beuvillers



Accès et transports





La gare de Lisieux.


La ville de Lisieux est desservie par un réseau d'autobus qui se nomme Lexobus (7 lignes).

Elle est aussi reliée aux autres agglomérations par le réseau des Bus verts du Calvados.

La gare de Lisieux est située à l'intersection des lignes Paris - Cherbourg et Lisieux - Trouville-Deauville.

Ces lignes sont empruntées par les trains Intercités Normandie en provenance ou à destination de la gare de Paris-Saint-Lazare, de Cherbourg ou Saint-Lô via Caen, ou de Trouville-Deauville.

Elle est également desservie par les TER Basse-Normandie et les TER Haute-Normandie (Caen - Rouen-Rive-Droite).

Une seconde halte ferroviaire, la gare du Grand-Jardin, est également desservie par les TER reliant la gare de Lisieux à celle de Trouville-Deauville.

En matière d'axes routiers, la ville est principalement traversée d'est en ouest par la D613 (ancienne route nationale 13, qui va de Paris à Cherbourg).

Depuis les années 1990, la ville s'est dotée d'une rocade qui permet son contournement par le sud, fluidifiant ainsi la circulation dans le centre (notamment sur le boulevard Sainte-Anne).

L'autre axe principal de la ville est la D579 permettant de rejoindre Deauville vers le nord et le département de l'Orne vers le sud.



Toponymie


Le toponyme Lisieux vient du nom du peuple gaulois qui habitait la région : les Lexovii, « Ceux qui penchent », « les Boiteux », dont elle était la civitas à l'époque gallo-romaine sous le nom de Noviomagus Lexoviorum, « le nouveau marché des Lexovii ».

Ce dernier est constitué des éléments celtiques noviios « neuf » (cf. breton nevez) et magos « plaine » puis « marché » (cf. vieil irlandais mag « plaine »).

Le nom des Lexovii explique également celui des habitants de Lisieux, nommés Lexoviens et Lexoviennes, une création savante relativement récente.

Les Lexovii ont aussi donné leur nom au Lieuvin, du bas-latin (pagus) lexovinum, « (pays) des Lexovii ».

Les autres formes attestées sont Noviomagus au IVe siècle, civitas Lexoviorum vers 400, ecclesiae Lixovi episcopus en 538, ecclesiae Lixoviensis en 549, civitate Loxovia et Loxovias en 614, Lisoio en 991 et 996, Lisiue en 1024, Lysoie en 1025 et Lisieues en 1160.



Histoire


Antiquité


Lisieux est l'ancienne capitale du peuple gaulois, les Lexovii.

César mentionne, dans son œuvre Commentaires sur la Guerre des Gaules, un oppidum gaulois.

Il a été localisé au lieu-dit le Castellier, à 3 km au sud-ouest de la ville.

Son enceinte fortifiée entourait un espace de 200 hectares, extension importante pour l'époque.

Cependant, la cité gallo-romaine était bien établie à l'emplacement du Lisieux actuel.

Elle était importante et dotée de monuments prestigieux construits « à la romaine ».

En outre, le grand sanctuaire rural à quelques kilomètres au nord-ouest, comprenant un théâtre-amphithéâtre, des édifices publics et des fana, n'était pas non plus le cœur de la cité.

Des vestiges de thermes et d'une riche villa gallo-romaine ont été mis au jour à proximité de l'hôpital dans les années 1980 et sont visibles dans le Jardin archéologique de l'hôpital.

Au IVe siècle, présence de lètes germaniques, avec femmes et enfants, auxiliaires de l'armée romaine, dont les tombes ont été mises au jour dans la nécropole « Michelet ».

Certaines recèlent un mobilier typique de la Germanie du Nord.



Moyen Âge


Ce n'est qu'après la chute de l'Empire romain que la ville devient siège épiscopal sous la dépendance du métropolitain de Rouen.

La juridiction de l'évêque de Lisieux s'exerçait sur l'actuel Lieuvin et le pays d'Auge.

Elle correspondait probablement au cadre administratif du pouvoir romain, lui-même dans les limites de l'ancien territoire des Lexovii selon un processus fréquent ailleurs.

L'évêque, chose rare en France de l'Ouest, était aussi titulaire d'un comté comprenant la ville et sa banlieue.

Les évêques possédaient plusieurs résidences dont une à Rouen dit Hôtel de Lisieux ou encore un manoir à Canapville dit Manoir des évêques.

Quelques-uns sont restés célèbres, ainsi Fréculf au IXe siècle, ami de Raban Maur, abbé de Fulda en Allemagne.

Lors des incursions des Vikings, le siège est délaissé et reste vacant quelques années.

À l'époque ducale, Herbert, puis Hugues d'Eu érigent la cathédrale romane.

Par la suite, est édifiée une cathédrale gothique dont l'un des évêques de l'époque, Nicolas Oresme, a laissé son nom comme érudit et précepteur de Charles V.

Lors de la guerre de Cent Ans, sous l'occupation anglaise, Pierre Cauchon, qui briguait l'archevêché de Rouen, est en fait élu à Lisieux en 1432, où il sera enterré dans la chapelle axiale de la cathédrale qu'il avait fait ériger.

Au XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, l'industrie drapière s'installe dans la ville et elle conserve la protection royale par Louis XI.


Époque moderne


En 1590, lors de la huitième guerre de religion, Henri IV doit conquérir son royaume. Lorsqu’il arrive à Lisieux, la garnison s’enfuit, et il prend la ville sans combat.


Époque contemporaine





Une rue de Lisieux en 1813 par Henry Edridge.



La ville est intégrée au département du Calvados nouvellement créé au moment de la Révolution française.

Elle en devient une ville mineure par rapport à Caen puisqu'elle n'obtient qu'un siège de chef-lieu d'arrondissement.

De plus, alors qu'elle était depuis le Moyen Âge le siège d'un des sept évêques de Normandie, relevant de la province de Rouen, elle perd cette fonction en 1791.

L'évêché est toutefois recréé et fusionné avec celui de Bayeux en 1855, l'évêque portant désormais le titre de « Bayeux et Lisieux ».

Lisieux fait partie des deux seuls sièges épiscopaux, avec celui d'Avranches, à avoir été supprimés en Normandie.


Avec le développement du culte de sainte Thérèse au XXe siècle, une grande église néo-byzantine lui est dédiée sur une des collines entourant la ville.

Elle supplante vite en renommée l'ancienne cathédrale, convertie en église paroissiale.

La dévotion à sainte Thérèse, qui vécut au carmel de Lisieux, en fait la deuxième plus importante ville de pèlerinage de France (après Lourdes).

En 1907 a lieu le premier décollage d'un hélicoptère, réalisé par Paul Cornu.

La basilique Sainte-Thérèse est bénite le 11 juillet 1937 par monseigneur Eugenio Pacelli, légat du pape et futur Pie XII.

Les 6 et 7 juin 1944, les bombardements alliés font plus de 800 victimes et détruisent la ville aux deux tiers, notamment le monastère bénédictin, où 20 religieuses perdent la vie.

La libération de la ville est réalisée par les troupes alliées le 23 août 1944.


En 1960, Lisieux absorbe la commune limitrophe de Saint-Jacques.


Le 2 juin 1980, le pape Jean-Paul II vient à Lisieux lors de sa première visite officielle en France comme pape.



Héraldique





Armes de Lisieux


Les armes de la commune de Lisieux se blasonnent ainsi :

D'argent aux deux clefs de sable passées en sautoir, cantonnées de quatre étoiles du même, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.


Les deux clefs rappellent les clefs de saint Pierre, patron de la cathédrale. Les chanoines du chapitre cathédral de Lisieux avaient d'ailleurs ces deux objets comme blason.


Politique et administration


Statut


Lisieux est, avec Bayeux et Vire, l'une des sous-préfectures du Calvados.

La ville est chef-lieu de trois cantons :

le 1er canton est formé d'une partie de Lisieux et des communes de Beuvillers, Cordebugle, Courtonne-la-Meurdrac, Fauguernon, Firfol, Fumichon, Glos, Hermival-les-Vaux, L'Hôtellerie, Marolles, Le Mesnil-Guillaume, Moyaux, Ouilly-du-Houley, Ouilly-le-Vicomte, Le Pin et Rocques (12 011 habitants)

le 2e canton est formé d'une partie de Lisieux et de la commune de Saint-Martin-de-la-Lieue (13 362 habitants)

le 3e canton est formé d'une partie de Lisieux et des communes de La Boissière, La Houblonnière, Lessard-et-le-Chêne, Le Mesnil-Eudes, Le Mesnil-Simon, Les Monceaux, Le Pré-d'Auge, Prêtreville, Saint-Désir, Saint-Germain-de-Livet, Saint-Jean-de-Livet et Saint-Pierre-des-Ifs (12 419 habitants).


Enfin, Lisieux fait partie de Lintercom Lisieux - Pays d'Auge - Normandie, créée le 1er janvier 2013 sous le nom de communauté de communes Lisieux cœur pays d'Auge par fusion des communautés de communes Lisieux Pays d'Auge et Moyaux Porte du Pays d'Auge.


Tendances politiques et résultats


Liste des maires


Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Lisieux


Période Identité Étiquette Qualité

1790   François-Pierre Leroy-Beaulieu    
1791   Thomas Gannel    
1792   Michel Bloche    
1793   Louis-Jean-René Prieur    
1794   Jean Coessin    
1795   Michel Bloche    
1795   Jean-Baptiste Vergé    
1796   Pierre Lerebours    
1797   Guillaume-François Riquier    
1798 1808 Jean-Jacques Nasse    
1808 1813 Louis-Jacques-Hippolyte Thillaye du Boullay    
1813 1816 Jean-Jacques Nasse    
1816 1832 Joseph-François de Bellemare    
1832 1842 Pierre Leroy-Beaulieu    
1842 1847 Adrien-Benjamin Formeville    
1847 1848 Jean-Lambert Fournet   Industriel
1848 1853 Victor Godefroy   Industriel
1853 1871 François Fauque   Avoué
1871 1875 Jules Prat    
1875 1878 Léopold Frauque    
1878 1881 Louis Michel   Avoué
1881 1894 Théodule Peulevey   Industriel
1894 1908 Henry Chéron   Avocat
1908 1909 Joseph Guillonneau    
1909 1932 Arthur Lesigne    
1932 1936 Henry Chéron   avocat
1936 1945 Albert Degrenne    
1945   Casimir Hue    
1945 1953 André Carles    
1953 1977 Robert Bisson   Pharmacien
1977 1989 André-Eugène Baugé   Pharmacien
1989 mars 2001 Yvette Roudy PS Traductrice, journaliste, députée, ministre
mars 2001 en cours Bernard Aubril15 UMP Directeur d'école retraité, conseiller général



Les données manquantes sont à compléter.



Jumelages


Drapeau de l'Angleterre Taunton (Angleterre) depuis 1951.
Drapeau du Canada Saint-Georges (Canada) depuis 1996.
Drapeau de l'Italie Mogliano Veneto (Italie) depuis 2013.



Démographie

Évolution démographique


En 2013, la commune comptait 21 132 habitants.

Depuis 2004, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu au moyen d'enquêtes annuelles par sondage.

Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 25 521 habitants.




Économie et tourisme




Économie



Saint-Gobain abrasifs


Implantée en 1960, l'usine Saint-Gobain abrasifs, ancien Précidia, qui emploie 56 salariés, a dû fermer en avril 201020.



Sanofi-Aventis et Doliprane


Usine ouverte en 1982, le site Sanofi-Aventis de Lisieux est le  lieu de fabrication  de la célèbre marque de paracétamol Doliprane et de ses fameuses gélules de 500 mg et depuis 2012 en unité 1 000 mg.

Cette usine est reconnue pour son expertise dans le domaine de la granulation.

La production 2012 a atteint plus de 170 millions de boites toutes formes confondues (comprimés, sachets, gelules, suppositoires).



SCANormande

Implantée depuis 1981 à Lisieux, la Société coopérative d’approvisionnement normande (SCA normande) est une des seize centrales d'achats nationales du Mouvement E.Leclerc.

Cette centrale approvisionne les magasins et drives de Haute et Basse Normandie ainsi que les quinze magasins de l'île de la Réunion (via Le Havre).

Elle s'étend sur une superficie foncière de 17 hectares et possède plus de 65 000 m2 d'entrepôts.



Tourisme

Depuis février 2010, Lisieux est dénommée « commune touristique ».


Environnement

Une étude d'UFC-Que Choisir (mars 2012), se basant sur des données du Ministère de la Santé, a montré que l'eau potable était trop chargée en pesticides.

Ce dépassement, fréquemment constaté pour les petites communes rurales (environ 500 habitants), est plus notable pour une commune de plus de 20 000 habitants ; dans cette catégorie, seules trois autres communes sont en effet concernées.

L'étude y voit la conséquence de contrôles trop peu fréquents.



Lieux et monuments


Article détaillé : Liste des monuments historiques de Lisieux.


Détruite à 75 % par les bombardements alliés en 1944, Lisieux conserve peu de monuments anciens.



Monuments religieux



Liés à sainte Thérèse de Lisieux



Le Carmel


Au cœur de la ville de Lisieux se trouve le Carmel, fondé en 1838 par les demoiselles Gosselin (originaires de Pont-Audemer).

La jeune Thérèse Martin y entre 50 ans plus tard.

S'y trouve la statue de la Vierge du Sourire.

Il s'agit de celle qui était dans la chambre de Thérèse, aux Buissonnets, lorsque la future sainte fut miraculeusement guérie en 1883.

La façade de la chapelle est en pierre de l'Oise.


Le musée du Carmel présente le Carmel d'hier et d'aujourd'hui et permet au visiteur de découvrir les souvenirs de Thérèse et, cheminant de salle en salle, d'approcher le message d'abandon et de simplicité de sainte Thérèse.

La chapelle accueille pour la prière aux messes de laudes, none, vêpres.

La boutique du Carmel permet aux Lexoviens, visiteurs, pèlerins, de découvrir les écrits de Thérèse, les souvenirs qui lui sont dédiés et l'artisanat réalisé par les Carmélites, dont un délicieux gâteau, le scofa, confectionné d'après une recette confiée au Carmel.

Le Carmel est intégré dans le circuit de la Ligne bleue Sur les pas de Thérèse, ligne matérialisée au sol qui invite à une promenade dans Lisieux.



Les Buissonnets






Les Buissonets


Les Buissonnets sont la demeure d'enfance de sainte Thérèse de Lisieux.

Elle est devenue un musée.





La basilique Sainte-Thérèse de Lisieux



Article détaillé : Basilique Sainte-Thérèse de Lisieux.


Sainte Thérèse de Lisieux ayant été béatifiée en 1923 et canonisée en 1925, il fut décidé de construire une grande basilique vouée au pèlerinage dans la ville où elle avait vécu et où elle était morte.

En effet, la dévotion à la nouvelle sainte attirait rapidement des foules de plus en plus importantes.


Ce projet, lancé par l'évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr Lemonnier, reçut le soutien total du pape Pie XI qui avait placé son pontificat sous le signe de sainte Thérèse.

Précédé d'un vaste parvis, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine de sa masse imposante.

Il a été entièrement financé par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier.

Aujourd'hui, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux est le deuxième lieu de pèlerinage en importance en France (après celle de Lourdes).





Vue de la basilique le matin.






Vue intérieure.






Lisieux, la basilique vue d'un train en gare




Autres monuments religieux



L'Institution Frémont



L'institution Frémont, la chapelle de l'Institution ainsi que le vieux manoir datent du XVe siècle, et ont été restaurés dans les années 1990.



La cathédrale Saint-Pierre



Article détaillé : Cathédrale Saint-Pierre de Lisieux.


Rare monument lexovien rescapé des bombardements de 1944, la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux est un monument de style gothique.

Si la présence d’une cathédrale est supposée depuis le VIe siècle, l’église visible de nos jours fut certainement construite entre 1160 et 1230, à l'initiative de l'évêque Arnoul.

Dès le départ, l’architecte conçut des voûtes d’ogives quadripartites et des arcs-boutants, ce qui en fait l’un des premiers édifices gothiques de Normandie.

La nef, assez austère, s’inspire du style gothique d’Île-de-France tandis que les dernières parties édifiées au XIIIe siècle (le chevet, la tour-lanterne ou la façade occidentale) relèvent du style normand.

On affirme à tort qu'Henri, comte d’Anjou et duc de Normandie, futur roi d'Angleterre, et Aliénor d'Aquitaine s'y sont mariés en 1152.

Pierre Cauchon y est enterré.

Après avoir instruit le procès de Jeanne d'Arc, il fut en effet nommé évêque de Lisieux en 1432.





Façade principale de la cathédrale.






Vue de nord-est.






Dessin d'un chapiteau.




L'hôtel du Haut-Doyenné


Le Haut-Doyen était le plus haut dignitaire ecclésiastique de Lisieux après l'Evêque-Comte.

En 1769, Jean-Baptiste-René Le Bas de Fresne fait reconstruire la maison canoniale.

En 1884, les frères des écoles chrétiennes transforment le bâtiment en école.

Épargné par les bombardements de 1944, le bâtiment est acquis en 1978 par la ville de Lisieux pour y transférer son école de musique, l'actuelle École nationale de musique et de danse.






Façade sur cour.






Façade sur jardin.




Église Saint-Jacques


Article détaillé : Église Saint-Jacques de Lisieux.

L'église Saint-Jacques, construite aux XVe et XVIe siècles, est classée monument historique.



Monuments laïcs



Hôtel de ville





L'hôtel de ville rénové de Lisieux.


L'hôtel de ville (XVIIIe siècle) est un ancien hôtel particulier.




Musée d'art et d'histoire


Article détaillé : Musée d'art et d'histoire de Lisieux.


Enfant du pays, le peintre Pierre Duval Le Camus fonde en 1837 le musée de peinture et de sculpture de Lisieux.



Château de Saint-Germain-de-Livet


Article détaillé : Château de Saint-Germain-de-Livet.



Le château de Saint Germain de Livet est situé, comme son nom l'indique sur la commune de Saint-Germain-de-Livet.

Il fait face à l'église du village (XIXe siècle).

Il est toutefois propriété de la ville de Lisieux depuis 1958, date du don du château à la ville par la famille Riesener.

D'un point de vue architectural, le château est en fait constitué de deux parties :

la première, un manoir à pans de bois, date du XVe siècle

la seconde, une construction en pierre et brique vernissée du Pré d'Auge, date de la fin du XVIe siècle.


Le château, qui mêle des éléments des traditions médiévales et Renaissance, est entouré de douves et d'un jardin fleuri où se promènent quelques paons.





Vue de face.






Vue sud.



Espaces verts


Ville fleurie avec trois fleurs et une goutte d'eau.


Le parc principal de la ville, le jardin de l'Évêché (qui aurait été dessiné par Le Nôtre), est situé en plein cœur de Lisieux, près de la place François-Mitterrand.

Le jardin archéologique de l'hôpital est l'autre parc remarquable de la ville.

Il est situé à proximité de l'hôpital Robert-Bisson.

Des vestiges gallo-romains (dégagés lors des fouilles archéologiques effectuées de 1978 à 1985) y sont exposés.

Ils comprennent un édifice thermal et un édifice privé.

Chaque année depuis 2003, la décoration florale de la ville suit un thème spécifique.

Des éléments de décoration sont ainsi fabriqués par les ateliers municipaux (parfois avec la collaboration des élèves du lycée Paul-Cornu).

En 2008, la décoration a par exemple été pensée afin de célébrer le cinquantenaire du Conservatoire de musique et de danse de Lisieux.

Pour citer quelques chiffres la ville compte : 35 ha de gazon, 2 500 m2 de massifs fleuris et 5 000 arbres.



Vie locale


Enseignement


Lisieux compte cinq collèges (Marcel Gambier, Pierre-Simon de Laplace, Notre-Dame, Jules Michelet et Jean-Baptiste de la Salle), deux lycées d'enseignement général (Marcel Gambier et l'institution Fremont), deux lycées professionnels (Paul Cornu et Les Rosiers) et un institut universitaire de technologie (IUT).


Culture


Médiathèque






Vue de la médiathèque de Lisieux.



Article détaillé : Médiathèque André-Malraux de Lisieux.


Inaugurée le 21 juin 2002, la médiathèque André-Malraux, dernier né des espaces culturels de la ville de Lisieux, est une bibliothèque publique offrant à la consultation ou à l'emprunt environ 100 000 documents (livres, périodiques, phonogrammes, vidéogrammes, cédéroms, ressources électroniques).

Elle dispose en outre d'un auditorium de 70 places où sont organisées conférences et projections.

L'équipe de la médiathèque a de plus entrepris un important travail de numérisation d'œuvres liées à la Normandie : la bibliothèque électronique de Lisieux.

La médiathèque André-Malraux est depuis le 1er janvier 2011 un service de la communauté de communes Lisieux Pays d'Auge.



Théâtres


Théâtre de Lisieux pays d'Auge, 2 rue au Char.
TANIT Théâtre, 11 rue d'Orival.



Cinémas

Cinéma Le Royal, rue du 11-Novembre.
Cinéma Le Majestic, rue au Char.


Musées


Musée d'art et d'histoire de Lisieux


Article détaillé : Musée d'art et d'histoire de Lisieux.


Musique et danse


Groupes et orchestres lexoviens :

Franck Ridel Project (Métal)
Orchestre symphonique de Lisieux (classique)
Orchestre d'Harmonie de Lisieux (toutes musiques)
Middle Jazz Band (jazz)
Loca Banda (salsa)
Dixie Project (jazz, new-orleans)
Batterie fanfare l'Avant garde de Lisieux

Festivals et événements


Jazzitudes du pays d'Auge.

Créées en 1999, c’est une semaine de stage de jazz et musiques actuelles durant laquelle sont proposés des concerts et des Jam-sessions tous les soirs dans différents lieux de la ville de Lisieux et des alentours.

Foire aux picots, chaque premier dimanche d'août.

Foire aux arbres et aux plantes, qui serait vieille de plus de cinq siècles.

Elle dure trois jours (du samedi au lundi).


Personnalités liées à la commune



Leurs noms sont liés à l’histoire de Lisieux :

Naissances


Jean-Baptiste Laumonier (1749-1818), chirurgien
Thomas de Frondeville (1750-1816), homme politique
André Laugier (1770-1832), chimiste et minéralogiste
Louis Du Bois (1773-1855), historien de Lisieux, poète, érudit, agronome, homme politique et administrateur
Magloire Perinne (1774-1859), fonctionnaire des finances
Lucien Fromage (1820-1893), manufacturier et homme politique
Paul-Louis Target (1821-1908), homme politique
Charles-Alexandre Coëssin de la Fosse (1829-1910), artiste peintre
Anatole Leroy-Beaulieu (1842-1912), historien
Henry Chéron (1867-1936), maire de Lisieux (1894-1908 et 1932-1936) et plusieurs fois ministre sous la IIIe République
Jean Charles Contel (1895-1928), artiste-peintre
Robert Accard, (1897-1971), footballeur international
Michel Magne (1930-1984), compositeur de musiques de films
Agnès Ruiz (1968-), romancière
Matthieu Lagrive (1979-), pilote moto en endurance
Tony Hurel (1987-), coureur cycliste de l'équipe Europcar
Thomas Heurtaux (1988-), joueur de football français évoluant en Série A a Udinese Calcio
Nicolas Batum (1988-), joueur de basket-ball français évoluant en NBA pour les Hornets de Charlotte
Chloé Mortaud (1989-), élue Miss France 2009, a vécu à Lisieux jusqu'à ses dix ans

Décès

Auguste Bunoust (1888-1921), poète
César Ruminski (1924-2009), footballeur international

Autres

Pierre Cauchon (1371-1442), évêque de Lisieux de 1432 à 1442.
Il reconstruit la chapelle de la Vierge dans la cathédrale.

Jean Hennuyer (1497-1578), évêque de Lisieux.

Antoine de Surie (XVIe siècle), poète et contrôleur à Lisieux.
Il a laissé des poésies estimées et publiées en 1555 avec « Les Ruisseaux » de Charles Fontaine.

Jean-Victor Durand-Duquesnay (1785-1862), botaniste spécialiste de la Normandie, a résidé à Lisieux.

Sainte Thérèse (1873-1897), de son vrai nom Thérèse Martin, sœur carmélite béatifiée le 29 avril 1923.

Paul Cornu (1881-1944), mécanicien, est considéré comme l'inventeur de l'hélicoptère. Premier vol le 13 novembre 1907 à Coquainvilliers.

Gaston Le Révérend (1885-1962), poète et instituteur, a vécu à Lisieux.

Robert Camelot (1903-1992), architecte qui a dirigé, après-guerre, la reconstruction de Lisieux. Il a notamment établi des plans d’ensemble d’habitations collectives.

Georges Duval (1920-1993), architecte qui a notamment restauré le théâtre, conçu la ZUP de Hauteville et dirigé la construction du château d'eau de l'Espérance.

André Fanton (1928), ancien ministre et député de Paris puis conseiller général du Calvados jusqu'en 2004 (canton de Lisieux III), député (RPR) de la troisième circonscription du Calvados (1986-1988, 1993-1997).

Yvette Roudy (1929), maire de Lisieux (1989-2001), député (PS) de la troisième circonscription du Calvados (1986-1993 et 1997-2002), plusieurs fois ministre.
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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 19:14













































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 19:43















































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 20:00





































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 20:14















































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 20:24



































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 20:40
















































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 20:54
















































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 21:06















































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 21:18















































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 21:30















































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MessageSujet: Re: Département du Calvados   Jeu 23 Juin 2016 - 21:39
























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