Departement de la Manche

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Departement de la Manche

Message  Romy50300 le Mar 26 Mar 2013 - 21:09

Avranches





Avranches (prononcer /avʁɑ̃ʃ/ ou mieux /avɾɑ̃ʃ/) est
une commune française située dans le département de la Manche en
région


Géographie


Localisation






Perspective sur la Sée et le mont Saint-Michel




La ville d'Avranches se situe sur le littoral sud du

département de la Manche.

Elle a donné son nom à ses alentours, le pays de l'Avranchin.

Elle est limitrophe des communes de Marcey-les-Grèves, Saint-Jean-de-la-Haize, Ponts, Saint-Senier-sous-Avranches, Saint-Martin-des-Champs, Le Val-Saint-Père


Géologie et relief



Avranches est bâtie sur une colline face à la baie du Mont-Saint-Michel



Toponymie



Avranches vient du nom du peuple celte des Abrincates (en latin Abrincatui : formé du mot aber, « estuaire », et catui, « guerriers », ce qui fait des Abrincates « les guerriers des estuaires ») ; la zone littorale que ces Gaulois Abrincates occupent est désignée par le nom Ingena.

La ville gallo-romaine est appelée Legedia avant de perdre cette
appellation à la fin du Bas-Empire au profit du nom Abrinca issu du peuple dont elle est la capitale ; ce phénomène peut être observé pour de nombreux autres cas : Nantes, Poitiers, Paris, etc.).



Histoire



Antiquité



Le peuple des Abrincates est mentionné très tardivement dans les sources antiques.

Pline l'Ancien nomme ce peuple Abrincatui au premier siècle de notre ère.

En revanche, un siècle plus tôt, Jules César, dans La Guerre des
Gaules, mentionne une tribu celte, les Ambibarii, dans le sud de
l'actuel département de la Manche.

L'étude archéologique de la ville d'Avranches, menée depuis plus de trente années par l'archéologue Daniel Levalet, laisse apparaître qu'Avranches est bel et bien une création romaine consécutive la conquête de César et, plus particulièrement, à la célèbre bataille remportée par Quintus Titurius Sabinus sur Viridovix, chef gaulois à la tête de la coalition des tribus celtes d'Armorique, en 56 avant J.C..

Certains historiens pensent que cette fameuse bataille eut lieu sur la commune du Petit-Celland, au lieu-dit le Chatellier ; cet oppidum fut fouillé en 1938 et 1939 par Sir Mortimer Wheeler, célèbre archéologue britannique.

Ces fouilles ont livré la preuve d'une occupation gauloise du site et d'un incendie qui occasionna son abandon.

Cette fortification de l'Âge du Fer était ceinte d'un murus gallicus.

Toutefois, l'archéologue britannique Colin Wells (en) formule de
sérieux doutes concernant le déroulement de cette bataille au Petit-Celland.

S'il est d'accord pour faire du camp du Chatellier l'oppidum principal des Abrincates, il est convaincu que le lieu du combat entre Quintus

Titurius Sabinus et Viridovix reste à découvrir.


La conquête romaine se traduit par la création d'une agglomération nouvelle sur le site actuel d'Avranches :

Cette ville porte le nom de Legedia comme l'indique la table de
Peutinger.

À la fin du IIIe siècle, vers 280, Legedia fut détruite par les pirates saxons qui déferlent alors sur les rivages septentrionaux de l'Empire Romain.

Au IVe siècle, la ville accueille un préfet militaire qui dirige une garnison de cavaliers Dalmates, sans doute cantonnée sur la côte, probablement sur le site du Grand Dick, au lieu-dit le Camp sur la commune de Vains.

Ainsi Avranches participe à la mise en œuvre du litus Saxonicum,
système défensif côtier du bas-Empire contre les incursions saxonnes.



Haut Moyen Âge



À la fin du Ve siècle, Avranches devient le siège d'un évêché .

D’après la liste dressée au XIIe siècle par Robert de Torigni, alors abbé du Mont-Saint-Michel, vingt prélats se succèdent entre la fin du Ve siècle et l’an Mil.

Malheureusement cette liste semble parfois douteuse à l’image du
contexte si obscur du Haut Moyen Âge.

Parmi ces évêques, certains semblent purement légendaires comme
Léontius, qui inaugure la liste, ou Théodovic qui aurait accueilli Charlemagne sans que rien ne prouve que l’empereur soit venu à Avranches.

En revanche, l’existence de certains autres est avérée en raison de leur présence lors de conciles tenus à Orléans, Tours, Reims ou Soissons ; c’est le cas de Népus, attesté en 511.

Et puis quelques-uns sont entrés dans l’Histoire pour diverses
raisons, comme Paterne d'Avranches qui, venu du Poitou pour

évangéliser la région et présent en 557 au concile de Paris, fonde les monastères d’Astériac (entre Couesnon et Sélune) et de Sessiac (à Saint-Pair-sur-Mer).

Au VIIe siècle, vient Ragestranus chargé par l’archevêque de Rouen d’affirmer la frontière religieuse de son diocèse face aux ambitions du clergé de Dol.

Son successeur, Aubert, 12e de la liste, est sans aucun doute le plus célèbre des évêques d’Avranches : il est l’instigateur du premier sanctuaire à l’origine du Mont-Saint-Michel, après en avoir reçu l’ordre de l’Archange venu le visiter.

Puis, il faut attendre l’an 990 pour qu’apparaisse Norgod, attesté par des sources historiques indiscutables.

Certains évêques dont saint Pair, ou encore ses successeurs saint Senier et saint Sever, ont donné leurs noms aux paroisses homonymes.

Dans le contexte troublé des incursions vikings, du milieu du IXe siècle à 933, l'ouest de l'actuelle Basse-Normandie passe sous domination bretonne sans que l'on sache vraiment ce qu'il advint de ce territoire.

Seule certitude, plus aucun évêque n'est mentionné à Avranches au cours de cette période ; il est probable que les évêques du diocèse voisin de Dol de Bretagne aient purement et simplement annexé l'Avranchin



Époque ducale (933-1204)


Un évêque normand, nommé Norgod, apparaît dans les
sources vers 990 ; il est installé par le duc de Normandie Richard Ier.


Simultanément, un comte est placé à la tête d'Avranches et de sa
région.

Mentionné dans quatre chartes du début du XIe siècle, Robert est en quelque sorte le premier « homme politique » connu et attesté par des actes officiels.

Il porte le titre de comte et contrôle un territoire dont les contours demeurent assez flous ; seules certitudes : toutes les terres qu’il offre, usurpe ou occupe sont situées entre le littoral de la baie du Mont-Saint-Michel et le Mortainais, et tous ces actes indiquent son omniprésence politique entre 1015 et 1025.

Dans la plus ancienne de ces chartes, rédigée vers 1015, Robert donne aux moines du Mont-Saint-Michel une propriété du nom de «
Thesiacum ».

Comme la coutume le veut alors, le document précise que Robert
concède ce bien pour le salut de son âme, celui des âmes de ses deux épouses (l’une vivante, Asceline, et l’autre décédée, Billehilde) et de ses trois fils, Guillaume, Robert et enfin Richard qui succéda à son père en devenant le deuxième comte d’Avranches.

Parmi les co-souscripteurs de ce document très officiel, figure

l’évêque d’Avranches Norgod mais aussi une série de témoins dont les noms fleurent bon l’époque romane : Geraldus, Radulfus, Erembertus, Gauterius, Petrus, Niellus, Drogo, Hasgerius, Griphus, Garmundus, Hutbertus, Gosfridus, Osmundus et Rainaldus.

La terre de Thesiacum est facilement localisable : il s'agit d'un petit hameau situé sur la commune de Dragey et aujourd'hui appelé Tissey ; jusqu’à la Révolution, ce village dépendait de la baronnie de Genêts tenue par les moines du Mont.

Trois comtes se succédèrent à Avranches dans la première moitié du XIe siècle :

Robert, suivi de son fils Richard, lui-même remplacé par son cousin Guillaume Guerlenc.

C'est certainement dans ce contexte de cette prise en main
normande des limites occidentales des anciennes frontières de la
province ecclésiastique de Rouen que le donjon d'Avranches fut édifié.

Mais, visiblement, ces comtes étaient assez remuants et attirèrent sur eux les foudres de leur duc ; Richard d'Avranches fut contraint de s'exiler, à la façon scandinave, pour ses écarts et notamment pour avoir usurpé deux domaines appartenant à l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire.

Après la bataille du Val-ès-Dunes, en 1047, Guillaume le Batard
transfère le siège comtal d'Avranches vers Mortain.

L'objectif du duc est clair : ces premiers comtes ont de fortes
ambitions et pourraient être tentés de faire passer leurs propres intérêts avant ceux du duché de Normandie, alors en pleine constitution.

Pour éviter que ce comté d’Avranches ne mute en principauté,
Avranches est rabaissé au rang de vicomté.

Guillaume Guerlenc reste cependant comte et apparaît alors dans les sources avec le titre de comte de Mortain.



Cependant, peu après, vers 1050, Guerlenc tombe en disgrâce.
Banni par le duc, il est aussitôt remplacé par un nouveau comte, le demi-frère de Guillaume : Robert de Mortain.

C’est alors qu’entre en scène la famille Goz.

Vers 1055, Richard Goz est choisi afin de diriger la vicomté d’Avranches.

Une nouvelle ère de stabilité et de coopération avec le pouvoir ducal s’ouvre.

Le duc Guillaume trouve en cet homme un véritable « serviteur de la cause ducale » qui remplit à merveille son rôle de fonctionnaire du duché.

Richard assura aussi, après la Conquête de l’Angleterre à laquelle il participa, le commandement du château de Saint-James.

Richard, de pure ascendance nordique était le fils de Turstain Goz, vicomte de Hiesmois, et petit-fils de Ansfrid le Danois.

Et, preuve de ses liens étroits avec la famille ducale, il épousa Emma de Conteville, demi-sœur du Conquérant.

De cette union naquit Hugues qui prit la suite de son père à la tête de la vicomté d’Avranches.

Hugues le Loup encore appelé Hugues d'Avranches, fils de Richard
Goz, apparaît dans les textes en 1065 lorsqu’il fonde l’abbaye de Saint-Sever.

Après la Conquête de l’Angleterre, en 1066, pour avoir fourni soixante navires au duc Guillaume, il obtint du nouveau monarque le comté de Chester, l’un des plus stratégiques d’Angleterre.

Ce domaine royal avait en effet la particularité de se situer au
contact du pays de Galles alors agité par des révoltes.

Assumant pleinement son rôle de représentant du pouvoir anglo-
normand, Hugues réprima avec une grande cruauté les agissements de ses turbulents voisins.

Devenu le gardien des frontières nord-ouest du royaume, sa fortune immense le propulsa au sommet de l’aristocratie anglo-normande et lui permit de déployer à sa cour un faste hors du commun, digne d’un grand prince.

Orderic Vital, moine de Saint-Evroult, n’hésita pas à dresser un
portrait sans concession du comte : « soldat capable et dur », il apparaît comme un des plus sanguinaires barons normands !

Sa cruauté s’exerça non seulement sur ses ennemis, qu’il faisait
mutiler ou torturer, mais aussi, parfois, sur ses paysans voire certains membres de sa famille.

Orderic le dit également « plus chasseur qu’ami des moines », «
adonné à la gloutonnerie et énormément gras », « père de nombreux bâtards ».

En 1101, devenu impotent et voyant sa fin proche, il prit l’habit bénédictin de l’abbaye Sainte-Walburge à Chester dont il avait été le bâtisseur.

Trois jours plus tard, le 27 juillet, il mourait.

Des intellectuels italiens à Avranches


Les liens entre la Normandie et l’Italie sont à la fois multiples et précoces.


Au commencement du XIe siècle, si des chevaliers normands quittent la région à la recherche de nouveaux profits en Méditerranée (c'est peut-être le cas des deux fils aînés de Robert 1er comte d'Avranches), plusieurs clercs italiens arrivent en Normandie afin d’en assurer le renouveau spirituel et intellectuel.

À la suite de Guillaume de Volpiano, réformateur du monachisme
normand, de nombreux clercs italiens arrivèrent en Normandie dès
les premières années du XIe siècle.

Vers 1027, ce furent ses disciples qui réformèrent la vie religieuse à l'abbaye du Mont-Saint-Michel : l'italien Suppo (de 1027-1048) joua un rôle capital dans la construction de l'abbatiale romane et dans le développement de la bibliothèque et du scriptorium.

Lanfranc de Pavie, clerc et juriste italien formé à Bologne, se rend à Avranches en 1039.

Peut-être venu retrouver son compatriote Suppo, alors abbé du Mont-Saint-Michel, il enseigne jusqu’en 1042 à l'école épiscopale d'Avranches.


Le passage de Lanfranc à Avranches marque, au sein de l’évêché, la naissance d’un foyer intellectuel nécessaire à la bonne instruction des futurs évêques et du clergé du diocèse.

C’est encore Lanfranc, très proche ami du duc, qui plaida en 1049 la cause de Guillaume et Mathilde, dans le différent lié au mariage de ces derniers, face au pape Léon IX.

Peu de temps après, en 1058, Anselme de Cantorbéry, originaire du Piémont, séjourne lui aussi à Avranches avant de devenir l’élève de Lanfranc, devenu prieur et écolâtre à l'abbaye du Bec-Hellouin.

Sous l’impulsion de ces deux hommes, devenus archevêques de
Cantorbéry, la Normandie acquit un rayonnement intellectuel
international.

De 1069 à 1094, Michel, un autre clerc italien, occupe le siège
épiscopal d’Avranches.

Présent à plusieurs reprises dans l’entourage proche de Guillaume le Conquérant, lors des événements importants du duché, Michel était réputé pour sa grande instruction.

la pénitence d’Henri II Plantagenêt en 1172

En 1154, Henri II Plantagenêt, comte d’Anjou, duc de Normandie et d’Aquitaine, devient roi d’Angleterre.

La Normandie constitue la clef de voûte d’un vaste domaine territorial qui s’étend de l’Écosse aux Pyrénées.

En 1162, afin de restaurer la monarchie, Henri II nomme en toute
confiance un de ses proches, Thomas Becket, chancelier d’Angleterre et archevêque de Cantorbéry.

Mais, deux ans plus tard, le roi tente de limiter l’autorité de l’Église et Thomas, fidèle à Rome, abandonne ses fonctions politiques et choisit l’exil.

Cette dispute véhémente oppose les deux hommes pendant plusieurs
années, puis, sur la promesse d’une réconciliation, Thomas rentre en Angleterre ; mais la querelle ne tarde pas à se réveiller.

Le roi Henri aurait alors incité quatre chevaliers normands à
assassiner l’archevêque dans sa cathédrale de Cantorbéry, le 29
décembre 1170.

Ce meurtre secoue l’occident chrétien et le pape Alexandre III n’a d’autre choix que d’excommunier le monarque.

Afin de lever l’humiliante sanction, le souverain se soumet à plusieurs pénitences publiques ; l’une d’elles eut lieu à Avranches le 21 mai 1172 : reçu sur le seuil de la cathédrale, le roi déchu fait amende honorable et implore le pardon du pape représenté par Albert et Thédouin, deux légats dépêchés pour l’occasion.

D’un point de vue logistique, la pénitence d’Henri II à Avranches génère quelques questions : une escorte nombreuse, peut-être deux cents personnes, devait accompagner le souverain et dut se loger à proximité, établissant un campement ou occupant des demeures existantes.

Situé à quelques pas seulement de la cathédrale, le vaste manoir des Subligny (aujourd'hui appelé Doyenné), tenu à l’époque par Foulque Paisnel et son épouse Lesceline, aurait pu permettre d’accueillir le roi et une partie de sa suite.

Gilbert de Subligny, le frère de Lesceline, était un proche d’Henri II Plantagenêt et il est tentant de croire que celui-ci puisse avoir séjourné en ce « manoir » lors de son passage à Avranches.


Avranches ville royale


En Normandie, la fin du XIIe siècle est marqué par la
volonté constante des monarques anglo-normands d’unir la Bretagne à leur vaste empire.

Ce rêve est à deux doigts d’aboutir puisque Ranulf (Ranulph de
Blondeville), comte de Chester, vicomte d’Avranches et de Bayeux, devient duc de Bretagne en 1188, par son mariage avec Constance de Bretagne, l’héritière du duché breton.

Mais cette union est de courte durée et la Bretagne recouvre
rapidement son indépendance.

De son côté, Philippe Auguste, le roi de France, ne pense qu’à
subtiliser la Normandie aux Plantagenêt.

En 1199, meurt Richard Cœur de Lion, le célèbre souverain du royaume anglo-normand.

À la même époque, son neveu Arthur, duc de Bretagne, prête
hommage à Philippe Auguste ; furieux de cette alliance, Jean Sans Terre, frère et successeur de Richard, emprisonne Arthur à Rouen avant de le faire assassiner en 1203.

C’est alors son beau-père, Guy de Thouars, qui prend les commandes de la Bretagne.

Le roi de France, profite de cette nouvelle crise pour convaincre ses vassaux Bretons de l’aider à reconquérir la Normandie occidentale ; en 1204, à la tête de 400 chevaliers et de nombreux fantassins, le duc breton franchit le Couesnon et fait main basse sur l'Avranchin.

Le retour du duché de Normandie à l'obédience française, ne se passe pas sans heurts pour Avranches : la cathédrale est saccagée par Guy de Thouars, la ville pillée et les remparts démantelés.

La vicomté d’Avranches est arrachée au comte de Chester
impuissant ; comme tous les seigneurs anglo-normands refusant de
reconnaître l’autorité nouvelle du roi de France, Ranulf perd toutes ses prérogatives et possessions normandes.

De 1226 à 1234, l’Angleterre refuse cette annexion forcée et tente de reprendre pied sur le sol normand en exerçant un harcèlement constant depuis les marches de Bretagne en direction des places fortes de Saint-James et Pontorson.

Puis, en 1232, saint Louis obtient de la noblesse du Cotentin, et plus particulièrement la famille Paisnel d’Avranches, qu’elle se ligue contre une Bretagne orientale sous domination militaire anglaise.

En 1236, afin de verrouiller définitivement ce secteur de Normandie et surtout de se prémunir contre d’éventuelles agressions étrangères, le roi de France rachète la vicomté d’Avranches ; le roi, qui séjourne à deux reprises dans la cité en 1256 et 1269, s'attache à lui redonner l’apparence d’une place forte désormais royale en la dotant de nouveaux remparts entourés de fossés.


La guerre de Cent Ans


Époque moderne


Les guerres de religion



Avranches fut dévastée par les huguenots en 1562.

À la fin du XVIe siècle, l’évêque François Péricard dirigeait la cité avec son frère Odoard qui occupait les fonctions de gouverneur de la place forte.

Originaires de Rouen, les frères Péricard appartiennent à la « Sainte Ligue » et font basculer Avranches dans le camp des catholiques qui refuse de reconnaître le roi Henri IV.

Entre les mois de novembre 1590 et février 1591, en plein hiver, la ville est assiégée par les troupes royales.

Dirigée par le duc de Montpensier, l’artillerie royale bombarde la vieille ville où la population s’est retranchée ; les dommages causés par ce harcèlement sont tels que la capitulation est inévitable.

Tandis que son frère quitte la ville, François Péricard conserve ses prérogatives épiscopales et tente de réorganiser son diocèse.



La révolte de nu-pieds, 1639



La production du sel dans la baie du mont Saint-Michel remontait à des temps immémoriaux et les salines, petites entreprises réparties sur tout le littoral, faisaient vivre depuis des siècles une grande partie des populations du littoral de l’Avranchin : les « Nu-pieds ».

Si leur activité a hélas laissé peu de traces, ces sauniers sont
cependant entrés dans l’Histoire lorsqu’en 1639 ils se révoltèrent contre Richelieu.

Sous l’Ancien Régime, l’actuel territoire de la Basse-Normandie
n'était pas soumis à la gabelle mais bénéficiait d'un impôt beaucoup plus léger, le quart bouillon : un quart de la production revenait au roi, qui le revendait après l’avoir taxé, les trois quarts restants étaient commercialisés à bon marché par les producteurs puisque dépourvu de taxe.

Au XVIIe siècle, la Normandie est l’une des plus riches provinces de France et la royauté, fortement endettée, soumet ce pays à de fortes et régulières contributions.

À chaque nouvelle pression fiscale, des troubles se produisent en divers points de l’ancien duché.

Depuis le mois de janvier 1639, on ne parle plus que d’une chose dans notre région : le quart bouillon doit être définitivement supprimé et remplacé par la gabelle.

Au quotidien cette décision est lourde de conséquences : le prix du sel est multiplié par trois et sa vente intégralement contrôlée par les greniers à sel royaux.

Toutes les catégories sociales de la population confondues, paysans, laboureurs, sauniers, clercs et nobles, s’agitent un peu plus avant de se soulever avec force au mois de juillet ; le 16 de ce mois, Charles Le Poupinel, officier de justice du roi, est assassiné à Avranches car on pense qu’il porte sur lui l'édit de la gabelle.

Des barricades s'élèvent dans les faubourgs de la ville.


Les Nu-pieds tiennent le pays, conduits par Jean Quétil, membre de la petite noblesse de l'Avranchin.

Rapidement la jacquerie avranchaise prend de l’ampleur et se propage à l’ensemble du territoire bas-normand concerné : Coutances, Saint-Lô, Mortain, Domfront s’enflamment à leur tour.

Mais, la répression est impitoyable.

L'armée royale envoyée par Richelieu et les troupes en garnison à Avranches, lâchées par le gouverneur Gassion, prennent en tenaille puis massacrent la population.

Les meneurs de la révolte sont pendus ou condamnés aux galères. Une centaine d'Avranchinais, sympathisants de la cause, sont bannis.

Cependant, les Nu-pieds ne sont pas morts pour rien.

Richelieu renonce à imposer la gabelle et maintient le privilège du quart bouillon, qui restera en vigueur jusqu'en 1789



Époque contemporaine




Seconde Guerre mondiale




Dès le lendemain du débarquement allié du 6 juin
1944, sur les côtes de la Manche et du Calvados, Avranches connaît le sort de dizaines de villes normandes.

De violents bombardements, ayant pour but de couper la route aux
renforts allemands, plongent la ville dans le chaos.

Des tracts alliés ont été lâchés au-dessus de la région d’Avranches quelques jours avant le 6 juin, invitant les habitants « à s’éloigner pendant quelques jours » et à « se disperser dans la campagne, autant que possible », mais sans véritablement convaincre la population.

Le mercredi 7 juin, vers 14 heures 30, une escadrille de six
bombardiers alliés déverse sur Avranches son funeste chargement ; dans l’espace d’une heure trois vagues meurtrières anéantissent plusieurs secteurs de la ville : la gare, la rue Louis Millet, la rue d’Orléans, la vieille ville, la rue des Fontaines Couvertes et d’autres encore sont frappées de plein fouet.

Des incendies ravagent la ville en divers points et les pompiers, mal équipés, sont impuissants face à l’ampleur des destructions ; les bombes ont éventré les conduites d’eau et très vite les pompes sont inopérantes.

Malgré les renforts des pompiers de Ducey et Sartilly, arrivés vers 22 heures, qui parviennent à acheminer l’eau de la citerne des Halles jusqu’à la place Littré, les flammes se propagent d’immeuble en immeuble, inexorablement.

Dans la soirée, les toitures de l’église Notre-Dame-des-Champs sont atteintes par l’incendie des maisons de la rue du jardin des plantes.

Immédiatement après les premiers impacts, les secours se sont
organisés pour tenter de soigner les blessés.

Mais déjà, en fin de journée, on compte plus de 80 victimes civiles.

De nouveaux bombardements de produisent les jours suivants
augmentant encore un bilan qui ne cessera de s’alourdir jusqu’à la libération d’Avranches à la fin du mois de juillet.

Voir aussi Percée d'Avranches.


Administration municipale




Liste des maires d'Avranches sous l'Ancien régime




Chronologie des 18 maires en la ville communauté et bourgeoisie

d’Avranches sous l’Ancien Régime




D’après l’article de Romain Provost de La Fardinière, intitulé
Avranches et ses Maires au XVIIIe siècle, ou L’évolution de la pensée politique et sociale en province au siècle des Lumières, paru dans la Revue de l’Avranchin et du Pays de Granville, t. 82, septembre 2005, p. 215-388.



1) 1642-1657 : Noble Messire Gilles Vivien, écuyer, seigneur de la Champagne (c.1590-1657), lieutenant général du bailliage, agissant comme « maire-né » (env. 50 ans)

2) 1657-août 1692 : Noble Messire René Vivien, écuyer, seigneur de la Champagne (1628-1693), lieutenant général du bailliage, agissant comme « maire-né » (29 ans).

3) Août 1692–1697 : Noble Me Gédéon Trochon, écuyer, sieur des Landelles (c.1655-1697), élu en l’élection, maire par office (env. 45 ans), décédé en fonction.

4) 1697–juin 1716 : Noble Me Jean Trochon sieur de Chasné, président de l’élection, maire par office (env.55 ans).

5) Juin 1716-mars 1719 : Noble Me Jean Angot, écuyer, sieur du Potrel (1642-1719), lieutenant général du bailliage, agissant comme « maire-né » par intérim de Me Gilles Vivien de la Champagne, (74 ans), décédé en fonction.

6) Mars 1719-novembre 1742 : Noble Messire Jean-René Vivien, écuyer, seigneur de la Champagne (1690-1761), lieutenant général du bailliage, agissant comme « maire-né » (29 ans)

Juin 1734-mars 1738 : Noble Me René Marie Le Masson sieur de la Mazurie, président de l’élection d’Avranches, maire nommé qui n’exerça pas.

Mars 1738-septembre 1740 : Me Roger Bétille, assesseur au bailliage, maire élu qui n’exerça pas.

7) Novembre 1742-janvier 1746 : Me Louis-Joseph Olivier sieur de Préciaux, commissaire enquêteur du bailliage, maire élu.

Janvier 1746-mars 1749 : Noble Me René Marie Le Masson sieur de la Mazurie, président de l’élection d’Avranches, maire élu (45 ans).

9) Mars 1749-avril 1752 : Me Nicolas-Robert Guellet sieur de la Bréardière(c.1700-c.1795), lieutenant particulier assesseur criminel du bailliage, maire élu (env. 50 ans).
Avril 1752-mars 1755 : idem. Réélu.
Mars 1755-mai 1758 : idem. Réélu.

10) Mai 1758–mars 1759 : Me René Le Harivel sieur d’Aussais (1699-1773), avocat du roi au bailliage, maire nommé, démis un an plus tard (env. 60 ans).

11) Avril 1759-mars 1762 : Me Jean-Aubin-Hervé Lottin sieur de Beauvallon, avocat du roi au bailliage, maire élu (61ans).

12) Mars 1762-mars 1765 : Noble Me Louis-Ambroise Provost de la Fardinière (1732-1801), avocat du roi au bailliage, maire élu (29 ans).

mars 1765-janvier 1768 : idem, réélu, démissionnaire en 1768.
13) Janvier 1768-août 1768 : Abbé Charles-Colin de Contrisson, grand doyen du chapitre, maire élu, démis six mois plus tard.

14) Septembre 1768-novembre 1771 : Noble Messire Jean-Baptiste Guitton seigneur des Haies-de-Terre, assesseur au bailliage, maire élu.
Novembre 1771-décembre 1771 : idem, réélu, démissionnaire un mois plus tard.
Janvier 1772 : Me Nicolas-Robert Guellet sieur de la Bréardière, lieutenant particulier assesseur criminel du bailliage, maire élu qui n’exerça pas (env. 70 ans).
Janvier 1772-juin 1773 : vacance de maire, intérim de Me Pierre-René Ferrey sieur de Montitier, lieutenant particulier civil et criminel du bailliage (37 ans).

15) Juillet 1773-juin 1776 : Me Nicolas Pierre Le Sourd sieur de l’Aiglerie (c.1713-1776), assesseur au bailliage, maire nommé (env. 70 ans).
Juin 1776-juillet 1779 : idem.
Juillet 1779-février 1782 : idem, décédé en fonction.

16) Mars 1782-mai 1786 : Me Jean-Hervé-Antoine Lottin sieur du Tertre, avocat du roi au bailliage, maire élu (35 ans).

17) Mai 1786-septembre 1787 : Me Claude-Joseph Meslé sieur de la Bretêche (1713-1787), subdélégué en l’élection, maire élu (73 ans), décédé en fonction.

18) Octobre 1787-juin 1790 : Noble Me Jean-Victor Tesnière, sieur de Brémesnil (1763-1811), élu en l’élection, lieutenant général du bailliage, maire élu (24 ans), baron de Brémesnil (anobli en 1809).


Nota : l’âge mentionné se réfère à l’entrée dans la fonction de maire.

La liste dénombre près de vingt-huit mandats honorés par dix-huit maires en exercice ; elle a été reconstituée à partir des sources originales et des correspondances des subdélégués, des maires, des intendants et des ministres au XVIIIe siècle.

Les maires d’Avranches dans la tourmente révolutionnaire : Félix
Jourdan précise que les anciennes institutions d’Avranches ont été abolies en 1790.

Une assemblée des électeurs fut créée pour élire les titulaires à toutes les fonctions administratives ; elle comprenait le maire, les notables de la ville, les gardes nationaux en armes, ainsi que le conseil général de la commune.

Le maire de Brémesnil fut élu président du département, et

l’agriculteur Théault des Orgeries président du district.


Les juges élus pour le tribunal correctionnel ont été Morin l’aîné, élu

président, Le Court Cantilly, Cochery, Rioult de Montbray ; les juges

de paix élus ont été Louiche, Provost (Louis-Ambroise, l’ancien maire),

Beaumont, Vivien (probablement l’un des fils du dernier lieutenant-

général), Dubuisson (Boessel, conseiller du roi au bailliage), et du

Bouillon.

Dans le désordre qui régnait les maires se succédèrent rapidement,

certains étant déchu le lendemain même de leur nomination.

A. Osmond en donne la liste suivante que nous reproduisons sous toute réserve :

1)Février-juin 1790, Jean-Victor Tesnière de Brémesnil, écuyer, maire sortant, dernier lieutenant-général du bailliage, réélu maire le 4 février 1790, démissionna le 27 juin 1790.

2)Juin 1790, Guillaume-Jean Auvray de Beaurepaire, âgé de 61 ans, procureur syndic de la ville depuis 1786, ancien député de la bourgeoisie de Ponts, subdélégué d’Avranches depuis avril 1789, fut élu maire en juin 1790 et démissionna aussitôt.


3)Juin-octobre 1790, Petit, receveur des finances, élu maire le 27 juin 1790, démissionna en octobre.


4)Octobre 1790-février 1791, Louis-Gabriel Boessel du Buisson, âgé de 26 ans, conseiller du roi au bailliage, élu maire d'Avranches le 14 décembre 1790, démissionna le 14 février 1791.


5)Février 1791, Le Chevalier, probablement notaire, élu le 14 février 1791, démissionna le lendemain.


6)Février-novembre 1791, Joseph Frain, âgé de 33 ans, avocat, élu le 15 février, démissionna le 13 novembre 1791. Il devint baron d’Empire, on en reparlera plus loin.


7)Novembre-décembre 1791, Louis-Julien Guérin, médecin, élu le 13 novembre, démissionna le 16 décembre. Il prend prétexte de sa
qualité de médecin pour récupérer à des fins d'étude la relique du crâne de saint Aubert au Mont Saint Michel. La paix revenue, il la restitue au clergé avranchinais.



8)Décembre 1791-1793, le citoyen Félix Ebrard fut élu maire le 16 décembre 1791 ; les officiers municipaux qui l’assistaient étaient les citoyens Fleury, Guérin, ancien maire, Burdelot (probablement Jacques-Michel, l’ancien greffier du bailliage), Frault, Varron, Dodeman, Le Hupp, et Porée, procureur de la commune.


9)1792, du Becquet, ex-assesseur au bailliage, quitta la fonction de maire d'Avranches peu de temps après son élection.



10)An II, il n’y a plus de maire à Avranches au temps de la Convention.

Le citoyen Isaac Heudrière était président de la municipalité, sous l’autorité dictatoriale de Le Carpentier, ancien huissier surnommé « le bourreau de la Manche », qui était alors le tout puissant représentant du peuple détaché par la Convention à Avranches pour y appliquer le régime de la Terreur.


11)An II-an III, le citoyen Morin (probablement François Morin l’aîné cité plus haut) fut président de la municipalité.



12)An III-an III, un citoyen Olivier fut un temps président de la municipalité.


13)An III-an IV, Jean Rioult de Montbray fut un temps président de la municipalité, puis président du tribunal correctionnel du district d’Avranches en pluviôse an IV.


14)An IV, citoyen Bournhonet, président de la municipalité, assisté des citoyens Flers et La Vallée.


15)An IV-an V, Lemoyne a été un temps président de la municipalité, assisté des citoyens Gauchet, Fleury, Millet, Ebrard, officiers municipaux.


16)An V, François Pierre Lefresne, Allain Fleury et le citoyen Hullin sont également cités. An V-an VI, Louis Blondel du Clis a été élu président de la municipalité après la Terreur ; les administrateurs municipaux ont été les citoyens Pinel, Frault, Lemoyne, Beaubigny ; ils acquirent de nombreux biens nationaux pour leur compte.


Le même Louis Blondel fut de nouveau nommé maire d’Avranches en
1811 sous Napoléon après le décès du baron de Brémesnil.


17)An VI-an VII, Pierre Pinel, maire.


18)An VII-an VIII, citoyen Burdelot (probablement Jacques Michel), maire





Les maires d’Avranches sous l’Empire :





1)Le citoyen Pierre Louis Pinel, né à Saint-James (1761-1838), a été maire d’Avranches entre 1800 et 1802 sous le Consulat.

Ancien administrateur du district d’Avranches, il avait été député de la Convention entre 1792 et l’an IV et ne vota pas la mort du roi ; converti au Directoire, membre du Conseil des Cinq-Cents (1795-1799), il racheta l’ancien doyenné d’Avranches en germinal an IV et devint maire d’Avranches le 21 germinal an VIII (1800), conseiller général de la Manche, puis député à la Chambre des Cent Jours (1815).



2)Jean-Victor-Césaire Tesnière, baron de Brémesnil, mort en 1811, ancien maire et dernier lieutenant-général du bailliage, a été nommé à son tour maire d’Avranches en 1802 par Napoléon.

Il se démit en 1808 ; il avait pour premier adjoint le notaire Duhamel.
Membre du Corps législatif et président du département de la
Manche, il fut élevé à la dignité de baron d’Empire en 1809, avant de mourir en 1811.


3)Louis Blondel du Clis, déjà cité plus haut en l’an VI sous le
Directoire, lui succéda en 1808 comme maire d'Avranches ; il se démit deux ans plus tard en 1810.



4)Jean-Auguste de Belle-Etoile du Mottet, vice-président du district d'Avranches auprès du président Theault des Orgeries, fut alors nommé par l'empereur maire d'Avranches en 1811; il l’était encore à la chute de l'Empire, et restera en fonction jusqu’en 1830 à la chute de Charles X, après un court intermède de Joseph Frain en 1815.



Liste des maires



Liste des maires successifs Période Identité Étiquette Qualité

23 mars 2014 - en cours david nicolas Mery maire

mars 2001 - 23 mars 2014 Guénhaël Huet UMP Député

mars 1989 - mars 2001 René André RPR Avocat, député

mars 1983- mars 1989 Fernand Le Prieur - -

1953- mars 1983 Léon Jozeau-Marigné RI Avoué, sénateur, président du CG 50

1945 -1953 Victor Bindel - -

1944 - 1945 Edmond Laquère - -

1941 - 1944 Jean Simonin - -

1923 -1941 Alphonse Briand - -

1902 -1923 Maurice Chevrel - -

1902 - 1902 Léon Oberlin - -

1896 - 1902 Henri d'Aisy - -

1895 - 1896 Jean Desdouitils - -

1887 - 1895 Auguste Lenoir - -

1882 - 1887 Auguste Gautier - -

1881 - 1882 Gustave Frémin - -

1878 - 1881 Hippolyte Barbe - -

1861 - 1878 Victor Sanson - Docteur

1855 - 1861 Jean Jacques Lahouge - -

1852 - 1855 Victor Gauquelin - -

1841 - 1852 Jules Bouvattier - -

1830 -1841 Aimé Anatole Olivier - -

1815 - 1830 Jean Auguste de Belle Etoile du Molet - -

1815 -1815 Joseph Frain - Médecin, député, préfet des Ardennes

1810 -1815 Jean Auguste de Belle Étoile du Molet - -

1807 - 1810 Jean Victor Tesnières de Bremesnil - Député, lieutenant général du bailliage d'Avranches

1800 - 1807 Blondel Duclis - -

1799 - 1799 Jean Victor Tesnières de Bremesnil - Député, lieutenant général du bailliage d'Avranches

1798 - 1799 M. Burdelot - -

1797 - 1798 Pierre Pinel - -

1796 -1797 M. Blondel Duclis - -

1796 - 1796 M. Hullin - -

1796 - 1796 Alain Fleury - -

1795 - 1796 M. Le Moyne - -

1795 - 1795 M. Bournhonet - -

1794 - 1795 Jean Rioult de Montbray - -

1794 - 1794 M. Olivier - -

1793 - 1794 M. Morin - -

1792 - 1793 Félix Ébrard - -

1791 - 1792 Louis Guérin - Médecin

1791 - 1791 Joseph Frain - -

1790 - 1791 M. Boissel Dubuisson - -

1790 - 1790 M. Petit - -

1789 - 1790 Jean Victor Tesnières de Bremesnil - -

1786 - 1789 Joseph Mesle de La Bretèche - -

1783 - 1786 Louis Lottin - -

1773 - 1783 Pierre Le Sourd de Laiglerie - -

1758 - 1773 Jean Baptiste Guiton - -

1749 - 1758 Nicolas Guallet - -

1746 - 1749 René Le Masson - -

1742 - 1746 Louis Vivien - -

1736 - 1742 Jean René Vivien - -

1715 - 1736 Jean Angol - -




Jumelages



Au 27 novembre 2010, Avranches est jumelée avec :


Korbach (Allemagne) depuis le 29 mai 1963

Saint-Hélier (Jersey) depuis 1988

Crediton (en) (Royaume-Uni) depuis le 17 avril 1993



Par ailleurs, Avranches entretient des relations particulières avec la ville de Saint-Gaudens, dont les habitants à l'automne 1944 sont venus fraternellement lui adresser vêtements et vivres



Entreprises et commerces




Avranches profite dans une large mesure du tourisme, de par sa
situation géographique privilégiée — entre autres, sa proximité d’avec le mont Saint-Michel — et grâce aux traces laissées par un riche passé.

Elle profite également de l'attraction sur son arrière-pays
(commerce, démarches administratives, éducation, médecins et
service hospitalier).

Les Avranchinais et Avranchinaises connaissent un taux de chomage de 7,2 %, chiffre inférieur à la moyenne nationale.

Cependant les entreprises continuent de s'installer plus facilement à Coutances ; les conditions d'accueil des nouvelles entreprises y seraient de ce fait moins attractives.


Culture locale et patrimoine



Monuments et lieux touristiques







Donjon




Courtine et trace du donjon


Le donjon d'Avranchesprobablement construit au commencement du XIe siècle lors de l'installation d'un premier comte : Robert d'Avranches, fils illégitime du duc Richard Ier.



Élevé sur les substructions d'un castellum romain, il n'avait pas de fonction résidentielle vu ses dimensions peu considérables (relevées par le chanoine Pigeon vers 1880-1890).

Le donjon a été traversé en 1848 par une rue nouvelle prolongeant la rue d'Office (aujourd'hui rue de la Belle-Andrine), ce qui subsistait du donjon s'est effondré en 1883.

Une courtine, située entre le donjon roman disparu et la tour dite du promenoir, et ornée de créneaux au début du XXe siècle, est souvent présentée à tort comme l'ancien donjon.




Grand Doyenné




le grand doyenné détruit pendant les bombardements de la seconde guerre



Le Grand-Doyenné (XIIe, XVe et XVIIIe siècles), classé Monument
historique depuis le 19 octobre 2007.


À l'origine, au milieu du XIIe siècle lors de son édification, ce monument appartenait à la famille de Subligny ; il est clairement désigné par le terme manoir dans les sources.

Vers 1170, par mariage de Lesceline de Subligny à Foulques Paisnel ,cette résidence seigneuriale tombe entre les mains de la famille Paisnel qui la conserve jusqu'en 1273.

À cette date, l'évêque Raoul de Thiéville acquiert la résidence des Paisnel pour y loger son doyen.

En fait, la grande salle seigneuriale devient probablement salle
capitulaire tandis qu'un nouvel édifice est plaqué contre le pignon oriental : ce nouveau bâtiment appelé « petit doyenné » (disparu peu avant la Révolution) constitua alors la véritable résidence des doyens du chapitre cathédral d'Avranches


Cathédrale Saint-André



La cathédrale romane d'Avranches apparaît pour la première fois dans les textes en 1025, au moment de sa reconstruction.

Celle-ci s’échelonna sur près d’un siècle ; peut-être même y eut-il deux campagnes de construction.

Elle fut consacrée le 17 septembre 1121.

La principale faiblesse de la cathédrale résidait dans sa situation : exposée en première ligne, elle fut la cible de toutes les attaques et, à diverses reprises, dut être consolidée.

En 1798, à la Révolution, la cathédrale fut réduite à une simple église paroissiale.

Le 9 avril 1796, la voûte de la croisée s'écroula.

Par souci de sécurité, le conseil municipal ordonna d'abattre les derniers murs de la nef et de la tour horloge en 1802.

Les deux tours romanes de la façade furent maintenues jusqu’en 1812.

Sur le site de l'ancienne cathédrale Saint-André a été aménagé le square Thomas Becket, à l'entrée duquel se trouve une dalle funéraire située à l'emplacement du portail nord de la cathédrale où Henri II Plantagenêt vint faire pénitence dans l'espoir d'expier le meurtre de Thomas Becket.

Aucun vestige de la cathédrale Saint-André ne subsiste in situ.



Article détaillé : Cathédrale Saint-André d'Avranches.


Église Notre-Dame-des-Champs





Notre-Dame-des-Champs






Notre-Dame-des-Champs, stations du chemin de croix





L’ancienne église Notre-Dame des Champs était située, comme son
nom l’indique, à l’extérieur de la ville, au sud.

Cette église d’une grande simplicité, connue grâce à une photo et quelques gravures, datait de la fin du XVIIe siècle.

Devenue trop petite et des travaux devenant nécessaires, on admit l’idée, vers 1855, de construire un nouvel édifice.

Des plans et un devis furent dressés par l’architecte Théberge, « enfant de la paroisse ».

Toutefois, il fallut attendre le 12 avril 1863 pour assister à la pose de la première pierre par le préfet de la Manche en présence de Mgr Bravard évêque de Coutances et d’Avranches.

Alors, les travaux commencent vraiment tout en suscitant de
nombreuses interrogations ; le projet de Théberge est gigantesque et beaucoup se demandent comment le financement du projet sera possible.

Le style « néo-gothique » décidé par l’architecte implique la
réalisation d’un bâtiment aux proportions audacieuses qui rompent complètement avec celles de la modeste église que l’on souhaite remplacer.

Les moyens de la ville et de la paroisse sont insuffisants, d’autant que la reconstruction de Saint-Gervais a coûté fort cher, et, en 1865 le maire d’Avranches et l’archiprêtre se déplacent à Paris afin de solliciter l’aide financière de l’État.

Cette aide longtemps réclamée ne sera finalement octroyée qu’en
1876 et la consécration de l’église, par l’évêque Mgr Germain aura lieu le 13 novembre 1892.

La lente construction de l’édifice fut émaillée de nombreux
évènements parfois tragique comme, en 1868, le décès d’un ouvrier maçon âgé de 27 ans tombé de la hauteur de la rosace où il travaillait.

L’architecte Théberge, décédé en 1866, fut remplacé par Cheftel.

Retardé par la Première Guerre mondiale, qui mobilisa toute la main d’œuvre, les deux tours de la façade sont achevées entre 1926 et 1937 ; à cette époque on installe également les grandes orgues dont la soufflerie bénéficie aussitôt de l’électricité.

En juin 1944, l’église est gravement endommagée par un incendie
consécutif au bombardement de la ville.

Les travaux de restauration se prolongent plusieurs années et la
réouverture au culte n’intervient qu’en février 1962.




Église Saint-Saturnin




L’église Saint-Saturnin et ses abords immédiats ont livré quelques traces ténues de leur lointain passé, dont les origines semblent remonter au haut Moyen Âge.

En 1961, les vestiges de sépultures à sarcophages sont mis au jour rue Saint-Saturnin et complètent les renseignements apportés par la découverte, en 1959, de tombes mérovingiennes sous le chœur de l'église Notre-Dame des Champs.

En 1988, de nouvelles sépultures à l'emplacement de l’actuel Crédit Mutuel, découvertes lors de travaux, ont confirmé la présence d'un site religieux paléo-chrétien dans ce secteur de la ville.

Aujourd’hui, rien n’est visible de cette antique occupation ; et, hormis quelques maisons de l’époque Moderne, le quartier porte principalement l’empreinte des aménagements urbains du XXe siècle.

L’église Saint-Saturnin elle-même est assez tardive puisque
reconstruite à la fin du XIXe siècle.

Avant cette ultime réfection, l’édifice présentait les caractéristiques de la fin du XVIIe et du
commencement du XVIIIe siècle.

Cependant, des éléments gothiques du XIIIe siècle, et notamment le porche occidental donnant sur l’actuelle rue Docteur Gilbert,
subsistaient et faisaient de cet édifice religieux, aux dires de
certains historiens, le plus ancien de la commune.

Un rapport de 1836 fit état de l’excellent état de l’église, « il est solide et promet une longue durée ». Extérieurement comme
intérieurement aucun travail d’entretien ni de réparation ne semblait nécessaire.

Toutefois, la transformation de l’église fut décidée en raison de ses modestes dimensions ; en effet, le conseil paroissial affirma vers cette époque « que la population avait augmenté d’un cinquième depuis 1789 et que les jours de marché l’église était bondée ».

En 1846, l’abbé Caillemer disait de Saint-Saturnin : « l’église ne pouvait contenir la population de la paroisse qui s’était
considérablement accrue par suite de nombreuses constructions
élevées depuis vingt ans sur son territoire devenu ainsi le plus beau quartier de la ville ».

D’importants travaux eurent alors lieu sous la conduite du prêtre.

Commencés en mai 1846, les bas-côtés du chœur furent achevés en
octobre 1847 ; puis, en 1852, les chapelles nord et sud du transept agrandirent encore l’édifice.

En 1865, le chœur fut rehaussé afin de s’harmoniser aux nouveaux
aménagements.

En 1876, la commune d’Avranches sollicita de l’État un secours pour la reconstruction d’un clocher.

Le projet architectural retenu fut celui de l’architecte Danjoy, ce dernier dut toutefois simplifier une première étude jugée très coûteuse.

Comme pour Notre-Dame des Champs, le style néo-gothique fut
adopté.

En 1944, l’église ne subit pas de dégâts majeurs et seuls ses vitraux furent soufflés par les explosions ; dès le 8 juin elle était rouverte au culte



Basilique Saint-Gervais





Chef de Saint Aubert




L'église Saint-Gervais datait du milieu du XVIIe siècle.

Elle attire chaque année de nombreux visiteurs grâce à son «
trésor » et à la relique de saint Aubert qui en constitue l’atout principal.

La Révolution française dispersa les richesses accumulées au fil des siècles par le clergé ; les reliquaires et vases sacrés furent fondus, les reliques détruites et la statuaire éparpillée.

Au commencement du XIXe siècle, avec le « retour du culte », les
paroisses se dotèrent de nouvelles richesses mais, en 1904, lors de la séparation de l’Église et de l’État, celles-ci furent à nouveau confisquées.

À Avranches, le clergé local prit une initiative originale en créant un petit musée paroissial qui allait devenir le « trésor de la basilique Saint-Gervais » ; Prospère Cornille, né à Courtils en 1864, devint Archiprêtre de Saint-Gervais en 1911 et fut le véritable artisan de cette entreprise.

Entre 1913 et 1933, ce prêtre passionné rassembla dans une salle au sud du clocher-porche une multitude d’objets, parfois hétéroclites, au côté des pièces d’orfèvrerie liturgique confiées à la ville et n’étant plus indispensable au culte.



Rapidement, cette collection devint une référence pour les amateurs d’« antiquités » et le père Cornille, faisant figure de « connaisseur, avisé et habile à réunir bien des objets anciens ou précieux »,

n’hésitait pas à ouvrir les portes de son antre et à en proposer la visite minutieuse vitrine par vitrine.

Aujourd’hui, les collections amassées par le père Cornille sont sous le contrôle du service de conservation des Antiquités et objets d’Art de la Manche (CAOA), qui inventorie régulièrement les collections et veille à leur bon état de conservation


Article détaillé : Basilique Saint-Gervais d'Avranches



Musées




Mémorial de Patton et de la 3e Armée américaine , ce musée n'existe plus , car le propriétaire à vendue tout son musée pour prendre sa retraite.

Le Scriptorial : musée des manuscrits du Mont-Saint-Michel. Plus de 200 volumes médiévaux.

Musée d'art et d'histoire d'Avranches (musée de France).



Autres monuments



Ancien palais épiscopal, XIVe et XVe siècles

Temple protestant

Collège datant de 1780

Manoir de Malloué, XVIIe siècle

Manoir de Beaurepaire, XVIe siècle

Château de Changeons, XIXe siècle

Ancienne abbaye Sainte-Anne-des-Moutons, aujourd'hui théâtre et

centre culturel, fondé en 1635 par Louis XIII


Parcs et espaces verts





Le Jardin des Plantes




La commune est une ville fleurie ayant obtenu trois
fleurs au concours des villes et villages fleuris.

Sur une colline à l'ouest de la ville, le Jardin des Plantes s'est développé à partir de celui d'un ancien couvent de Capucins.

Autour d'une table d'orientation, il offre un large panorama sur le cours de la Sée et la baie du mont Saint-Michel.

Cette vue sur la baie est décrite par Guy de Maupassant dans sa
nouvelle Le Horla.

Site classé depuis le 22 mai 1944, il abrite l'ancien puits de l'abbaye de Moutons, inscrit aux monuments historiques le 24 octobre 1935 et le portail roman de la chapelle Saint-Georges de Bouillé, inscrit le 14 mai 1937.

Le jardin de l'Évêché est site inscrit par arrêté du 22 mai 1944.




Personnalités liées à la commune




La Société d’archéologie d'Avranches, Mortain et Granville et
Édouard Le Héricher

Depuis plus de 170 ans, la Société d’archéologie d’Avranches œuvre pour la connaissance et la sauvegarde de ce que l’on appelle aujourd’hui « patrimoine » et que l’on nommait jadis « Antiquités ».

Toujours active en 2009, cette association possède une histoire riche au cours de laquelle se sont illustrés de véritables figures locales.

La Société d’archéologie littérature, sciences et arts d’Avranches et Mortain fut fondée le 16 juillet 1835 avant d’être autorisée le 9 avril 1836.

Ses principaux membres fondateurs, émules du caennais Arcisse de
Caumont, père de l’archéologie française, avaient pour noms Gustave de Clinchamp, Hippolyte Sauvage, Fulgence Girard ou encore Jacques-François Boudent Godelinière.

Motivés par une curiosité sans limites, ces hommes rassemblèrent
avec obstination les sources historiques qui aujourd’hui encore
constituent un socle d’érudition incontournable pour les deux
arrondissements de Mortain et Avranches.

Grâce aux mémoires de la Société, dont le premier tome parut en
1842, ces érudits publièrent le résultat de leurs prospections
archéologiques ou recherches documentaires.

De nombreuses monographies cantonales et communales virent le
jour ; des éléments significatifs du patrimoine historique et culturel de la région furent sauvés grâce à une présence assidue sur le terrain : de nombreuses excursions ou conférences permirent peu à peu de lever le voile sur de nombreux monuments sombrés dans l’oubli et menacés de disparaître faute d’être connus.

Édouard Le Héricher, né à Valognes en 1812 et figure emblématique de l’érudition locale, anima la Société dès les années 1840, d’abord comme secrétaire, puis en tant que président jusqu’à son décès, en 1890.

Homme charismatique, Le Héricher su attirer à lui élus, magistrats, notaires, négociants, commerçants, rentiers, fonctionnaires, professeurs, médecins, ecclésiastiques, ingénieurs ou encore artisans ; cette grande diversité témoigne d’un bel esprit d’ouverture qui impliquait nécessairement un détachement de chacun vis-à-vis des questions politiques et religieuses.

Sous sa présidence, la Société compta près de 180 membres répartis dans l’Avranchin et le Mortainais, mais également plus de 160 correspondants résidants souvent à l’étranger.

Pour se convaincre de son succès il suffit de parcourir la presse locale de ces années et de constater à quel point les activités de la Société d’Archéologie rythmaient la vie d’Avranches et de sa région.

Véritable « passeur de savoirs », il initiât également plusieurs
générations de collégiens du fait de ses fonctions de professeur de « Rhétorique » (la classe de rhétorique correspond à la classe de Seconde de nos jours) et publia de nombreux essais dans des domaines aussi variés que l’histoire, l’archéologie, la philologie, et la botanique ; de tous ses ouvrages l’« Avranchin Monumental et Historique » est incontestablement le plus fameux.

Dans les années 1980, la bibliothèque municipale, devenue
intercommunale depuis peu, fut baptisée de son nom.


Naissances





Statue du général Valhubert (par Cartelier)



Jacques Parrain Des Coutures (1645-1702), écrivain ;

Adrien Richer (1720-1798), historien ;

René Waldeck-Rousseau (1809-1882), homme d’État ;

Paul-Armand Challemel-Lacour (1827-1896), homme d’État ;

Eugène de Robillard de Beaurepaire (1827-1899), historien ;

Charles de Robillard de Beaurepaire (1828-1908), archiviste-

paléographe ;


Joseph de Robillard de Beaurepaire (1830-1906), agronome, historien

Albert Bergevin (1887-1974), artiste-peintre ;

Fernand Bignon (1888-1969), photographe ;

Gérard Cochet (1888-1969), peintre ;

Jean-Marie Valhubert (1764-1805), général ;

Jean-Luc Ponty (1942-), violoniste de jazz ;

Samuel Le Bihan (1965-), acteur de théâtre et de cinéma ;

Franck Nivard (1979-), jockey, entraîneur hippique ;

Fredy Fautrel (1971-), arbitre international de Ligue 1.[/b][/color]



Autres



Aubert d'Avranches (? - 720), évêque

Pierre-Daniel Huet (1630 - 1721), érudit

Émile Littré (1801 - 1881), lexicographe, philosophe français et
membre de l'Académie nationale de médecine


Comtes d'Avranche


Comte d'Avranches, en portugais, Conde de Avranches (pt) est un
titre de noblesse portugais

Héraldique, logotype et devise




Voici la façon officielle dont se blasonnent les armes d'Avranches : « D’azur, au château ou porte de ville entre deux tours crénelées d’argent, maçonnées de sable, surmontées d’un dauphin d’or posé en fasce, entre deux croissants d’argent aussi en fasce, avec trois fleurs de lis d’or, une en chef et les autres des deux côtés du château ».



La porte ou château renvoie au passé militaire de la ville qui, jusqu’au XVIIIe siècle, demeura une place forte importante ; les trois fleurs de lis d’or évoquent la royauté et le rachat de la ville par saint Louis au XIIIe siècle.

L’apparition des croissants sur les armes de la ville remonterait aux guerres de religion, sous le règne d’Henri II, et rappellerait l’appartenance d’Avranches à la Ligue, c’est-à-dire au parti catholique.

Le poisson visible sur l’écu est un « dauphin versé », selon la
terminologie héraldique ; sa présence a été interprétée comme une allusion à la mer toute proche et aux eaux poissonneuses de l’estuaire de la Sée.


Victor Adolphe Malte-Brun rapporte, dans La France illustrée (tome 3, Jules Rouff éditeur, Paris, 1882), deux blasonnements différents pour les armes d'Avranches :

« d'azur, au portail de ville d'argent, accosté de deux fleurs de lis d'or, et sommé d'un dauphin d'or surmonté d'ube fleur de lis du même » ;« d'azur, à trois sautoirs alaisés d'argent posés en bande ».



Historique d'un palais






le palais de justice avant l'incendie de 1899.









La salle des pas perdus





L'escalier à vis classée monuments historiques





Le porche du palais de justice détruit par les bombardements de juin 1944




Le palais de justice d’’Avranches est un ancien palais épiscopal où se sont rencontrés en 1158 le roi de France Louis Ier et le roi d’Angleterre et duc de Normandie Henri II PLANTAGENET tous deux ayant été les époux d’Aliénor d’AQUITAINE, pour évoquer le mariage du Fils d’Henri II et de la fille de Louis Ier.


La place SAINT AVIT devant le tribunal porte le nom de l’évêque d’Avranches à partir de 1391.


En 1490, Louis de BOURBON évêque d’’Avranches, construit le palais en appuyant ses murailles sur les remparts de la ville et raccordant ses murs à la tour qui commandait ces remparts, aujourd’hui détruite.


Monseigneur de MISSY fit construire la partie saillante versant ouest .






le plan de la cathédrale et de la galerie couverte







Une galerie couverte allait de l’’évêché à la cathédrale,emplacement aujourd’hui des jardins de la sous-préfecture d’où l’on peut admirer le Mont Saint-Michel.


Il reste toutefois des parties très anciennes notamment la façade sud (ancien mur de fortification.

Avranches ayant pris le parti de la Ligue, refusa de reconnaître Henri IV.

Dans les combats le palais fut endommagé.

Le tribunal s’installa dans ces murs en 1798.

Après un important incendie qui le ravagea en 1899, le bâtiment fut reconstruit avec soins


Il se situe aux abords immédiats de plusieurs édifices protégés au titre des monuments historiques.

Sont remarquables l’escalier en granit et la salle des pas perdus de style gothique.


En 2011 après avoir abrité la grande instance qui doit être rattachée au tribunal de Coutances, le palais devrait accueillir les tribunaux d’instance fusionnés de Mortain et d’Avranches.

En 2010, le tribunal (grande instance et tribunaux d’instance) compte 7 magistrats, 17 fonctionnaires de greffe, 3 vacataires et 4 délégués du procureur.



Activité


En 2009, le tribunal correctionnel d'Avranches rend 1 450 jugements.



Présidents

M. Guy Desaint-Denis
né le 28 fevrier 1951 à milières hautes marne

diplomé LD
auditeur de justice le 19 janvier 1978
juge d'instruction le 23 janvier 1980
président Avranches le 10/06/1986 - 1992 :



 Luc Belan
 1992 - 1998


Mme Leprince (Marie-Christine)
 1998 – 2002


François Génicon
2006 - 2008


Julien Simon-Delcros
 
2008 - 2010:



Procureurs

Abraham dubois théodore
né le 04 mars 1791 à avranches
date de nominations:
substitut à avranches le 10 janvier 1816
Procureur à Avranches le 08 décembre 1819

fin d'activité le 19 décembre 1848 distinction honorariat président

Lardeux Martin
né le 20 février 1950 à avranches
diplomé LD-CEJ
auditeur de justice le 3 janvier 1972
substitut cherbourg le15 mai 1974
premier substitut caen le 8 mai 1981
procureur avranches le 10 décembre 1982

Legrand Eric
26 juin 1991 - 1999

Claire Coutou
1999 - 2002

Hubert Marchand
9.07.2002 - 8 .07.2005

Carole Etienne
2 janvier 2006 - 27.05.2008

Mathias Guillois
2008 - 31.12.2010



substitut du procureur

Durand Marie Paule
née le
auditeur de justice le 16 janvier 1984
substitut avranches le 30 décembre 1985

Melle Marie Dominique Fort
13 aout 1993 :

Melle Agnès Rostoker
25 juillet 1996 -

Michel Rotaru
20 octobre 2006 -18 . 07.2007

Mme Sophie Aleksic
18 .07.2007-01.10.2010

Juges d'instruction à avranches

Rioult de Mombray Xavier Henri
né le 12 mars 1788 à Avranches
juge auditeur Avranches 9 octobre 1813
demissionnaire 1 février 1816
juge d'instruction Vervins le 11aout 1819
juge Mortain le 27 septembre 1820
juge Avranches 09 janvier 1822
juge d'instruction Avranches le 23 janvier 1837
juge Avranches le 15 avril 1839
fin d'activité le 20 mars 1850

Jeay Etienne
né le 11 juillet 1937 à sete (hérault )
juge Avranches le 17 janvier 1979
juges application des peine Avranches le 11 mars 1980 , renouvelé le 11 mars 1983
juge Avranches le 5 juin 1984 ti avranches

Cotteret épouse Denoual Catherine
née le 19 Décembre 1958 à St Malo
diplomé MD
auditeur le 28 juin 1982
juge Avranches le 15 juin 1984

Mauvais épouse Lefeuvre
née le 3 janvier 1953 à Chalon sur Marne ( Marne )
diplomé LD
auditeur le 11 juillet 1984
juge Avranches le 30 décembre 1985 ti Mortain

Pugnet Pierre Louis
né le 24 avril 1958 à Gourdon (Lot )
auditeur de justice le 11 janvier 1986
juge instruction Avranches le15 décembre 1986

Mme Marie-Christine Leprince, épouse Lecluse,
Juge d'instruction: sur sa demande,
juge d'instruction au tribunal de grande instance de Coutances.



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Message  Romy50300 le Dim 31 Mar 2013 - 22:16

Pontorson

























l'église de Pontorson







l'hôtel montgommery à Pontorson


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Re: Departement de la Manche

Message  Romy50300 le Dim 31 Mar 2013 - 22:19

Le Mont St Michel





























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Message  champceyforever le Mer 12 Juin 2013 - 17:16

ah Avranches une jolie petite ville
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Message  Romy50300 le Mer 22 Jan 2014 - 19:40


fin juillet, le général Bradley lança l’opération « Cobra » qu’il confia à la IIIème armée de Patton.

Cette offensive permit à la puissante machine de guerre américaine de déferler vers le sud et de réaliser la « Percée d’Avranches ».

Le 30 juillet, d’importants tirs d’obus touchèrent la ville, déjà très endommagée.

Le bourg de Ponts paya cher l’arrivée des Américains dont les projectiles détruisirent la nef de l’église et le pont jusqu’alors préservé.

À 20 heures 30, les premiers GI’s apparaissaient à Avranches, au carrefour des Mares.

Le lundi 31 juillet, à 16 heures, la première colonne blindée américaine traversa Avranches, enfin libérée.

La ville demeura, malgré tout, dans la tourmente durant tout le début du mois d’août 1944.

Après la percée de Patton, l’état-major allemand réalisa un peu tard qu’un important verrou de sa défense venait d’être enfoncé et lança une contre-attaque depuis Mortain.

La nuit, l’aviation allemande se livra au bombardement, quelque peu aléatoire, des positions américaines afin de permettre aux unités de Panzer de reprendre Avranches, en vain.

Les habitants furent une fois encore très éprouvés par ces ultimes combats.

Officiellement 115 victimes civiles sont à déplorer au cours de l’été 1944, à Avranches.

Mais il semble que le nombre exact de tués est plus important. 1500 immeubles sont endommagés dont 485 totalement détruits.




Localisation des principaux dommages

En 1949, André Lebarbanchon, professeur au collège d’Avranches, a réalisé un inventaire des impacts de bombes sur la ville en s’appuyant sur des documents de reconnaissance aérienne de l’aviation alliée, produits en 1944.

Cette enquête précieuse a permis de dénombrer environ 850 projectiles (principalement des bombes de 250 kg et une vingtaine de bombes de 1.120 kg).

Les principaux secteurs de la ville touchés par les bombardements et qui feront l’objet d’une reconstruction totale sont les suivants : le carrefour des rues Chevrel et d’Office et plus particulièrement la rue neuve d’Office (actuelle rue de la Belle Andrine,) ainsi que la totalité de la rue Chevrel ; le côteau d’Olbiche entre le Jardin des Plantes, la place Carnot et la rue Sauguière (actuelle rue Général de Gaulle) ; l’extrémité nord de la rue de la Constitution et plus particulièrement sa rive orientale avec tout l’îlot délimité par la rues des Fontaines Couvertes et la rue du Pot d’étain, mais aussi celui inscrit entre les rues du Docteur Gilbert et Saint-Symphorien.

la place du Collège (actuelle place Georges Scelle) fut, elle aussi, durement frappée en août 1944.

Enfin, l’autre secteur très violemment atteint est celui situé aux carrefours de la rue de la Constitution, des boulevards du Sud (actuel boulevard Foch) et de l’Est (actuel boulevard Amiral Gauchet) et des route de Pontorson (actuelle rue Général Patton), de Saint-Quentin (actuelle rue de la 4ème D.B. Américaine) et de Saint-Hilaire (actuelle rue de la Division Leclerc).

Les destructions de cette zone ont donné naissance à la place Patton et à son îlot engazonné au milieu duquel fut érigé, en 1954, le monumental obélisque de granit à la gloire des libérateurs.

À l’écart du centre, dans les faubourgs de Ponts et du Pont-Gilbert, la proximité des deux ponts sur la Sée fut fatale aux constructions adjacentes.

D’autres secteurs, moins étendus, furent également atteints comme le nord de la place Daniel Huet, dans la Vieille ville, la rue Pendante, les rues Ormond et Morin situées au sud-est de la basilique Saint-Gervais, avec notamment la destruction de l’ancien Carmel, et la rue Saint-Gervais à hauteur du Presbytère et de l’hôtel de la Caisse d’Épargne
.
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