Les plages du débarquement en Normandie

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Les plages du débarquement en Normandie

Message  Romy50300 le Ven 19 Oct 2012 - 21:10

Plages du débarquement allié en Normandie



Plages du débarquement et accès des navires alliés zones de regroupement des navires alliés



Les cinq plages du débarquement allié en Normandie utilisées lors de l'opération Overlord sont, d'ouest en est :



Secteur américain


Utah Beach
Omaha Beach



Secteur anglo-canadien


Gold Beach
Juno Beach
Sword Beach


Elles sont situées sur la côte occidentale du Calvados (à l'ouest de l'embouchure de l'Orne) et pour Utah Beach sur la côte sud-est du Cotentin (dans la Manche).

Voir aussi


Articles connexes


Bataille de Normandie
Bombardement de la Normandie
Opération Neptune



Liens externes



Omaha Beach Memorial
American D-Day
DDay-Overlord.com - Plages de l'Opération Overlord - Jour J - 6 juin 1944
La Seconde Guerre mondiale : De Nuremberg à Nuremberg





Dernière édition par Romy50300 le Jeu 6 Mar 2014 - 20:55, édité 1 fois
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Re: Les plages du débarquement en Normandie

Message  Romy50300 le Sam 20 Oct 2012 - 11:57

Le Débarquement de Normandie



Le 6 Juin 1944








Utah Beach




Historique



Utah Beach est le premier secteur des deux zones de débarquement américaines.

Cette plage a été voulue par le général anglais Bernard Montgomery qui souhaitait que soit établit une tête de pont directement dans le Cotentin, afin que la capture de Cherbourg et de son port en eau profonde soit plus rapide.



Forces en présence




Deux secteurs de plages sur Utah sont désignés : Uncle Red et Tare Green, situés entre le village des Dunes-de-Varreville au nord et La Madeleine au sud.

Ces plages sont protégées par la 709ème division d'infanterie allemande qui dispose de 7 points d'appui et de 20 batteries.

Deux batteries d'artillerie, situées à Montebourg et Saint-Marcouf, menacent la côte de leur feu, mais également le large, les canons de ces deux fortifications ayant une portée de près de 30 kilomètres.






Des soldats américains en route vers la Normandie.



C'est la 7ème armée du Major General J. Lawton Collins, composée des 8ème, 22ème et 12ème régiments d'infanterie de la 4ème division d'infanterie américaine et sous les ordres du général Omar C. Bradley, commandant la 1ère armée américaine, qui doit se lancer à l'assaut d'Utah Beach le Jour J afin de capturer les secteurs de plage, d'y établir une solide tête de pont et d'effectuer dans un premier temps la jonction avec les troupes parachutistes des 82ème et 101ème divisions aéroportées américaines.




Les soldats américains embarquent dans les péniches d'assaut à l'aube.



L'assaut doit se faire tôt le matin, à 6 heures 30, un horaire qui correspond à un coefficient de marée très faible, les défenses de plages installées par les Allemands étant alors à marée basse découvertes.

Ainsi, les soldats du génie peuvent dégager des brèches sur la plage afin de faire débarquer les renforts suivants les premières vagues d'assaut.





Après s'être placé dans les barges, les soldats américains attendent l'ordre du départ.



L'assaut




Le mardi 6 juin, à 3 heures du matin, la flotte U (Utah) arrive au large des secteurs de plage du Cotentin et mouille à environ 18 kilomètres de la côte, une distance qui limite l'efficacité des batteries allemandes.

Le jour se lève à 5 heures 58 exactement, 28 minutes après le début du bombardement des positions allemandes par les navires alliés.

Ce déluge de feu fait lui aussi suite à un bombardement des côtes du Calvados et du Cotentin, par des avions bombardiers alliés qui avaient pour objectif le mur de l'Atlantique.




Vague d'assaut américaine se préparant à débarquer sur la côte.




Les soldats américains de la 4ème division d'infanterie qui se sont placés dans des barges de débarquement assistent à ces bombardements qui labourent le sol français et qui emplissent le ciel d'immenses panaches de fumée.

Même si beaucoup d'entre eux souffrent d'un terrible mal de mer, ils sont heureux de voir les bunkers qu'ils doivent attaquer, quelques minutes plus tard, voler en poussière.





Une péniche d'assaut fait route vers Utah Beach.



Deux escadrons de chars duplex drive sont mis à l'eau à 3 kilomètres du rivage et doivent rejoindre les secteurs de plage par leurs propres moyens grâce à deux hélices et une jupe de caoutchouc qui leur permet de naviguer vers leur objectif.

Ils s'approchent en deux vagues d'assaut de la plage (la première composée de 12 chars D. D. et la seconde de 16) et lorsque les Allemands se réorganisent après le terrible bombardement allié qui s'arrête tout juste, ils découvrent des chars américains sortants de l'eau et tirant sur leurs casemates.





La première vague touche enfin le sol d'Utah Beach.



La première vague d'assaut américaine débarque aussitôt après afin d'appuyer l'action des chars et pour capturer les bunkers et blockhaus d'Utah Beach.

Pendant les premières minutes du débarquement de la 4ème division d'infanterie américaine sur Utah Beach, les tirs allemands sont nourris mais en grande partie peu précis et peu à peu, les mitrailleuses légères et lourdes allemandes se taisent pour laisser la place aux explosions aléatoires mais meurtrières des canons à longue distance des défenseurs de la 709ème division d'infanterie allemande.






Vue aérienne du débarquement américain sur Utah Beach.




Ces canons tirent depuis des positions situées quelques kilomètres à l'ouest de la plage de débarquement et sont camouflées de manière à ce que les avions alliés qui patrouillent dans le ciel Normand ne les repèrent pas.

Très rapidement, la plage est capturée.

La marée est basse et découvre les défenses de plages sur une distance de 500 mètres entre les dunes et la mer.

La cinquième et dernière vague d'assaut débarque une demi-heure après l'Heure H.

Une heure après l'Heure H, à 7 heures 30, les soldats du génie ont ouvert des brèches à travers les obstacles de plage pour que les péniches de débarquement approchent sans encombre.





Arrivée en Normandie d'éléments de la 4ème division d'infanterie américaine.


Un fort courant marin



Le général de brigade américain Théodore Roosevelt, fils du premier président des Etats-Unis d'Amérique portant ce nom, débarque avec la première vague d'assaut.

Il réalise très vite, après avoir discuté avec les membres d'état-major de la 4ème division d'infanterie fraichement débarqués, que le courant marin a déporté les péniches d'assaut et que les soldats américains débarquent 2 kilomètres au sud du point initialement prévu sur le plan d'invasion.

En effet, ils ne se trouvent pas au nord de la Madeleine, comme convenu, mais bien au sud de ce village, face au point fortifié allemand W5.





Débarquement des renforts en hommes, matériel et véhicules sur Utah Beach.



Le point faible de cette nouvelle plage est qu'à cet endroit une seule route permet de gagner l'intérieur de terre à partir des dunes alors que qu'au nord, quatre routes permettent d'évacuer la plage et de laisser la place aux renforts.

La question est posée : les renforts débarqueront-ils sur la plage prévue par le plan où débarqueront-ils au sud du village de la Madeleine ?

Roosevelt indique que les renforts doivent suivre les troupes d'assaut quel que soit le point de débarquement.




Un point fortifié allemand détruit par les bombardements Alliés.


En revanche, le point fort de cette plage est que la résistance est moindre qu'au nord et toutes les tentatives de percées vers les plages initialement prévues sont repoussées par les forces allemandes, appuyées par les tirs des batteries de la Kriegsmarine à Montebourg et Saint-Marcouf.

Roosevelt décide d'avancer à l'intérieur des terres en empruntant cette seule route dont il dispose, malgré les risques d'encombrements qui menacent.

En effet, 30 000 soldats américains et 3 500 véhicules doivent être débarqués dans la journée sur Utah Beach et le simple chemin de campagne, lancé entre les terrains inondés par les Allemands, semble insuffisant pour supporter un tel effectif.






Un véhicule américain débarque sur Utah Beach.



Pendant ce temps, les chars américains sur la plage attendent que les artificiers du génie militaire détruisent les murs antichars, avant de poursuivre leur progression.

Deux heures après l'Heure H, à 8 heures 30, ils traversent la dune et accélèrent vers l'intérieur des terres.




Une équipe de brancardiers américains débarque à son tour sur la plage à peine sécurisée.





Si les tirs sur les plages sont devenus rares, les explosions de mortiers et de l'artillerie allemande continuent à tuer.
Ce bombardement désespéré de la part des Allemands continuera jusqu'en fin de soirée.





Un obus tiré par un canon de 88 mm explose sur la plage d'Utah Beach lors du débarquement.



Bilan


En fin de journée à Utah Beach, le 6 juin 1944, 1 700 véhicules ont débarqué ainsi que près de 23 250 soldats américains.

Le bilan des pertes atteint le chiffre de 197 tués et 60 disparus.

Les chars amphibies ont fait leurs preuves sur cette plage, en étant appuyés par l'infanterie et en l'appuyant lors de la progression à l'intérieur des terres.

Les Allemands ont été impressionnés de voir débarquer des chars, ce qui a sérieusement entamé leur moral et a donc réduit leur valeur combattante. 28 des 32 chars prévus pour l'assaut de la première vague ont réussi à débarquer, nettoyant les points forts allemands avec une forte puissance de feu.





Des soldats américains dans des "trous de souris", parés à une éventuelle contre-attaque allemande.



En fin de journée, les troupes débarquées effectuent leur jonction avec les troupes parachutées des 82ème et 101ème Airborne Division américaines.

Le débarquement sur le secteur d'Utah Beach est le plus réussi des cinq secteurs de plages prévus pour l'invasion le 6 juin 1944.




Les troupes débarquées en route vers l'intérieur des terres.






Pourquoi un assaut sur la Pointe du Hoc ?



A mi-distance entre Omaha Beach et Utah Beach, la Pointe du Hoc domine la mer de sa falaise verticale.
Elle est couronnée par une batterie (en partie sous abri bétonné mais encore en construction en juin 1944) installée par les Allemands : à six kilomètres à l'ouest d'Omaha, six obusiers de 155 mm de fabrication française (155 mm G.P.F.) et datant de la Première Guerre mondiale sont installés sur un plateau qui se termine lui-même abruptement en falaises rocheuses de 25 à 30 mètres de haut.





Bombardement en mai 1944 de la Pointe du Hoc par les Alliés.





Pour les Alliés, il faut s'en emparer pour dégager les plages (Omaha et Utah) de la menace que cette batterie fait peser sur elles.

Telle est la mission confiée à une unité américaine spéciale, créée spécialement pour l'occasion, le 2ème bataillon de Rangers.

La Pointe du Hoc fait l'objet, dans les jours et les mois précédents le débarquement, de bombardements massifs.

La position, au sommet de la falaise, reste cependant importante, et difficile à conquérir.



La stratégie envisagée pour la prise de la batterie de la Pointe du Hoc



Convoqué cinq mois plus tôt par le général Eisenhower, le lieutenant-colonel James Earl Rudder, un ancien fermier du Texas, apprend que le 5ème corps de la 1ère armée du général Bradley doit prendre d'assaut le secteur ayant reçu le nom de code d'Omaha Beach.

En observant les photos aériennes de la Pointe du Hoc, il pense d'abord à une blague du commandement allié en découvrant cette batterie allemande, fortement protégée par des bunkers ainsi que le rempart de hautes falaises, qu'on lui demande de prendre d'assaut. Mais Bradley, venu lui informer de la mission future, n'est pas là pour rire.

L'assaut initial est prévu à 6 heures 30 par 225 Rangers sous le commandement de Rudder, participant lui aussi à l'attaque.

A 7 heures du matin, soit une demi-heure après l'assaut initial, les Rangers doivent signaler aux bateaux alliés positionnés au large que la Pointe est sous-contrôle en tirant une fusée éclairante.

500 Rangers doivent alors envoyés en renfort en attendant l'arrivée des troupes débarquées du 116ème régiment d'infanterie américain provenant d'Omaha Beach .

Les Rangers doivent escalader la falaise des deux côtés de la Pointe du Hoc, à l'ouest et à l'est, s'emparer des bunkers et blockhaus qui renferment les pièces d'artillerie allemandes et les détruire.

L'horaire doit être respecté si les Américains veulent recevoir les 500 Rangers en renfort.

Ils seront relevés le 6 juin par les hommes du 116ème régiment d'infanterie américain, accompagnés de chars Sherman en provenance de Vierville sur Omaha Beach.





Photo de la Pointe du Hoc bombardée, prise à partir d'un avion de reconnaissance allié.



Si à 7 heures Rudder n'a pas lancé une fusée éclairante indiquant la prise de la Pointe du Hoc, les 500 Rangers de renforts seront directement envoyés à Omaha Beach, secteur Charlie.



Le déroulement de l'assaut



Sur le pont du H.M.S. Ben Machree, à 6 heures du matin, le 6 juin 1944, James E. Rudder se tourne vers ses hommes et dit : "Maintenant écoutez... Rangers ! Montrez leur ce que vous valez... Bonne chance les gars ! Démolissez-les... Départ dans cinq minutes."

Les 225 Rangers, éclaboussés par l'eau et l'écume glaciale, touchés par le mal de mer, chargés de leur équipement, naviguent dans les péniches de débarquement de type L.C.A. vers les falaises, cachées par la fumée des explosions, des incendies et par l'écran de fumée protégeant l'armada alliée.

Une équipe est chargée de s'emparer de la Pointe de la Percée, à l'est de la Pointe du Hoc, surmontée d'un site radar allemand.

Mais le courant est fort ; les barges sont déportées vers l'est et, quelques dizaines de mètres avant d'atteindre la falaise, Rudder réalise que la falaise vers laquelle ils se dirigent n'est pas la bonne...

Les barges affectées au transport des soldats devant débarquer à la Pointe du Hoc font demi-tour et naviguent en longeant la côté vers l'ouest.

Pris sous les tirs d'armes automatiques et de mortiers, ils arrivent enfin en vue de leur objectif : il est 7 heures.

A ce moment, les Alliés sur les bateaux, n'ayant pas vu la fusée éclairante signalant la prise de la falaise, s'imaginent que l'opération est un fiasco total.

Les 500 Rangers destinés à renforcer Rudder et ses hommes sont alors dirigés vers la plage d'Omaha, où le débarquement a déjà commencé...

Les Allemands, de leur côté, ont eu trente minutes pour se rétablir après le choc du bombardement, rejoindre les bunkers, établir un dispositif défensif, se réarmer...

Et ils attendent de pied ferme, armes et grenades avec eux, ces soldats qui s'approchent de leur position.

Le courant et les vagues font couler une barge : il n'y a qu'un survivant, les autres Rangers disparaissant en mer, entraînés par leur équipement.

Les mitrailleuses allemandes crépitent et déversent une pluie de fer qui s'abat sur les barges d'assaut.

Certaines prennent l'eau ; une barge, transportant exclusivement des munitions destinées aux Rangers, explose dans un vacarme étourdissant, projetant des éclats de toutes sortes à proximité.

Le premier L.C.A. atteint la plage de galet à l'est de la pointe : la précipitation causée par l'erreur initiale de navigation empêche les Rangers d'escalader la falaise des deux côtés de la Pointe.

Les soldats américains s'élancent, découvrant une plage de cinq à six mètres de large déjà creusée par de nombreux trous de mortiers.

Les premiers corps s'abattent sur les galets, tandis que les rescapés lancent, par l'intermédiaire de mortiers, des grappins et des cordes alors que dans le même temps, l'artillerie navale les appuie au plus près. Mais l'eau alourdie les cordes et les grappins retombent sur la plage.

Certains se décident alors à grimper la falaise avec leurs mains, creusant des marches dans la roche avec leur dague.

Les Allemands versent une pluie de grenades sur la fine bande de plage et l'arrosent avec les rafales de mitrailleuses MG.





Escalade de la falaise par les Rangers à l'aide de cordes et d'échelles.




des échelles de pompiers (récupérées chez les pompiers londoniens) installées sur des chalands permettent à des Rangers d'accéder au sommet, tandis que d'autres y arrivent en grimpant avec les quelques cordes que les Allemands n'ont pas eu le temps de couper.




Un effondrement de la falaise, provoqué par les tirs de l'USS Texas.




Quelques minutes plus tard, les premiers soldats américains se dirigent vers les bunkers et découvrent un espace lunaire, creusé par les bombes.

Les Allemands ont disparu mais des tireurs isolés ouvrent le feu.

Ces snipers utilisent les trous creusés par les bombes pour se rapprocher au plus près des Rangers.

En 15 minutes, la Pointe est prise et sécurisée par les Américains.

Mais les Allemands ont retiré les pièces d'artillerie de 155 mm.

Elles ont été remplacées, suite aux multiples bombardements et en attendant la construction de tous les abris bétonnés, par des pylônes de bois qui ont trompé les avions alliés de reconnaissance !

Une fois la surprise passée, le lieutenant-colonel Rudder organise la défense du bout de terre qu'il contrôle.

Il lance un appel radio, de son poste de commandement derrière un blockhaus de défense contre avions (D.C.A.), vers les navires alliés : "Ici Rudder, le Hoc est sous contrôle... Lourdes pertes... J'ai besoin de renforts immédiats !" On lui répond peu après : "Bon boulot.

Désolé pour les renforts, ils ont déjà débarqué à Omaha."





Le lieutenant-colonel Rudder, commandant l'attaque par les Rangers de la Pointe du Hoc.



Les pertes sont, en effet, très élevées : sur les 225 Rangers débarqués, 90 sont hors de combat pendant l'escalade de la falaise et la prise de la batterie allemande.

Rudder doit faire avec.

Les bâtiments de guerre au large effectuent un tir de barrage autour des zones contrôlées par les Américains.

Une patrouille de deux Rangers découvre à environ un kilomètre au sud de la batterie les canons de 155 mm, cachés derrière une haie, en position de tir.

Une cinquantaine de soldats allemands sont présents, à environ cent mètres plus loin au sud. Le jeune sergent américain qui commande la petite équipe donne ses ordres : son camarade doit fournir un tir très nouri sur les Allemands tandis qu'il lance des grenades thermiques sur les pièces et détruit les systèmes de visée avec la crosse de son arme.

Après avoir réussi cette opération, la patrouille revient sur ses pas pour rendre compte à Rudder de leur découverte et de ce qu'ils en ont fait.




Un des canons de 155 cachés à un kilomètre au sud de la batterie.



La nuit tombe et les Allemands organisent une contre-attaque.
Ils s'infiltrent à travers les lignes américaines puis sont repoussés par les Rangers.

Mais les munitions s'épuisent et les renforts ne sont toujours pas là.

De plus, de nombreux Rangers sont faits prisonniers car, trop peu nombreux, ils ne peuvent mettre sur pied une défense hermétique et sont souvent pris à revers.

Une explosion plus forte que les autres se fait soudain entendre : un Ranger vient de faire exploser le dépôt de munitions allemand.

Au petit matin du 7 juin, Rudder fait à nouveau un terrible constat : les munitions et vivres sont insuffisantes pour tenir ce siège et les effectifs américains sont en baisse.

Et le 116ème régiment d'infanterie n'est toujours pas là !

Mais il faut tenir, ce sont les ordres.

Le 116ème régiment d'infanterie est en effet retardé par une très forte résistance, à Vierville et sur la route vers la Pointe du Hoc.

Personne ne connaît la date, l'horaire de leur arrivée pour relever les Rangers.

La défense allemande se concentre à l'ouest de la Pointe, aux alentours du blockhaus de D.C.A. ouest, renforcée par la présence d'un canon de 88 mm.

Rudder abandonne l'idée de s'en emparer, ayant déjà perdu vingt soldats pour tenter de réduire au silence ce point de forte résistance allemande.

Partout ailleurs, de nombreux tireurs isolés blessent et tuent des Rangers.





Depuis les cratères creusés par les bombes, les Rangers défendent leurs positions.



La deuxième nuit tombe sur la Pointe du Hoc depuis que ce bout de terre appartient pour moitié aux soldats américains qui s'y accrochent avec les ongles.

Les renforts ne sont toujours pas arrivés, la fatigue gagne (beaucoup n'ayant pas fermé l'oeil depuis deux jours), les munitions et vivres sont pratiquement épuisées et les effectifs sont encore en baisse.

Dans le but de mettre un terme à la résistance américaine, les Allemands lancent pas moins de trois contre-attaques sur le secteur tenu par les Rangers.

Peu à peu, les points de résistance américains tombent, les combats deviennent des corps à corps sanglants.

Au petit matin du 8 juin 1944, alors que les Allemands lancent ce qui doit être pour eux le coup de grâce, les chars américains du 116ème régiment arrivent enfin à la Pointe du Hoc avec l'infanterie.

Les Allemands s'enfuient et Rudder, blessé, peut enfin souffler, la première fois depuis plus de 48 heures.

Les Rangers sont relevés.



Bilan


Sur les 225 Rangers engagés à la Pointe du Hoc, seulement 90 d'entre eux sont encore en état de se battre et beaucoup sont blessés.




Des prisonniers allemands sont conduits par les Rangers au pied de la falaise.



Les 500 Rangers ayant débarqué à Omaha le 6 juin vers 7 heures 30 ont rencontré une très forte résistance sur la plage.

Ils se sont séparés en deux groupes : l'un avec une cinquantaine de soldats qui ont débarqué comme prévu au secteur Charlie (Vierville), l'autre avec les centaines de Rangers restant à l'est d'Omaha Beach devant Colleville, estimant que les soldats avaient plus de chance de survivre à l'est que sur Charlie.

En effet, sur la cinquantaine de soldats engagés sur Charlie, moins de dix ont réussi à survivre au débarquement tandis qu'à l'est, une dizaine de Rangers ont trouvé la mort sur les centaines engagés.

Le courage des Rangers sur la plage d'Omaha est exemplaire et ces hommes, particulièrement sur Charlie, ouvrent des brèches au prix de pertes incroyablement élevées comme toutes les compagnies américaines sur Omaha.

De nos jours, la devise des Rangers, unité d'élite de l'armée des Etats-Unis, est "Lead the Way, Rangers !" ("Montrez le chemin, les Rangers !").

Cette devise est prononcée la première fois par le général Cota sur Charlie, pour encourager ces soldats à aider les fantassins de la 29ème division d'infanterie ayant eux aussi de nombreuses pertes.




Omaha Beach




Historique



Omaha Beach est le second des deux secteurs de débarquement américains.

Longue de 5,9 kilomètres, cette plage est située à 12 kilomètres à l'est d'Utah Beach.






Messe en Angleterre avant l'embarquement sur les navires qui partiront vers Omaha Beach.



Forces en présence


Le 16ème régiment de la 1ère division d'infanterie américaine et le 116ème régiment de la 29ème division d'infanterie américaine sont désignés pour attaquer cette plage, répartie en quatre grandes zones de débarquement.


Ils sont nommés, De l'ouest à l'est : "Charlie", "Dog", "Easy" et "Fox". Selon le déroulement de l'attaque de la Pointe du Hoc au même moment, ces précédentes unités peuvent être renforcées par les 2ème et 5ème bataillons de Rangers.




L'USS Augusta et les péniches de débarquement faisant route vers Omaha Beach.



Ces formations militaires évoluent sous le commandement du général de division Leonard T. Gerow, commandant le 5ème corps d'armée américain, et du général Omar N. Bradley, commandant la 1ère armée américaine.



Les bombardements




Toute la nuit précédant l'attaque amphibie des Américains sur Omaha, de nombreux bombardiers alliés larguent des centaines de tonnes de bombes sur les défenses de plage allemandes.

Mais sur Omaha, la précision des bombardements fait terriblement défaut : handicapés par un très fort brouillard et par les nuages, les bombardiers ouvrent les soutes remplies de bombes quelques secondes trop tôt ou trop tard.

Le résultat est catastrophique pour les Alliés : les 13000 bombes larguées manquent leurs objectifs et explosent à l'intérieur des terres, à quelques kilomètres des plages.





Les barges des vagues d'assaut se dirigent vers la plage.



Au petit matin, une épaisse fumée due aux bombardements de la nuit cache la côte aux navires alliés.

A l'aube, les tirs de l'artillerie navale dirigés vers le mur de l'Atlantique sont tout autant imprécis que les largages des avions bombardiers.

Les Allemands sont éprouvés par ces bombardements, mais leurs pertes sont très faibles, autant en vies humaines qu'en matériel.

De leur côté, les Alliés voient la côte s'embraser et s'illuminer des mille feux, et ils pensent que les Allemands sont écrasés sous des tonnes de terre.




Ces soldats américains, accroupis dans leur barge, patientent lors de la phase d'approche.



L'assaut




La première vague d'assaut débarque à 06h36 : 1450 soldats qui sont répartis dans 36 barges à fond plat.

La mer est basse et elle découvre les pieux minés installés quelques mois auparavant.

En revanche, les assaillants doivent parcourir 500 mètres à découvert avant de pouvoir se mettre à l'abri.




Inquiets, les occupants de la péniche de débarquement observent les combats sur la plage.




Les Allemands, se tenant prêt à défendre leurs positions, attendent le dernier moment pour ouvrir le feu afin de ne pas dévoiler immédiatement leurs emplacements.

Aussitôt que les premières barges touchent la plage, une pluie d'obus et de balles de mitrailleuses s'abat sur les Américains.

La première vague d'assaut est en un instant décimée : on estime qu'elle perd dans les premières cinq minutes de l'assaut près de 90% de ses effectifs.

Tous les officiers et les sous-officiers sont blessés ou tués et les survivants s'organisent comme ils le peuvent par petits groupes.




La rampe de débarquement s'est abaissée, les G.I's partent combattre.



La tragédie des chars



Les américains qui débarquent à Omaha n'ont pas le soutien des chars amphibies, comme à Utah ou sur les plages anglo-canadiennes.

Le 6 juin à 3 heures du matin, 29 chars Duplex Drive amphibies sont mis à l'eau à près de 18 kilomètres de la plage.

Ces chars font partie des deux bataillons de blindés prévus pour débarquer à 06h30 sur Omaha.




Photo du débarquement sur Omaha prise par les garde-côtes américains.



Le chef d'un des deux bataillons décide de ne pas mettre à l'eau ses chars, car il estime que la houle en mer est trop forte et que les duplex drive ne résisteront pas.

Il n'a pas tort : sur les 29 chars mis à l'eau, seuls 3 parviennent à gagner par leur propre moyen le rivage.

Les autres couleront dans la Manche.




Devant le point fortifié du Ruquet, les Américains, aidés par trois chars D.D., progressent.




Dernière édition par Romy50300 le Dim 21 Oct 2012 - 19:12, édité 5 fois
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Re: Les plages du débarquement en Normandie

Message  Romy50300 le Dim 21 Oct 2012 - 10:15



Mais sur la plage, les 270 sapeurs qui doivent ouvrir, en 27 minutes, 16 passages pour permettre aux véhicules et notamment aux chars de traverser au plus vite les 500 mètres qui séparent la mer des positions allemandes, font un travail désespéré.

Ils détruisent les défenses de plages, utilisées par les soldats débarqués comme protection, pour ouvrir des passages qui ne serviront pas dans l'immédiat.

En restant sur la plage afin d'effectuer leur mission, ils restent à découvert et sont des cibles faciles pour les tireurs embusqués allemands.

Au terme des 27 minutes établies par les officiers généraux de nombreuses semaines avant le Jour J, seul un passage était ouvert et une grande partie des sapeurs avaient été tués.




Pour le soldat Reagan, tentant de s'extirper de l'eau glacée, l'enfer vient de commencer. [/center]




Les vagues de débarquement américains se poursuivent et les tirs allemands restent extrêmement nourris.

Ces derniers disposent de 17 points de défenses dont 8 points d'appuis infranchissables : murs antichars, champs de mines, nids de mitrailleuses, lance-flammes, abris pour mortiers, canons de divers calibres...

De plus, les défenseurs allemands ne sont pas des éléments de la division d'infanterie comme prévu sur les plans.

Cette dernière a été remplacée en mai 1944 par la redoutable 352ème division d'infanterie, de retour du front eusse.

Un message de la Résistance française avait été envoyé avant le Jour J par pigeon voyageur à Londres, mais pas suffisamment tôt pour que les autorités soient prévenues.




Les tirs fournis des Allemands bloquent les soldats américains sur la plage.



Les troupes débarquées trouvent leur salut derrière le mur antichar situé devant un rebord (qui peut mesurer jusqu'à 185 mètres de large par endroit), lui-même situé au pied du plateau qui domine la plage.

Ce mur antichar est d'une hauteur variable mais est suffisamment élevé pour qu'un homme se tienne accroupis sans être repéré par les Allemands situés dans leurs casemates.

A l'extrême Ouest de la plage d'Omaha, devant Vierville-sur-Mer, au secteur "Charlie", le mur antichar est remplacé par un rempart naturel formé par des galets.

Les soldats américains sont obligés de rester couchés à cet endroit s'ils ne veulent pas être pris pour cible.

Mais les obus de mortiers allemands parviennent tout de même à donner la mort derrière cette maigre protection.






Couchés derrière les "asperges de Rommel" et les "hérissons Tchèques", les soldats tentent de se protéger des tirs ennemis.





Abrités derrière les "hérissons tchèques", ces soldats américains tentent de survivre.



La plage est jonchée de matériel divers et de corps humains déchiquetés par les balles et les éclats d'obus.

Tous ces éléments sont petit à petit rapportés par la marée montante et les blessés situés au milieu de la plage et ne pouvant plus bouger sont condamnés à mourir par noyade si personne ne leur vient en aide.

Les soldats américains sont tous mélangés et personne n'a véritablement débarqué à l'endroit prévu.

En effet, les conducteurs des péniches d'assaut estiment qu'il vaut mieux débarquer les hommes à un endroit où le feu se fait moins dense, plutôt que de les faire respecter un simple plan et de les envoyer à une mort plus que certaine.

Les artilleurs allemands font régulièrement mouche et détruisent de nombreuses barges avant mêmes qu'elles n'atteignent le rivage.





Barge en feu devant la plage d'Omaha, touchée de plein fouet par un obus allemand.



Les survivants des cinq premières vagues d'assaut tentent de survivre à l'enfer.

Les snipers allemands tirent sur les officiers américains et sur ceux qui semblent vouloir prendre les choses en mains, les mitrailleuses crachent depuis les bunkers et les points fortifiés un déluge de métal qui est croisé par d'autres mitrailleuses, les canons et les mortiers font exploser des véhicules qui ont réussi à débarquer...

Tout mouvement, toute percée semble impossible.






Cette photo est extraite du film réalisé par le cameraman Wall, qui perdra sa jambe vers 10h00 sur Omaha.



La première percée


Vers 9h30, les choses commencent à évoluer sur Omaha, principalement à l'est de la plage, aux environs du secteur Fox, où les tirs sont moins denses qu'à l'ouest d'Omaha.

Un groupe d'américain évolue alors vers l'est en direction de la ville de Port-en-Bessin afin d'effectuer la jonction avec les troupes débarquées britanniques, distantes de près de 16 kilomètres.





Les barges continuent à débarquer des soldats sur la plage.



Il est 10 heures.

Voici près de trois heures et demie que les forces américaines piétinent sur Omaha Beach : quelques hommes des 1er, 2ème et 3ème bataillons du 16ème régiment de la 1ère division d'infanterie, tentent une sortie.

Ils se sont regroupés et forment une force de près de 200 unités, ce qui relève du miracle.

Profitant d'un épais nuage de fumée provenant de l'incendie du plateau causé par les bombardements alliés, les soldats américains progressent, parfois même avec des masques à gaz sur leur visage pour se protéger.

Le général Bradley, situé sur le pont du croiseur USS Augusta, observe avec ses jumelles l'évolution de la bataille.

Les rapports de la Marine sont catastrophiques : les pertes sont monstrueusement élevées. Bradley pense même, durant un instant, interrompre le ballet des renforts vers Omaha et de les rediriger vers Utah dont les rapports sont bien meilleurs.

Mais il se persuade que la seule chance pour les Alliés de capturer cette plage est d'envoyer encore et encore de très nombreux renforts : les Allemands devront bien plier à un moment ou à un autre sous le poids de l'immense machine de guerre américaine.





Omar Bradley (lunettes), commandant les forces américaines, observe l'évolution des combats sur Omaha.



La réaction américaine



Cette réaction fait face à la probabilité d'un renforcement des troupes allemandes alors que les Américains piétinent toujours sur la plage.

Si les troupes ennemies sont renforcées en hommes et en munitions pensent les soldats alliés sur Omaha Beach, il sera impossible de tenter une vaste percée.






Sur la plage, les médecins sont submergés par les centaines de blessés en attente de soins.



Mais ces renforts allemands ne viennent pas : les généraux du 3ème Reich sont mal informés de la situation et ils n'estiment pas nécessaire d'envoyer immédiatement des moyens lourds vers les plages.






Soldats américains tués sur la plage d'Omaha devant Vierville-sur-Mer.



Sur la plage, les véhicules qui ne sont pas encore détruits par les canons allemands ne peuvent pas évoluer au milieu d'un désordre épouvantable : les morts et les blessés jonchent le sable de Normandie, des carcasses de véhicules brûlent, des casques, des armes, des cartouchières, des habits sont abandonnés et donnent ainsi aux hommes qui se battent sur Omaha un avant-goût de l'enfer plus que réaliste.






Débris de toutes sortes et épaves de péniches de débarquement sur la plage.



Les officiers généraux de l'armée américaine s'inquiètent : la silhouette de la défaite plane sur Omaha.

Le Major General Clarence Huebner, commandant la 1ère division d'infanterie, demande à l'artillerie navale d'appuyer au plus près les fantassins.

Certains navires alliés s'approchent à près de 800 mètres de la plage pour tirer presqu'à bout portant sur les points fortifiés allemands qui continuent de vomir des balles et des obus sur les assaillants qui fourmillent sur la plage.





Sauvetage de soldats américains qui ont manqué de peu de se noyer en Manche.



En route vers l'intérieur




Vers 11 heures, les percées vers le plateau se multiplient et des centaines de soldats, engourdis par le bruit et le froid, se ruent à l'assaut des positions allemandes dominant la plage et toujours actives.

Alors que les débarquements de véhicules sont interrompus, des centaines de fantassins mettent pied sur la plage désormais appelée : bloody Omaha ou Omaha la sanglante.

Le 18ème régiment d'infanterie, fraîchement débarqué sur le secteur "Easy", gagne le plateau et presse en direction du village de Colleville-sur-Mer dans lequel le 16ème régiment d'infanterie combat déjà.





Les renforts continuent de débarquer sur la plage.




Les positions allemandes dominant le rivage sont prises une par une à revers et peu à peu, en début d'après-midi, le vacarme assourdissant cesse sur Omaha.

Les véhicules sont ensuite à nouveau autorisés à débarquer, car les sapeurs ont dégagé 5 autres sorties ce qui porte à 6 au total le nombre de sorties créées, sur les 16 prévues au préalable.

En fin d'après-midi, la plage est sous contrôle, mais régulièrement des tireurs embusqués allemands ouvrent le feu sur les troupes débarquant ou sur les blessés regroupés et attendant leur évacuation vers l'Angleterre.

En début de soirée, la route côtière reliant Vierville-sur-Mer, Saint-Laurent-sur-Mer et Colleville-sur-Mer est atteinte par différents groupes américains, notamment des 115ème et 116ème régiments de la 1ère division d'infanterie.

La tête de pont qui jusqu'alors était de 5,9 kilomètres de long, soit la longueur totale d'Omaha Beach, représente à ce moment une ligne de front de 9 kilomètres de long et 3 kilomètres de large.





Les renforts en route vers l'intérieur des terres afin de protéger la fragile tête de pont américaine.



Bilan



Au soir du 6 juin 1944, près de 30 000 hommes et femmes sont débarqués sur Omaha Beach.

2500 soldats américains ont perdu la vie, ont été blessé, sont portés disparus ou ont été fait prisonnier dans les premières heures de l'assaut.

Le 6 juin à 24 heures, on dénombre près de 3000 américains tués.

La tête de pont est extrêmement fragile et les Alliés sont en position de faiblesse à Omaha : la moindre contre-attaque massive avec blindés de la part des Allemands peut brusquement mettre en péril le bon déroulement de l'opération Overlord.

Les prochaines 24 heures seront, au sud et sur les flancs d'Omaha, décisives.






A Omaha, les péniches de débarquement déchargent les différents équipements nécessaires aux soldats.


Gold Beach


Gold Beach est la première des trois zones d'invasion britanniques.

Elle est située à 24 kilomètres à l'est d'Omaha Beach.



Forces en présence


Les unités qui débarqueront en premier sur Gold Beach appartiennent à la 50ème division d'infanterie (Northumbrian) et au Commando numéro 47 de la Marine Royale.

Ces deux groupements sont réunis au sein du 30ème corps d'armée britannique (sous le commandement du général de corps d'armée G. C. Bucknall), l'un des deux corps d'assaut de la 2ème armée (commandé par le général de corps d'armée Miles Dempsey).






Un convoi de navires alliés transportant les hommes et le matériel devant débarquer à Gold Beach.




La plage de Gold, située entre les localités de Port-en-Bessin et de la Rivière, est divisée en quatre grands secteurs : "How" à l'extrême ouest, suivi à l'est de "Item", "Jig" puis "King".

L'assaut se fera essentiellement sur les secteurs "Item", "Jig" et "King", entre Asnelles-sur-Mer et La Rivière, de manière à garder intacte la ville d'Arromanches, qui sera utile lors de la création et de l'utilisation d'un futur port artificiel que les Alliés doivent installer une fois la tête de pont installée.

Gold Beach est défendue par les hommes de la 716ème division d'infanterie allemande, composée de 29 compagnies et armée de 500 mitrailleuses, 50 mortiers et 90 canons de divers calibres.

Des éléments de la 352ème division d'infanterie sont également positionnés à l'ouest de Gold Beach.



Les bombardements



Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, de nombreux avions bombardiers écrasent les positions allemandes du mur de l'Atlantique.

Peu après cinq heures du matin, soit moins d'une heure avant le début du lever du soleil (prévu ce jour là à exactement 5 heures 58) le bombardement naval commence à son tour : il durera deux heures.

137 bâtiments de guerre prennent part à ce terrible bombardement qui embrase littéralement la côte.

Un des principaux objectifs des artilleurs alliés est la batterie allemande située à proximité du village de Longues-sur-Mer, derrière les plages du secteur "Item" de Gold Beach.

Elle est composée de quatre canons de 150 mm Tbts.K.C/36 sous masque blindé.

Les quatre casemates qui abritent ces canons de marine ont été copieusement bombardées mais la batterie est encore en activité à l'aube.




Une casemate de la batterie de Longues-sur-Mer, après les bombardements.

Quelques minutes après le lever du soleil, un échange de tirs s'effectue entre la batterie de Longues et les navires alliés, notamment le croiseur HMS Ajax qui parvient à loger deux obus à l'intérieur de deux des quatre casemates.



L'assaut



Aux alentours de 6h15, soit une heure après le début du bombardement naval qui se poursuit, les chalands de débarquement sont mis à l'eau à environ 7 kilomètres du rivage et les soldats britanniques s'y placent avec leur matériel.

La traversée de cette distance doit durer environ une heure et quart selon le plan, sachant que la marée montante va accélérer la vitesse des embarcations.





Les Britanniques débarquent sur Gold Beach.




Afin de faciliter le travail des sapeurs, des hommes-grenouilles sont envoyés quelques dizaines de minutes avant l'assaut de la première vague, dans le but de dégager et de baliser des accès pour les barges.

Ces dernières progressent difficilement car la mer est véritablement démontée.

Les Britanniques, qui ont favorisé l'emploi de "funnies", les "chars à tout faire" des Alliés, utilisent en premier ces engins, censés appuyer au plus près l'infanterie et créer des chemins d'accès afin d'évacuer le plus rapidement possible la plage.
Certains d'entre eux, les "Crabes", débarquent parmi les premiers afin d'ouvrir un passage dans les champs de mines.

Alors que ces derniers évoluent sur le sable entre les défenses de plage, les péniches de débarquement, sous le feu des positions allemandes, approchent du rivage.





Véhicules et soldats sous le feu des positions allemandes à Gold Beach.




La première vague d'assaut, composée des hommes du 1er bataillon du Royal Hampshire, de la 231ème brigade, atteint la plage et les rampes des barges s'ouvrent pour que les soldats britanniques débarquent.

Les échanges de tirs sont violents et de nombreux soldats s'écroulent sur le sable, atteints dans leur course par des balles ou des éclats d'obus.

A l'est du secteur "Item", devant le village Le Hamel, qui doit servir de point de départ vers Arromanches pour les Britanniques, oppose une farouche résistance aux assaillants.

En effet, des éléments de la 352ème division allemandes, situés sur le sommet d'une falaise à l'ouest du village, pilonnent la plage et les péniches de débarquement avec un canon de 88 mm.

L'infanterie, bombardée par les positions allemandes, attaque à revers la falaise, appuyée par des chars "funnies" et notamment un char "Pétard" qui bombarde à son tour la position ennemie.





Débarquement de véhicules et de fantassins.



Les membres du Commando numéro 47 débarquent sous un feu nourri à l'est de la localité d'Arromanches.

Ils doivent se diriger ensuite vers l'ouest pour libérer les villages de la côte et capturer Port-en-Bessin, où ils doivent effectuer leur jonction avec les troupes américaines venant d'Omaha Beach.

Ils sont accueillis par une pluie de projectiles donnant la mort : sur le 14 embarcations qui les mènent vers la plage, 4 sont détruites par les canons ou les mortiers allemands.




Char britannique "Fléau" (lutte anti-mines) détruit sur la plage.



Rapidement, les différents points d'appuis sont détruits ou capturés par l'infanterie britannique, épaulés par les chars "funnies".

Courageusement, les soldats britanniques du Commando 47, portant près de 40 kilogrammes de matériel, se dirigent sous les tirs ennemis vers leurs objectifs.

Dans le village de la Rivière, le 6ème bataillon duGreen Howards et le 5ème bataillon du East Yorkshire progressent lentement, faisant face à des résistances farouches, et notamment à cet endroit par une pièce de 88 mm.

Les chars spéciaux appuient au mieux l'infanterie, en éliminant ces différentes poches de résistance.

C'est aux environs de 11 heures que la plupart des brèches sont réalisées par les sapeurs sur Gold Beach, permettant aux renforts de débarquer sans encombre et de sortir rapidement de la plage.

A 12 heures, le Commando 47 contrôle les hauteurs de la ville de Port-en-Bessin, située à 12 kilomètres de leur lieu de débarquement.




Un canon antiaérien est mis en batterie sur la plage.



Bilan



Au soir du 6 juin 1944 sur Gold Beach, la 50ème division d'infanterie et le commando numéro 47 défendent une tête de pont de près de 10 kilomètres de profondeur sur 10 kilomètres de large.

Les Britanniques sont aux portes de Bayeux et ils ont atteint la route reliant cette ville à Caen, ce qui gêne considérablement les mouvements des renforts allemands.


Juno Beach


Juno Beach est le deuxième des trois secteurs d'invasion des forces du Commonwealth, ici débarquent les Canadiens.

Les plages de Juno sont situées à 1,5 kilomètres à l'est de Gold Beach et sont délimitées entre les localités de la Rivière, à l'ouest, et de Saint-Aubin-sur-Mer, à l'est, soit une distance totale de près de 8 kilomètres.




Navires alliés en route vers l'objectif : Juno Beach.




Forces en présence



Juno Beach compte 3 grands secteurs, d'ouest en est : "Love", "Mike" et "Nan".

Les premiers soldats qui doivent débarquer sur cette plage, à l'aube du 6 juin 1944, appartiennent à la 7ème brigade (composée des régiments Royal Winnipeg Rifles et Regina Rifle) et à la 8ème brigade (composée des régiments Queen Own Regiment et North Shore Regiment).

Ces hommes sont sous le commandement de la 3ème division d'infanterie canadienne, elle-même sous l'autorité du 1er corps d'armée britannique du lieutenant g énéral John Crocker.

Ces unités sont épaulées par les troupes britanniques du Commando 48 Royal Marine débarquées à l'ouest de Sword Beach, sur le secteur "Oboe", en face de Saint-Aubin-sur-Mer.




Péniche de débarquement contenant des soldats Canadiens avec leurs bicyclettes.



Juno Beach est défendue par des éléments du 736ème régiment de la 716ème division d'infanterie allemande, cette dernière étant composée de 29 compagnies et armée de 500 mitrailleuses, 50 mortiers et 90 canons de divers calibres.




Défense antiaérienne au-dessus d'un bunker allemand à Juno Beach.



L'assaut




Cet assaut est précédé, comme sur les autres plages de l'invasion, d'un bombardement aérien puis d'un bombardement naval, deux heures avant le début du débarquement, qui doit commencer à 7 heures 35.

Sur Sword Beach, comme sur Gold et Juno, des hommes-grenouilles sont chargés de dégager, 20 minutes avant l'Heure H, plusieurs accès à la plage, en déplaçant ou en supprimant des éléments des défenses de plage, afin de faciliter la navigation des engins de débarquement.





Vague d'assaut canadienne se dirigeant vers la plage




La mer devant le secteur de Juno est, au petit matin du 6 juin 1944, extrêmement houleuse.

Il existe de très nombreux rochers sous-marins devant Courseulles-sur-Mer, Bernières-sur-Mer ou encore Saint-Aubin-sur-Mer et les vagues augmentent en taille au fur et à mesure de leur approche de la plage.

De plus, la tempête en Manche n'est toujours pas calmée, même si elle est nettement moins puissante que la veille.

L'assaut, qui doit donc commencer à 7 heures 35, est retardé par la forte houle et le manque de visibilité qui empêchent les marins britanniques de bien manoeuvrer.

De nombreuses embarcations de débarquement heurtent des défenses de plage minées que la mer, démontée, recouvre.

Quant aux chars amphibies, les duplex drive, ils sont également submergés par des vagues passant au-dessus de la jupe flottante.





Des soldats du régiment canadien francophone de la Chaudière avant le débarquement sur Juno.




Un autre Omaha Beach ?




Les rochers devant Juno Beach forment une série de récifs extrêmement dangereux pour la navigation, et la mer, houleuse, les submerge.

Les péniches de débarquement viennent également se heurter à ces rochers qui déchirent la carlingue métallique des barges qui coulent à pic.

Ce mauvais temps est immédiatement synonyme de retard : les sapeurs, qui sont chargés d'ouvrir et baliser des brèches à travers la forêt de défenses de plage, ne peuvent pas travailler de manière optimale

Avec une mer aussi démontée : très vite, ils comptent près d'une demi-heure de retard et comme sur la plage d'Omaha Beach, ils ne peuvent pas réaliser suffisamment d'ouverture avant l'arrivée des chars et des péniches d'assaut de renfort.






Canon allemand de 75 mm dans un blockhaus à Juno Beach.







Débarquement des soldats canadiens devant la localité de Bernières-sur-Mer.




Malgré les risques, les navires transportant les chars amphibies (Landing Craft Tank, LCT), s'approchent au plus près de la plage afin de limiter les pertes.

Ainsi, certains chars doivent traverser une distance de 600 mètres, mais les vagues restent dangereuses.

C'est pourquoi certains navires LCT ont directement débarqué les véhicules de soutien d'infanterie à même la plage.

Ce retard permit aux allemands de se réorganiser et de préparer la défense des plages.

Ils attendent que les barges soient suffisament à portée pour ouvrir le feu : mitrailleuses, mortiers, canons antichars...
Les Canadiens font face à un redoutable mur de l'Atlantique, comme les Américains à Omaha.





Débarquement canadien à Bernières-sur-Mer, dans le secteur "Nan".



Sur les 306 embarcations de débarquement, 90 sont détruites avant même de toucher le sol Normand. Les 7ème et 8ème brigades accusent de lourdes pertes et un sérieux retard : 10 minutes pour la 7ème, 20 pour la 8ème.

L'infanterie débarque avant les chars et opère sans soutien devant Bernières-sur-Mer : les hommes du Queen Own's Regiment sont acccueillis par un tir extrêmement nourri qui fauche bon nombre de soldats sur la plage alors étendue de près de cent mètres.




Débarquement canadien devant la localité de Bernières-sur-Mer.



Les assaillants voient devant eux un mur antichar de plus de 2 mètres de haut, cachant les nombreux chemins d'accès reliant les points d'appuis.

Ils sont bloqués face à ce dispositif, sans le soutien des chars. Pendant plus d'un quart d'heure, les Canadiens tentent de franchir cet obstacle, mais sans succès : l'arrivée des chars amphibies change le cours des choses.

Ces derniers détruisent un à un les points de défenses allemands et permettent aux hommes des premières vagues d'attaquer les positions ennemies à l'intérieur des terres et aux renforts de débarquer.




Débarquement des chars Sherman canadiens sur Juno Beach.



La plage témoigne alors du carnage qui aurait pu s'y dérouler, si les chars n'étaient pas arrivés à temps : elle est encombrée de centaines de véhicules détruits, de corps déchiquetés, de matériel divers abandonnés sur le sable lors de l'assaut.





A marée haute, la plage disparait presque totalement sous l'eau.



u]Bilan[/u]



La réussite sur Juno Beach est principalement due à la présence des chars spéciaux qui ont appuyé après leur arrivée l'infanterie canadienne.

Si tous les objectifs initialement prévus ne sont pas encore atteints, la tête de pont est solidement installée en Normandie et la jonction entre la 3ème division d'infanterie canadienne et les soldats britanniques de la 50ème division d'infanterie débarqués à Gold Beach s'effectue (la tête de pont est alors à cet endroit large de près de 19 kilomètres), mais à l'ouest, avec les troupes britanniques débarquées à Sword Beach, aucun véritable contact n'a pu être établit et un couloir large de 3 à 6 kilomètres sépare les deux têtes de pont.





Prisonniers allemands gardés devant leurs fortifications. [/u
]




Les forces canadiennes ont atteint au sud les villages d'Anisy et de Mathieu, ce qui représente une distance d'environ 12 kilomètres depuis la plage.

Un des objectifs, l'aéroport de Carpiquet, est encore à plus de 5 kilomètres, tout comme la ville de Caen.

Des chars Canadiens ont contrôlé en fin d'après-midi une portion de la route Caen-Bayeux, mais le manque de soutien en infanterie a forcé les blindés à se replier au nord .




[u]Renforts Canadiens faisant route vers l'intérieur des terres.



Le 6 juin 1944 au soir, même si près de 3 200 véhicules ont été débarqué, les pertes de la 3ème division d'infanterie sont très élevées : 1 074 soldats ont été tués ou sont blessés.




Dernière édition par Romy50300 le Dim 21 Oct 2012 - 18:57, édité 1 fois
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Re: Les plages du débarquement en Normandie

Message  Romy50300 le Dim 21 Oct 2012 - 10:21

Sword Beach



Sword Beach représente le troisième et dernier des secteurs de débarquement britanniques. La zone de Sword, à 5 kilomètres à l'est de Juno Beach, est située entre les localités de Saint-Aubin à Ouistreham, et représente le flanc est de l'invasion alliée en Normandie.


Forces en présence


Ce sont donc les Britanniques de la 8ème brigade (appartenant à la 3ème division d'infanterie) et des Commandos (numéros 4, 6, 8, 10, 41 et 45) de la 1ère brigade des services spéciaux (dont le Commando numéro 4 du bataillon des 177 fusiliers marins français commandé par le commandant Kieffer) qui débarqueront sur Sword Beach.

Ces forces alliées évoluent sous les ordres du 1er corps d'armée, commandé par le Lieutenant General britannique John Crocker.

La plage est divisée en quatre grands secteurs dénommés, d'Ouest à l'est : "Oboe", "Peter", "Queen" et "Roger".

Les plages de Sword sont défendues par les hommes de la 716ème division d'infanterie allemande, composée de 29 compagnies et armée de 500 mitrailleuses, 50 mortiers et 90 canons de divers calibres.




Navires, avions et planeurs Alliés en route vers l'objectif : Sword.



L'assaut



Cet assaut est précédé, comme sur les autres plages de l'invasion, d'un bombardement aérien puis d'un bombardement naval, deux heures avant le début du débarquement, qui doit commencer à 7 heures 25.
Sur Sword Beach, comme sur Gold et Juno, des hommes-grenouilles sont chargés de dégager, 20 minutes avant l'Heure H, plusieurs accès à la plage, en déplaçant ou en supprimant des éléments des défenses de plage, afin de faciliter la navigation des engins de débarquement.





Après les chars, la première vague d'assaut de l'infanterie arrive.




Ce sont les chars d'assaut spéciaux, 25 au total, dénommés "funnies", qui sont chargés de débarquer en premier, avant l'infanterie.

Malgré une navigation rendue difficile à cause d'une houle très forte, les embarcations atteignent à l'heure prévue la plage.

Les tirs allemands sont nourris, et les obus de mortiers explosent à proximité d'unités, blessant ou tuant les assaillants.






Soldats britanniques se mettant à l'abri des tirs allemands sur la plage.



Lorsque l'infanterie commence à débarquer, les chars ont déjà détruit certains points d'appuis allemands, mais les Britanniques évoluent difficilement entre le rivage et la ligne de maisons directement en bordure de la plage, à la fois en raison des tirs des défenseurs et des défenses de plage, très nombreux sur un espace compact.

La marée montante réduit encore l'aire de la plage qui petit à petit, se retrouve presque totalement encombrée de matériel divers, de véhicules détruits, de cadavres.





Les troupes débarquées se regroupant à l'abri des tirs ennemis.



Lorsque le Commandant (Lord) Lovat débarque, il est accompagné de son piper, Bill Millin, un joueur de cornemuse qui avant la guerre était à son service dans le château du Lord.

Pendant le trajet du navire à la plage, Lovat dit à Millin, qui avait emporté son instrument et qui n'avait pas arrêté d'en jouer dans sa base militaire en Angleterre : "Fais-nous Highland Laddie".

Et le piper s'exécute : lorsqu'il atteint sol Normand, il entame le morceau bien connu et la mélodie parvient même aux oreilles des Allemands, si l'on en croit le vétéran Maurice Chauvet, du 1er Bataillon Fusiliers Marins, témoin de la scène alors que lui aussi débarque sur Sword : "brusquement, quand Millin a commencé à jouer, les Allemands se sont arrêtés de tirer quelques secondes, ils n'en croyaient pas leurs yeux... et leurs oreilles !"


Les assaillants se protègent derrière la dune ou le mur antichar bordant la route, se regroupent, traversent les lignes de fils de fers barbelés sous le feu des derniers points de résistance allemands, encore actifs sur la plage, et investissent l'intérieur des terres, appuyés au plus près par les chars amphibies et les "funnies".





L'infanterie, épaulée par les chars amphibies, libère les villages environnants.



Les troupes débarquées doivent, après avoir contrôlé les différents points fortifiés allemands, s'emparer des villages environnants avant de poursuivre vers la ville de Caen qui doit être capturé dans la journée du 6 juin : vers 9 heures 30, les fantassins britanniques du 1er South Lancs pénètrent dans Hermanville et s'y heurtent à des poches de résistance allemandes.





Encombrement de véhicules et de matériel détruits sur la plage de Sword.




Ce n'est qu'aux alentours de midi que la plage est nettoyée de ses encombres et que suffisamment de brèches sont ouvertes pour permettre un désengagement rapide des renforts continuant à débarquer.

Les troupes du premier assaut accélèrent vers l'intérieur : Ouistreham et son fameux casino (qui, cela soit dit en passant, ne ressemble en rien à l'image donnée dans le film Le Jour le plus long) sont capturés en matinée, mais un fortin dans la ville résiste aux attaques franco-britanniques.

La place ne sera enlevée que trois jours plus tard.






Soldats britanniques en route vers le sud de la Normandie.




Bilan



Les Allemands sont désorganisés et n'opposent en grande majorité qu'une très faible résistance aux forces débarquées.

Les troupes franco-britanniques, qui font route vers le sud, voient leur progression ralentie par des tireurs isolés, des "snipers", qui sont camouflés dans des trous individuels bordant les routes.

Lord Lovat rejoint comme convenu les troupes aéroportées de la 6ème division britannique aux ponts de Bénouville (Pegasus Bridge) et de Ranville qu'il atteint à midi.

La 3ème division d'infanterie britannique compte, à la fin de la journée, près de 630 victimes, des soldats tués ou blessés.

28845 hommes et 2603 véhicules appartenant à cette même division sont à pied d'oeuvre le 6 juin à 24 heures.

Au soir du 6 juin 1944, les Britanniques disposent à l'ouest de l'Orne d'une tête de pont profonde de près de 8 kilomètres, jusqu'au village de Biéville-sur-Orne, situé à peine à 5 kilomètres de Caen.

A l'est de l'Orne, divers points de résistance de la part des parachutistes de la 6ème division Airborne sont à signaler, au sud de Franceville et autour du village de Varaville.






Arrivée de renforts en hommes et en véhicules sur Sword.




Les troupes débarquées ont fait leur jonction avec les divisions aéroportées ; elles ont traversées les deux ponts capturés dans les premières heures du 6 juin par les hommes du Major John Howard pour établir plusieurs points fortifiés, au sud du village de Ranville jusqu'aux limites Ouest de la forêt de Bavent.

La jonction avec les troupes canadiennes débarquées à Juno Beach n'est pas encore réalisée par les Commandos numéros 8 et 41 qui se battent dans Lion-sur-Mer.

La réalisation de cette jonction ce sera, avec la capture de la ville de Caen, l'un des objectifs majeurs pour les troupes britanniques, afin de protéger la tête de pont fraîchement installée pour assurer la bonne continuation de l'invasion alliée en Normandie.





Soldats britanniques équipés de bicyclettes pliables afin de se rendre plus rapidement vers leur objectif : Caen




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