Les chateaux du Calvados

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Les chateaux du Calvados

Message  Romy50300 le Sam 25 Fév 2012 - 13:01

Les chateaux du Calvados



Le chateau de Benouville







Le chateau de Benouville



Le château de Bénouville, œuvre de Claude Nicolas Ledoux, a été construit en 1769 sur la demande d'un couple de marquis, les Sanguin de Livry, à Bénouville dans le Calvados (Basse-Normandie).


Histoire



En 1792, c'est un ancien fermier général qui le rachète avant d'être guillotiné en 1794...

Sa fille hérite ensuite du domaine qui restera dans sa famille jusqu'en 1927.

À cette date, il devient la propriété du conseil général du Calvados qui y installe une maternité départementale.

Gérard Lenorman y est né et la mère d'Annie Girardot y était sage-femme.

En 1980, il est réhabilité puis restauré pour ouvrir ses portes au public en 1990.

Le château abrite la chambre régionale des comptes de Basse-Normandie depuis 1982.


Architecture



Ce château fait aujourd'hui partie des œuvres de Ledoux les mieux conservées.

Son escalier monumental et son architecture étonnante de modernité pour l'époque font de lui l'un des monuments majeurs de la fin du XVIIIe siècle et une référence pour les amateurs de néoclassicisme.


Dans les années 1930, une grande partie du château est classée monument historique (Classé MH, 12/12/1930):



la chapelle médiévale,

la totalité du corps de logis,

la chapelle attenante au bâtiment principal,

la balustrade du XVIIIe bordant la terrasse,

le premier parterre nord.


Cette protection est complétée dans les années 1980 (Classé MH, 16/07/1987) pour :


les murs de soutènement surplombant la vallée de l’Orne, ainsi que la terrasse qu’ils délimitent,

le second parterre nord et l'allée de tilleuls qui le borde,le lavoir,les façades et toitures des ailes ouest et nord des communs,la façade orientale de l’aile est des communs avec sa balustrade.





Escalier du château de Bénouville






Façade nord du château de Bénouville





La chapelle du château de Bénouville vue du chemin de halage au bord du Canal de Caen à la mer.





Le lavoir.





Le château de Bénouville vu depuis le Boëdic voguant sur le Canal de Caen à la mer.



le chateau de Balleroy






Le chateau de Balleroy





Le château de Balleroy est un château situé sur la commune de Balleroy en Basse-Normandie.



Description et historique



Le château de Balleroy fut édifié de 1626 à 1636 sur une terre proche de la forêt et de l'abbaye de Cerisy pour Jean de Choisy.

Ce petit-fils d'un marchand de vin « en gros » de la cour d'Henri IV devint conseiller d'État et chancelier du fastueux Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, qui à partir de 1634 employa l'architecte François Mansart à la reconstruction du son château de Blois.


Un chef-d'œuvre de l'architecture Louis XIII




L'architecte alors inconnu, qui avait déjà dressé les plans du nouveau château de Berny demeure transformée pour le chancelier Pierre Brûlart de Sillery (1624-1625), vint régulièrement à Balleroy de 1632 à 1634 et donna ici ceux du château et du vieux village qui, préexistant à la demeure seigneuriale, fut déplacé et disposé de part et d'autre d'un axe principal afin de créer une perspective où se succèdent rue, avenue ou allée d'honneur, pente douce, cour d'honneur encadrée de deux pavillons carrés, communs longs et bas encadrant des parterres de grands rinceaux de buis, cour d'honneur de plan cintré flanquée de deux guérites, enfin terrasse ceinte d'une balustrade, comme un « plateau » où semble posé le château.

Œuvre de jeunesse, il marque un tournant dans l'histoire de l'architecture française.

Construit en briques, schiste et pierre de Caen, le château comporte un pavillon central couronné d'un lanternon flanqué de deux bâtiments plus bas.    Les communs sont disposés de part et d'autre des jardins dessinés par Le Nôtre.

L'intérieur du château offre un grand salon remarquable pour ses peintures de Mignard :

Le Char du Soleil, les portraits de Louis XIII, et de la famille de Louis XIV qui avaient été voulus par Mme de Choisy, « si avant dans le monde et si instruite des intrigues de la Cour » selon Saint-Simon.

Le jardin à la française est composé d'un parterre de buis taillés et d'une terrasse flanquée de deux pavillons.

Le château domine la Drôme.

Un des communs abrite le musée des Ballons créé par Malcolm Forbes, qui contient des documents sur les frères Montgolfier.

Le jardin est cité par Philippe Thébaud parmi les 300 plus beaux jardins de France.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 18 janvier 1951.




Occupants




Le plus connu de la famille est Francois-Timoléon (1644-1724), quatrième et dernier fils de Jean III de Choisy, qui fut très jeune travesti en fille par sa mère — jusqu'à ses 18 ans —, afin de faire sa cour à Anne d'Autriche et l'introduire dans l'entourage de son fils cadet, Philippe d'Orléans, dont il devint le jeune compagnon de jeux ; devenu abbé, il a laissé de célèbres Mémoires pour servir l'histoire de Louis XIV (1737) ; il fut envoyé comme ambassadeur auprès du roi de Siam en vue d'une conversion au catholicisme ; en 1698, il vendit Balleroy à la princesse d'Harcourt, née Françoise de Blacas.

En 1704, la terre de Balleroy est érigée en marquisat au profit d'un de ses cousins.

Après la mort des deux fils des la Cour de Balleroy pendant la Révolution, leur petit-fils n'en reprit possession qu'en 1827, et il resta la propriété de ses héritiers jusqu'en 1970-1971, date de son achat par l'homme d'affaires américain milliardaire Malcolm Forbes, directeur du magazine Forbes.


Parmi ses habitants célèbres on compte Albert de Balleroy (Albert Félix Justin de la Cour de Balleroy), peintre animalier du XIXe siècle, ami d'Édouard Manet et du groupe des Batignolles; quatre de ses tableaux représentant des scènes de chasse ornent la salle à manger du château.

L'impératrice Eugénie posséda une de ses oeuvres


Une demeure littéraire ?



Marcel Proust visita le château en compagnie de Paul Helleu et l'aurait transposé en château de Guermantes dans À la recherche du temps perdu.



Sources bibliographiques



Balleroy ds Châteaux de Normandie (numéro hors-série de la revue Maisons normandes, vol. 2, pp 40 à 48, avec vues des pièces décorées et remeublées par Forbes) ;

Étienne Faisant, Calvados. Balleroy. Nouveaux documents sur la construction du château (1631-1637), Bulletin monumental, 2007

Sophie Monneret, L'Impressionnisme et son époque, vol. 2, t. 1, Paris, Robert Laffont, 1987, 997 p. (ISBN 2-22105412-1)

Philippe Thébaud, Guide des 300 plus beaux jardins de France, Marseille, Rivages, 1987, 222 p. (ISBN 2-86930062-X)

Michael Jacobs et Paul Stirton, Le voyageur d'Art en France, Paris, Arthaud, 1987, 300 p. (ISBN 2-70030526-4)  

Michael Jacobs est titulaire d'un doctorat du Courtauld Institute of Art de Londres, il a enseigné en France l'art et l'architecture. Paul Stirton est chercheur à l'université d'Édimbourg et au Courtauld Institute of Art

Françoise Sabatier (dir.), Ouvert au public, Paris, Caisse Nationale des Monuments Historiques et des Sites, 1984, 392 p.  



Galerie






Château de Balleroy, la grande allée





Entrée par la grande grille






Jardin à la française






les communs





les douves






Jardin à la française et labyrinthe




Le Chateau de Beaumesnil




Le chateau de beaumesnil


Le château de Beaumesnil est situé dans la commune de Beaumesnil, département de l’Eure, en Haute-Normandie.

Une partie du château et du parc fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 décembre 1966.


Description


De la forteresse élevée au XIIIe siècle, il ne subsiste, pour la mémoire, qu’une motte couverte d’un labyrinthe végétal qui matérialise l’emplacement d’une ancienne tour talutée.

Rare exemple de château d’époque Louis XIII (l’essentiel de la construction, dirigée par l’architecte Jean Gallard, se situe entre 1633 et 1640), la demeure actuelle, contemporaine de la fontaine Médicis et de l’hôtel de Sully, porte l’empreinte de la Renaissance finissante, mais on y trouve aussi la marque de courants nouveaux, venus d’Italie (style florentin) et de Hollande.

Les matériaux utilisés sont la brique et la pierre.

La brique, bon marché, était produite en grande quantité en Normandie mais, pour remédier aux éventuels défauts de fabrication, il était d’usage de renforcer les parties les plus fragiles avec de la pierre.

Côté ouest, l’entrée principale est précédée par un pont, une vaste cour formant terrasse et un escalier de x marches aboutissant à mi-hauteur entre le sous-sol et le premier étage.

Venant du parc, côté est, on franchit un autre pont qui débouche sur un double escalier donnant directement sur le premier étage.


L’ensemble comprend :


un avant-corps central surmonté d’un lanternon, symbole de puissance où deux feux signalaient toute la nuit aux alentours l’emplacement du château .


un corps de logis rectangulaire comportant trois travées de part et d’autre de l’avant-corps, où se trouvaient les appartements des maîtres de maison et les pièces réservées aux invités de marque .


deux pavillons latéraux, ajoutés au XVIIIe siècle, où on logeait les personnes de moindre importance .


le tout coiffé d’une haute toiture en ardoise.


Le logis se compose de quatre niveaux : un sous-sol, deux étages et un étage de combles.

Sur les façades, construites par les Frères Martin et Toussaint La Flèche, c’est la ligne verticale, soulignée notamment par la hauteur des baies et des cheminées, qui domine.

La décoration est assez chargée : chaque baie, chaque fenêtre, chaque lucarne est surmontée d’un fronton cintré ou triangulaire dont le centre est occupé par un mascaron inspiré des masques de la Commedia dell'arte.

Le motif répétitif d’un M et d’un D entrelacés rappelle les initiales de la première propriétaire (Marie Dauvet Des Marets).

On note l’association de trois couleurs : le bleu de l’ardoise, symbole du ciel, le blanc de la pierre, couleur royale, et le rouge de la brique, couleur des empereurs romains.

Le grand escalier d’honneur est entièrement logé dans l’avant-corps.

Au niveau inférieur du corps de logis, qui abrite un musée de la reliure, se trouvent :

une pièce de rangement dans laquelle on entreposait notamment les bûches et le vin à servir le jour-même .


la cuisine avec sa cheminée monumentale, à l’intérieur de laquelle les cuisiniers pouvaient circuler, un puits, un coussiège (sorte de banc en pierre construit dans le renfoncement des fenêtres) qui permettait de profiter de la lumière naturelle pour effectuer des travaux de couture ; la cuisine est directement reliée au premier étage par un escalier de service.

Au second niveau, on découvre successivement :




La bibliothèque






Le Grand Salon



la bibliothèque, dans laquelle on conserve un extrait des minutes de l’interrogatoire de Ravaillac, exposé dans une vitrine ; un tableau représente Marie de Médicis (le grand-père de l’épouse du premier propriétaire fut un de ses ministres) ; au-dessus de ce tableau, on lit la devise des Montmorency ; le carrelage rouge reprend différents emblèmes de cette famille (l’aigle, le lion, le trèfle à quatre feuilles au milieu d’une branche de laurier et la croix des Croisés) .


le Grand Salon en partie Louis XV, avec, au centre, des sièges dits « courants » (qu’on déplaçait fréquemment), recouverts de tissus aux motifs de fables de La Fontaine et de personnages exotiques et, le long des murs, des sièges cannés dits « meublants » (qu’on ne déplaçait pas), dont on recouvrait l’assise d’une galette en hiver; un paravent à quatre pans protégeait des courants d’air la personne installée sur le lit de repos, meuble confortable souvent utilisé pour la conversation ; la cheminée est décorée d’une coquille Saint-Jacques au naturel ; des lambris, sculptés dans les parties supérieures, sont présents sur les quatre murs ; le tapis, qui recouvre une grande partie du parquet, était roulé et rangé quand la pièce n’était pas utilisée ; au-dessus de la cheminée, la glace est composée de cinq éléments car la technique française du début du XVIIe siècle ne permettait pas encore la fabrication d’une grande surface d‘un seul tenant ; au plafond, la partie centrale, peinte en bleu, est encadrée par un bandeau d’ornement.


une salle à manger, dont le sol est carrelé, comme dans la bibliothèque, aux armes des Montmorency; des tapisseries ont été posées par la suite mais la règle voulait qu’il n’y ait pas de tissu accroché aux murs en raison du risque d’imprégnation des odeurs ; de même, la cheminée a été ajoutée au XIXe siècle ; avant, elle n’avait pas sa place dans ce type de pièce ;


les appartements de Madame, dont une chambre dans laquelle on reconnaît un portrait d’Henriette de France, reine d’Angleterre; le secrétaire était équipé d’un dispositif ingénieux : l’ouverture du cylindre déclenchait le déplacement de la tablette et le retrait de celle-ci commandait la fermeture du cylindre ; le décor d’un dessus de porte est agrémenté de brins de muguet.

un petit bureau.

Les niveaux supérieurs ne sont pas ouverts à la visite.



Façade occidentale vue du pont





Détail façade occidentale





Masque en façade






Façade orientale






La Quintinie



Le domaine de 80 ha (il atteignait près de 3 000 ha au XVIIIe siècle) comprend également :

à l’est, un parc traversé par une longue allée dans le prolongement du château, bordée symétriquement par des carrés de pelouse et, au-delà, par une zone boisée ; il fut à l’origine réalisé par Jean-Baptiste de La Quintinie ;

au nord, des jardins à la française dits « la demi-lune » et « les quatre saisons » ; ils sont parsemés de statues .

une vaste pièce d’eau entourant complètement le château et la motte féodale qui s’y reflètent ; ces sortes de douves sans fonction défensive sont agrémentées de jets d’eau .

à l’ouest, des communs et une ferme situés de part et d’autre de l’allée qui mène du portail à la cour d’honneur.

On y trouvait aussi une glacière, chaque domestique devant deux jours de corvée en hiver pour récupérer de la glace aux alentours.




Motte féodale





Jardins "Demi-Lune"





Pièce d’eau






Parc



Un château qui s'inspire fortement de Beaumesnil a été construit à Liré (Maine-et-Loire) : le Château de la Turmelière, le troisième du site près des vestiges du château natal du poète Joachim du Bellay.


Historique



L’existence d’un domaine à Beaumesnil est attestée depuis 911, date du traité de Saint-Clair-sur-Epte.

À ce jour, une quinzaine de familles propriétaires s’y sont succédé ; leur chronologie s’établit comme suit :

Meulan (jusqu’en 1171).


Les premiers possesseurs connus du lieu sont de la lignée des comtes de Meulan, dont :


Roger de Beaumont (1015 - 1094), vicomte de Rouen ; il épouse Adeline de Meulan.

Robert Ier de Meulan (1048 - 1118), comte de Meulan, fils du précédent.

Galéran IV de Meulan (1104 - 1166), comte de Meulan fils du précédent.

Robert II de Meulan (1142 - 1204), comte de Meulan, fils du précédent.

Harcourt (1171 – 1418)

Robert (v. 1150 – ap. 1212), baron d’Harcourt, reçoit le bien en dot par son mariage en 1171 avec sa cousine Jeanne de Meulan, fille du précédent.

Richard (1180 – 1239), seigneur de Beaumesnil, fils des précédents ; il épouse Jeanne Tesson, dame d’Avrilly ; il fait construire un château fort.

Robert (v. 1220 - ), seigneur de Beaumesnil, fils des précédents ; il épouse Jeanne de Saint-Célerin.

Robert ( - 1313), seigneur de Beaumesnil, fils des précédents ; il épouse Jeanne de Villequier.

Robert ( - ap. 1346), seigneur de Beaumesnil, fils des précédents ; il épouse Jeanne de Prunelé.

Robert (v. 1330 - 1390), seigneur de Beaumesnil, fils des précédents ; il épouse Marguerite de Mauvoisin.

Robert ( - 1396), seigneur de Beaumesnil, fils des précédents.
Marie, dame de Flers, sœur du précédent.

Paynel (1396 – 1418)

Guillaume (v. 1343 - ), seigneur de Milly, épouse la précédente.

Marie (v. 1360 - ), dame de Flers, fille des précédents.

Intermède anglais (1418 – 1449)

En 1418, durant la guerre de Cent Ans, Henri V d'Angleterre installe au château Robert de Willoughby ; les anglais en sont chassés en 1435 par Florent, sire d’Illiers, mais ils le récupèrent un peu plus tard.




René de Lorraine





Claude de Lorraine-Guise





Nicolas Brûlart de SilleryTournebu (1449 – 1463)





Jean, fils de Guillaume de Tournebu et de Marie Paynel, dame de Flers (précédemment citée), qui avait elle-même hérité de Beaumesnil de sa mère Marie d’Harcourt, ramène cette terre dans le giron français ; il épouse Louise de Hangest.

Harcourt-Lorraine (1463 – 1604)

Jean ( - 1473), comte d’Harcourt, comte d’Aumale, baron d'Elbeuf, achète Beaumesnil à Jean de Tournebu ; il meurt sans alliance ni postérité.

René (1451 – 1508), neveu du précédent ; il épouse en 1485 Philippe de Gueldre.
Claude, duc de Guise, fils cadet des précédents; il épouse en 1513 Antoinette de Bourbon-Vendôme.

René (1536 – 1566), baron d'Elbeuf, fils des précédents ; il épouse en 1555 Louise de Rieux.

Charles (1556 – 1605), duc d’Elbeuf, fils des précédents ; il épouse …
Le Comte de Nonant (1604 – 1660)

Félix ( - 1622), baron de Nonant, achète Beaumesnil en 1604 à Charles de Lorraine pour son fils Jacques.

Jacques ( - 1641), marquis de Nonant, écuyer, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Louis XIII, fils du précédent, fait construire le nouveau château qui sera transmis exclusivement par héritage ou par mariage jusqu’en 1927 ; il épouse en 1623 Marie Dauvet Des Marets, petite fille de l’ambassadeur Nicolas Brûlart de Sillery ; chaque année, après avoir accompli son service, il revient passer trois mois sur ses terres.

Pomponne François (1644 - 1654), marquis de Nonant, fils des précédents.
Catherine ( - 1693), sœur du précédent.

Bouton de Chamilly (1660 – 1722)

Hérard (1630 – 1668), chevalier, comte de Chamilly et gouverneur de Dijon, reçoit Beaumesnil en dot en 1660 par son mariage avec Catherine.

François (1663 – 1722), comte de Chamilly, ambassadeur extraordinaire au Danemark, fils des précédents ; il épouse en 1690 Catherine Poncet de La Rivière.
Madeleine, fille des précédents.

Malet de Graville de Valsemé (1722 – milieu du XVIIIe siècle)

Louis Robert (1698 - ), marquis de Valsemé, lieutenant général des armées, épouse Madeleine en 1722.

Martel (milieu du XVIIIe siècle – 1760)

Suzanne Louise Martel, petite fille de Madeleine et de son premier mari François Martel ( - 1722), comte de Clère, maître de camp.

Béthune-Chârost (1760 – 1802)

Armand Joseph de Béthune (1738 – 1800), duc de Chârost et pair de France, descendant direct de Sully, épouse Suzanne Louise en 1760; à la Révolution, le château est pillé, le duc est arrêté et, bien qu’il ait aboli les droits féodaux sur ses terres, son fils Armand (1771 - 1794) est guillotiné à 23 ans.

Maximilienne Augustine Henriette de Béthune (1772 - 1828), à la fois cousine et veuve d’Armand, hérite de la propriété.

Montmorency-Laval (1802 – 1851)

Eugène-Alexandre (1773 - 1851), « marquis de Montmorency » puis 4e duc de Laval, épouse en 1802 Maximilienne (précitée) ; veuf, il se remarie avec Constance de Maistre; ayant fait vœu d’édifier une chapelle si les Bourbons revenaient au pouvoir, ils tiennent parole à l’avènement de Louis XVIII et la chapelle est consacrée en 1820 ; le marquis meurt sans postérité.

Maistre (1851 – 1927)

Rodolphe de Maistre (1789 – 1866), frère de Constance, hérite le domaine ; il épouse Charlotte Espérance de Plan de Sieyès.

Charles (1832 – 1897), comte de Maistre, fils du précédent.
Rodolphe (1868 – 1934), comte de Maistre, fils du précédent.

Dimitri Pavlovitch Romanov Gonzague (1873 – 1936), frère du précédent ; ayant sauvé de la ruine le château que son frère lui avait cédé après la Première Guerre mondiale, il le vend en 1927 à une société américaine.

Romanov (1927 – 1939)

C’est le grand-duc Dimitri Pavlovitch (1891 – 1942) qui est propriétaire de cette société ; son épouse Audrey Emery, d’origine américaine, restaure les pavillons.
Fürstenberg (1939 à nos jours)

Jean Fürstenberg ( - 1982) et son épouse Eugénie achètent la propriété ; ils créent un musée de la reliure.

Au décès de Jean, la fondation Fürstenberg Beaumesnil, reconnue d’utilité publique en 1966, s'efforce de maintenir en état l’ensemble du domaine et de ses collections.


Armoiries



Harcourt de Beaumesnil : de gueules à deux fasces d'hermine

Paynel : d'or, à deux fasces d'azur, accompagnées de neuf merlettes de gueules

Bouton de Chamilly : de gueules, à la fasce d'or

Malet de Graville : De gueules à trois fermeaux d’or posés

Maistre : d'azur, à trois soucis tigés et feuillés d'or.





comtes de Meulan





Harcourt




Harcourt de Beaumesnil (selon l'Armorial de Gelre)






Tournebu





Elbeuf





Béthune-Chârost





Deuxième maison de Montmorency-Laval
(branche de Laval-Lezay)






Romanov




Fürstenberg



Quelques devises




Harcourt: Le bon temps viendra

Bouton de Chamilly : Le souvenir tue Bouton

Malet de Graville : Ma force d'en haut

Béthune : Spes In Deo Non Vana (L'espoir en Dieu n'est pas vain)

Montmorency-Laval : Dieu aide au premier baron chrétien Aπλανωσ (Aplanos signifie « tout droit »)

Maistre : Fors l'honneur, nul souci.






le chateau de Creuilly






le chateau de Creuilly



Le château de Creully est un édifice construit entre XIe et XVIIe siècles à Creully dans le Calvados.


Histoire du château




Il connut tout au long des siècles de multiples transformations et aménagements.

Vers 1050 : le château ne ressemble pas à une forteresse défensive, mais plus à un grand domaine agricole.

Son architecture ressemble à celle de l'église de Creully car ces deux monuments sont de la même période.

Vers 1360 pendant la Guerre de Cent Ans, le château de Creully se modifie en place forte.


Au cours de cette période, son architecture va subir des démolitions et reconstructions à chaque occupation anglaise ou française.

La tour carrée est surélevée au XIVe siècle

Construction de la tour de guet au XVe siècle

Apparition du pont-levis devant l’entrée du donjon, qui sera détruit plus tard (XVIe et XVIIe siècles).


Fortification de la façade et destruction d’autres bâtiments susceptibles de mettre en danger les habitants en étant assiégés (écuries, entrepôts, cuisines extérieures)




Vue du château



Quand finit la guerre, vers 1450, le château retourne aux mains du baron de Creully.

Le château est ensuite démoli sur ordre de Louis XI en 1461, par simple jalousie.

Une légende dit qu'en 1471, Louis XI, de passage à Creully autorise sa reconstruction pour remercier les Creullois de leur accueil chaleureux.

Aux XVIe et XVIIe siècles, les barons l’aménagent

Comblement du fossé intérieur et destruction du pont-levis

Construction de la tourelle Renaissance et des grandes fenêtres sur la façade "période de paix"

Les communs qui sont d’anciennes écuries datent du XVIIe siècle

22 barons de la même famille vont se succéder dans le château de 1035 à 1682.





Une des grandes salles


En 1682, le dernier baron de Creully, Antoine V de Sillans, trop endetté, vend son château à Colbert, ministre de Louis XIV, qui meurt l'année suivante sans l'habiter.

De 1682 à 1789, occupation des lieux par la descendance de Colbert.

À la Révolution, le domaine sera confisqué et vendu à différents riches propriétaires terriens.

À partir du 7 juin 1944, la tour carrée abrita peu de temps l'émetteur relais de la BBC, d'où furent diffusées les nouvelles de la bataille de Normandie.


Pendant la bataille de Normandie, en juin 1944, le général Montgomery installa sa roulotte-quartier général, camouflée sous des meules de paille, dans le parc du château.


Le 12 juin 1944 Montgomery, reçu dans le Grand Salon du château le roi Georges VI et Winston Churchill.


En 1946 la commune de Creully en devient propriétaire.

Il est toujours propriété de la commune et d'une personne privée.

Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis juin 2004.

Le château abrite de grandes salles qui servent de nos jours pour différentes manifestations : mariages, concerts, congrès, expositions.



Le Chateau de Fontaine Henry



Le chateau de Fontaine Henry


Le château de Fontaine-Henry est un château Renaissance, situé dans la commune de Fontaine-Henry, dans le département français du Calvados, en région Basse-Normandie.

Le château de Fontaine-Henry est classé monument historique depuis 1924.

Histoire


Le château de Fontaine-Henry appartient à la même famille depuis environ dix siècles sans avoir jamais été vendu.

Néanmoins, plusieurs noms s’y sont succédé, car il a à plusieurs reprises été transmis par des femmes.

Les familles de Tilly, d’Harcourt, de Morais, Boutier de Château d'Assy, de Montécler, de Marguerie, de Carbonnel, de Cornulier et d’Oilliamson l’ont donc tour à tour possédé par voie d’héritage.

Il existait à cet emplacement une forteresse dès le début du XIe siècle.


La famille de Tilly l’a remplacée entre 1200 et 1220 par un nouveau château.


De cette époque subsistent notamment la chapelle et des salles voûtées qui formaient autrefois le rez-de-chaussée du bâtiment d’habitation.

Ces deux éléments donnent la mesure de l’ampleur et de l’importance de ce château au Moyen Âge.

En 1374 Jeanne de Tilly épousa Philippe d'Harcourt et lui apporta en dot, entre autres, cette seigneurie.

C’est la famille d’Harcourt qui entrepris de reconstruire le château après la guerre de Cent Ans.

Les travaux s’étalèrent sur pratiquement un siècle, entre la fin du XVe siècle et les années 1560.


Architecture


Sur sa façade ouest du château de Fontaine-Henry on peut voir les différents styles employés, qui reflètent l’évolution de l’architecture en Normandie et en France.

Le premier gothique très simple est en effet rapidement remplacé par le gothique flamboyant, puis par la première Renaissance française.

Mais l’élément le plus curieux du château se trouve à gauche de cette façade.

On peut en effet remarquer une superposition de colonnes, qu’une inscription date précisément de 1537, ce qui semble être remarquablement précoce pour une telle réalisation.

De plus de 15 mètres de haut, le toit qui surmonte ce bâtiment, est considéré comme le plus haut de France.

Ce château, œuvre de Jean d'Harcourt, seigneur de Fontaine-le-Henri et de son fils Pierre d'Harcourt, baron de Briouze, fut remanié aux XVIIIe et XIXe siècles sur sa façade est.

Il est aujourd’hui entouré d’un parc à l’anglaise, classé monument historique en 1959.

Le château, entièrement meublé, et toujours habité, abrite une remarquable collection de tableaux constituée durant la Révolution.

Des peintures de Nicolas Mignard, Rubens, Corrège ou Titien ornent les murs des salons.


Le Chateau de Brécy






Le chateau de Brecy


Le château de Brécy est un château situé dans la commune de Saint-Gabriel-Brécy, dans le département français du Calvados, en Normandie.

Le château de Brécy (portail, façade) fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis septembre 1903.

Depuis février 1914, pour les intérieurs.


Histoire


Jacques de Lacretelle écrivit à propos de Brécy : « Des atours de princesse italienne jetés sur les épaules d'une petite paysanne normande. »


Architecture



Le portail monumental, richement sculpté, est du XVIIe siècle.

Les pavillons ont été construits au XVIIIe siècle.

La grille sud-est, à l'extrémité du parc, est d'Isaac Gélin, XVIIe siècle.

L'église Sainte-Anne de Brécy, du XIVe siècle, est attenante au château et directement accessible par une petite porte.

À quelques mètres de l'église, on peut voir un bassin dont l'eau guérissait les yeux au Moyen Âge, selon la légende.


Jardin


Longtemps attribué à Mansart, il a été aménagé entre 1646, date d'achat de Brécy par Jacques Ier Le Bas, et 1697, date de l'aménagement de l'allée d'accès. Il est un des rares exemples de ce type de jardin en France.

Il s'étale sur quatre terrasses s'élevant au-dessus du parterre à l'arrière de la maison.

Le jardin mélange les influences du Moyen Âge et de la Renaissance tout en annonçant le jardin classique français.

Il est en étroite relation avec la demeure, élément central de la composition.

Tantôt abandonné, tantôt choyé, le parc du château de Brécy est sauvé en 1958 grâce à Jacques de Lacretelle et son épouse qui plantent le parterre de broderies, installent les topiaires et creusent les bassins.

En 1992, Didier et Barbara Wirth reprennent les travaux pour restaurer les éléments d'architecture, compléter le jardin et embellir le paysage alentour.

Il bénéficie du label « Jardin remarquable ».


Château de La Pommeraye






Le chateau de la Pommeraye



Début construction XIe siècle
Fin construction XIXe siècle

Pays France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Commune française La Pommeraye



Le château de La Pommeraye est un château érigé au XIe siècle à La Pommeraye dans le Calvados.

Il a été largement remanié au XVIIe et au XIXe siècle.




Histoire et architecture


Depuis le XIe siècle, il a toujours eu une vocation défensive, comme en témoignent la motte castrale, les deux porches d’accès, l'étang défensif, les douves, les bouches à feu et les murs d’enceinte.

La propriété architecturée en U s’articule de la manière suivante : accès par voie romaine, cour d’honneur délimitée par deux pavillons Louis XIII ainsi que des communs (écuries, charretterie, pressoir, boulangerie).

Le château de 1646, fondé sur des vestiges médiévaux a été profondément remanié, voire reconstruit en 1850.

Son style caractéristique de la période Restauration, cache derrière ses sobres façades une distribution, assez rare, sur le modèle romain de l’atrium.

En outre, le château s’est vu agrémenté d’éléments caractéristiques du XIXe siècle :

une promenade arborée d’essences multiples

un parc

une orangerie

deux serres

un jardin potager à la française

deux vergers

une maison de jardinier

une chapelle.


La chapelle fut bénite par Flavien Hugonin, évêque de Bayeux, en 1876, celui-là même qui accepta l’entrée anticipée au Carmel de Thérèse de Lisieux, futur Docteur de l’Église et grande Sainte de la Chrétienté.

La famille Tellier Vauville fit bâtir un presbytère vers 1870 et l'offrit au clergé afin d'assurer des offices dans le village retiré de La Pommeraye.

Depuis 1850, différentes familles se sont succédé au château de La Pommeraye : Le Tellier de Vauville, Pollet, Michelon, Rollot, Boudnikoff.

Des recherches sont en cours pour retrouver les familles antérieures à la famille Le Tellier de Vauville.


Jardin et parc



Le domaine, qui s’étendait autrefois sur plusieurs centaines d’hectares, a été en partie démembré.

Aujourd’hui, d'une surface de 20 hectares et classé réserve ornithologique, il se répartit entre parc, motte castrale, potager, vergers, étang, vallons, bois et prairies.

La ferme du château, au lieu-dit la Couture est indépendante depuis plusieurs décennies.

Plus récemment, le château Ganne et sa butte ont été cédés au Conseil général du Calvados en 2003 par la famille Rollot.

Des fouilles archéologiques y sont conduites par les universités de Caen et de Rouen.


Le chateau de la Bruyère à Cambremer




Le chateau de la Bruyère à Cambremer



Le Château les Bruyères se situe à Cambremer dans le Pays d'Auge, sur le parcours de la route du cidre, au cœur de la Normandie des prairies et des haras.

Historique

C’est grâce à la présence d’une sablière sur laquelle est gravée « cette maison est faite par François Fosse en l’an 1284 » que l’on peut dater la plus ancienne habitation sise sur le site du Château les Bruyères.

Il s’agit d’un manoir à la toiture de tuiles plates et à la façade essentée d’ardoises au sud et à colombages au nord ; manoir qui fut remanié à plusieurs reprises au cours des siècles.

La dernière intervention datant probablement du milieu de XVIIIe siècle ; l’escalier typique permettant de dater cette époque.

Le site présentait à cette époque l’architecture et la composition typique des manoirs normands, avec ses bâtiments disposés autour d’un espace central nommé l’enclos manorial.

On garde encore de cette époque, outre le manoir, le romantique puits avec son mécanisme et sa toiture en tuile plate identique au manoir, ainsi qu’un magnifique pressoir à colombages de dimensions imposantes, où l’on peut encore voir les vestiges de la tour à piler, où les pommes tombant directement du grenier dans l’auge circulaire étaient broyées par la meule tirée par un cheval.

Il faut attendre le cadastre de 1811 pour voir apparaître quatre maisons à l’emplacement actuel des habitations et bâtiments entourant le château.

Puis le château est mentionné sur le cadastre de 1817.

Il semblerait donc qu’il fut édifié vers 1815, 1816. D’une architecture typique de la fin de l’époque napoléonienne, il présentait un élégant appareil de briques et de parement de pierre et d’enduit à la chaux qui encadrait baies et portes.

Cette propriété appartenait au début du XXe siècle à la famille Petit.

C’est à cette époque que l’on mentionne les séjours de Marcel Proust au Château.

De 1904 à 1914, Marcel Proust vint en cure à Cabourg, généralement durant l’été de août à septembre.

Séjournant le plus souvent au Grand Hôtel de Cabourg, il aimait aussi se retirer dans les terres pour bénéficier de l’air de la campagne plus propice à son sommeil.

C’est ainsi qu’il séjourna au château les Bruyères ; on trouve plusieurs mentions de Cambremer, et du site dans son roman À l'ombre des jeunes filles en fleurs.

Madame et Monsieur Chady-Bollack, parfumeurs parisiens acquirent l’ensemble vers 1925.

Ils créèrent l’imposante allée bordée de hêtres et de châtaigniers qui mène aux marches d’honneur du château.

C’est à cette époque que le couple Émile Langlois & Marcelle Mansuis y séjourna.

Lui célèbre écrivain parisien de l’entre-deux-guerres ; elle, secrétaire de Georges Clemenceau de 1920 à 1929, année de la mort du « Tigre ».

Elle recueillit nombre de souvenirs et de confidences de l’homme d’État, et laissa après sa mort un manuscrit inédit qui donna un éclairage particulier sur la dernière partie de la vie du « Tigre ».

Vendu en 1992, date à laquelle le château fut transformé pour accueillir des hôtes, le château nécessita de très importants travaux de rénovation dans le strict respect de l’architecture existante.

Seuls les parements d’enduit à la chaux disparurent pour laisser apparaître l’appareillage de briques de la façade, la toiture fut refaite à l’identique, ainsi que les façades du manoir.

En 2004, le parc revu, a été complété par un verger domestique, un jardin potager, un jardin des plantes condimentaires et aromatiques, ainsi qu’une nouvelle pommeraie destinée à produire le cidre du château.

Le porche d’honneur a été reconstruit, et une nouvelle grille a été installée pour compléter l’alignement de l’allée majestueuse qui mène devant le château.

Le petit haras qui occupe les bâtiments situés derrière le château, complète l’ensemble.

Les chevaux « selle français » sont destinés à la compétition de saut d’obstacle.

Le plus digne représentant du haras concours sous la selle d’un cavalier de haut niveau, et participe à de nombreux concours internationaux en Europe.


Le Chateau de Trouville





Le chateau de Trouville


Dernière édition par Romy50300 le Mer 6 Juil 2016 - 20:33, édité 24 fois
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Domaine de Beauregard

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 10:57

Domaine de Beauregard




Façade principale (ouest)



Période ou style Style troubadour
Fin construction 1864
Propriétaire initial Jules Nicolas Lecesne
Destination initiale Lieu de villégiature
Propriétaire actuel Commune d'Hérouville Saint-Clair
Destination actuelle Centre de loisirs
Site web domaine.beauregard.free.fr

Pays France
Région historique Basse-Normandie
Commune française Hérouville Saint-Clair







Le Domaine de Beauregard, situé en périphérie d'Hérouville Saint-Clair au bord du canal de Caen à la mer, est composé de prairies et de surfaces boisées qui s'étendent sur 23 hectares.

Il comprend un parc, un château et des dépendances.


Historique



Le domaine de Beauregard appartenait au fief de Colbert.

Au milieu du XIXe siècle, la propriété fut acquise par un armateur du Havre, Jules Nicolas Lecesne, qui en fit un lieu de villégiature.

Le château de style troubadour (typique de l'architecture normande du XIXe siècle) est achevé en 1864.

Le domaine a subi de lourds dégâts pendant la Seconde Guerre mondiale après laquelle il a été racheté par l'État et mis à la disposition de l'ORTF qui l'occupait l'été pour ses colonies de vacances.

Racheté par la commune d'Hérouville Saint-Clair en 1977 et peu utilisé hormis quelques événements ponctuels, ainsi un certain nombre de "fêtes de la Rose" jusqu'en 1988, date à laquelle est créée l'association qui porte son nom, il est devenu progressivement un lieu d'activités culturelles et sportives.

En 1999, lors de la tempête, certains dégâts furent à déplorer en particulier des chutes d'arbres centenaires.

Depuis juillet 2009, le parc du chateau accueille le Festival Beauregard avec en tête d'affiche pour les premières éditions : Mika, Pete Doherty, Arthur H, Iggy Pop & The Stooges, Ayo, Gossip, Phoenix…

Il a réuni 20 000 festivaliers pour sa première édition.


Le parc





Le parc est composé d'espaces boisés et de prairies.


En outre, s'y trouvent des sculptures à motifs animaliers : sangliers, chiens, scènes de chasse.




Chien attaquant sanglier dans le parc








Le château




Angle sud-est




Façade est



Les dépendances



L'annexe du château
la bergerie
la ferme



Dernière édition par Romy50300 le Jeu 25 Oct 2012 - 18:16, édité 2 fois
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château de Caen

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 17:31

Le Chateau de Caen




Le château de Caen est un ensemble fortifié du centre-ville ancien de Caen.



Fondé vers 1060 par Guillaume le Conquérant, il connait de nombreux aménagements au fil des siècles.

Avec 5,5 hectares, c’est l’un des plus grands châteaux d’Europe.


Son enceinte contient aujourd’hui :



le logis du gouverneur (actuel musée de Normandie) ;

le Cavalier d'artillerie et les salles du Rempart ;

le musée des Beaux-Arts de Caen ;l’église Saint-Georges ;l’Échiquier de Normandie, qui fait office de salle d’exposition temporaire ;un jardin de plantes cultivées au Moyen Âge.


La totalité des constructions et vestiges du château, à l'exclusion des fossés, du musée des Beaux-Arts et de l'aile en retour nord du musée de Normandie, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 10 avril 1997.


Situation



Le château est établi sur le bord sud d'un plateau dominant la plaine de Caen.

À la pointe de ce plateau, une vaste enceinte flanquée de tours pour la plupart carrées délimite un espace d'environ 250 sur 225 m.

À l'ouest et au sud, elle suit le relief naturellement escarpé qui surplombe la ville.

À l'est un fossé a été creusé dans le roc, au nord, du côté de l'attaque, furent accumulées les défenses ; s'y sont succédé : la tour-porte de Guillaume, le donjon carré d'Henri Ier et l'enceinte quadrangulaire à tours d'angle de Philippe Auguste.

Un profond fossé, qui fût doublé ultérieurement, les isolait du plateau.


Histoire


Le château ducal (vers 1060 - 1204)


Les origines du château


À partir du Xe siècle, la croissance agricole caractéristique de cette période entraîne la création de nombreux marchés locaux.

Les seigneurs, désireux de contrôler le développement des villes et villages, érigent des châteaux et souvent accompagnent ces établissements par la fondation d'un établissement religieux.

Caen est un bon exemple de ce qu'on peut appeler un « bourg castral ».

Situé dans une riche plaine agricole, Caen n'échappe en effet pas à la règle et connaît un rapide développement le long de la rive gauche de l'Odon.

Il est donc possible qu'un premier élément fortifié ait existé vers 1025, date à laquelle Caen est qualifié de burgus (bourg) dans une charte de Richard II ; aucun élément archéologique ne vient toutefois accréditer cette théorie.

Quoi qu'il en soit, c'est Guillaume le Conquérant qui met en place une véritable citadelle à partir de 1060 sur un éperon rocheux dominant la basse vallée de l'Orne.

Il s'agit sûrement d'un moyen de contrôler cette agglomération qui prend de l'ampleur ; l'absence de lien entre le château et la ville à cette époque – la seule porte étant alors au nord – semble confirmer cette thèse.

Mais le duc mûrit un plus grand dessein.

Marqué par la rébellion des barons du Cotentin pendant sa jeunesse, il souhaite disposer d'un point d'appui sûr en Basse-Normandie.

Le site de Caen, à proximité de la mer et à équidistance de Rouen et du Cotentin, est donc choisi par Guillaume le Conquérant afin d'y construire sa forteresse.

La construction du château, au même titre que la fondation des deux abbayes, montre la volonté du souverain d'établir une deuxième capitale dans la partie occidentale du duché.




Salle de l’Échiquier (XIIe siècle)




Une résidence princière


Toutefois, dès ses origines, le château de Caen semble être davantage une résidence princière où le duc-roi exprime sa puissance et son prestige qu'une forteresse au rôle militaire affirmé.

L'élément le plus important du château est en effet le palais constitué d'appartements privés destinés à la famille princière (les camerae), d'une chapelle (la capella) et surtout d'une salle d'apparat (l’aula).

Certes, le château est protégé par les fossés et par la falaise, retaillée pour être plus abrupte, et dès la fin du règne de Guillaume le Conquérant, la simple palissade qui devait ceinturer le plateau a été remplacée par une muraille de pierre.

Mais le château souffre déjà de son archaïsme d'un point de vue militaire.

La présence des civils, un village regroupé autour de l'église Saint-Georges étant incorporé à l'enceinte, peut constituer une gêne ; toutefois le château assurera un rôle de refuge tout au long du Moyen Âge.

Plus grave, sa localisation à mi-pente le rend très vulnérable : il surplombe la ville qui se développe à ses pieds au sud, mais il est lui-même dominé au nord par les coteaux où s'élèvent aujourd'hui le campus 1 de Caen.

De plus, son emprise est beaucoup trop vaste (5 hectares) et il n'est protégé que par une simple tour-porte située au nord de l'enceinte.


Le château au XIIe siècle



Le fils de Guillaume le Conquérant, Henri Ier Beauclerc, tente de régler ce dernier problème au XIIe siècle par la construction du donjon à proximité de la tour-porte.

Cette tour carrée, peut-être entourée d'un mur, est un véritable château à l'intérieur du château.

Construit vers 1120, il fait partie des nombreuses tours construites par le roi d'Angleterre après sa reprise en main du duché de Normandie.

Mais le rôle administratif et politique du château reste prégnant.

Plus ou moins à la même époque, le roi d'Angleterre fait également construire une nouvelle aula, aujourd'hui connue sous le nom de salle de l'Échiquier.

Deux fois plus grande que la précédente, elle permet de répondre au faste de la cour royale.

Cet usage survivra à Henri Ier Beauclerc, puisque son successeur Henri II d'Angleterre et ses fils (Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre) y organisent en 1182 une fastueuse cérémonie pour les fêtes de Noël afin de démontrer la supériorité de sa cour et donc son prestige à ses adversaires, notamment le roi de France Philippe II.

L'étude des Grands rôles de l'Échiquier montre également que la résidence princière caennaise est l'une des plus visitées par les ducs-rois.

Et surtout son rôle politique et administratif y est clairement identifié, surtout à partir de 1170 quand l'administration fiscale et judiciaire est partiellement sédentarisée à Caen.

Dans la deuxième partie du XIIe siècle, l'intérêt militaire que portent les souverains anglais au château de Caen s'amoindrit.

Le duché de Normandie n'est pas tiraillé par des troubles internes importants ; la menace provenant davantage de la frontière avec la France à l'est, Richard Cœur de Lion concentre ses efforts dans la vallée de la Seine.


Le château royal (1204-1789)




Plan du château sous l'Ancien Régime.



Les remaniements de Philippe Auguste



Le château de Caen est pris sans combat par Philippe Auguste en 1204.

Comme ailleurs dans le duché, le roi de France entreprend d'importants travaux afin de moderniser la forteresse.

Afin d'améliorer les défenses au nord, le donjon est entouré par une courtine protégée à chaque angle par une tour circulaire et isolée par un profond fossé ; l'ensemble est doublé au nord par une autre tranchée tout aussi abrupte en fer à cheval qui forme ainsi une zone tampon appelée Roquette ou Garenne.

L'accès au nord étant bouché par ces aménagements, l'accès se fait désormais à l'est par une porte fortifiée, la porte des Champs.

Enfin deux tours circulaires sont érigées à l'est et à l'ouest à la jonction avec les fortifications de Caen.

Grâce à ses réalisations, le monarque dispose d'une citadelle plus sûre, mais il démontre également sa puissance dans l'une des principales villes de ce territoire nouvellement conquis.

De la résidence princière au pôle administratif


Le château de Caen n'est plus une résidence princière et les visites royales se font rares ; Henri IV serait le dernier à y séjourner le 12 septembre 1603, ses successeurs préférant loger en ville lors de leur passage à Caen.

Le château accueille aussi parfois des hôtes de marque, comme Richard d'York, lieutenant général de Normandie et gouverneur de France et de Normandie, pendant l'occupation anglaise.

Mais le château conserve surtout un rôle administratif important.

L'Échiquier de Normandie s'y réunit une fois par an jusqu'à sa sédentarisation de fait en 1302 à Rouen.

Le bailli de Caen, représentant du roi dans cette partie de la province, réside au sein de l'enceinte du château dans le Logis du Roi, mentionné pour la première fois en 1338.

Le Logis du Roi, aujourd'hui connu sous le nom de Logis du Gouverneur, abritait les appartements personnels du bailli, une chapelle privée, les bureaux du bailliage et une salle d'audience.

En 1450, le bailliage s'installe rue Cattehoule (actuelle rue de Geôle).

Le pouvoir royal est alors incarné par le gouverneur des villes et château de Caen qui réside dans l'ancienne demeure du bailli.

D'ailleurs la charge est souvent réunie à celle du bailli, quand elle n'est pas déléguée à un lieutenant général.

Le château dans la guerre de Cent Ans


Au XIVe siècle, l'intérêt stratégique du château se trouve réaffirmé lors de la guerre de Cent Ans.

La forteresse devient un élément clé du dispositif de défense de la Normandie.

Des travaux de défense sont effectués après la prise de Caen en 1346 ; la transformation de la poterne sud ouvrant vers la ville en véritable accès fortifié, la porte Saint-Pierre, et la construction de la barbacane de la porte des Champs datent probablement de cette époque.

Les tractations entre la France et l'Angleterre réduisent la menace extérieure et l'activité ralentit.

Le réaménagement cesse totalement au début de l'occupation anglaise qui commence en 1417 après la prise de la ville et du château par Henri V d'Angleterre.

Des travaux d'envergure reprennent toutefois à partir de 1435 quand les Français entreprennent de reconquérir la Normandie ; les Anglais construisent la barbacane de la porte Saint-Pierre afin de se protéger d'une attaque venue de la ville.

Après la reconquête française en 1450, le château perd définitivement tout intérêt stratégique au plan national.

Le château face aux troubles intérieurs


En tant que symbole du pouvoir, le château de Caen reste néanmoins la cible de ceux qui contestent l'autorité royale.

De ce fait, on continue de moderniser le château afin de l'adapter au progrès de la poliorcétique.

De 1467 à 1468, le capitaine du château et sa garnison, prennent le parti de Charles de France contre son frère, le roi Louis XI.

François de Silly, bailli de Caen à partir de 1503, fait renforcer les murailles du château en accumulant d'épaisses masses de terre le long des remparts afin d'augmenter leur résistance à l'impact des boulets.

Mais quand le château est bombardé à partir du 1 mars 1563 depuis le cimetière Saint-Julien par les troupes protestantes de l'amiral de Coligny, une brèche est ouverte dans les murailles au bout du troisième jour et les catholiques encerclés se rendent ; une troupe de 2 000 hommes, commandée par François du Plessis de Richelieu, reprend finalement le château le 14 avril 1563.

Dans le conflit qui oppose Louis XIII à Marie de Médicis, le gouverneur de Normandie, Henri II d'Orléans-Longueville, prend le parti de la reine-mère.

Le capitaine Prudent, fidèle au gouverneur qui lui a confié le commandant du château, braque les canons sur la ville qui demande au roi d'intervenir.

Du 14 ou 17 juillet 1620, le roi, assisté par César de Choiseul du Plessis-Praslin, assiège le château qui finit par se rendre.

Certains proposent alors de faire raser le château, mais le roi préfère garder la forteresse malgré son faible intérêt militaire.

C'est le dernier fait d'armes important dans lequel le château joue un rôle direct.

Le château est pris d'assaut par les révolutionnaires en 1789, puis par les royalistes en 1815 ; mais dans les deux cas, les autorités du château laissent rentrer la population sans intervenir.




Porte Saint-Pierre et sa barbacane




Le déclin de la paroisse Saint-Georges


À partir du XVIe siècle, l'usage purement militaire du château tend à se confirmer.

La population civile déserte peu à peu l'enceinte castrale.

L'église Saint-Georges a été construite pour accueillir une centaine de paroissiens, mais à la fin du XVIIIe siècle, les registres paroissiaux n'enregistrent plus qu'un enterrement par an dans le cimetière de 32 m² qui entoure l'église, ce qui permet d'évaluer la population à environ 25 personnes.

En outre, la part relative des familles de militaires tend à s'accroître et à devenir prédominante. Le nombre de militaires fluctue avec le temps.

Après 1450, la garnison se compose de 50 hommes en armes et de 100 archers.

Pendant la période d'agitation liée aux guerres de Religion, très violentes en Normandie, l'effectif remonte jusqu'à 250 têtes, avant de retomber à 50 le siècle suivant.

À la fin du XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV, est construit un hôtel des Invalides ; à la veille de la Révolution, cette compagnie des invalides est constituée de 70 hommes et cinq lieutenants.

À cette époque, sont également cantonnés dans l'enceinte du château quatre canonniers et un commandant d'artillerie, un arsenal et des magasins à poudre y ayant été installés.


Les prisons du château




Le château est également utilisé régulièrement comme prison.

Des geôles sont mentionnées dès 1184-1185 à l'angle sud-est de l'enceinte et vers la porte des Champs ; cette prison est transférée au XVe siècle lors de l'occupation anglaise dans la rue Cattehoule et devient la geôle du bailliage qui donne son nom à la rue.

À partir de cette période, la différentiation entre prisonniers militaires et civils est de plus en plus nette.

On ne dispose pas de sources permettant de connaître la place des prisonniers dans le château au XVIe siècle, mais il existe de nombreux documents concernant la période courant du XVIIe au XIXe siècles.

Le château de Caen n'est pas utilisé pour les prisonniers de droit commun qui sont envoyés dans la prison du bailliage ou le dépôt de mendicité de Beaulieu (la Maladrerie).

Les prisonniers du château sont de deux types : les civils envoyés par lettre de cachet et les captifs pour cause de guerre.

Les civils envoyés par lettre de cachet sont peu nombreux ; on en dénombre seulement cinq entre 1753 et 1787.

Les témoignages des prisonniers eux-mêmes, comme celui de Charles François Dumouriez envoyé à Caen en 1774, permet de comprendre que les conditions de détention sont loin d'être difficiles.

L'emprisonnement au château de Caen reste en effet une faveur du roi ; cela permet au roi ou à une famille influente d'écarter provisoirement de la société un élément gênant sans lui faire subir de condition de détention dégradante.

La deuxième catégorie de prisonniers, les captifs pour fait d'armes, est plus importante numériquement, mais reste assez limitée.


Le château est mis sporadiquement à disposition pour interner des prisonniers capturés lors de sédition paysanne des (Va-Nus-Pieds en 1639) ou lors de guerre avec des ennemis extérieurs (les officiers espagnols venus de Flandres entre 1643 et 1648 ou les captifs de la bataille de Denain en août 1712).

Il est possible que quelques protestants aient également été emprisonnés après la révocation de l'édit de Nantes en 1685.

Les prisonniers étaient sous la surveillance de la garnison du château, mais tous les frais (habillement, nourriture, ameublements) étaient supportés par la ville.

Il n'existait pas de prison à proprement parler dans le château.

On utilisait telle ou telle pièce en fonction des besoins.

Ainsi en 1771, il est fait mention de trois cachots dans le donjon, deux dans la porte Saint-Pierre et d'une prison à bonnet de prêtre à proximité de cette dernière porte ; six ans plus tard, il semble qu'il n'y ait plus qu'une cellule située dans une des tours de la porte Saint-Pierre.

Un projet de véritable prison militaire constituée de chambres de disciplines fut proposé à la fin du XVIIIe siècle, mais jamais réalisé.


La caserne (1789-1944)






Vue du donjon en 1702



La prison révolutionnaire et la destruction du donjon


Le 18 juillet 1789, le peuple s'empare du château et confisque les armes qui y sont entreposées.

Dumouriez, nommé gouverneur depuis peu de temps, accepte d'arborer la cocarde tricolore et la situation revient rapidement au calme.

Pendant le reste de la Révolution française, le château est régulièrement utilisé comme prison par la ville qui peut ainsi isoler ceux qui sont identifiés comme étant des ennemis de la Révolution : le nouveau gouverneur du château, le vicomte Henri de Belzunce, en août 1789 ; 84 suspects royalistes en novembre 1791 ; l'ancien secrétaire de Jacques Necker, Georges Bayeux, en août 1792 ; 230 manifestants refusant la conscription militaire en mars 1793.

Les prisonniers les plus importants sont Claude-Antoine Prieur-Duvernois et Charles-Gilbert Romme, représentants en mission envoyés par la Convention nationale.

Arrivés en pleine insurrections fédéralistes, ils sont assignés à résidence dans le presbytère de l'église Saint-Georges à partir du 12 juin 1793.

Ils sont libérés un mois plus tard après la défaite des troupes fédéralistes lors de la bataille de Brécourt.

Afin de punir cet affront, la Convention décrète le 6 août 1793 que « le donjon et château de Caen dans lesquels la liberté et la représentation nationale ont été outragées, seront démolis.

Sur les ruines du donjon il sera planté un poteau, sur lequel seront inscrits les noms des députés déclarés traîtres à la patrie ».

Les travaux de démolition commencent dès le 18 août.

Le presbytère est démoli, le donjon en grande partie arasé et la porte Saint-Pierre endommagée.


La prison militaire

Mais la destruction s'arrête là et dans les derniers mois du Directoire, on décide de restaurer les défenses du château.

En 1805, la porte Saint-Pierre est effectivement restaurée. Le château retrouve en effet son usage militaire.

Dès 1791, les derniers civils – en fait les reliquats de l'ancienne compagnie des Invalides – sont chassés du château.

En 1799, un magasin à poudre est installé dans l'ancienne église ; deux autres sont construits dans l'enceinte en 1815-1818.

Comme sous l'ancien régime et pendant la Révolution, il sert encore dans les deux premières décennies du XIXe siècle à emprisonner pendant un court séjour des contestataires (conscrits réfractaires, manifestants contre la cherté du blé).

Ensuite la prison devient exclusivement réservée aux militaires, les prisonniers de droit commun étant envoyés à Beaulieu ou dans la prison du palais de justice.

La garnison stationnée dans le château après la paix de 1814 dispose de salles de police : deux cellules – l'une destinée aux soldats, l'autre aux sous-officiers – près de la porte Saint-Pierre et deux cachots dans la porte elle-même.

Les graffitis gravés dans la pierre sont un témoignage de cet usage.


La véritable prison militaire se trouvait toutefois dans des locaux vétustes situés rue des Carmes. Les projets de construction d'une prison militaire dans l'enceinte du château se multiplient : 1819, 1824, 1827-1832, 1834.

C'est en 1848 qu'une prison militaire est aménagée dans les bâtiments existants au sud-est de l'enceinte. Le conseil de guerre est installé au premier étage.

Deux chambres, destinées aux officiers, sont rajoutées en 1854 et, en 1856, un préau clos par un mur est érigé afin de permettre la promenade des officiers captifs.

La prison militaire devient un espace enclos à l'intérieur de l'enceinte castrale.

Pouvant accueillir 2 officiers, 37 soldats et sous-officiers, elle est jugée trop petite et est finalement fermée en 1881 quand le château est transformé en caserne.





Le tissu urbain à l'assaut du château ; ici, le Vaugueux



Un rôle mineur jusque dans les années 1870


Jusqu'à la fin du XIXe siècle, le château occupe une place subalterne dans l'appareil militaire national et régional.

Outre le conseil de guerre et sa prison, on y trouve les bureaux de recrutement, le chef de bataillon du Génie et le chef d'escadron d'artillerie.

Mais le château est condamné par son archaïsme.

En 1811, alors même que le blocus des ports normands par les Anglais se resserre, Napoléon Ier fustige dans une lettre adressée à son ministre de la Guerre les travaux de restauration de la porte Saint-Pierre et précise qu'« il faudrait démolir cette citadelle et la vendre à la ville dont les promenades y gagneraient ».

Inadapté au nouveau type de conflits, le château est sauvé par son importance pour le maintien de l'ordre dans une ville jugée trop frondeuse.

Le 23 juillet 1881, le château est définitivement rayé du tableau des places fortes[13], mais reste dans le domaine d'État affecté au département de la Guerre.

La caserne Lefebvre


La situation change toutefois sous la Troisième République. La défaite de 1870 amène les autorités à réorganiser totalement l'appareil militaire national et notamment son implantation territoriale.

Tout au long du XIXe siècle, la ville de Caen, qui - outre la caserne de Remonte - ne dispose que d'une caserne inadaptée aux besoins de l'époque (la caserne Hamelin), demande l'implantation d'un régiment de cavalerie.

C'est finalement une prestigieuse unité de fantassins qui s'installe au château.

Le 36e RI y est cantonné par étape à partir de 1876.

Vers 1877, un premier bâtiment est construit au nord de l'enceinte ; les derniers restes du donjon sont abattus, les fossés comblés et le terrain aplani afin d'aménager une vaste place d'armes.

Jusqu'en 1901, le régiment est cantonné par alternance à Paris, Falaise et Caen avec le 5e RI.


Après cette date, il est définitivement fixé à Caen et un nouveau bâtiment est construit perpendiculairement au premier, entre celui-ci et la porte des Champs.

D'autres unités se joignent au 36e RI dans la première décennie du XXe siècle : un bataillon du 5e RI en 1905 et les compagnies du 129e RI après 1908.

Le château est donc profondément remanié afin de devenir la caserne Lefèvre.

Les bâtiments de cantonnement érigés à l'emplacement du donjon sont conçus selon les stéréotypes de l'architecture militaire de l'époque :

un rez-de-chaussée avec les lavabos, les cantines et les bureaux des sous-officiers ;deux étages où logent les troupes dans des chambrées de 25-28 hommes ;des combles dans lesquels on installe les réservistes pendant leur période d'instruction ;
les niveaux supérieurs étant desservis par quatre escaliers, un par compagnie.


1 600 hommes étaient cantonnés dans le château et ce chiffre pouvait monter jusqu'à 2 400 pendant la période de service des réservistes.

Jusqu'en 1914, le 36e ne prend part à aucun combat.

La vie de la garnison tourne autour de la formation des conscrits et des manœuvres.

Le régiment occupe alors une place importante dans la vie locale tant d'un point de vue économique que culturel.

Le 36e est mobilisé le 5 août 1914 et revient triomphalement en 1919.

Mais les effectifs baissent et l'unité est finalement dissoute en 1923 au grand dam de la ville.

En 1938, un monument aux morts en mémoire des 8838 membres du 36e tués pendant le conflit est érigé à proximité de l'ancienne chapelle palatine.

L'année suivante, le régiment est reformé et quitte Caen le 10 septembre 1940.





Allemands sur la terrasse d'artillerie (1940)



Le château après le Débarquement


Après la reddition de la France, les troupes du Troisième Reich occupent le château.

Pendant le Débarquement de Normandie, des Anglais et des Canadiens y sont emprisonnés.

Pendant la bataille de Caen, le secteur du château est la cible des bombardements aériens et des tirs d'artillerie.

Le château et ses abords sont sérieusement endommagés :

l'enceinte est touchée à plusieurs endroits ;

les bâtiments au sud de l'enceinte sont en ruine ;

les vestiges du Vieux palais et le bâtiment nord de la caserne sont détruits ;

les autres monuments de l'enceinte (Échiquier, salle des Gouverneurs, église Saint-Georges) sont endommagés.


À la fin du déblaiement des ruines de Caen en 1946, le château, qui n'était plus visible des Caennais depuis plus d'un siècle et demi du fait de la destruction du donjon et de l'envahissement des fossés par les habitations, réapparaît.

Surplombant à nouveau la ville, le château perd définitivement son usage militaire et il est décidé de le restaurer et de le mettre en valeur.


L'enceinte des musées





Le rempart nord restauré



En 1946, l’archéologue caennais Michel de Boüard, décide d’entreprendre des fouilles dans l’enceinte du château de Caen pour faire réapparaître les traces médiévales.

Parallèlement à ces travaux, Il envisage de faire du château "l'enceinte des musées".

À mi-chemin des commerces du centre et de l'université, le château devient le lieu de rencontre symbolique entre la ville et le savoir.

En décembre 1963, le musée de Normandie accueille ses premiers visiteurs dans le Logis des Gouverneurs, restauré pour l'occasion.

En 1967 est installé le musée des Beaux-Arts qui ouvrira ses portes en 1971.


Travaux récents


À compter de mars 2004, la municipalité de Caen, aidée par les subventions du FEDER, a entrepris la restauration des remparts. (consolidation, dégagement des meurtrières fermées au XIXe siècle).

6 000 m3 de remblai sont en cours d’évacuation, afin de mieux voir le mur d’enceinte nord-ouest, du XIIe siècle.

Dans le cadre du projet de mise en valeur du château, la terrasse d'artillerie dite du Cavalier XVIe siècle, fortement érodée, est restaurée ; son volume est restitué dans son état XVIe siècle et permet, sous la terrasse, d'aménager les salles du Rempart, équipement muséal moderne de 1 200 m² accueillant les expositions temporaires du musée de Normandie.

Cette opération a mis au jour la cave d’une maison privée du XVe siècle ayant conservé une belle cheminée, une poudrière et deux murs d’une forge du XIVe siècle.

Des dessins de mors (pour attacher les chevaux) y ont également été découverts, preuve de l’existence d’écuries au château à une certaine époque.

Il a été constaté une augmentation constante du volume de pierres éboulées côté rue de Geôle.

Remplacement de pierres et consolidation sont engagés et seront achevés en 2008. Coût : 1,15 million d’euros.


Architecture



Vieux Palais et chapelle Palatine Saint-Georges





Ruines du palais de Guillaume le Conquérant et salle construite par Henri Ier Beauclerc.



Guillaume le Conquérant se fait construire un palais au nord de l'enceinte dans la deuxième partie du XIe siècle.

Ce palais reprend l'organisation classique des demeures seigneuriales de cette époque.

Il est constitué d'un ensemble de trois bâtiments principaux, peut-être entouré par un mur le séparant du reste de l'enceinte castrale : l’aula (espace de réception officielle), la capella (chapelle palatine réservée au duc-roi et à ses proches) et les camerae (appartement de la famille ducale, puis royale).

Cette résidence princière conserve son rôle central jusqu'au XIIIe siècle.

La construction du donjon par Henri Ier Beauclerc ne change pas la destination du palais qui reste la résidence privilégiée des rois, la camera regis.

L'aula de Guillaume le Conquérant en revanche est probablement transformé en appartement privé après la construction, toujours par Henri Ier Beauclerc, de la nouvelle aula, connue aujourd'hui sous le nom de salle de l'Échiquier.

Quand le château perd son statut de résidence royale après l'incorporation de la Normandie au domaine royal français en 1204, le Vieux palais se trouve marginalisé.

Il fait encore régulièrement l'objet de travaux, mais n'est plus utilisé épisodiquement pour accueillir les hôtes de marque, les représentants du roi résidant dans le Logis du Roi.

Ainsi quand le duc d'York s'installe au château en 1444, le Vieux palais, très vétuste, doit être rénové.

Au fil des siècles, le Vieux palais de Guillaume le Conquérant est profondément modifié au fil des siècles, la chapelle étant le bâtiment le mieux conservé.

L'ensemble est finalement détruit en 1944 pendant la bataille de Caen.

Les fouilles de Michel Boüard dans les années 1960 ont permis cependant d'en dégager les structures rendues lisibles au sol par des graviers sombres.

L'aula de Guillaume le Conquérant est un rectangle de 16 sur 8 m. Le sol étant en terre battue, il est possible que l'étage noble se soit trouvé au deuxième niveau, le départ d'un escalier à vis ayant été retrouvé au sud-ouest de la salle.

À quelques mètres au sud, s'élevait la chapelle dédiée à saint Georges, comme l'église paroissiale avec qui elle a pu être confondue par le passé.

Comme il était l'usage au XIe siècle, elle se trouvait dans un bâtiment perpendiculaire à la salle d'apparat, suivant un axe sud-est - nord-ouest.

Le bâtiment a été monté directement sur l'argile de la terrasse post-glaciaire sur laquelle est érigée le château ; cette absence de fondation est caractéristique des modes de construction des XIe et XIIe siècles.

La chapelle était relativement imposante (16 sur 7 m) et servait pour les réunions ordinaires de l'Échiquier.


Au XVe siècle, on perça des baies gothiques et les murs gouttereaux furent renforcés par des contreforts ; le chevet plat fut également détruit afin de permettre l'érection d'un mur clôturant vers le sud l'ensemble des bâtiments du Vieux Palais.


Une abside et un bas-côté sont rajoutés à cette époque.

Avec « son archivolte intérieure garnie de redents, son archivolte extérieure ornée de feuillages en chou frisé qui se complique d'un arc en accolage avec fleuron terminal, et les deux contreforts plantés de biais et finissant en pinacles qui l'encadrent », la porte latérale du bas-côté était caractéristique de l'architecture du XVe siècle.



Salle de l'Échiquier



la Église Saint-Georges




L'ancienne église Saint-Georges.




À l'emplacement de l'église actuelle, se trouvait un bâtiment de facture plus élémentaire dont on ne sait s'il s'agit d'un lieu de culte préexistant ou d'une simple habitation.


Orientées nettement plus à l'est, les fondations de cet édifice furent exhumées en 1964 par Michel de Boüard et les archéologues du centre de recherches archéologiques et historiques médiévales (CRAHM) de l'université de Caen.

L'église paroissiale dédiée à Georges de Lydda est construite dans la deuxième moitié du XIe siècle à l'emplacement de ce bâtiment.

Les fouilles de 1964 ont permis de mettre à jour le chœur de l'église romane dont l'abside était semi-circulaire.

Il s'agissait d'une église de village qui pouvait accueillir une centaine de paroissiens.

Le droit de patronage de l'église appartenait au chapitre de la cathédrale de Bayeux jusqu'en 1080 ; à cette date, il est racheté par Mathilde de Flandres qui le lègue à l'abbaye aux Dames.

L'église reste dans son état originel jusqu'au début du XVe siècle.

Sévèrement touchée par les bombardements anglais lors du siège de 1417, elle est profondément remaniée dans la deuxième moitié de ce siècle.

Les travaux commencent probablement pendant l'occupation anglaise ; la charpente recouverte de lambris couvrant la nef est sûrement due à un charpentier anglais.

Les fenêtres romanes sont bouchées et on perce des grandes baies de style « modérément flamboyant ».

Le clocher que l'on observe sur les gravures du XVIIe siècle date sûrement de cette époque également.

Fin XVe -début XVIe siècle, le chœur est reconstruit dans le style gothique.


Au sud de la nef, sont érigés une chapelle et le portail actuel.

À partir du XVIe siècle, les civils désertent le château.


En 1779, les registres paroissiaux n'enregistrent plus qu'un enterrement par an dans le cimetière de 32 m² qui entoure l'église, ce qui permet d'évaluer la population à environ 25 personnes.


L'église paroissiale est désaffectée pendant la Révolution.


Du 3 au 28 mars 1793, on y enferme 230 personnes ayant manifesté contre l'enrôlement militaire.


En 1799, l'église est transformée en magasin à poudre.

En 1827, le service du Génie propose de détruire l'église afin de permettre la construction d'une prison militaire ; le projet est abandonné en 1832.

Après que le château a été transformé en caserne, l'ancienne église sert un temps de salle d'armes.

Pendant la bataille de Caen en 1944, le château est à nouveau bombardé.

Le presbytère et le pignon sud de la nef sont détruits.

L'ancien lieu de culte est restauré.

Pour rappeler ce passé cultuel, des stalles provenant de l'église Saint-Jean de Caen y sont installées et une table de pierre est disposée dans le chœur afin d'évoquer le souvenir de l'autel disparu.

Les vitraux sont confiés à Max Ingrand dans le chœur.

Ils représentent saint Étienne encadré par saint Georges et saint Michel.

Les vitraux de la nef, œuvre de Maurice Rocher, figurent la vie du Christ à gauche et une scène associant saint Georges et Richard Cœur de Lion à droite.

La grande verrière est consacrée à des épisodes de la vie de Guillaume le Conquérant.


Dans le cadre du projet de réaffectation du château à l'université, il est programmé que l'ancienne église soit occupée par l'aumônerie des étudiants.


Cette proposition est abandonnée et Saint-Georges est convertie en mémorial en souvenir des pertes civiles de la bataille de Caen en 1964.


La dépouille d'une victime anonyme est inhumée dans l'ancien lieu de culte. Moins de vingt ans plus tard, le mémorial change d'affectation.

En 1979, le corps de la victime inconnue est exhumé pour être inhumé de nouveau au chevet de l'ancienne église qui est utilisée à partir de 1980 par le musée de Normandie qui y organise des expositions temporaires.



Logis des Gouverneurs





Façade principale




La première référence concernant ce bâtiment, alors appelé Logis du Roi, date de 1338.

Construit sans doute au début du XIVe siècle, c'était la résidence privée du bailli.

On y trouvait également une salle d'audience et les bureaux du bailliage.

Ceux-ci furent transférés à proximité de la prison de la rue Cattehoule (actuelle rue de Geôle) après 1450.

Le Logis du Roi devint donc la demeure du capitaine du château, enfin celle du gouverneur « des ville et château de Caen ».

Le bâtiment fut presque entièrement reconstruit au XVIIe siècle.


Les contreforts des façades de l'aile sud et la tour d'escalier à l'intérieur de la cour sont des vestiges du bâtiment originel.

En novembre 1680, Robert-Jean-Antoine de Franquetot, comte de Coigny, gouverneur du château et bailli de Caen, passa un accord avec Pierre Cottard, architecte du roi, pour remettre en état le Logis du Roi.

Les travaux furent terminés en 1682.

Les armoiries de la famille des Guillotte-Franquetot-Coigny, qui conservèrent les charges de gouverneur et de bailli jusqu'à la fin de l'ancien régime, étaient gravées sur le fronton.

Au XIXe siècle, le Logis des Gouverneurs est utilisé comme salle d'armes.

En 1834, le Génie propose de le transformer en prison militaire, mais le projet ne fut pas réalisé.

Quand le château fut transformé en caserne, l'ancienne demeure du bailli abrita le mess des officiers, une bibliothèque et une salle de conférences.

En 1944, sa toiture est soufflée, mais le gros œuvre a résisté. Dans les années 1950, on décide d'y installer le musée de Normandie.

En 1958, le bâtiment est rénové ; c'est à cette époque que le grand escalier extérieur est supprimé.

En 1960, les services du musée s'installent et le musée ouvre ses portes au public en décembre 1963.

En 1978-1982, le musée est agrandi.


Des réserves sont creusées sous la cour et une nouvelle aile est construite au nord, donnant ainsi au bâtiment la forme d'un U.


Donjon





Vestiges du donjon depuis le belvédère du rempart nord



Remparts





Vue panoramique de l’entrée du château de Caen



Protection



Le château a tout d'abord été classé monument historique le 12 juillet 1886 et son enceinte le 20 août 1913.

Le 13 juillet 1927, la salle de l'Échiquier est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Le 19 avril 1946, c'est au tour du logis du gouverneur d'être inscrit.

Puis les bâtiments à l'intérieur de l'enceinte sont inscrits à leur tour le 13 mai 1946, ce qui n'empêche par leur destruction toutefois.

Finalement, ces arrêtés de protection ont été annulés lors du classement de la totalité des constructions et des vestiges du château, y compris l'assiette et l'enceinte fortifiée (à l'exception toutefois des fossés, du musée des Beaux-Arts de Caen et de l'aile en retour nord du musée de Normandie) par arrêté du 10 avril 1997.



Galerie




La porte des Champs, château de Caen





La porte Saint-Pierre





Le château et la rue de Geôle aujourd’hui





Jardin des simples



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Château de Canon

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 18:32

Château de Canon




Château de Canon


Type château
Début construction XVIIe siècle
Propriétaire actuel privé
Protection Classé MH (1941)
Site web www.chateaudecanon.fr

Pays France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Commune française Mézidon-Canon







Le château de Canon est un château situé dans la commune de Mézidon-Canon, dans le département français du Calvados, en Normandie.

Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 11 juin 1941.


Histoire



La seigneurie de Canon, propriété d’Eudes de Canon au Moyen Âge, passe ensuite par le jeu d’alliances et de successions, notamment aux familles Franqueville, Sarcilly, Le Sueur puis à Thomas De Berenger en 1689.

Son fils, Robert de Berenger fuit le régime et part se réfugier en Angleterre en 1727, vendant Canon à vil prix à un sieur de La Roque, fortuné receveur des tailles de Valognes, qui construit alors une nouvelle demeure, creuse la pièce d’eau et commence à planter les avenues.

Jean-Baptiste De Beaumont épouse en 1760 Anne Louise Du Mesnil, seule héritière de la famille de Berenger, et s’intéresse alors en qualité d’avocat aux conditions critiquables de la vente de Canon menée en 1727.

Après 10 ans de procédure, à laquelle s’intéresse de près son grand ami Voltaire, il gagne son procès et engage alors immédiatement d’immenses travaux qui le ruineront.

Le domaine créé et entretenu par la famille de Beaumont parviendra presque intact à leurs descendants actuels malgré les révolutions, guerres et autres événements.

Très apprécié dans la région, Jean-Baptiste de Beaumont évitera au domaine de Canon les désordres de la Révolution.

Léonce, son petit-fils, fût célèbre et respecté en tant que premier créateur de le carte géologique de France et donna même son nom à une montagne en Nouvelle-Zélande.

Le château de Canon souffrira gravement de la dernière guerre qui verra s’installer au sein même du château, un hôpital allemand en juin 1944, puis les troupes d’une division de chars Panzer que les frondaisons des arbres bicentenaires protégeaient efficacement du repérage des avions alliés.

Si les Beaux-Arts reconstruiront parfaitement, dans le cadre des dommages de guerre, la ferme du Nord victime d’une bombe américaine, il n’en sera pas de même pour les autres dépendances qui subirent en outre en 1945 une réquisition pour y loger des réfugiés travaillant à la restauration des voies ferrées de la région.


Architecture


Jardin


Les jardins du château sont classés jardins remarquables, notamment grâce aux treize jardins clos de murs, appelés chartreuses qui servent d'écrin à des centaines de variétés de fleurs et sont ouvert à la visite.

L'intérieur du château ne se visite pas.

1985 : premier prix de sauvegarde de l’association Vieilles maisons françaises.
1987 : premier prix de la fondation des parcs et jardins de France.
Après la tempête de 1999, le château a reçu une aide de la fondation des parcs et jardins de France.

mai 2000 : premier prix de la compagnie Art du jardin.



Aujourd'hui



Le château possède également une cabane dans les arbres qui fait office de maison d'hôte.

Une cave est ouverte permettant la vente de produits de la ferme, fabriqués biologiquement avec les pommes et les poires du château : cidre, calvados, halbi, champoiré…

La visite du jardin est payante, le château ne se visite pas.


Dernière édition par Romy50300 le Jeu 25 Oct 2012 - 18:20, édité 2 fois
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château de Colombières

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 18:39

Le Chateau de Colombières





Le château de Colombières est un château de Normandie, situé sur la commune de Colombières.

Surnommé, la Vigie des Marais, le château est construit dans les marais du Cotentin et du Bessin.

Cette place-forte est une des constructions militaires les plus notables de la Basse-Normandie aux derniers temps de la féodalité.


Description et historique


Les premières mentions du château datent du début du XIe siècle.


À l'époque la bâtisse est occupée par les frères Guillaume, Raoul et Baudoin de Colombières, compagnons de Guillaume le Conquérant lors de l’invasion de l’Angleterre en 1066 à Hastings.

En 1147, le nom de Philippe de Colombières, membre de la puissante famille Bacon du Molay, frère de Roger III Bacon est mentionné comme seigneur châtelain du fief de Colombières.

Les parties les plus anciennes du château actuel datent de la fin du XIVe siècle, le chatelain de cette époque est Henri de Colombières qui fait aveu au roi en 1372.

À cette époque, le complexe a une forme de quadrilatère entouré de douves composé d'un mur d'enceinte de 3 mètres d'épaisseur flanqué de quatre tours rondes et d'une porte fortifiée précédée d'un pont-levis.

Les bâtiments sont disposés autour d'une cour unique et adossés à la courtine.

Alors en pleine guerre de Cent Ans, le roi Charles V demanda à ses vassaux du Bessin et du Cotentin, l'érection ou la rénovation des places-fortes pour contrer une éventuelle attaque de l'armée anglaise en Normandie.

La conquête des places fortes normandes par Henri V entraîne vengeances et expropriations : des lettres patentes du roi d'Angleterre datant du 12 février 1418, dépouille Olivier de Colombières de ses biens et de sa forteresse en la faveur de Richard Drayton parce qu'il était resté fidèle à son suzerain :

Qui adhuc contra nos se tenet rebellem….

Ruinée par la guerre de Cent Ans, la forteresse ne retourna que peu de temps entre les mains de Jean de Colombières qui la vend à Roger de Briqueville, son oncle, le 25 mai 1457.

Son petit-fils, Guillaume VI, construit le corps des bâtiments actuels qui datent de la fin du XVe siècle.

C'est à la famille de Bricqueville que l'on doit l'ajout des deux tours Renaissance.

Lors des guerres de religion, le seigneur François de Bricqueville, un des chefs protestants de Basse-Normandie les plus redoutables profana la chapelle Notre-Dame de Rouge Brèque située dans son château de Colombières, y installant en lieu et place des appartements.

En 1637, il construisit en dehors du château un lieu de culte protestant dans un bâtiment d'une des fermes qui en dépendait.

On peut apercevoir le linteau de la porte d'entrée de ce bâtiment qui a été ramené au château, et placé au-dessus de la porte de la caserne aujourd'hui reconvertie en chapelle.

Ce linteau comporte des passages des versets 6 et 7 du chapitre 55 d'Isaïe encore visible de nos jours.

« Cherchez l`Éternel pendant qu`il se trouve ; Invoquez-le, tandis qu`il est près. Que le méchant abandonne sa voie, Et l`homme d`iniquité ses pensées ; Qu`il retourne à l`Éternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner. »

Le château fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 2 juillet 1927.

L’ensemble des façades et toitures, ainsi qu’une cheminée dans la tour est, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 20 décembre 1968.

Enfin, l’ensemble incluant le système hydraulique et le potager fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 13 octobre 2003.



Autres images





Le poste de garde du château.





Linteau de la porte d'entrée du lieu de culte protestant construit par François de Colombières.


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Château de Courcy

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 18:46

Château de Courcy (Calvados)



Vue de l'accès au château


Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Fin construction XIIIe siècle
Propriétaire actuel privé
Destination actuelle ferme
Protection Inscrit MH, 07/02/1975

Pays France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Commune française Courcy






Le château de Courcy est un château fort situé dans la ville éponyme, au sud du département du Calvados.

La bâtisse, caractéristique de l'architecture militaire des XIIe ‑ XIIIe siècles, est en danger du fait de l'absence de mesures de protection, alors même qu'elle fait l'objet d'une inscription à l'inventaire des monuments historiques depuis 1975


Localisation et histoire



En 1091 a lieu le siège du château appartenant à Richard de Courcy par Robert Courteheuse.


Des propriétaires successifs du domaine nous connaissons Baudric le Teuton qui obtint la terre de Courcy du fait de son hommage au duc Richard II et Robert de Courcy.

C'est au début du XVIIe siècle que le château de Courcy est démantelé sur ordre de Richelieu et, perdant tout rôle militaire, devient peu à peu une exploitation agricole.


Armoiries




Les armoiries de l'ancienne maison de Courcy se blasonnaient ainsi :


« D'azur fretté d'or, le brandam de la housse d'or, à trois heuses noires écartelées contre les armes d'Erneval. »


Architecture


Il ne reste que des vestiges des deux enceintes de ce château féodal.

En 1975 les « parties subsistantes de l’ancien château y compris le portail sur le chemin de Tôtes et le portail de la deuxième enceinte » sont protégées au titre de l'inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH, 07/02/1975).

En dépit de cette protection la dégradation du site se poursuit.

Le premier château de Courcy fut probablement bâti de terre et de bois.

La structure de la fortification était conçue avec une succession de trois enceintes (une enceinte entourant le village, une autre la basse-cour et la dernière constituant le cœur de la forteresse) dont il ne subsiste que la dernière.

Entourée de fossés, la dernière enceinte était haute d'environ 10 mètres et défendue par douze tours, dont il ne subsiste que neuf tours rondes et une tour carrée ayant vraisemblablement servi de donjon.

En outre dans l'enceinte se situent les vestiges d'une chapelle Sainte-Catherine datable du XIIe siècle mais ayant été profondément remaniée aux XVe ‑ XVIe siècles.


Caractéristiques





Vue générale du château sur une lithographie de 1826 des Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie


Dernière édition par Romy50300 le Jeu 25 Oct 2012 - 18:23, édité 2 fois
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Chateau de Falaise

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 18:56

Le Chateau de Falaise




Le château de Falaise (dit Château Guillaume-le-Conquérant) se situe sur un éperon rocheux au sud-ouest de la ville de Falaise dans le Calvados (région Basse-Normandie).

Ce château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.


Histoire



Les premières traces de fortifications en pierre date du Xe siècle, ce qui en ferait l'un des premiers châteaux normands en pierre.

Le château a connu trois grandes phases de constructions différentes, il en résulte trois donjons :

Le premier est un donjon-palais de plan quadrangulaire typique de l'architecture anglo-normande (cf. Tour de Londres).

Il fut érigé par Henri Ier Beauclerc, quatrième fils de Guillaume le Conquérant au XIIe siècle, c'est le grand donjon.

Le premier étage — l'espace ducal — est composé des pièces traditionnelles de l'habitat seigneurial médiéval : la Grande-Salle, pièce de réception (en latin aula), la chambre, pièce de vie privée (camera), la chapelle (capella); dans les salles, on trouve des traces d'une cuisine et de lieux où étaient stockés les vivres en cas de siège.

Ce donjon repose partiellement sur des murs maçonnés formellement identifiés comme appartenant à l'ancien donjon de l'époque de Guillaume le Conquérant.

Le second donjon fut probablement voulu et financé par Henri II Plantagenêt.

On sait que le nouveau duc-roi a passé Noël 1159 au château de Falaise en compagnie de sa femme, Aliénor d'Aquitaine, et de sa cour.

Le nouvel élément est également quadrangulaire, ses dimensions sont plus modestes, il agrandit l'espace habitable : c'est le petit donjon.

Sa position à l'opposé de l'entrée du grand donjon en fait un ouvrage plus d'agrément que de défense.

Enfin, le troisième donjon fut bâti au début du XIIIe siècle par Philippe-II-Auguste, roi de France suite à la conquête du duché de Normandie par son armée.

C'est une tour de plan circulaire, à vocation uniquement défensive, qui est construite selon les prescriptions des ingénieurs militaires du roi de France, c'est ladite tour Talbot.

Le château, abandonné au XVIIe siècle est finalement classé au titre des monuments historiques en 1840.

Victor Ruprich-Robert (disciple de Viollet-le-Duc) entame une campagne de restauration qui sauve les donjons de la ruine.

Les donjons furent peu touchés par les bombardements alliés lors des combats de la Poche de Falaise.

Entre 1987 et 1997, les donjons ont fait l'objet d'une restauration de la part de Bruno Decaris, architecte en chef des monuments historiques du Calvados.

Il a réalisé une version moderne de l'avant-corps du grand donjon dont les fondations étaient connues.

Cette reconstruction fut controversée car elle utilise de l'acier et du béton armé verni.

En accord avec la charte de Venise, l'utilisation de tels matériaux pour restaurer un château médiéval vise à informer le visiteur de l'actualité de la réalisation.



Château de Falaise






Plan des donjons





Le château vu de la route de Caen



Actualité



L'enceinte castrale du château de Falaise est en cours de restauration. Le projet est de rendre son aspect défensif au château.

Cette dernière campagne de restauration est prévue pour durer jusqu'en 2011 .


Voir aussi

Articles connexes


Duché de Normandie

Guillaume le Conquérant (1028-1087), duc de Normandie puis roi d'Angleterre (après 1066).

Henri Ier Beauclerc (v. 1068-1135), duc de Normandie et roi d'Angleterre

Henri II Plantagenêt (1133-1189), duc de Normandie, roi d'Angleterre, comte d'Anjou et du Maine

Philippe-Auguste (1165-1223), roi de France.


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Le Château de Guernon-Ranville

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 20:26

Le Château de Guernon-Ranville






Le Château de Guernon-Ranville est situé dans la commune de Ranville, dans le département du Calvados en Basse-Normandie.

Cette propriété privée du XVIIIe siècle porte le nom de la famille qui l’a longtemps possédée.

Elle a été la demeure d’un ministre au XIXe siècle, la villégiature de mécènes au début du XXe siècle puis une infirmerie de guerre lors du débarquement allié en Normandie en 1944.

Elle abrite actuellement des gîtes de charme.



Histoire



Le château de Guernon-Ranville est une demeure dont on ignore la date de construction précise mais qui, d’après son style et notamment « l’harmonie de sa façade », a été bâtie au XVIIIe siècle.

Son nom provient de la famille qui a acquis le fief de Ranville en 1751 et qui a dès lors ajouté Ranville à son patronyme, donnant ainsi celui de Guernon-Ranville.

Cette famille était l’une des plus anciennes de la noblesse normande, son origine remontant :

au VIIIe siècle à Rollon, considéré comme le 1er duc de Normandie,


au XIe siècle à Robert de Guernon, l’un des compagnons d’armes de Guillaume le Conquérant aux côtés de qui il s’est livré à l’invasion du Royaume d’Angleterre à partir de 1066.

En Normandie, Robert a possédé plusieurs grands fiefs mouvants et seigneuries auxquels il a donné son nom.

Après la conquête d'Angleterre, Guillaume le Conquérant lui a donné plus de cinquante manoirs, baronnies ou autres terres domaniales dans les différents comtés de la Grande-Bretagne.

Il s’est installé à Stansted Mountfitchet (en) dans l’Essex, au Nord-Est de Londres, et le site très touristique sur lequel son château a été bâti est aujourd’hui classé parmi les Monuments Historiques Nationaux.


Cet homme est également le progéniteur des Cavendish, l’une des familles les plus riches et influentes d’Angleterre d’où sont de nos jours encore issus les Ducs de Devonshire.


Les armes de cette famille étaient « d’azur au leurre d’or, accompagné de deux molettes d’éperon en chef de même ».

L’azur (la couleur bleue) signifie justice et loyauté. Le leurre (chaperon couvrant la tête des oiseaux de poing que l’on employait pour chasser) est l’emblème de la noblesse dont la première prérogative était le droit de chasse.
Les molettes d’éperon (sortes d’étoiles percées) sont l’insigne du chevalier.

Le château est resté dans la famille des Guernon-Ranville pendant près de deux siècles.

Il a été remanié de façon conséquente au XIXe siècle par son plus illustre propriétaire, le comte et ministre Martial de Guernon-Ranville.





Blason des Guernon-Ranville






Carte postale du château, côté perron, début XXe






Château sous la neige






Vue partielle du château





Demeure d’un ministre au XIXe siècle






Martial de Guernon-Ranville






Belvédère



En 1818, le Comte Martial de Guernon-Ranville a hérité de la terre de Ranville dont son grand-père et son père avaient été successivement « Seigneur et Patron ».

Il commençait alors une carrière dans la magistrature qui l’amènerait à devenir « Ministre secrétaire d'État au département des Affaires ecclésiastiques et de l'Instruction publique » en 1829-1830.

Compte tenu des nombreux postes occupés lors de ce parcours professionnel, il est improbable que le comte ait habité de façon permanente à Ranville avant 1836, date à partir de laquelle il a été assigné à résidence.

Durant sa retraite, il a fait réunir les deux ailes principales du château, ajoutant à l’une d’elles une importante galerie.


Cette adjonction moderne a rendu indépendantes des pièces jusqu’alors en enfilade, système de circulation qui prévalait encore beaucoup au XVIIIe siècle.

Le comte a également fait poser des boiseries et des parquets en bois de différentes essences dans l’aile gauche réservée aux maîtres de maison.

Dans l’aile droite du château se trouvaient les parties à l’usage des domestiques, les cuisines et les écuries. Une pièce servait à l’entreposage des fruits sur de grands pans inclinés en bois, et dans les cuisines existaient une vaste cheminée ainsi qu’un garde-manger saillant de la façade qui permettait la conservation des aliments frais.

Les cavités situées dans la partie haute de cette aile s’apparentent fort à un pigeonnier.

Les dépendances du château accueillaient un grenier à blé, une cave, une « charretterie » (mot ancien usité pour désigner l’atelier du maréchal-ferrant) ainsi qu’un pressoir et une basse-cour.

Dans l’enceinte du domaine se trouvait vraisemblablement une petite chapelle privative ainsi qu’au fond du parc un belvédère, une étonnante construction de quatre étages aujourd’hui complètement disparue, où le Comte conservait une collection de pierres rares.

Depuis ses hauteurs, on voyait la mer tout en dominant la route de Caen.

À cette époque, il existait un chemin muré allant du château à la crypte privée des Guernon qui jouxte l’église de Ranville dans le centre du village.

Dans cet enclos qui appartient de nos jours à la commune, on peut apercevoir les caveaux sculptés du comte et de son épouse.

On raconte également qu’un souterrain allait jusqu’à Caen mais aucune trace n’en a été trouvée.




Villégiature de mécènes au XXe siècle








"Château Colmiche"






"Château des Comtes de Guernon-Ranville"





Le Tennis, huile sur toile d'Édouard Vuillard, 1907






Au début du XXe siècle sont apparues les premières cartes postales représentant le « Château des Comtes de Guernon-Ranville ».


Elles sont le fait de photographes et de petits éditeurs locaux et montrent la façade principale du bâtiment avec son perron et un promontoire chapeautant une partie du grenier, aujourd’hui disparu, qui devait servir d’observatoire.

À cette époque, le château appartenait à l’arrière-petite-nièce du comte de Guernon-Ranville, Yvonne Colmiche, aussi a t-il également été photographié sous le nom de « Château Colmiche ».

N’étant plus habitée de façon permanente par cette dernière, la propriété a été louée à des locataires successifs, parmi lesquels figure Alexandre Natanson, directeur de La Revue Blanche.


Beau-frère de la fameuse Misia (future Misia Sert), égérie du tout-Paris et de l’actrice Marthe Mellot, il était également le mécène et l’ami des grands artistes de l’époque, entre autres des peintres Pierre Bonnard, Paul Signac, Henri de Toulouse-Lautrec ou encore Auguste Renoir.

Dans son livre Le Pain Polka, Annette Vaillant, fille de Marthe Mellot et nièce d’Alexandre Natanson, raconte ses souvenirs d’enfance au château de Ranville où elle a rejoint sa famille plusieurs étés.


Elle y évoque la disposition de pièces toujours existantes aujourd’hui, telles que le grand salon « où l’on a toujours l’impression qu’il fait froid avec ce portrait de Napoléon aussi brillant que le parquet et le piano », le billard « avec ses hautes banquettes et les boules qui roulent sans bruit et se choquent » ou encore le petit salon.

De l’extérieur, elle décrit le belvédère « qui domine la route », la serre de nos jours également disparue « où pendent du toit les raisins chauds pas encore mûrs », les marches de pierre du perron, les premiers cyclamens qui parsèment les pelouses dès la fin de l’été, ainsi que « l’allée de dahlias qui monte de l’autre côté du tennis ».

Ce court de tennis a été représenté par Edouard Vuillard en 1907.


Familier du cercle des Natanson, le peintre était alors en villégiature à quelques kilomètres de Ranville, au Château-Rouge à Amfreville.


Ce tableau de grandes dimensions a notamment été exposé à Paris au Salon d’automne de 1912 puis au Musée des Arts Décoratifs en 1938.

Ayant longtemps appartenu à la famille des Natanson, il a ensuite quitté la France pour les États-Unis où il a été acquis par un marchand d’art renommé, Howard Young, associé à Francis Taylor, le père de l’actrice Elizabeth Taylor, avant d’être mis en vente en 1985 par Sotheby’s à New York.

Si l’on se rapporte aux propos d’Anna de Noailles qui disait que « Monsieur Vuillard peint tout ce qu’il voit » surtout dans ses années de réalisme, l’arrière-plan du tableau nous apprend qu’à cette époque, la propriété n’était pas encore délimitée par des murs.

L’acte notarié relatif à la vente du château pendant l’entre-deux-guerres à la Comtesse de Gramedo mentionne « une propriété comprenant un château, des communs, une orangerie, une serre ainsi qu’un jardin légumier et un parc en avant et en arrière du château, le tout clos de murs.».



Infirmerie durant le débarquement de Normandie en 1944






Photocopie d'un dessin réalisé par un soldat représentant le château servant d'infirmerie de guerre pendant le débarquement allié




Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château, qui appartenait depuis 1933 au Président honoraire de la Cour d’Appel de Paris, M. Jozon, a été réquisitionné par les Allemands pour y loger des membres de l’organisation Todt.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, trois officiers faisant partie de cette organisation, apparemment endormis dans leur chambre, ont été faits prisonniers par les Alliés.

Le château et ses dépendances ont immédiatement été transformés en infirmerie dite « Main Dressing Station » sous la houlette de la « 225th Parachute Field Ambulance ».

Cette unité d’intervention médicale, composée d’une dizaine d’officiers et d’une centaine d’hommes environ, était rattachée à la 5e brigade de la 6e division aéroportée britannique.

Elle opérait sous le commandement du Lieutenant-Colonel Bruce Harvey qui avait entre autres, déjà formé un avant-poste médical au Café Gondrée à côté du Pegasus Bridge.

Sur le toit du château, une grande toile a été tendue, portant l’emblème de la croix rouge pour désigner les services médicaux, ce qui n’a pas stoppé les tirs au mortier et les bombardements ennemis, endommageant notamment une partie des dépendances servant alors de cantine à l’unité.

Près de quatre cents blessés ont été traités dans les premiers jours, les plus grièvement atteints ayant été évacués par la mer en Angleterre, et plus d’une quarantaine d’opérations importantes ont été réalisées par deux équipes chirurgicales sommairement équipées.


Gîtes de charme au XXIe siècle



Trois gîtes de charme accueillent de nos jours les vacanciers.

Ces résidences occupent une partie des communs et des anciennes écuries du château.

Elles ont bénéficié d’une restauration soignée qui a permis de conserver et de mettre en valeur leurs matériaux d’origine : poutres au plafond, tommettes anciennes au sol, cheminée d’époque, murs en pierre de Caen.




Terrasse de l'un des gîtes du château





Autre terrasse







Bâtiment abritant les gîtes du château





Chambre de l'un des gîtes




Autre chambre


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château de Pontécoulant

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 20:33

château de Pontécoulant





Le château de Pontécoulant est situé au cœur du bocage normand, à Pontécoulant près de Condé-sur-Noireau.


Le domaine de Pontécoulant rassemble les marques distinctives de la noblesse : château, pavillons du garde-chasse et du jardinier, colombier, parc paysager, ferme, bois et terres.

La famille Le Doulcet de Pontécoulant s'y est établie au XIVe siècle et s'y est éteinte en 1896, laissant le château au département du Calvados, qui l'aménagea en musée dès 1908.

Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 mars 1927.



Histoire


La famille Le Doulcet de Pontécoulant s'établit au château au XIVe siècle.

Grâce aux mariages entre nobles, la famille devient puissante, acquérant le privilège de posséder un colombier, 343 hectares de terre éparpillées dans la Manche et le Calvados.

Comme beaucoup de familles d'aristocrates, les Doulcet de Pontécoulant vivaient au-dessus de leurs moyens, c'est ainsi qu'au XVIe siècle, Léon-Armand Doulcet de Pontécoulant se voit obligé de vendre les 2/3 de ses terres ainsi qu'une partie du mobilier, ce qui va permettre de restaurer la propriété et de construire la deuxième partie du château.


Architecture



Construit au XVIe siècle, à l’emplacement d’une ancienne maison forte, le château est agrandi et réaménagé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, pour devenir la résidence d’été de la famille de Pontécoulant qui vit alors à Caen et à Paris.

Deux pavillons d’entrée, l’un dit « du jardinier » et l’autre « du garde-chasse » furent alors édifiés pour marquer le seuil de la cour d’honneur.

Fermant la perspective, la demeure masquait les jardins où le marquis fit aménager terrasses, murs, allées et bosquets.

Ses descendants ne modifièrent plus la propriété qu’il avait dessinée.






Le château de Pontécoulant à l'été 2009




Parc et jardins





Le parc et les jardins du château forment un site classé inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables.

Ce site se compose d'un jardin avec sa pièce d'eau et sa cascade, d'un jardin potager et du parc où sont construits une glacière et un monument.


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Le Chateau de Vendeuvre

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 21:12

Le Chateau de Vendeuvre






Le château de Vendeuvre est situé sur la commune de Vendeuvre, entre Saint-Pierre-sur-Dives et Falaise, en Normandie.

Il est ouvert au public depuis 1983 et abrite le musée du mobilier miniature, première collection au monde de mobilier miniature, une collection de niches à chien et animaux de compagnie ; l’enfilade de salons est un bel exemple de l'art de vivre au XVIIIe siècle dont témoignent aussi les cuisines de la même époque.

Dehors, le château est agrémenté de jardins d'eau « surprise » et d’une grotte aux coquillages.


Historique



Construit entre 1750 et 1752 sur les plans de Jacques François Blondel, Vendeuvre est l'exemple d'une maison de campagne du milieu du XVIIIe siècle, une maison des champs selon les termes de l'époque.

Issu d'une famille cotentinaise peut-être liée aux anciens comtes de Flandres, Alexandre Le Forestier, seigneur de Vendeuvre, veut une résidence d'été moderne et au goût du jour. Il détruit l'ancien manoir seigneurial trop humide car en bordure de la Dives, et construit à mi-pente un peu plus loin le château actuel.


Pendant la Révolution, Alexandre Le Forestier de Vendeuvre et sa famille habitent Rouen (leur hôtel particulier à Caen ayant été brûlé) ; n'ayant pas émigré, le château est épargné. Vendeuvre a ainsi conservé son décor d'origine ainsi qu'une grande partie de son mobilier de l'époque.

Classé monument historique extérieurement et intérieurement depuis 1970, Vendeuvre est l'exemple d'une demeure de campagne normande aristocratique du XVIIIe siècle.

La façade avant est délibérément sobre, car selon Blondel dans son traité d'architecture, il faut absolument éviter de « jeter de la poudre aux yeux pour une ornementation inutile et une façade démesurée qui nuise aux commodités intérieures ».

Abimé pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est à l'actuel comte de Vendeuvre, descendant direct d'Alexandre de Vendeuvre, qu'on doit la rénovation intérieure et extérieure du château.

La toiture est refaite en 1945.

Tout en poursuivant la rénovation intérieure, l'aménagement du parc est entrepris à partir de 1970, et le plan cadastral de 1813 sert de base pour la reconstitution du jardin à la française comme il existait à l'origine.

En 1983 l'orangerie, sérieusement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale, est restaurée.


L'intérieur du château





L'enfilade des salons



Dans chaque pièce, est présenté un thème de la vie quotidienne : l’art de recevoir dans la salle à manger, l’art de la toilette dans la chambre d’honneur, l’écriture dans le bureau, l’art du portrait dans un petit salon, les plaisirs des jeux dans le salon de compagnie.

Des automates présentent en un clin d’œil, çà et là, le thème fort de chaque pièce.

Double en profondeur, le château possède une distribution autour d’un vestibule central aux proportions solennelles rythmées de colonnes ioniques.

La double enfilade des salons et les formes arrondies des angles répartissent avec justesse la lumière naturelle.

On remarquera en particulier la finesse des boiseries du grand salon, un ameublement très complet, et de nombreuses curiosités : un lustre à poissons rouges, une voyeuse où s'agenouillait les élégantes pour assister au jeu et ne pas froisser leur robe à paniers, le clystère de voyage pour les lavements…


Quelques anecdotes qu'on raconte à Vendeuvre :


La chaise à porteurs (qu'on peut admirer dans le grand escalier) ne possédait souvent plus ces bâtons de transport car ils étaient vite usés ou cassés d'où l'expression mener une vie de bâton de chaise.

Les sermons de l'abbé Bourdaloue étaient si longs que les élégantes emmenait avec elles cet objet en cas d'urgence.

La pièce d'eau visible du grand salon, derrière le château, en reflétant la lumière, éclairait le ciel des plafonds.


Les cuisines





La pièce de cuisson





Cuivres de toutes formes, poteries du Pré-d'Auge, étains ou faïences animent cette cuisine magnifiquement agencée, qui semble encore servir.

Sous le plafond voûté en pierre de la cuisine, la cuisson sur la flamme est assurée dans la grande cheminée ; un tournebroche rôtissoire est animé par un mécanisme en état de marche.

Dans un angle de la cheminée, un espace est conçu pour le four de ménage assurant la cuisson à l'étouffée.

Dans l'autre angle de la cheminée, du bois est transformé en braise en permanence.

Ces braises sont transportées avec une pelle dans le tiroir du four de ménage ou dans les cinq foyers situés le long du mur opposé sous les fenêtres.

Sur ces foyers intégrés dans une maçonnerie recouverte en carreaux du Pré-d'Auge, sont cuits à petit feu les plats en sauce et les potages d'où le nom de potager.

Les cendres sont recueillies sous les foyers et tamisées, elles servent au lavage du linge.

Dans un angle, un four à pâtisserie est intégré dans le mur.


La collection de niches à chien







Lit à la polonaise - France, époque Louis XV






Canapé pour chien - France, XIXe siècle




Dans une pièce à côté des cuisines, une collection de niches à chien, unique en son genre, est exposée.

Les petits chiens et chats furent l'objet de soins attentifs, comme l'atteste le raffinement et la variété des logements qu'on leur destinait : niche de voyage, niche-tabouret, niche de plage, niche à trois compartiments, niches assorties au reste du mobilier, canapé en bois doré…

Ces petites habitations portatives sont cependant rarissimes.


La niche peut être aussi être la reproduction en modèle réduit du mobilier des maîtres de la maison : ainsi ce lit ci-contre pour chat s'inspirant des lits à la polonaise, avec un dais et des rideaux, estampillé Nauroy et réalisé pour une des filles de Louis XV.

L'homme au fil des siècles, a tissé des liens d'amitié avec les chiens et les chats : le King Charles de Louis XV s'appelait Filou.

Il couchait sur un coussin de velours cramoisi et portait un collier d’or et de diamant.

Louis XV disait de son chien : « le seul être au monde qui m’aime pour moi-même ».

Si exceptionnellement l’inventaire de la reine Clémence de Hongrie cite en 1328 : deux coffres doublés de soie pour un chien, c’est seulement à partir du XVIIe siècle — avec le développement des arts décoratifs — que naissent les niches d’intérieur, meubles spécifiques conçus pour les chiens et les chats.



Les jardins




Terrasse à l'italienne et parterres de buis




L'originalité et l'esthétisme de ces jardins sont le résultat de la passion de l'actuel comte de Vendeuvre, qui a su recréer, en ciselant les moindres détails, des espaces générateurs de rêves et d'enchantement.

L'actuel comte de Vendeuvre s'est inspiré des jardins de la Renaissance italienne, qui raffolaient des mécanismes d'eau destinés à charmer les visiteurs.

Le parc et les jardins sont labellisés « Jardin remarquable ».


Le jardin à la française



Restitué d'après les plans originels, un jardin à la française régulier accompagne l'axe de cette demeure.

Topiaire à l'avant, le jardin comporte à l'arrière un miroir d'eau suspendu, bordé de charmilles de tilleuls ; à partir de la terrasse dominant des parterres de buis, des fontaines et des jets d'eau, on aperçoit au-delà des prairies de la vallée de la Dives, les collines du pays d'Auge.



Le jardin d'utilité



Dans l'axe latéral du château, une allée de tilleuls du XVIIIe siècle distribue les constructions du jardin d'utilité.

Un colombier reconstruit en 1811 comporte 1 400 boulins.


Ce bâtiment a été conçu avec un toit en impluvium pour que la pluie tombe dans le bassin central où les pigeons se baignaient.

Bordant l'allée de tilleuls, un vivier alimenté en eau froide par des canalisations souterraines permettait d'élever des poissons pour les vendredis et les jours de jeûne.

Un tiers du vivier était séparé par un filet.

On y engraissait les poissons de luxe pour les jours de festin.

Les poissons étaient nourris avec les balayures de farine des moulins et les eaux grasses de la vaisselle.


Au bout de l'allée se trouve la glacière en forme de pyramide.

Recueillie les jours de grand froid sur les étendues d'eau, la glace était gardée en stock dans le puits intérieur.

Une double porte, orientée au nord, permettait de conserver la fraicheur.


Perpendiculairement à la glacière, un chemin conduit au jardin de plaisir, entre deux colimaçons de buis, symbolisant l'effort que nous faisons pour atteindre le ciel.


Les jardins d'eau « surprise »


Pour distraire, surprendre, pour charmer, pour donner un supplément d'âme aux parcs et jardins, les hommes ont depuis toujours utilisé des procédés artificiels qui animent la nature, en créant des paradis d'évasion, de rêve, de nostalgie ou de désir.

S'inspirant d'une tradition familiale, la marquise de Rambouillet ayant placé des petits tuyaux dans les bosquets de son parc et de son salon, elle actionnait des manivelles qui arrosaient ses amis dans ses jardins.

Vendeuvre s'est inspiré d'autres jardins d'eau surprise : Peterhof, Versailles.

À la fin du XVIIIe siècle, on estimait que la nature était infiniment belle quand elle était infiniment libre, et ces jeux d'eau ou joyeusetés hydrauliques, passèrent pour une domestication démodée de la nature.



Le pont chinois






Le pont chinois





Le pont chinois évoque une légende chinoise : Yin, jeune fille très belle, ne se lassait pas de contempler le reflet de son visage dans l’eau quand elle se promenait sur un pont écarlate.

Han l’oiseleur lui ouvrit son cœur mais la jeune femme le rejeta car l’eau ne montrait que le reflet de son visage disgracieux.

Émues par la tristesse de l’oiseleur, les tourterelles crachèrent dans l’eau qui refléta immédiatement l’âme des deux jeunes gens : le visage de Yin devint déformé par la vanité alors que celui de Han irradiait la surface de l’onde.

Cette vision chassa la poussière du cœur de Yin et le couple s’aima si fort que certains soirs, on distingue encore leur silhouette penchée sur le pont écarlate.



L'arbre de cristal








L'arbre de cristal



L'arbre est lié à une antique légende.

Cet arbre de vie puisait par ses racines la science et la sagesse.


Autour de lui, les plantes et les pierres étaient cultivées et fertilisées par les génies du lieu.


L’arbre céleste offrait à ceux qu’il choisissait une rosée bienfaisante qui transmettait des parcelles d’éternité et de sagesse.

Depuis la plus haute Antiquité, les arbres sont l’objet d’un culte universel : par leurs racines il atteignent les profondeurs souterraines, les branches quant à elles, symbolisent l’ascension vers le ciel.


La fontaine des muses



Elle s’inspire d’une histoire d’Hésiode : un jeune jardinier découragé par la création de son jardin vint chercher secours à la fontaine d’Hippocrène.

En effet, depuis que Pégase avait frappé cette fontaine de son sabot, quiconque en goûtait l’eau, était assuré d’être inspiré par les muses.

Une fois endormi, le jardinier vit en songe quatre hommes : un technicien du jardinage, un homme de goût, un poète et un peintre.

Ils lui dirent qu’ils s’étaient réunis car individuellement ils étaient incapables de créer, mais qu’ensemble ils avaient fait les plus beaux jardins du monde.

À son réveil le jardinier but l’eau de la fontaine en demandant aux muses de lui accorder les quatre dons nécessaires à sa profession : la technique, le goût, la poésie et la peinture.

En riant elle lui donnèrent la main verte.




Le temple de la sérénité



Il évoque l’histoire d’un roi puissant dans un pays riche où les habitants sont heureux.

Pourtant, le roi toujours inquiet, était continuellement insatisfait de sa situation et de celle de son royaume.

Il alla consulter le Sage du Bois Perdu qui lui prescrivit d’aller réfléchir sous le temple aux huit colonnes.

Le roi entra dans le temple mais au bout de quelques minutes tous ses problèmes lui revinrent à l’esprit.

Il allait partir quand un anneau de pluie entoura le temple l’empêchant de sortir. Peu à peu la musique légère des gouttes sur le sol engourdit ses angoisses.

Au travers de ce voile de pluie, le monde lui apparaissait apaisé. Sur le sol son esprit enfin libéré vit apparaître, devant chaque colonne du temple, une lettre inscrite par l’eau.

L’ensemble des lettres formaient le mot SÉRÉNITÉ.



La cascade des Tortues






La cascade des tortues



Les tortues jouent un rôle important dans l’univers mythique de nombreux peuples.

En Amérique centrale, selon une antique légende, le dieu de la pluie Chaac, sous le charme d’une superbe déesse, avait oublié la terre.

Une épouvantable sécheresse régnait donc sur le pays Maya mais Chaac n’entendait plus les multiples invocations des prêtres.

En derniers recours, les Mayas demandèrent aux tortues sacrées d’intervenir auprès du dieu de la pluie. Hissées sur le toit des temples et des maisons, les tortues appelèrent ensemble Chaac qui reprit conscience de son rôle.

À son invitation, longtemps elle crachèrent de l’eau, désaltérant les humains et sauvant les récoltes.


La chambre de Cléance


Neptune, volage dieu des eaux était sensible à la séduction de la belle et sage nymphe Cléance.

Un jour, la voyant endormie, il ne put résister et se jeta sur elle, mais Cléance se défendit si bien qu’il dut battre en retraite.

« La froideur de la pierre te convient » dit Neptune furieux, la transformant aussitôt en pierre.

Émues, les nymphes ses amies supplièrent Thétis d’intercéder auprès de l’Olympe pour que les Dieux lui rendent la vie.

Ne pouvant rien contre la puissance de Neptune, ils s’entendirent sur un compromis : Cléance resterait statue mais derrière sa poitrine de pierre continuerait à battre son cœur généreux.




La grotte



La grotte de coquillages




Sous un pavillon au toit de cuivre d’inspiration exotique, est dissimulée une « chambre de fraîcheur » où l’on peut se reposer les jours de grande chaleur.

Selon la mythologie gréco-romaine, une jeune nymphe, poursuivie par le dieu Pan, se serait réfugiée dans une grotte, en prenant la forme d’une fontaine d’eau pure.

Cette grotte « nymphée » inspire par sa fraîcheur, son mystère et son esprit ludique, le dépaysement et la méditation.

Les 200 000 coquillages utilisés à Vendeuvre créent l’atmosphère surnaturelle convenant à l’habitation des nymphes.



Les labyrinthes





Le labyrinthe régulier




Les labyrinthes étaient des lieux d'évasion.

Lorsqu'on avait des soucis, la promenade dans les chemins mystérieux du labyrinthe permettait de les oublier.


À Vendeuvre on distingue deux labyrinthes :


le labyrinthe régulier : espacé d'ifs et de roses blanches dans un boulingrin pour pouvoir mieux l'admirer.

le labyrinthe des champs : sur une surface de 1 ha, découverte d'un paradis vert, d'arbres rares, et plusieurs fabriques successives jusqu'au pavillon de thé japonais, et quête d'un petit lapin que le visiteur devra trouver.


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château de Versainville

Message  Romy50300 le Mer 29 Fév 2012 - 21:20

château de Versainville





Le château de Versainville se situe dans le Calvados (Basse-Normandie), à proximité de Falaise, à une trentaine de kilomètres de Caen.

« Le château s’élève au milieu d’un parc aux arbres séculaires.

On entre dans la cour d’honneur par une grille en fer qui date de Louis XIV.



Un grand corps de logis est relié à une galerie, que termine à gauche un pavillon. »

— H. Soulange-Bodin, Les châteaux de Normandie.

Le château, inscrit depuis 1930, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis juin 2008.



Histoire



La construction du château de Versainville a été décidée par François-Joseph de Marguerit au XVIIIe siècle.

La présence de sa famille en Normandie remonte à l’implantation locale au début du XVIe siècle, d’un ancien compagnon d’expédition de Christophe Colomb.

Les premiers Marguerit construisent à Versainville un château, érigé en seigneurie.

Parmi les ascendants de François-Joseph figurent plusieurs conseillers au Parlement de Rouen, et lui-même en 1711, est Président de la Cour des Comptes, Aides et Finances de Normandie.

En 1715, ils décident la construction du château actuel.

Les travaux sont largement avancés, lorsque, alors qu’il est en voyage dans la région, le roi Louis XV marque à Versainville une courte étape.

Les travaux sont achevés depuis quelque temps, lorsqu’en 1730, François-Joseph de Marguerit s’installe dans sa nouvelle demeure, avec sa femme, Marie-Thérèse de Chaumont, fille d’Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, marquis de la Galaizière.

En 1731, les seigneuries de Maizières, Guibray et Versainville sont érigées en marquisat par lettres patentes du roi Louis XV.

C’est avec le mariage de la petite-fille de François-Joseph que la famille Odoard du Hazey arrive à Versainville.

Le Comte Odoard du Hazey, colonel des armées royales appartient à une famille ayant fait souche en Normandie, avec notamment plusieurs conseillers au Parlement de Normandie au XVIe siècle.

Il était lui-même conseiller général de l’Eure.

Leur petit-fils, François-Gaston, comte Odoard du Hazey (1833-1921), ancien capitaine de cavalerie, relève par substitution le titre de Marquis de Versainville.

Avec son épouse, née Grandin de l’Eprevier, ils procèdent à d’importants travaux de rénovation et de modernisation du château.

À l’extérieur, devant le château, sont entrepris de grands travaux de terrassement qui aboutissent à l’aspect actuel de la cour d'honneur.

C’est à cette époque que sera décidée la construction de l’aile Sud.

En 1888, Gildippe Odoard du Hazay de Versainville, héritière désignée, épouse à Versainville, le Comte Pierre de La Rochefoucauld, Duc de La Roche-Guyon de la Maison de La Rochefoucauld.

C'est leur troisième fils, le Comte Bernard de La Rochefoucauld, né en 1901, qui héritera du château, à la mort de sa grand-mère maternelle en 1936.

En 1947, le château est vendu à la société Ford pour en faire une colonie de vacances des enfants du personnel. Le château accueillera ainsi de nombreux enfants jusqu'à la fin des années 1990.

En 2002, le groupe PSA Peugeot Citroën, alors propriétaire du château revend celui-ci à Jacques de La Rochefoucauld, petit neveu de Bernard.


Architecture



Le château de Versainville est constitué d'un corps de logis à neuf travées avec pavillon d'angle, complété par une aile ouest en 1912.


Parc et jardins



Le parc du château avec son allée et son étang est inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables
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