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 Chateaux de la Loire

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Romy50300
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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 16:20

Chateau De Brezé






Bâti entre les XIème et XIXème siècles, le château de Brézé offre la possibilité aux visiteurs de découvrir une élégante demeure encore habitée ainsi qu’un extraordinaire site souterrain !


Sous le château se cache l’une des merveilles, encore méconnue, des Châteaux de la Loire, un ensemble rupestre unique au monde !



Incoutournables




La forteresse souterraine : un château sous un château



L’univers des souterrains se visite ici comme un véritable livre d’histoire gravé dans le tuffeau.

On y voit l’ancienne demeure seigneuriale fortifiée, les chemins de ronde creusés, le pont levis troglodytique, les celliers seigneuriaux, les pressoirs souterrains, la cuisine et son fournil, la glacière et autres tunnels creusés.

Cet univers minéral ouvre sur les plus profondes douves sèches d’Europe, atteignant 18 m de profondeur.





L’aile Renaissance, résidence des Marquis de Dreux-Brézé



Les appartements privés s’ouvrent cette année pour le plus grand plaisir des amateurs de visites guidées.

Utilisés encore récemment par les propriétaires, le vestibule, la chambre du Marquis et de la Marquise ainsi que leur salle à manger semblent toujours imprégner de leur présence.

Cette dernière pièce classée Monument Historique livre un véritable décor de théâtre, une mise en scène de la collection d’armes et d’armures complétée de 15 chaises d’inspiration médiévale portant les armes Dreux-Brézé.

S’y ajoute la cuisine de la Marquise, avec sa précieuse collection de cuivres, où ses repas étaient préparés jusqu’à son décès en 1991.


Trésors Cachés


Le château XVIème-XIXème : une élégante demeure encore habitée


Propriété de la famille Colbert, classé Monuments Historiques et ouvert depuis 2000 à la visite, le Château de Brézé dispose d’un des plus beaux et rares exemples d’architectures intérieures néo-gothique et néo-renaissance encore conservées à ce jour avec les appartements de Monseigneur Pierre de Dreux-Brézé, évêque de Moulins au XIXème.





La vie de château




Les logements des domestiques ainsi qu’une salle de bain et son curieux chauffe-serviette concourent à la vie de château à Brézé.

La Chambre de Richelieu expose son mobilier Louis XIII d’origine et la grande galerie, ancienne salle de réception du château, est désormais dévolue aux ancêtres des Dreux-Brézé et aux portraits de plusieurs membres de la famille royale : Louis XVI et son épouse Marie-Antoinette, leur fils, l’infortuné Louis XVII…



Traditions




Le vignoble légendaire des Grands Maîtres des Cérémonies : une tradition viticole ancestrale

La création du vignoble à Brézé remonte au XVème siècle. Bien que la région soit aujourd’hui connue pour ses vins rouges, c’est au blanc qu’elle dut longtemps sa réputation et une partie de sa richesse.

A l’époque moderne, les vins du domaine connaissent les faveurs des rois des plus grandes cours européennes où ils figurent sur les plus prestigieuses tables.

La chute de la monarchie en France fin XVIIIème les fait momentanément tombés dans l’oubli, avant qu’ils ne connaissent un regain de faveur de la part des amateurs les plus distingués, qu’enchantent leurs saveurs personnalisées.

La visite se termine par une dégustation des vins pétillants de la propriété dans les anciennes écuries du domaine.


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 16:51

Ainay-le-Vieil





La croix et l'église



Administration

Pays France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Canton Saulzais-le-Potier
Code commune 18002
Code postal 18200







Ainay-le-Vieil est une commune française située dans le département du Cher et la région Centre.



Géographie


La commune de Ainay-le-Vieil est située dans le sud du département du Cher, en bordure de l'Allier sur la limite du Berry et du Duché de Bourbon aux abords du Canal de Berry, dans l'ancien lit du Cher.

Ainay-le-Vieil est situé à 50 km au sud de Bourges et à 12 km de Saint-Amand-Montrond.

Communes limitrophes :



Histoire


Toponymie



Bas latin Aginacus. Nom de personne d’origine germanique Agina et faux suffixe de possession iacus.

Le bas latin Viculus, diminutif du latin vicus, signifie petit village ouvert créé près de la ville forte, castrum ou castellum ; la forme latine Vetus est la traduction littérale de la forme romane Vieux incomprise.


Ce nom s’oppose à Ainay-le-Château, département de l'Allier.



Patrimoine





Le château



Le château,  Classé MH (1968) :
L'église Saint-Martin


Cette église du XIIIe siècle possède un imposant clocher voûté d'ogives abritant le portail principal. Sa chapelle seigneuriale (Famille Bigny, toujours propriétaire du château) remonte au XVIe siècle et abrite un remarquable retable en bois doré du XVIIIe siècle.

Le canal de Berry passe par le Pont-canal de La Tranchasse , que la commune partage avec Colombiers.




Le grand salon , la cheminée aux armes de  Louis XII et de Anne de Bretagne




Tour d'escalier





Oratoire avec les portraits  de la mère et de l'épouse de Gilbert de Bigny vers 1540 -1550



Personnalités liées à la commune




Jacques Cœur (1395/1400 - 1456), marchand français et grand argentier du Roi de France par Charles VII ;

Jean Valette , sculpteur français né à Ainay-le-Viel le 30 mai 1825.

Une rue de la commune porte son nom, ainsi qu'un collège à Saint-Amand-Montrond.


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 18:14

Champigny-sur-Veude






Le château


Administration
Pays France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Richelieu


     









Champigny-sur-Veude est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.



Géographie


Champigny-sur-Veude se situe aux marches de la Touraine, sur la route de Chinon à Châtellerault, dans une vaste vallée au confluent de deux petites rivières : la Veude et le Mâble.



Histoire






Château


Champigny-sur-Veude est un village très ancien (Campiniacus en 1080).

De cette époque date le rattachement de la paroisse de Champigny à l'abbaye Notre-Dame de Noyers qui en conservera la cure et les revenus jusqu'à la fin du XVe siècle.


Le premier seigneur de Champigny connu est le chevalier Bernier (1122).

Le domaine de appartenait au comte d'Anjou qui fit construire une forteresse qu'il confia à Robert de Blo, son vassal et successeur de Bernier.


De grandes familles, Beaucay, Artois, Anjou, Beauvau, se sont succédé à la seigneurie de Champigny.

En 1472, les Bourbon-Vendôme étant propriétaires du domaine, Louis Ier de Bourbon construisit un magnifique château (1499) et il eut le privilège ‒ comme descendant de saint Louis ‒ d'édifier une Sainte-Chapelle sur le modèle de celle de son ancêtre.


L'ensemble fut terminé par son fils Louis II, duc de Montpensier en 1543.

La Sainte-Chapelle de Champigny était gérée par la Collégiale Saint-Louis qui fut dotée des revenus nécessaires pour l'entretien et les charges qui lui incombait.


Outre la Collégiale Saint-Louis, il y avait dans la paroisse, un couvent de Filles de St-François ‒ Notre Dame de Bonne Espérance ‒ (1565) ; une chapelle Notre-Dame-de-Lorette (1598) et un couvent des Minimes (1600).



Au XVIIe siècle, cardinal Richelieu entreprit d'édifier sa ville nouvelle à moins de 7 km de la cité des Bourbon-Vendôme dont il tira ombrage.

Il acquit la propriété de Champigny et détruisit le château ‒ on ne peut plus que l'imaginer dans la perspective de la cour d’honneur et face à la chapelle ‒ mais il conserva les communs.

La Sainte Chapelle aussi était de trop, il fallut l'intervention de l'évêque de Poitiers et du pape Urbain VIII pour qu'il renonce à la détruire comme il en avait l'intention.





Anciennes dépendances






Douves





Héraldique



Article connexe : armorial des communes d'Indre-et-Loire.




Les armes de Champigny-sur-Veude se blasonnent ainsi :





D'azur, à trois fleurs de lys d'or, un bâton péri en bande de gueules, brochante sur le tout.




Lieux et monuments




Vue extérieure de la Sainte-Chapelle






clés de voûte armoriées





ensemble des vitraux





Sainte-Chapelle vu du parc




La Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude, l'une des six Saintes-Chapelles subsistant en France, est construite sur le modèle de la Sainte-Chapelle de Paris.

Elle est emblématique de l'art de la Renaissance à son apogée.

Les vitraux sont remarquables et classés aux Monuments historiques ; les portraits des Bourbon-Montpensier depuis saint Louis y sont représentés ainsi que l'évocation des principales étapes de la vie du roi et de ses croisades.

Rue de cloîtres il existe encore de vieilles maisons de caractère qui datent du XVIe siècle.




Sainte-Chapelle






vitrail







vitrail




détail d'un vitrail relatant la vie de Saint-Louis




Personnalités liées à la commune




Le chanteur et compositeur Michel Lambert est né à Champigny-sur-Veude vers 1610.

L’écrivain et académicien Maurice Genevoix venait rendre visite à sa grand-mère et son oncle notaire.

Le peintre Chaïm Soutine se réfugia à la fin de sa vie dans le village, pendant la période de l’Occupation.


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 18:28

Château de Châteaudun




Château de Châteaudun



Période ou style Médiéval
Type Château fort
Début construction 1171
Fin construction XVIe siècle
Propriétaire initial Jean de Dunois
Propriétaire actuel Centre des monuments nationaux
Protection  Classé MH (1918, 1947)
Inscrit MH (1946, 1947)

Pays  France
Anciennes provinces de France  Orléanais
Région Centre
Département Eure-et-Loir
Commune Châteaudun






Le Château de Châteaudun est une château fort du XIIe siècle, remanié au XVe et XVIe siècles, situé sur la commune éponyme, dans le département d’Eure-et-Loir. Jean de Dunois, membre illégitime de la maison d’Orléans, a beaucoup donné au faste de cette résidence.

Il reçut le château en gage de ses actes pour avoir précipité la libération de son frère Charles d’Orléans, prisonnier des Anglais.

Le château est géré par le centre des monuments nationaux et est protégé au titre des monuments historiques.



Situation



Dominant le Loir, le donjon se dresse à l'extrémité nord-ouest d'un éperon qu'épousa la vieille ville. Le reste du château fut reconstruit à l'aplomb de la falaise.



Histoire




Thibaud le Tricheur, au début du Xe siècle, y établit l'une de ses puissantes forteresses.

Le comte de Blois Thibaut V fait construire le donjon vers 1170.

Le 13 octobre 1391, Guy II de Châtillon, dernier comte de Blois, vend les comtés de Blois et de Dunois à Louis d'Orléans, frère du roi Charles VI.

En 1407, après l'assassinat de Louis d'Orléans, Châteaudun et ses autres bien passe à son fils Charles d'Orléans.



Anecdote




Une visite de la nièce de Talleyrand.

« Je me suis arrêtée à Chateaudun pour y visiter, en détail, tout le vieux château, jusqu'aux cuisines et aux cachots ; à travers une dégradation presque complète, on trouve encore de belles parties, et la vue est jolie.

Le prince (Adrien) de Laval est venu à ma rencontre et m'a amenée ici dans sa calèche; il fait de ceci un lieu charmant, arrangé avec goût, recherche et magnificence.

Le site est beau, et la partie gothique du château, bien conservée et habilement restaurée (...) il a un excellent architecte, puis, c'est le baron de Montmorency qui a arrangé la cour, et il y a eu quelques conseils de ma façon dans la réunion des salons (...) une des plus grandes ridiculités que je connaisse :

Adrien a l'ordre du Saint-Esprit et on ne le porte plus ; il en avait plusieurs : qu'a-t-il imaginé d'en faire ?

Il les a fait coudre au beau milieu des courtepointes en velours qui couvrent les principaux lits de son château ! »

— duchesse de Dino, 1er et 2 août 1836, Chronique de 1831 à 1862




Protections




Plusieurs protections sont en vigueur concernant le château de Châteaudun :

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 juillet 1918.


Les parcelles au pied du château font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 14 octobre 1946.


Les abords font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 2 avril 1947.

Le cloître de Luynes fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 2 avril 1947.




Description


Le château est un exemple de décors gothiques significatifs de la période précédant la Renaissance.


Il dispose entre autres d'une fresque majestueuse représentant le Jugement dernier.

Celle-ci fut peinte sur le mur de l'oratoire sud de la Sainte-Chapelle.

D'après les expertises elle daterait de 1500.

Le château de Châteaudun se compose de :

un donjon cylindrique, haut de 31 m sous toiture et de 17 m de diamètre datant de 1170.


la Sainte-Chapelle construite entre 1451 et 1493 ; le chœur et la chapelle haute furent érigés entre 1451 et 1454, la nef et l'oratoire sud sont bâtis de 1460 à 1464.

Le clocher est érigé en 1493.


l'aile ouest ou aile Dunois, construite par Jehan de Dunois entre 1459 et 1468.



L'aile nord ou aile Longueville, dont les étages de soubassement sont construits par François Ier d'Orléans-Longueville de 1469 à 1491, quant aux étages, ils seront achevés par François II d'Orléans-Longueville et ses descendants durant le premier quart du XVIe siècle.




Photographies




La Sainte-Chapelle et le donjon






L'aile Longueville







Le jardin et l'aile Longueville





Le jardin






Détail de l'aile Longueville






Détail de l'escalier






L'aile Longueville






Détail de sculpture


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 18:50

Château du Lude






Château du Lude


Période ou style Médiéval et Renaissance
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel comte Louis-Jean de Nicolaÿ
Destination actuelle habitation privée
Protection  Classé MH (1928)
 
Pays  France
Région historique  Anjou
Subdivision administrative  Sarthe
Département  Pays de la Loire
Commune Le Lude


Le château du Lude sur la commune du Lude, département de la Sarthe, est un des châteaux représentant l'époque architecturale de la première Renaissance française.

Cette forteresse du XIIIe siècle dont le logis du XVIe siècle est un château réaménagé au XVIIIe siècle pour lui donner son aspect actuel, gardant l'impression de masse du bâtiment d'origine.




Histoire




La forteresse a été édifiée à partir du Xe siècle sur la rive gauche du Loir pour assurer la défense de l'Anjou contre les incursions des Normands, puis des Anglais durant la guerre de Cent Ans.

Avant de rejoindre Jeanne d'Arc à Orléans Gilles de Rais, le légendaire Barbe Bleue, y conduit une bataille victorieuse.

Jehan de Daillon, chambellan de Louis XI de France, nouveau seigneur du Lude à la fin du XVe siècle, sur les conseils de son ami le roi René d'Anjou, fait appel à l'architecte, du roi René, Jean Gendrot.

Celui-ci va entièrement rénover le vieux château et le transformer en un logis avec une façade Renaissance de style italien et les plaques de marbre de la cour d'honneur.

Jean Gendrot présente un projet architectural de style Renaissance.

Les travaux prévus sont très importants et dureront plusieurs années.

L'architecte amène une nombreuse main-d'œuvre et fait édifier des maisons pour les accueillir le long d'une rue qui se nomme aujourd'hui "rue de la Gendrottière".

Les maisons les plus cossues sont réservées aux contremaîtres.

Enfin la plus belle d'entre elles, appelée la "maison des architecte" ou la "maison de Gendrot", est une bâtisse de style renaissance, sise près des halles, place du château.

Le premier soin de Gendrot est de raser entièrement les ailes, le pont-levis et l'éperon, de combler le fossé et d'aplanir au niveau de l'ancienne basse-cour tout l'espace qui forme aujourd'hui le parterre de l'Est.

Il démolit la tour Nord-Ouest, qui était jusqu'alors plus petite que les autres, et la reconstruit sur une base sensiblement élargie.

Jean Daillon, seigneur du Lude, meurt avant la fin des travaux.

Son fils Jacques Daillon mène par la suite le projet jusqu'à son terme par l'achèvement des aménagements.

Le château reçoit alors des hôtes illustres : Henri IV, Louis XIII et la marquise de Sévigné.

C'est la duchesse du Lude qui fait réaliser le cabinet de peintures, studiolo à l'italienne de l'école de Raphaël.

Joseph Duvelaër, chef du conseil de la Compagnie des Indes, acquiert Le Lude en 1751.

Sa nièce, Françoise Butler (1741-1798), marquise de La Vieuville par son mariage en 1758 avec Étienne Auguste Baude de La Vieuville (1713-1795), fait construire l'aile classique de style Louis XVI en 1787, et conserve le château durant la Révolution.

Sa fille, Élisabeth (1764-1814), épouse Louis Céleste de Talhouët-Bonamour (1761-1812), marquis de Talhouët.

Le château passe ensuite à Auguste de Talhouët (1788-1842), fondateur de la branche de Talhouët-Roy, puis à son fils, Auguste de Talhouët-Roy (1819-1884) qui entreprend des travaux de restauration au XIXe siècle.

Le comte et la comtesse Louis-Jean de Nicolaÿ, actuels propriétaires ont continué la restauration des bâtiments et créent de nouveaux jardins.



Architecture





Le château comporte un système fortifié d'éperons et de douves,

Sa façade François Ier et l'oratoire ont été classés monument historique par arrêté du 27 février 1928.

Ses cuisines voûtées existent depuis le XVe siècle.

Le Cabinet de peintures est un studiolo à l'italienne de l'école de Raphaël.

La totalité des communs ainsi que les deux pavillons d'entrée ou porteries ont été inscrits monument historique par arrêté du 28 octobre 1992.




Salle des gardes , toile peinte du  XVIIè siècle.






Cabinet des peintures , le triomphe de la chasteté






Cabinet des peintures , Jacob au puits








Salle des Gardes






Vestibule







La cheminée Renaissance aux armes des Daillon , dans la grande galerie





Parc et jardins




Les jardins historiques du Lude s'étendent sur plusieurs niveaux entre le Château et le cours du Loir.

Un jardin à la française et un parc à l'anglaise entourent l'édifice qui est toujours habité.

L'ancienne place forte est rasée au XVIIe siècle pour former une terrasse bordée d'une élégante balustrade de pierre sur plus de 200 mètres de long.

Les maçonneries et balustrades des terrasses ainsi que les murs de clôture du parc ont été inscrits monument historique par arrêté du 28 octobre 1992.

Le potager le long de la rivière est transformé au XIXe siècle par Edouard André en un jardin à la française le jardin bas caractérisé par une succession de parterres de fleurs et de bassins.

Une collection d'arbustes à floraison parfumée caractéristique des jardins dessinés par Edouard André souligne la muraille : lilas, seringats.

Les prairies de la rive opposée forment parc agricole.

Le jardin de la source est un parc à l'anglaise orné de planté vivaces et parsemé de fabriques, un kiosque, un grotte et un embarcadère.

Le potager de 2 hectares qui s'échelonne sur trois terrasses a été dessiné par Édouard André en 1880.

Il comporte des alignements d'arbres fruitiers, des serres, une orangerie.

Il présente toujours ses couches de semis, ses fleurs et ses légumes rares.

Le jardin de l'éperon a été redessiné en 1997 aux pieds de la façade Louis XVI.

Un labyrinthe de buis et une roseraie sont encadrés de haies d'ifs taillés.

La collection de roses comporte des rosa chinensis, des roses thé et hybrides de thé, telles que 'Mutabilis', 'Old Blush', 'Louis XIV' ou 'Irène Watts

De nombreuses représentations « son et lumières » y furent données, avec une renommée qui dépassait le département.







Château du Lude





Les jardins





Vue aérienne


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 19:02

Château de Meillant





Château de Meillant et sa chapelle en 1503



Période ou style Renaissance
Type Château
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XVIe siècle
Protection  Inscrit MH (1926)
Classé MH (1963) Façades et toitures

Pays  France
Anciennes provinces de France Berry
Région Centre
Département Cher
Commune Meillant





Le château de Meillant est situé à Meillant dans le département du Cher, dans la région Centre.



Les différentes familles ayant possédé la terre de Meillant




De la famille de Charenton à la famille de Sancerre




Le château appartient à la famille de Charenton qui possédait aussi la terre de Charenton.

Les deux seigneuries restèrent liées jusqu'à la Révolution.

Agnès de Charenton l'a apportée en dot à son mariage avec Raoul VII, prince de Déols, mort en 1176.

La terre revient à sa fille unique, Denise de Déols.

Elle se marie en 1189 avec André Ier de Chauvigny qui s'est illustré à la Troisième croisade. Puis, en 1204, elle se remarie avec Guillaume Ier, comte de Sancerre.

Les terres passent ensuite à son fils aîné, Guillaume Ier de Chauvigny.

Il fonde à proximité du château une ville franche.

En mai 1211, il donne une charte de privilèges pour les bourgeois qui sont venus s'y installer.

En 1233, Guillaume Ier de Chauvigny céda à son demi-frère, Louis Ier de Sancerre, cette terre. Ayant hérité de Meillant à la mort de son père en 1267, Jean Ier de Sancerre confirma, le 8 novembre 1269, aux bourgeois de Meillant les privilèges donnés dans l'acte de 1211.

C'est le fils aîné de Jean Ier de Sancerre, Étienne II de Sancerre, auquel on attribue la construction de la partie du château actuel datant de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle.

Mort sans postérité en 1308, c'est son frère Jean II de Sancerre qui devint propriétaire de la seigneurie.

Les héritiers successifs ont été Louis II de Sancerre, puis Jean III de Sancerre, enfin à sa fille unique, Marguerite de Sancerre.

Marguerite se maria quatre fois. D'abord, en 1364, Gérard VI Chabot (1344 -1370). Devenu veuve, elle épousa en secondes noces, le 27 juin 1374 à Riom, Béraud II.




La famille de Bueil




La fille de Béraud II et de Marguerite, Marguerite-Dauphine, dauphine d'Auvergne et dame de Bueil, épousa en 1404 Jean IV de Bueil, maître des arbalétriers de France.

Elle est morte en 1418, mais elle laissa l'usufruit de Meillant et de Charenton à sa sœur Jacquette-Dauphine, abbesse de Saint-Menoux.

Cette donation est confirmée le 14 août 1435 par son neveu et sa nièce, Louis de Bourbon et sa femme, Jeanne-Dauphine.

En 1453, Charles d'Albret, seigneur d'Orval et suzerain de Meillant, accorde trois années à l'abbesse pour qu'elle lui rende son hommage.



La famille d'Amboise




Anne de Bueil, une fille de Marguerite de Bueil, s'est mariée en 1438, à Pierre d'Amboise.

Par échange, ils ont acquis le 20 octobre 1453 les seigneuries de Meillant et de Charenton.

Pierre d'Amboise est appelé seigneur de Meillant dans des actes de 1462 et 1468.

Il est mort le 28 juin 1473 à Meillant.

Dès le 6 mai 1464, il avait transmis à son fils Charles Ier d'Amboise la nue-proprité de Meillant au moment de son mariage avec Catherine de Chauvigny.

Il fait commencer les travaux de construction de la partie de bâtiment comprise entre les deux corps de logis d'Étienne II de Sancerre, probablement à partir de 1473.

Après sa mort, le 22 février 1481, son fils, Charles II d'Amboise fait continuer les travaux.

Ses fonctions de lieutenant du roi en Italie et de gouverneur du Milanais le retenant loin du château, il fait surveiller les travaux par son oncle, le cardinal d'Amboise.

L'argent qu'il a retiré de son gouvernement en Italie a fait dire au cardinal Bibbiena, d'après Brantôme : "Milan a fait Meillant".

Louis XII s'est arrêté à Meillant en 1505,c'est ce qui explique la sculpture d'un porc-épic couronné sur une tour.

Après sa mort le 11 février 1511 à Carregio, son fils unique Georges d'Amboise hérite du château, mais il meurt à la bataille de Pavie, en 1525.


Dans un testament de 1522, Georges d'Amboise avait laissé ses biens à sa tante Catherine d'Amboise, épouse de Philibert de Beaujeu (fils de Jacques de Beaujeu, seigneur de Lignières et d'Amplepuis), et à sa cousine Antoinette d'Amboise, femme d'Antoine de La Rochefoucauld, seigneur de Barbezieux.

Par une transaction du 21 octobre 1525, les terres de Meillant et de Charenton reviennent à Catherine d'Amboise.

Son mari, Philibert de Beaujeu rendit hommage pour ces terres, le 26 septembre 1534, à Henri de Foix, comte de Comminges et seigneur d'Orval.

Cette transaction prévoyait que si Catherine d'Amboise mourait sans enfant, les seigneuries reviendraient à Antoinette d'Amboise.



La famille de Barbezieux



Catherine d'Amboise a transmis à sa nièce Antoinette ses terres de Meillant, Charenton, Lignières et Chaumont en 1542.


Cette dernière, ruinée par son troisième mari, doit vendre la nue propriété, le 4 décembre 1543, à son fils Gilbert de La Rochefoucauld pour 80 000 livres et d'autres terres à son autre fils Charles de La Rochefoucauld, seigneur de Barbezieux, pour 40 000 livres.

Après la mort d'Antoinette d'Amboise, par l'accord du 4 juillet 1553 avec ses frères, Charles de La Rochefoucauld, est resté le seul propriétaire des terres de sa mère.

À sa mort, sa veuve, Françoise de Chabot, fille de l'amiral Philippe Chabot, a été dame de Meillant jusqu'en 1600.



La famille de Brichanteau



Article détaillé : Famille de Brichanteau.


Charles de La Rochefoucauld et Antoinette d'Amboise ont eu trois filles.

La seigneurie revient à leur seconde fille Antoinette de La Rochefoucauld, mariée à Antoine de Brichanteau, qui a été marquis de Nangis, amiral de France en 1589.

En 1609, il fit hommage de ses terres à son suzerain, Sully.

Les terres ont été ensuite étaient conservées indivises entre Nicolas de Brichanteau, et de son frère Philibert de Brichanteau, évêque de Laon.

Nicolas de Brichanteau meurt en 1653.

Son second fils, Claude-Alphonse de Brichanteau lui succéda. Mort en 1658, c'est sa veuve, Angélique d'Aloigny, fille de Henri Louis d'Aloigny, qui a été dame de Meillant jusqu'en 1676.

Son fils, Louis-Fauste de Brichanteau épousa sa cousine germaine, Marie-Henriette d'Aloigny de Rochefort, après avoir obtenu une dispense. Il est tué en Allemagne, le 8 août 1690.

De ce mariage sont nés trois enfants, deux fils, dont Louis Armand de Brichanteau de Nangis, et une fille, Louise-Madeleine-Thérèse de Brichanteau.




La famille de Gorge d'Antraigues




Le 12 septembre 1710, Louis-Madeleine-Thérèse de Brichanteau signa son contrat de mariage avec Pierre-François Gorge d'Antraigues, comte de Clain.

Le même jour, le père du marié, Pierre Gorge d'Antraigues, seigneur de la Chapelle-sur-Crécy, acheta aux enfants Brichanteau pour 214 000 livres les terres de Meillant, Chandeuil et Pondy et donna à son fils l'usufruit, la nue-propriété devant revenir aux enfants à naître.

En cas d'absence d'héritier, l'héritage reviendrait à son autre fils, Chrétien-François Gorge d'Antraigues, et sa fille, Julie-Christine-Régine, mariée en 1709 à Paul-François de Béthune, marquis d'Ancenis, puis 4e duc de Charost en 1724.

Pierre Gorge avait fait fortune dans des entreprises financières.

Sa fortune lui avait permis d'acheter la seigneurie d'Antraigues, en Berry, et les terres avoisinant la Chapelle-Crécy, en Brie.

Il s'était remarié en 1685 avec Julie d'Étampes-Valençay, fille de Dominique marquis de Valençay et de Marie-Louise de Montmorency-Boutteville.

De ce second mariage était né Pierre-Fauste, un fils mort jeune et Julie-Christine-Régine, et une autre fille devenue religieuse.

Devenu veuf en 1705, il s'était retiré en 1710 à l'abbaye Sainte-Geneviève où il est mort le 21 mars 1723.

D'un premier mariage étaient nés Chrétien-François.

Le fils Pierre-Fauste n'avait pas les vertus de son père.

C'était un débauché plein de vices qui se ruina.

Sa femme était morte en couches en 1713.

Il se remaria en 1715 avec Marie-Thérèse d'Haraucourt qu'il quitta trois semaines après son mariage, poursuivi par ses créanciers.

Sa nouvelle épouse devint la maîtresse du Régent.

Lui-même mourut en prison à Moscou en 1740.

Devant les débauches du fils, le 4 septembre 1716, Pierre Gorge d'Antraigues déshérite son fils Pierre-Fauste.

Un arrêt du 1er juillet 1718, un arrêt le remet en possession de ses donations.

Mais le 11 juin 1717 Pierre-Fauste avait abandonné à ses créanciers l'usufruit de ses biens en Berry.

Pour éviter un procès, Chrétien-François racheta leurs droits aux créanciers en 1720.

Avant sa mort, Pierre Gorge d'Antraigues fit de Chrétien-François et de Julie-Christine-Régine ses héritiers, chacun pour moitié.



La famille de Béthune-Charost




En avril 1732, Chrétien-Francois Gorge d'Antraigues vndit à sa sœur la totalité de l'usufruit et la moitié de la nue-propriété de la seigneurie de Meillant.

Chrétien-François mourut le 25 juillet 1737 sans héritier, faisant de sa sœur sa légataire universelle.

Le 28 août 1737, Julie-Christine-Régine décéda après avoir fait de son troisième fils, François-Joseph de Béthune,duc d'Ancenis, son héritier.

Il avait été marié avec Marie-Élisabeth de Roye de La Rochefoucauld.

Cette dernière a assuré la garde des terres de Berry après la mort de son mari, le 26 octobre 1739, pour son fils Armand Joseph de Béthune, duc de Charost en 1747.

Il prit possession de Meillant en 1755.

Armand Joseph de Béthune avait été marié à Louise-Suzanne-Edmée de Martel qui mourut le 6 octobre 1779.

Il se remaria avec Henriette-Adélaïde-Joséphine du Bouchet de Sourches de Tourzel, le 17 février 1783.

Son action philantropique l'avait fait aimé en Berry.

Les pétitions des habitants du pays lui a permis d'échapper à la guillotine pendant la Terreur alors que son seul fils survivant fut guillotiné le 26 avril 1794.

Il est mort à Paris le 28 octobre 1800.

Par testament du 3 juin 1798, il avait fait de sa seconde femme son héritière.

Elle s'occupa peu du château.



La famille de Mortemart




En 1857, Henriette-Adélaïde-Joséphine du Bouchet de Sourches de Tourzel donna le château à sa nièce Virginie de Sainte-Aldegonde, mariée au général Casimir de Rochechouart, duc de Mortemart.


C'est ce dernier qui avait entrepris, dès 1842, de faire restaurer le château, à partir de 1842, par l'architecte Louis Lenormand.




Historique






Le château côté douves





Le château côté cour



Un château existe déjà au XIe siècle.

Une tour avait été construite par un prince de Déols pour protéger ses terres face à la grosse tour qui avait été construite à Dun-le-Roi, aujourd'hui Dun-sur-Auron , distante de trois lieues.

Le château actuel a été entrepris à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle par Étienne II de Sancerre qui est mort avant 1308.

Il en reste les deux corps de logis rectangulaires situés de part et d'autre du corps de logis construit à la fin du XVe siècle.

Côté sud se trouvaient les fossés alimentés par l'Hivernon.

Le reste des remparts ceinturant une cour et protégés par les douves a disparu au XVIIIe siècle.

Une porte d'entrée située à l'est y donnait accès.

C'est la famille d'Amboise qui a construit le corps de logis central, la chapelle et la tour du Lion avec sa vis, côté cour.

Cette construction a duré de 1473 à 1510.

Elle a dû être commencée par Charles Ier d'Amboise et terminée pour Charles II d'Amboise sous le contrôle du cardinal d'Amboise.

Un dessin réalisé par Claude Chastillon, du début du XVIIe siècle, donne l'aspect du château à cette époque.

Il montre que le château était complété à l'ouest par une galerie de sept arcades dont il ne subsiste plus que deux piles dans le jardin.

Cette galerie ressemblait à celle du château de la Verrerie, près d'Aubigny-sur-Nère.

À parir de 1842, le château a été restauré par l'architecte Louis Lenormand.

Il refit la décoration sculptée extérieure, les toitures, les chemins de ronde et reconstruit les étages supérieurs des corps de logis situés à l'extrémité est du château.

Il a aussi remanié complètement l'intérieur.

Par arrêté du 2 mars 1926, le château fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques, complétée par la suite : l'ensemble des façades et toitures du château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 avril 1963.

Le château avait été classé provisoirement par le passé, par la liste des monuments historiques de 1862, puis celle de 1875.

Il fut déclassé en 1887, à la demande du propriétaire, puis repris en compte en 1926 pour son inscription.



Architecture






Tour du Lion construite par Charles II d'Amboise




Retable Flamand datant du XVIè siècle




Dans ce Salon , la grande cheminée est surmontée d'une galerie destinée aux musiciens




Le plan initial du château tel qu'il avait été construit par Étienne II et que montre le dessin de Claude de Chastillon est très semblable à celui du château de Sagonne.

Cette ressemblance est due au fait que ces deux châteaux ont été construits par la même famille de Sancerre.

Les parties construites par la famille d'Amboise à partir de 1473 sont plus à rattacher la fin du style gothique qu'au début du style Renaissance en France

. On peut rattacher les bâtiments construits par Charles Ier d'Amboise au Palais Jacques-Cœur de Bourges.

Sous Charles II d'Amboise a été construite la tour du Lion, en hors-œuvre et comprenant un escalier à vis, et la mise en forme de la façade côté cour du bâtiment occidental par le percement des fenêtres dans les murs du début du XIVe siècle et leur décoration.

La décoration de la tour et des fenêtres hautes de la façade côté cour est assez exubérante.

Elle a été réalisée avant 1510 dans un style marquant la transition entre les styles gothique flamboyant et de la première Renaissance française.

On retrouve ce type de tour-escalier au Palais Jacques-Cœur et à l'hôtel des Échevins de Bourges.

La galerie qui prolongeait l'aile occidentale et qui a été construite dans le style de la première Renaissance a malheureusement disparu.

La décoration de la tour du Lion, appelée ainsi à cause du lion qui la surmonte, est la partie la plus intéressante du château.

Il ne semble pas que la restauration entreprise à partir de 1842 ait beaucoup affecté cette partie du château.


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 19:54

Château de Montreuil-Bellay





Château de Montreuil-Bellay



Période ou style Médiéval et Renaissance
Type Forteresse
Château de la Loire
Début construction XIIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Foulque Nerra,
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel Privé
Destination actuelle Musée
Protection  Classé MH (1979)

Pays  France
Région historique  Anjou
Subdivision administrative Maine-et-Loire
Département  Pays de la Loire
Commune Montreuil-Bellay

 


Le Château de Montreuil-Bellay est une vaste construction médiévale, plusieurs fois remaniées et se dressant au cœur de la Ville close de l'Anjou de Montreuil-Bellay dans le département du Maine-et-Loire.




Historique



C'est le duc d'Anjou Foulque Nerra qui fit construire la première citadelle sur un oppidum romain au XIIesiècle.

Il en confie la garde à son vassal Giraud Berlay, devenu Giraud Bellay, et la cité prit le nom de Montreuil-Bellay.

L'attachement de la famille Berlay à la couronne de France conduit le Roi Philippe Auguste en 1208 et le Roi Louis VIII en 1224 à tenir leur cour au Château de Montreuil-Bellay.

Le château passa ensuite à la famille de la Maison de Melun et à la Maison de Tancarville pendant la Guerre de Cent ans.

Cette dernière fit construire les remparts.

Puis le château appartint à la Maison d'Harcourt.

Par la suite, il fut agrandit avec l'ajout de plusieurs tours et d'une enceinte, 650 mètres de rempart et 13 tours de défense, protègent le château, avec une entrée du bâtiment fortifié, flanquée de tours rondes et massives avec barbacane et pont-levis.

Au cours du XVe  siècle, l'époque de la Renaissance permet au château d'être modernisé et aéré, nouvelles salles, cuisine nouvelle, salle-à-manger, grand salon, petit salon, chambre, escalier monumentale et construction de la Collégiale Notre-Dame avec des logis attenants pour les chanoines.

Le vieux château prit alors l'apparence d'un "Château-Neuf".

Lors de la Révolution française, le seigneur de Montreuil-Bellay, Jean-Bretagne de La Trémoille, reste fidèle au Roi Louis XVI.

Son Château fut réquisitionné et transformé en prison pour femmes royalistes.

Après l'époque révolutionnaire, le château devint par mariage, la propriété de la famille Grandmaison, dont certains de ses membres furent maires de la cité ou sénateur.

Le château de Montreuil-Bellay fut ainsi remanié aux XIe, XIIIe, XIVe et XVIIe siècles, et classé au titre des monuments historiques par arrêté du 18 juin 1979




Enceinte, château et collégiale de Montreuil-Bellay





L'Oratoire





Le salon avec une cheminée datant du XVè siècle


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 20:01

Château du Moulin





La façade avec le mur intact




Type Château fort
Architecte Jacques de Persigny
Protection  Classé MH (1927)

Pays  France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune Lassay-sur-Croisne


Le château du Moulin est situé dans la commune de Lassay-sur-Croisne (Loir-et-Cher).

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 27 avril 1927.



Histoire



Construit entre 1480 et 1501 pour Philippe du Moulin, ami de jeunesse du roi Charles VIII et anobli par ce dernier, à qui il avait sauvé la vie lors de la bataille de Fornoue en 1495.

Cette demeure seigneuriale est l’œuvre de l’architecte de la cour Jacques de Persigny.

Bâti avec des briques orangées et noires, sur un plan rectangulaire entouré de douves, son apparence de château fort médiéval était pourtant davantage destinée à marquer le nouveau rang de son propriétaire qu’à assurer une fonction défensive.

La cour était autrefois entièrement close et ceinte de hauts murs.




Architecture



De nos jours, il reste le châtelet encadrant l’entrée, le donjon, la courtine et une des tours qui a été rehaussée sous Louis XIII.

Bien entretenu, il est encore habité. Sa visite permet de découvrir quelques pièces bien meublées.

Le jardin potager a été redessiné au XXe siècle avec des parcelles de taille décroissante, pour donner l’illusion d’une plus grande profondeur ; le Conservatoire de la Fraise s'y est installé.




Télévision



Dans les années 1960, le château du Moulin a servi de cadre à la série télévisée Thierry la Fronde.



Galerie d'images





Vue arrière





Douve et pont-levis






Cour intérieure






Corps d'habitation


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 20:26

Château d'Oiron






château d'Oiron



Début construction XVe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Guillaume Gouffier
Propriétaire actuel État
Protection  Classé MH (1923)
Inscrit MH (1943)

Pays  France
Région française Poitou
Subdivision administrative Poitou-Charentes
Département Deux-Sèvres
Commune Oiron



Le château d'Oiron est situé à Oiron dans le département des Deux-Sèvres en France.

Le château, avec sa cour, ses grilles, le petit parc et les terrains immédiatement attenants, fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 2 octobre 1923.

Cette protection est ensuite complétée : l'ensemble des parcelles dans le champ de visibilité du château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 17 juillet 1943.



Histoire



Le château d'Oiron est l’œuvre de la famille Gouffier : Guillaume (mort en 1495) reçoit de Charles VII la terre d’Oiron en 1449.

Par son second mariage avec Philippe de Montmorency, auraient pu arriver à Oiron certains portraits de cette famille.

Son fils Artus Gouffier de Boissy, gouverneur de François Ier, est nommé Grand Maître de France en 1515 et duc de Roannez et Pair de France; accompagnant Charles VIII et Louis XII en Italie où il reçut la terre de Caravaz - titre devenu marquisat de Carabas dans Le Chat Botté de Charles Perrault - il s'intéressa à l'art de ce pays et a pu véritablement commencer l'importante collection d'art familiale.

Son frère Adrien, cardinal et légat, aurait reçu de Raphaël La Petite Sainte Famille (musée du Louvre) et son épouse, Hélène de Hangest, aurait constitué une grande collection de dessins, certains peut-être de sa main.

Son troisième frère, Guillaume, Amiral de France, fut le constructeur du château poitevin de Bonnivet (départ. de la Vienne - détruit), une des plus belles demeures de la Renaissance française.

Avec leur fils Claude Gouffier, la famille atteint son apogée : il est Grand Écuyer de France en 1546.

Le château d'Oiron a appartenu aussi à la Vicomtesse d'Oiron dans lequel elle a logé les descendants du Vicomte de Cerizay au XXe siècle.

« Monsieur le Grand », un collectionneur et mécène[modifier]Claude acquit en Italie des œuvres de Raphaël, une Pietà du Pérugin (entre 1493 et 1500, National Gallery, Dublin), ou attribués au Primatice ou à Giovanni Bellini ; le portrait du roi Jean Le Bon, (huile sur bois, musée du Louvre, Paris) est présenté comme la pièce la plus remarquable de sa collection.

Aucune bibliothèque n'est mentionnée dans les inventaires mais en 1683 il est fait état de 353 volumes reliés en parchemin et de 218 « autres reliés en veau de plusieurs couleurs qui sont historiens et romans fort anciens », certains reliés pour Claude car Gaignières dit en détenir plusieurs et reproduira une de ces reliures, probablement acquises en 1700 avec des tableaux.

Sur 14 reliures de Claude Gouffier signalées, en 1994 10 étaient encore connues, dont 3 en mains privées ; elles ont appartenu aux plus célèbres bibliophiles du XIXe siècle  : Guillaume Libri, le baron Jérôme Pichon (1869 et 1897), qui a possédé des objets d'art de Gouffier, comte de Lignerolles (1894), duc d'Aumale (cf. au château de Chantilly), Louis de Mongermont, Edouard Rahir (1936), etc.

Entre autres raretés, on cite un recueil de dessins de mors de chevaux revêtu initialement d'une reliure d'orfèvrerie (no 393 de la vente Pichon du 19/04/1869) offerte à Claude par Galiotte, comtesse de Ringrof, la fille de son prédécesseur Galiot de Genouillac et, entre autres livres de piété, un livre d'heures manuscrit sur parchemin et enluminé (Pierpont Morgan Library, New-York) et un psautier français sur papier (Bibliothèque de l'Arsenal, Paris ?).

En 1568-1569 le château fut pillé par des troupes huguenotes.

En juin 1570 Claude demanda dans son testament que les tapisseries garnissant le château soient conservées en place par son héritier; à sa mort le mobilier de l'hôtel de Boisy à Paris est vendu, dont un grand nombre de portraits et une série de « 60 tableaux painctz en huille...garnis de leurs moulures dorée », 8 furent acquis par le président d'Orsay, la duchesse de Lorraine achetant quant à elle des tableaux sur cuir par Noel Guérin.

Les collections conservées à la capitainerie d'Amboise, une de ses charges, furent également vendues.

Un autre inventaire est établi en 1571.

Un inventaire de 1631 mentionne encore plus de 600 tableaux dans la chapelle, presque autant en 1654 dans le château même, et plus de 400 en 1683 réparties entre Paris, Versailles et Oiron, certains attribués à Hans Holbein et Albrecht Dürer, sans compter les œuvres dispersées par les ventes, partages et pillages.

Entre 1642 et 1662, Artus Gouffier de Roannez (ami de Blaise Pascal) vendit La Petite Sainte Famille de Giulio Romano, alors attribuée à Raphaël, qui fit partie de la collection de Louis Loménie de Brienne, lequel la cèdera ou la donnera au roi en 1663 ; en 1683, François III d'Aubusson, comte puis duc de la Feuillade, époux de Charlotte Gouffier, dernière du nom, offrit au roi le Saint Jean Baptiste de Raphaël (musée du Louvre).

La dernière dispersion de la collection Gouffier incomba en 1700 à Mme de Montespan, nouvelle propriétaire - avec l'aide financière de son ex-amant royal dit-on - car dom Charles Conrade, bénédictin de Saint-Jouin-de-Marnes, la visite et lui échange des tableaux contre des livres, ou en achète en plusieurs fois au profit du collectionneur Roger de Gaignières; quelques portraits royaux, dernières épaves de la collection des ducs de Roannez, sont mentionnées dans son inventaire après décès (juillet 1707).

Subsistent aujourd'hui au château et dans l'église collégiale Renaissance voisine, entre autres, Un Saint Jérôme (Florence, vers 1550-1570 ?), une Résurrection (éc. anversoise, XVIe siècle), une copie française d'une Vierge à l'Enfant de Rubens (original perdu), des Baubrun et une série d'œuvres de Jacques Blanchard, citée en 1683.

Effigies de Claude Gouffier


un portrait présumé par François Clouet (vers 1555 ? collection Cambridge Fogg Art Museum, Massachusetts, reproduit dans Jardin des Arts no 51, janvier 1959, p.185);

un autre portrait, "crayon d'après Clouet" fait partie des 362 dessins attribués à cet artiste acquis d'un lord anglais par le duc d'Aumale (Musée Condé à Chantilly - fig.5 du catalogue de l'exposition « Les trésors du Grand Ecuyer » musée national de la Renaissance, château d'Ecouen, 16 novembre 1994 - 27 février 1995, p. 14);

un autre portrait, peinture sur bois (château de Versailles, fig. 9 du cat. cité, p. 17) ;


Un dessin du Musée Condé porte la mention "Le grand maître de Boisy" probablement Artus (+ 1519).


Le XVIIe siècle voit le déclin des Gouffier ; Louis est exilé dans son château par Louis XIII, son fils meurt prématurément et son petit-fils Artus de Roannez, ami intime de Blaise Pascal, n'aura pas d'enfants.

Leur unique héritière Charlotte épouse le duc de La Feuillade qui s’intéresse quelques années à Oiron puis cède le domaine en 1698 à un certain Pierre Sauvage, qui le revend rapidement à Madame de Montespan en 1700 pour son fils légitimé le duc d’Antin ; les deux grands pavillons carrés symétriques sur le parc, à toits en terrasse et grands trophées sculptés aux angles, semblent inspirés de l'exemple versaillais.



Des propriétaires moins illustres et pas assez fortunés


En 1772 le domaine est acquis par Pierre Jacques Fournier de Boisairault ; ses descendants l'habiteront et l'entretiendront mais n'auront pas le niveau de revenu correspondant à l'immense édifice ; en 1799 ils récupèreront un domaine amoindri avec des décors intérieurs malmenés par l'épisode révolutionnaire, où plus aucun élément notable ne sera désormais ajouté.

Afin de rendre plus habitable la demeure, ses grandes pièces seront cloisonnées et entresolées, et des parties entières, comme le second étage des deux pavillons, abandonnées.

Le préfet Dupin, en poste de 1800 à 1813, répondant à une enquête ministérielle dit que « que les peintures de la galerie s'abîment, que l'on entrepose du blé dans les grands appartements et (que) le propriétaire s'est retranché au rez-de-chaussée » ("Notice sur les anciens châteaux des Deux-Sèvres", brochure manuscrite de 56 pages. - archives Direction de l'Architecture).

En 1820 et 1873 deux campagnes de restauration du château seront conduites par l'architecte Daviau, qui vers 1870 déposera les sculptures jugées les plus originales du château, une série de dix termes en terre cuite (d'origine italienne ?) qui occupaient les niches des contreforts de la galerie Renaissance ; Jules-César Robuchon (1840-1922) en photographia ensuite quatre encore sur leur socle, adossés au mur Ouest de cette longue pièce.

Un album relié contenant des estampes et des clichés de ce photographe montre l'état de la demeure et quelques-uns de ses éléments décoratifs, dont un portrait en marbre de Louis XIV (coll. privée).

En 1879 la veuve de l'historien vendéen Benjamin Fillon offrit au Musée national de la Céramique de Sèvres un terme barbu provenant de la galerie probablement acquis par son époux, qui fut transféré en 1935 au musée du Louvre et est le seul visible en France; quatre autres termes, restaurés - voire complétés - et repatinés, provenant de la collection Morgan, auraient été acquis en 1944 par le marchand d'art Wildenstein (collection de ses héritiers à New-York en 1994); les cinq autres termes ne semblent pas « localisés » à ce jour.



Un possible sauveur ?


Vers 1875 Alfred Sommier, le richissime industriel du sucre acquéreur et restaurateur de 1875 à 1908 du domaine de Vaux-de-Vicomte (77), « se serait intéressé au château d'Oiron, délabré également et dont les terres avaient été dispersées, mais cette région l'aurait tenu trop éloigné de ses affaires et Vaux lui procurait une belle œuvre de résurrection à entreprendre.


Cet intérêt s'est peut-être manifesté alors qu'il songeait à un établissement pour Alexandre, son second fils, mort en 1889. ».


Grandeur et décadence



Après des difficultés successorales au cours du XIXe siècle et la mort prématurée d'un héritier, le parc fut définitivement démembré en 1906, et le château connaîtra le sort de maintes demeures seigneuriales tombées en déshérence : l'architecte en chef des M.H. Pierre Bonnard évoquera plus tard « le mobilier évanoui sous l'œil complice de quelque domestique indélicat » (op. cit.), et la revue du Touring Club de France dans son numéro consacré au Poitou, décrit vers 1910 un château inhabité où l'on montre encore quelques tableaux anciens…

Une série de cartes postales du photographe loudunais Dando-Berry montre, dans d'anciens salons vides aux décors délabrés, de bourgeoises cheminées de marbre insérées dans les grandes cheminées du XVIIe siècle.

Après l'avoir classé Monument Historique l’État l’acquiert finalement dans un état proche de la ruine de la vicomtesse d'Oiron, qui vivait seule dans l'immense demeure, et procédera pendant un demi-siècle à d’importants travaux de restauration.

Ouvert au public par le Centre des monuments nationaux, le château a accueilli plus de 30 000 visiteurs en 2004.




Architecture



Le château actuel date pour l’essentiel du XVIIe siècle.

Le corps de bâtiment principal, commencé du côté Sud (pavillon de droite) par Louis Gouffier vers 1620, fut terminé dans le même style par La Feuillade vers 1670.

L’aile droite (un portique couvert en terrasse et un pavillon) est l’œuvre de La Feuillade (1670-1680) et de Madame de Montespan (1700-1707).

Seule l’aile gauche, occupée par des galeries, et le remarquable grand escalier Renaissance à noyau central évidé, "englobé" au XVIIe siècle et conservé intact dans le corps de logis principal, datent du XVIe siècle.

Là se trouvent des œuvres peintes par Noël Jallier.





L'arrière du château





La collection Curios & Mirabilia



En 1990 le Ministère de la Culture décide de lancer un projet original pour le château : créer une collection d'art contemporain, dont les fondements seront inspirés par les collections historiques du monument, dispersées au cours des siècles.

En 1993 est inauguré le premier volet de la collection Curios & Mirabilia.

Elle concrétise la plus importante expérience menée en France d’inscription d’une création contemporaine dans un patrimoine ancien.

En 1996, la collection Curios & Mirabilia s’est enrichie de nouvelles œuvres et peut, pour la première fois, être présentée dans sa totalité ; elle cherche à renouer avec l’esprit de curiosité de la Renaissance en s’appuyant sur l’idée des anciennes collections qu’étaient les Cabinets de curiosité.

Cette référence historique, traitée librement par les artistes, permet le lien avec le monument et redonne ainsi le sentiment d’un lieu habité aujourd’hui, tout en réactivant le souvenir des prestigieuses collections de Claude Gouffier (XVIe siècle).

Curios & Mirabilia prend appui sur l’idée d’un autre rapport au monde, celui qui à la Renaissance privilégiait une approche sensible de la connaissance.

Aussi, l’ouïe, l’odorat, le toucher, la vue et bientôt le goût, sont sollicités pour transformer la visite d’un monument historique en expérience sensorielle.

Les senteurs du mur de cire de Wolfgang Laib, les sonorités de la musique de Gavin Bryars, les fauteuils de John Armleder pour le délassement du visiteur, les jeux visuels comme celui du couloir des illusions (Felice Varini) et toutes les créations réalisées pour ce château concourent à créer un parcours plein de surprises et d’émerveillements.

Une des originalités de Curios & Mirabilia réside dans la volonté d’envisager le château avec un rôle social en l’inscrivant dans son environnement humain.

Ainsi, grâce à une galerie de portraits des enfants de l’école d’Oiron (Christian Boltanski) ou au dîner annuel imaginé par Raoul Marek pour 150 Oironnais, représentés sur un service de table, la population de la commune est conviée comme sujet et témoin de la création.

Le dialogue avec l’histoire s’instaure de manière forte dans les salles qui ont le mieux conservé le souvenir de leur fonction historique. Daniel Spoerri :

dans la Salle du Roi où s’affirment puissance et pouvoir, répond ironiquement aux princes du XVIIe siècle par ses corps en morceaux qui réintroduisent quotidien et banalité comme nouvelle source du merveilleux.


dans la Chambre du Roi (les appartements d’apparat de Louis Gouffier, XVIIe siècle), lieu de la présence symbolique du pouvoir royal, restituée au silence de l’histoire par la monochromie des peintures de Claude Rutault;


dans la « Galerie des Chevaux » Georg Ettl réveille l’iconographie ancienne et l’Histoire.


Aujourd’hui, cette collection permet au château d’Oiron de s’ouvrir au public dans une logique d’authenticité que d’autres lieux historiques ont abandonné.

Au XVIe siècle, Claude Gouffier en avait fait le réceptacle de ses collections : sa personnalité et la nature privée du château donnaient le sens de leur présence.

Depuis, ouvertes à la visite du public, les salles du château n’ont pas été seulement utilisées à des fins de présentation d’œuvres, mais s’offrent remeublées, réhabitées, réactualisées pour un regard qui ne peut être que d’aujourd’hui.

De plus, la logique de collection qui unit ces œuvres augmente le sentiment de leur appartenance au lieu.

Le sujet à Oiron est bien celui de la création dans sa relation au cadre que constituent l’histoire, l’architecture et le décor ancien.



Parc



En juillet 2005, une nouvelle phase de développement artistique est lancée : le ministère de la Culture concrétise le projet de création d'un parc contemporain, dont la mise en œuvre, accompagnée de nouvelles commandes publiques, se fera sous la responsabilité artistique de Paul-Hervé Parsy, administrateur du château, et du paysagiste Pascal Cribier, suivant un programme mené de l'hiver 2005-2006 jusqu'en 2008.

La ferme du château, acquise en 1998, est aménagée en salles d'expositions et en salles pédagogiques.



Peintures à l'étage




Noël Jallier : Pégase





Noël Jallier : fuite d'Enée






Noël Jallier : mort d'Hector




Noël Jallier : mort d'Hector 2





Noël Jallier : Jugement de Paris





Noël Jallier : Assemblée des dieux







marques des graveurs Gouffier et ses épouses





Noël Jallier : Paris et Menelas




Cabinet des muses , début du  XVIIè siècle





Galerie peinte de quatorze scènes de l'Illiade et l'éneide 1545 -1549





Détail du plafond de la  galerie peinte , XVIIè siècle







Décor peint en bas du grand escalier , XVI è siècle





Salle d'armes ,  XVII è siècle





Partie tournante du grand escalier , datant du milieu du XVI è siècle


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MessageSujet: Re: Chateaux de la Loire   Sam 1 Sep 2012 - 20:53

Château de Serrant




Château de Serrant



Début construction XVIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Charles de Brie
Propriétaire actuel le prince et la princesse Charles de Mérode
Protection classé Monument historique 29 septembre 1948

Pays  France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire


Le château de Serrant est situé à Saint-Georges-sur-Loire, dans le département du Maine-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest d'Angers.



Historique



Il s'agit d'un château de style essentiellement Renaissance.

Il a été construit à la place d'un château médiéval en schiste ardoisier : les douves témoignent de la période où Serrant était une place forte surveillant le passage de la Loire.

À la fin du XVIe siècle, le propriétaire, Charles Péan de Brie, dépêche l'architecte angevin Jean Delespine pour construire un corps de logis bâti autour d'un escalier à double volée contrariée.

Il est aussi prévu deux ailes en retour. Mais Charles de Brie se trouve à court d'argent et les travaux ne peuvent pas être achevés immédiatement.

En 1603 la propriété est saisie, puis vendue à Scipion Sardini.





Château de Serrant



En 1636, Guillaume Bautru en devient propriétaire; il achève les travaux en respectant les plans d'origine ; l'homogénéité du style est sauvegardée.

Le domaine passe par la suite aux marquis de Vaubrun.

En 1749, François Jacques Walsh, armateur nantais, devient seigneur de Serrant en achetant le domaine à Madeleine Diane de Vaubrun, duchesse d’Estrée. Il est frère d'Antoine Walsh, un des principaux armateurs nantais à cette époque.

Les Walsh réaménagent la décoration intérieure, créent un parc "à l'Anglaise", édifient les deux pavillons, la monumentale grille d'honneur qui porte leur armes.

En 1754, la seigneurie de Serrant est érigée en comté par lettre patente de Louis XV.

On dit que lors d'une visite Napoléon Ier, dont l'épouse Joséphine eut comme dame d'atours une châtelaine de Serrant, fut impressionné par son escalier d'honneur.

En 1830, Valentine Walsh de Serrant, petite-fille de François-Jacques, épouse Charles Bretagne Marie Joseph, duc de La Trémoïlle.

En 1939 la duchesse de La Tremoille mit le château à la disposition de l'Etat pour y abriter des oeuvres des musées nationaux.

Le dernier du nom étant mort jeune et sans postérité dans l'incendie d'un château anglais en 1925, l'important patrimoine familial, dont Serrant, a été transmis à leurs parents les princes de Ligne-La Trémoille.

Cette importante demeure très bien entretenue, abrite, outre un riche mobilier ancien, le "fonds Duchatel", archives d'un ministre de Louis-Philippe Ier, père d'une duchesse de La Trémoille qui fut proche d'Adolphe Thiers, a été classé Monument Historique par arrêté du 29 septembre 1948, ainsi que le tombeau en marbre sculpté du marquis de Vaubrun, superbe témoignage d'art funéraire du XVIIIe siècle.



Architecture





Les douves datent du château médiéval préexistant.





Entrée du grand salon avec une cheminée Renaissance surmontée des armoiries de la famille La Trémoïlle.





Palier  du grand escalier achevé en 1537.

les caissons à fleurs stylisées sont attribués  à Philibert de l'Orme .




Le logis est construit autour d'un escalier à double volée contrariée en pierre à voûtes décorées de caissons.





Le grand salon dont les murs sont recouverts de tapisseries de Bruxelles , représentant des animaux fabuleux ( XVIIè siècle ).
Le cabinet d'ébène , Oeuvre de Jean Macé ( XVII è siècle également ) possède trente trois tiroirs , par des scènes de la vie de Bacchus.





Le parc à l'anglaise du XVIIIe siècle entoure le château et diverses dépendances, le colombier, l'orangerie les écuries et les autres communs.
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