Chateaux de la Loire

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Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 18 Aoû 2012 - 20:16

Les châteaux de la loire






Le Chateau de Chenonceau




Chambre de la reine Catherine de Medicis





Chambre de César de Vendome




Chambre de Diane de Poitiers




Chambre de Gabrielle d'Estrée






Chambre de Louise de Lorraine




Chambre des cinq reines




Chambre du roi Henri II et de la reine Catherine





Cheminée  chambre de François 1er




Chambre du 1er étage


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 18 Aoû 2012 - 21:07

Amboise











Chambre d'Henri  II



Chambre de Louis Philippe


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 18 Aoû 2012 - 21:14

Blois

























Chambre de la reine




Chambre du Roi



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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 18 Aoû 2012 - 21:18

Chambord





Le Château





La chambre de Louis XIV





Chambre de Marie Thérèse


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Lun 20 Aoû 2012 - 15:21

Azay-le-Rideau




Le château d'Azay-le-Rideau




Administration

Pays France
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Azay-le-Rideau
Code commune 37014
Code postal 37190
Intercommunalité C.C. du Pays d'Azay-le-Rideau
Gentilé Ridellois(es)


Azay-le-Rideau est une commune française du département d'Indre-et-Loire, dans la région Centre.

La commune est célèbre pour son château.

La ville d'Azay-le-Rideau est le chef-lieu du canton.

Ses habitants sont appelés les Ridellois, Ridelloises.

Constitué en Communauté de Communes depuis le 1er janvier 2001, le territoire du Pays d'Azay-le-Rideau comprend 12 communes rurales : Azay-le-Rideau, Bréhémont, La Chapelle-aux-Naux, Cheillé, Lignières-de-Touraine, Pont-de-Ruan, Rigny-Ussé, Rivarennes, Saché, Thilouze, Vallères et Villaines-les-Rochers.



Géographie






Vue aérienne de la ville



Azay-le-Rideau est une commune d'Indre-et-Loire à l'ouest de Tours.

Elle est située dans le parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine.

Le territoire communal est arrosé par la rivière Indre.




Histoire



Héraldique




Article connexe :armorial des communes d'Indre-et-Loire.





Les armes d'Azay-le-Rideau se blasonnent ainsi : D'azur aux trois aigles d'or.




Origines




Azay-le-Rideau (Aziacum en latin) possède une origine très ancienne remontant au moins à la période romaine comme l'atteste la découverte en 1837 de restes d'une villa gallo-romaine de l'autre côté de l'Indre, face au château actuel.




Moyen Âge




Le bourg d'Azay-le-Rideau s'est formé au Moyen Âge autour d'un prieuré bénédictin de l'Abbaye de Cormery et de la forteresse du seigneur Ridel d'Azay, chevalier de Philippe-Auguste, qui édifia une forteresse défensive pour protéger la route entre Tours et Chinon.

Le chevalier Ridel d'Azay est mentionné pour la première fois comme seigneur du lieu dans une charte de 1119.

Le 4 juillet 1189, Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, affronta une coalition de ses fils avec Philippe-Auguste, roi de France.

Sa défaite se conclut par le traité d'Azay-le-Rideau qui établit son fils Richard seul héritier du trône d'Angleterre.

Il reste peu de vestiges médiévaux à Azay, hormis l'église, car le bourg fut brûlé en 1418 lors de la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons : le dauphin Charles — le futur Charles VII, indissociable de l'épopée de Jeanne d'Arc — qui séjournait à Azay fut insulté par la garnison bourguignonne qui occupait la place forte.

Le capitaine et ses 350 soldats furent exécutés, et le village incendié ; il garda jusqu'au XVII° siècle le surnom d'Azay-le-Bruslé.




Renaissance




Le château actuel fut bâti entre 1518 et 1527 par Gilles Berthelot sous le règne de François Ier.




Se reporter à :



Article détaillé : Château d'Azay-le-Rideau.























































Seconde Guerre mondiale




Durant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre de la campagne de France en 1940, les troupes allemandes du général Feldt arrivent face à la ville de Tours sur la rive droite de la Loire.

Le général Pichon de Saumur, constitua un groupement pour la défense de la Loire entre Amboise et Ancenis et établit son PC à Azay-le-Rideau.

 

Économie




Il existe une longue tradition d'artisanat dans le canton ; dès le XIXe siècle siècle une association de compagnons existait à Azay-le-Rideau et jusqu’à la seconde guerre mondiale : le compagnon de passage était assuré d’y trouver le gîte, le couvert et une embauche.

Le site d'activités de "la Loge" regroupe 26 entreprises artisanales ou PME sur 13 hectares.




Secteur primaire


La production fruitière est la première activité économique du canton.

Essentiellement présente en son centre (Lignières, Vallères et Azay-le-Rideau), elle représente environ 900 hectares de vergers que se partagent 50 arboriculteurs, soit la moitié des professionnels du département.

En 1990, 1200 hectares de vergers cantonaux produisaient 40 000 tonnes de pommes et 20 000 tonnes de poires.

Le canton produit des vins blancs et rosés en AOC « Touraine-Azay-le-Rideau » délimitée en 1939 dans dix communes voisines.

Les vins rosés proviennent principalement du Grolleau, un cépage local.

Les vins blancs quant à eux sont issus du Chenin.



Industrie


Elhyss est une entreprise de chaudronnerie industrielle située dans la zone artisanale de la Loge, fabriquant en équipement de traitement des eaux spécialisé dans la fabrication sur mesure de convoyeurs à vis, compacteurs & dégrilleurs.

Fabrication artisanale intervenant dans les secteurs de la tuyauterie, de la mécanique et de la charpentes métallique.




Enseignement




La MFR d'Azay-le-Rideau est un centre de formation professionnelle accueillant des élèves en classe de 4e et 3e (orientation professionnelle) jusqu'aux niveaux CAP et BAC PRO (Carrières sanitaires et sociales ainsi que vente-conseil), les élèves sont dans un système de formation par alternance (50% du temps en stage et 50% du temps à l'école).

Accueillant 150 élèves, cette MFR privilégie le suivi personnalisé des jeunes et de leurs projets professionnels.




Lieux et monuments





Église Saint-Symphorien



Le château d'Azay-le-Rideau, propriété de l'État français, classé Monument historique.

Le style d'Azay-le-Rideau est d'une pureté incomparable.

La construction a été terminée dans l'espace de 8 ans ; on n'a, depuis lors, altéré ni sa forme ni ses ornements.

Nulle part ne fut réalisée plus complète harmonie entre un monument et un paysage.

L'église Saint-Symphorien est l'église paroissiale d'Azay-le-Rideau.

Une église existait déjà sur ce site au VIe siècle, elle faisait partie d'un domaine donné à l'abbaye de Cormery vers 1030.

Les moines la restaurèrent au XIe siècle puis l'agrandirent au XIIe siècle.

La deuxième nef avec son portique en « anse de panier » et sa vaste baie de style flamboyant fut terminée en 1519.

Les seigneurs d'Azay ajoutèrent une chapelle, en son sud en 1603.

Le vitrail de la chapelle ainsi que tous les vitraux de la façade sud furent détruits pendant la Seconde Guerre mondiale ; les verrières ont été remplacées en 1955, sous la direction des Beaux-Arts, par des vitraux modernes qui sont l'œuvre du maître verrier Max Ingrand.


Le musée Maurice Dufresne : ses dix mille mètres carrés de bâtiments sont implantés au milieu d'un parc de six cent soixante-dix ares aux arbres centenaires et abritent plus de trois mille machines anciennes et pièces de collection.

Au fil du temps, le musée Maurice Dufresne a acquis nombre de chefs-d’œuvre mis en valeur dans les vastes locaux de Marnay qui comptent plus de quarante salles dans lesquelles les pièces du musée sont présentées sous forme thématique (le machinisme agricole, la soierie et les métiers à tisser, la mousqueterie, l'énergie hydraulique...).




Personnalités liées à la commune



Henri II d'Angleterre (1133 – 1189), duc de Normandie et roi d'Angleterre.
Richard Cœur de Lion (1157 - 1199), duc de Normandie et roi d'Angleterre, fils du précédent.
Philippe Auguste (1165 - 1223), roi de France.
Charles VII (1403 - 1461), roi de France.
François Ier (1494 – 1547), roi de France.




Azay dans les arts




En littérature


Honoré de Balzac cite Azay-le-Rideau dans ses romans, en particulier Le Lys dans la vallée (1836).

La partie de l'Indre-et-Loire comprise entre Azay-le-Rideau et Montbazon lui doit d'ailleurs son surnom la vallée du Lys.

« Ma mère décida que j'irais passer quelques jours à Frapesle, château situé sur l'Indre entre Montbazon et Azay-le-Rideau chez l'un de ses amis, à qui sans doute elle donna des instructions secrètes »




Saut d'eau sur les bord de l'Indre


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 19:39

Château de Beauregard (Loir-et-Cher)



Façade principale du château de Beauregard


Début construction Fin du XVe siècle
Protection  Classé MH (1840)

Pays  France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune Cellettes







Le château de Beauregard, datant du XVIe siècle, est situé dans la commune de Cellettes dans le Loir-et-Cher à une dizaine de kilomètres au sud de Blois.

Il fait partie des châteaux de la Loire et est célèbre par sa Galerie des Illustres.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.



Historique



Le château est bâti en bordure de la forêt de Russy.

Les ruines d'une chapelle, antérieure au XVe siècle, sont encore visibles dans le parc.

Elle montre, gravée dans la pierre, la coquille des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle et la devise des chevaliers croisés « Dieu le Volt ».

Le manoir d'origine fut construit à la fin du XVe siècle par la famille Doulcet.

Jean Doulcet, maître de la Chambre des Deniers du duc Charles d'Orléans.

En 1495, Louis d'Orléans (futur Louis XII), érigea la terre de Beauregard en seigneurie, on autorisa par édit l'édification d'un pigeonnier.

Le fils de Jean Doulcet, François, maître de la Chambre aux Deniers de Louis XII, fut démis de ses fonctions pour avoir escroqué la Couronne pendant les campagnes d'Italie, et Beauregard alors confisqué et intégré dans le domaine royal.

En 1521, François Ier, qui utilisait jusqu'alors le château en tant que rendez-vous de chasse, l'offrit à son oncle René de Savoie, qui mourut lors de la bataille de Pavie en 1525, et le domaine échut à sa veuve.

En 1545, pour 2 000 écus d'or, le domaine fut acquis par Jean du Thier, secrétaire d'État chargé des finances pour Henri II et grand humaniste, protecteur des poètes Joachim du Bellay et Pierre de Ronsard.

Jean du Thier fut le véritable constructeur du château.

Il incorpora le vieux logis au sein du nouveau bâtiment et construisit dans le style Renaissance, la galerie centrale qui reliait les deux corps de bâtiment d'habitation.

L'architecte reste inconnu.

À partir de 1553, Jean du Thier, pour la décoration intérieure, fit appel à plusieurs artistes étrangers qui travaillaient alors pour le roi Henri II.

Le peintre Nicolò dell'Abbate décora de fresques lors de la destruction de l'aile Nord au XIXe siècle.

Le menuisier du roi Francisque Scibec de Carpi sculpta les boiseries du cabinet de travail, le Cabinet des Grelots.

Au pied des fenêtres de l'aile Sud, Jean du Thier créa un jardin typique de la Renaissance, rigoureusement ordonnancé.

Il présentait des collections de plantes rares répondant aux goûts botaniques du propriétaire.

Le château a été décrit et dessiné dans l'ouvrage d'Androuet du Cerceau, Des plus excellens bâtiments de France (Second Volume, 1579).

Florimond Robertet reprit Beauregard en 1566. À la mort de Jean du Thier en 1559, Catherine de Médicis l'avait nommé secrétaire d'Etat aux Finances.

Florimond Robertet n'effectua aucun aménagement à Beauregard, étant alors absorbé par la construction de son château de Bury.

Les héritiers de Florimond Robertet cédèrent Beauregard à Paul Ardier en 1617.

Le nouveau propriétaire du château venait de se retirer du service de Louis XIII après 55 ans passés auprès des rois Henri III, Henri IV et Louis XIII.

Contrôleur général des Guerres, Grand Trésorier de L'Epargne, il était âgé de 72 ans quand il se consacra à l'embellissement de son nouveau domaine.

Il détruisit le vieux logis pour entourer la galerie centrale de deux ailes modernes symétriques. Il donna également aux communs leur apparence actuelle.

L'oeuvre majeure de Paul Ardier fut le décor de la galerie des Portraits qui occupa également les deux générations suivantes.

Son fils, Paul Ardier, président de la Chambre des Comptes et le mari de sa petite fille, Gaspard de Fieubet, chancelier de la reine mère Anne d'Autriche, poursuivirent son œuvre.

La terre de Beauregard fut érigée en vicomté par Louis XIV.

Le domaine de Beauregard quitta le patrimoine des Ardier en 1816 pour être vendu au vicomte de Préval.

La comtesse de Sainte Aldegonde, née Adélaide-Joséphine de Bourlon de Chavagne, veuve du duc de Castiglione, lui succéda au château.

Sa fille, Marie-Valentine Joséphine (1820-1891), épousa au château le 8 octobre 1839 Alexandre-Edmond de Talleyrand-Périgord, duc de Dino et fils du duc de Talleyrand et devint la maîtresse du richissime sujet russe Anatole Demidoff, "prince de San Donato" en 1840 par décret ducal, éphémère époux de Mathilde-Laetizia Bonaparte, fille du prince Jérôme et cousine germaine de Napoléon III.

En 1837 Virginie de Sainte-Aldegonde, duchesse de Mortemart, avait hérité de Henriette de Tourzel, duchesse de Charost, le château de Meillant (Cher), qu'elle fit restaurer à partir de 1842.

En 1850, Jules, Comte de Cholet (1798-1884), nouveau propriétaire du château, confia la restauration du bâtiment à Jules de la Morandière et en 1864 il fut classé Monument Historique par Prosper Mérimée.

Le château resta dans sa famille pendant soixante-deux ans.

En 1912, Louis Thillier débuta un vaste projet de modernisation et de restauration.

Le domaine appartient depuis 1925 à la famille de Gosselin dont est issue la comtesse du Cheyron du Pavillon, qui poursuit aujourd'hui la restauration du château et de la galerie des portraits.



Description





Aquarelle de Philippe Legendre-Kvater



Le bâtiment central présente deux étages de galeries : au rez-de-chaussée une galerie couverte en portique comptant sept arcades et au premier étage une galerie couverte.

Au XVIe siècle, les galeries furent conçues pour relier les deux bâtiments d'habitation.

Au sud, en retour d'équerre, avance une aile à deux étage qui présente sur ses toits, des cheminées à l'italienne, hautes et étroites, décorées d'inclusions d'ardoise.

Il faut imaginer, de l'autre côté de la cour, une autre aile, probablement le corps de logis primitif du XVe siècle, inclus par Jean du Thier lors de la construction du château.

Cette aile, visible sur les plans d'Androuet du Cerceau, fut détruite au XVIIe siècle pour laisser la place à un bâtiment plus moderne qui a définitivement disparu au XIXe siècle.

La façade arrière, donnant sur le parc, fut modifiée au XIXe siècle.

On supprima la cour du jeu de paume afin de doubler le bâtiment central. Ainsi, les ailes d'habitation ne font plus avant-corps et la façade arrière est résolument plus massive.



La "galerie des Illustres"


Paul Ardier, propriétaire de Beauregard en 1617, réalisa dans la galerie principale du château son rêve d'historien : conter à travers une collection de portraits 315 ans d'histoire de France.

Trois générations de sa famille se sont relayées, pendant 60 ans, pour concevoir cette pièce d'exception.



Présentation




Située à « l'étage noble », la galerie mesure 26 mètres de long par 6 mètres de large.

La collection, qui fait le tour complet de la pièce, comporte 327 portraits répartis sur trois niveaux, en douze panneaux.

Chaque portrait peint sur toile mesure en moyenne 55 cm par 45 cm.

Les personnages sont représentés en buste sauf deux exceptions : Henri IV de France et Louis XIII de France.

Le grand portrait équestre d'Henri IV est placé sur la cheminée datée du XVIe siècle.

Les portraits des 14 personnages qui l'entourent sont nettement plus petits que l'ensemble de la collection.

Le portrait d'apparat de Louis XIII couvre les trois niveaux de portraits.

Le nombre de portraits est variable en fonction du roi auquel ils sont associés.

Par exemple, le règne de Philippe IV compte six portraits, celui de Charles VII, 21 portraits, Louis XIII, 40 portraits.

Les dates des règnes concernés ainsi que l'emblème et la devise du roi sont peints sur les boiseries situées entre le sol et les portraits.



Les galeries de portraits, une inspiration italienne



Les premières collections de portraits historiques apparurent en Italie au XVIIe siècle.

À travers le courant de pensée de l'Humanisme renaquit l'intérêt antique pour les hommes ayant joué un rôle dominant sur le cours de l'histoire.

On était fasciné par la vie, les actions mais aussi par les traits de ces Illustres que l'on s'efforçait de représenter le plus fidèlement possible.

La plus célèbre des collections italiennes était celle de que Paul Jove, évêque de Nocera, rassemble dans sa villa du lac de Côme, ensemble constitué de 240 tableaux de personnalités politiques et artistiques qui connut un retentissement considérable en Europe.

Une copie de cette collection, commandée par les Médicis, est aujourd'hui visible à la Galerie des Offices à Florence.

À la fin du XVIe siècle, le goût pour les galeries de portraits se diffusa en France.

Ces collections ne nous sont pas parvenues, dispersées ou définitivement perdues telles les galeries que commandèrent Henri IV au Louvre ou Richelieu en son Palais-Cardinal (Palais-Royal).

Ces deux collections rassemblaient des personnages politiques et annonçaient le thème qui fut retenu pour la galerie des Illustres de Beauregard.

La galerie de Beauregard n'est en rien une initiative isolée, elle doit être comprise au sein d'une mode.

Cependant dès le XVIIe siècle, cette collection fut distinguée par ses contemporains.

On en trouve une mention admirative dans les mémoires de la Grande Mademoiselle lors de sa venue au château en 1655.

La démesure du projet et le soin apporté à la réalisation de l'ouvrage rendirent la galerie célèbre dès sa création.

Elle reste encore aujourd'hui la plus importante collection de portraits de personnages historiques connue en Europe.

Une autre collection de portraits est visible en France, mais son thème et son ampleur sont bien différents; elle fut rassemblée, durant le XVIIe siècle,au château de Bussy-Rabutin en Bourgogne.

Au XIXe siècle, les marquis de Biencourt en constituèrent une autre dans leur château d'Azay-Le-Rideau (Indre-et-Loire), dont une partie fut acquise lors de sa vente aux enchères par une descendante et léguée par elle au musée Condé de Chantilly (Oise).




La réalisation des portraits



Entre 1620 et 1638, Paul Ardier passa commande des 327 portraits auprès d'une école de peinture parisienne.

Certains groupes de portraits présentent une unité de style laissant à penser qu'ils sont l'œuvre d'un même artiste.

Mais aucun tableau ne porte de signature ou de marque permettant d'identifier le peintre ou l'école de peinture en charge de la commande.

Suivant la tradition des collections de portraits de la Renaissance italienne, le portrait est conçu comme un véritable document historique.

La recherche des sources iconographiques les plus sûres était un aspect primordial du travail de Paul Ardier et de ses peintres.

Les toiles sont en majorité des copies réalisées dans d'autres galeries françaises et européennes.

Les copistes de Paul Ardier travaillèrent dans les différentes collections existantes comme, par exemple, celle du château de Selles-sur-Cher, non loin de Beauregard où Philippe de Béthune avait rassemblé une collection de portraits historiques.

Ce fut dans la galerie de Richelieu au Palais Cardinal, en 1635, que le tableau représentant Louis XIII fut copié d'après la toile de Philippe de Champaigne.

On reconnaît des œuvres célèbres, tel Charles VII par Jean Fouquet, Marie de Médicis par Van Dyck ou encore le comte d'Olivarès par Vélasquez.

Concernant les personnages des règnes les plus anciens, lorsque les représentations picturales n'existaient pas, les élèves de l'école de peinture travaillèrent d'après des médailles, des dessins mais aussi en observant, dans les églises, les gisants mortuaires et les vitraux.

Ce souci de la fidélité à la ressemblance physique fut complété par une identification soigneuse des personnages.

Dans la partie supérieure de chaque portrait figure le nom et la fonction de l'illustre.




Le choix de la chronologie et des personnages




Paul Ardier constitua sa collection suivant une logique rigoureuse.

En homme d'État, il axa son travail sur l'histoire politique.

Les Illustres de Beauregard sont les personnages qui, par leurs actions, ont influé sur l'histoire politique du royaume de France.

Les limites temporelles furent strictement fixées : la chronologie débute lors de l'accession au trône de Philippe VI de Valois en 1328 et s'achève à la mort de Louis XIII en 1643.

Géographiquement, ce projet ne se limita pas à la politique intérieure, la France est systématiquement remplacée au sein de sa politique européenne.

Le choix des personnages représentés fut le fruit d'une longue réflexion pour Paul Ardier.

Il s'agissait d'illustrer la vie politique de la façon la plus exhaustive et représentative possible.

La dimension européenne qu'il donna à sa galerie ne facilita pas sa tâche.




Politique française et européenne



Philippe VI de France débute cette histoire de France en 1328 quand il monta sur le trône à la suite des rois dits maudits, marquant l'avènement des Valois et le début de la guerre de Cent Ans.

Quatorze rois de France lui succèdent, entourés des personnalités politiques influentes de leur règne.

Louis XIII termine la collection.


Il fut le dernier roi que connut Paul Ardier.

Au cours de ce parcours unique, on reconnaît les grands conseillers et ministres des rois de France.

Dans le panneau consacré à Louis XIII, Jules Mazarin succède à Richelieu.

Les grands chefs de guerre, comme Bertrand du Guesclin et Jeanne d'Arc, apparaissent entourés de leurs compagnons d'armes.

Au gré des alliances et des guerres, toute l'histoire européenne se déroule.

Rois et reines, empereurs, papes, généraux et ministres d'Europe jalonnent la galerie.

26 pays se trouvent ainsi représentés au détour de ces 327 portraits.

Édouard III d'Angleterre est le premier des sept souverains d'Angleterre présents.

Pour faits d'armes, leurs généraux, tels le Prince Noir et Talbot, prennent place dans la galerie.

À la guerre de Cent Ans succédèrent les campagnes italiennes.

Ce sont alors les rois et ducs de Naples, de Milan et de Florence qui font leur apparition près de Charles VIII, Louis XII et de François Ier.

Les souverains d'Europe dessinent trois siècles d'histoire diplomatique française : l'Espagne, l'Autriche, la Hongrie, la Suède…

Jusqu'aux sultans turcs qui, de Mourad Ier à Soliman le Magnifique, témoignent de la puissance ottomane.

Vingt-et-une femmes sont présentes au sein de la collection.

Des reines d'Angleterre ou d'Espagne, pays dans lesquels les femmes pouvaient exercer le pouvoir, six reines de France seulement.

Très peu d'entre elles purent s'extraire de leur rôle de génitrice pour exercer un réel pouvoir politique.

Elles apparaissent dans la galerie dans leur rôle de reines régentes, seule fonction politique officielle accessible aux femmes en France.

On peut croiser Isabeau de Bavière qui gouverna pendant la folie de Charles VI, Catherine de Médicis, Marie de Médicis et Anne d'Autriche.

Marie Stuart apparaît auprès de son jeune mari François II.


Elle est identifiée comme « reine de France et d'Écosse ».



Le décor de la pièce





La collection de portraits est enchâssée dans un véritable écrin décoratif; le décor de la pièce fut à la mesure de la collection.




La faïence de Delft



Paul Ardier    fils supervisa la pose de quelque 5500 carreaux de faïence qui ornent le sol de la galerie.

Commandés auprès des prestigieuses faïenceries hollandaises de Delft, les 150 mètres carrés représentent une armée entière en ordre de marche.

17 corps de régiments, en costume Louis XIII, constituent à ce jour la seule galerie pavée de Delft connue en Europe.



Le décor peint


Pour la réalisation du décor   peint, Marie Ardier et son mari Gaspard de Fieubet, petits enfants de Paul Ardier, s'adressèrent à la famille Mosnier, dont on peut admirer les œuvres au palais du Luxembourg et au château de Cheverny.

Pierre, fils de Jean Mosnier représenta les devises et les emblèmes des rois de France sur les boiseries situées sous les portraits.

La couleur dominante du plafond à la française, le bleu, fut obtenue avec de la poudre de lapis-lazuli, une des pierres les plus précieuses de l'Ancien Régime.

On estimait alors son prix à sept fois celui de l'or.




La collection à travers les siècles



Paul Ardier    fils poursuivit l'œuvre entamée dans la galerie en décorant une pièce attenante de tableaux correspondant au règne de Louis XIV, mais de cette collection, il ne reste rien; seul l'entablement du plafond porte encore le nom et les dates du Roi Soleil.

La vigilance des différents propriétaires du château ainsi que la célébrité de la galerie ont empêché la dispersion et l'altération de la collection principale.

En 1834, Louis-Philippe Ier créa à Versailles un musée historique "dédié à toutes les gloires de la France".

Sur son ordre, 89 tableaux furent copiés dans la galerie de Beauregard pour enrichir les collections du musée aux Gloires de la France.

La restauration de la totalité des tableaux a débuté en 1986 et se poursuit à ce jour.




Le cabinet des Grelots



Cette petite pièce, entièrement coffrée de boiseries de chêne, s'inscrit dans la tradition du studiolo italien.

À l'origine, le cabinet de travail était relié à la galerie par une petite porte sacrifiée au XVIIe siècle au moment de la mise en place de la collection de portraits.

Jean du Thier commanda les lambris de son cabinet de travail à l'ébéniste Francisque Scibec de Carpi.

L'artiste italien travailla pour François Ier au château de Fontainebleau, pour Henri II au Louvre et pour Diane de Poitiers au château d'Anet.

La commande date de 1554, le prix reste inconnu.

La réalisation des boiseries nécessita six mois de travail seulement.

Le plafond à caissons, chevillé, passe pour l'un des plus beaux de France.

Il est composé d'un grand octogone entouré de huit petits hexagones finement sculptés.

En son centre, le plafond porte les armoiries de Jean du Thier : « d'azur à trois grelots posés deux sur un » (trois grelots d'or sur un fond azur).

Jean du Thier commanda en effet un décor très personnel.

Les éléments de son blason constituent les éléments décoratifs majeurs de la pièce.

Les frises de grelots qui ornent tous les murs donnèrent son surnom au cabinet.

Dans la partie supérieure des boiseries sont enchâssées des toiles réalisées par des artistes locaux à partir de cartons de Nicolò dell'Abbate.

Jean du Thier s'est entouré, dans son cabinet de travail, de ses activités préférées : les arts (la peinture, la sculpture, la littérature, la musique et l'orfèvrerie) et des disciplines plus physiques (l'art de la guerre, la chasse et le jeu de paume).

Au XVIIe siècle, Paul Ardier   fit coffrer la cheminée d'origine.

Les blasons de sa famille ornent les montants.

Une toile représentant Louis XIII à cheval ornait la cheminée jusqu'au début du XXe siècle.

Pour pallier sa disparition en 1925, la famille de Gosselin commanda, au musée du Louvre, une copie de la Diane chasseresse de François Clouet.



Le parc




Le parc clos du château compte 70 hectares; 40 hectares constituent le jardin d'agrément, le reste de la propriété est occupé par les bois.



Historique



L'histoire du parc du château débuta en 1545 quand Jean du Thier acquit la terre de Beauregard.





La Renaissance




Le château de Jean du Thier était un château d'agrément, une demeure champêtre tournée vers ses jardins.

En 1551, Henri II offrit à son ministre et ami 1500 arbres (chênes, ormes, hêtres, houx et noisetiers) à prélever au sein des forêts royales.

Jean du Thier était connu de ses contemporains comme amateur et collectionneur de plantes rares.

Le jardin de Beauregard fut salué au XVIe siècle, Androuet du Cerceau s'en fit l'écho.

Dans son ouvrage, Des plus excellens bâtiments de France, il consacra trois gravures au château et à son parc.

Le pavillon le plus important de la demeure regardait un parterre savant.

C'était un jardin géométriquement ordonné, comptant de nombreuses espèces de plantes rares.

Il présentait les caractéristiques du jardin Renaissance : galeries de bois se terminant par de petits temples, une fontaine en son centre, utilisation du buis pour délimiter les parterres.

Le jardin de Beauregard avait une vocation utilitaire.

Dès Jean du Thier et sur les plans du XVIIe et XVIIIe siècles, on note la présence, en nombre conséquent d'arbres fruitiers (cerisiers, pruniers, amandiers, noyers).

Les arpents de vigne étaient implantés le long de la façade Sud.

Le potager se trouvait au fond du parc, à l'emplacement de l'actuel Jardin des Portraits.

Le tout restait agrémenté d'éléments d'architecture et d'allées permettant de joindre l'utile à l'agréable.



L'époque moderne




En 1617, le château entra dans le patrimoine de la famille Ardier.

L'intérêt de Paul Ardier se concentra sur la décoration intérieure.

Il ne négligea pas le parc pour autant.

Deux ans après son arrivée, en 1619, il clôtura le parc de murs.

Achetant de nouvelles terres, il changea radicalement la perspective du château.

Sur les plans d'Androuet du Cerceau, on constate que l'entrée du château se trouvait sur la façade ouest du château.

Paul Ardier ordonna la réalisation d'une nouvelle allée centrée sur la galerie.

Le long de cet axe, l'actuelle allée d'honneur, furent plantés des arbres fruitiers.

Le jardin clos de Jean du Thier fut conservé, il s'adapta à la nouvelle mode des jardins à la française.

En 1661, les documents attestent de l'existence d'un bâtiment réservé aux orangers et en 1718, fut élevé un vaste ensemble dont il ne subsiste aujourd'hui que la moitié.

Un inventaire du début du XVIIIe siècle, dénombre 74 orangers et citronniers témoignant du réel intérêt des seigneurs de Beauregard pour leur orangerie.




Le XIXe siècle




La mode des jardins paysagers arriva en France à la fin du XVIIIe siècle.

En Angleterre, les propriétaires terriens s'enthousiasmaient pour ces aménagements paysagers qui préservaient l'aspect naturel des sites.

En France, un des exemples les plus aboutis de ces jardins paysagers sont les jardins du Petit Trianon, créés à Versailles pour la reine Marie Antoinette.

Le XVIIIe siècle vit également apparaître en France des espèces jusqu'alors inconnues, ramenées des expéditions scientifiques en Amérique du Nord et du Proche-Orient.

Certaines de ces espèces rares viendront enrichir les jardins de Beauregard comme le cèdre du Liban, le tulipier de Virginie ou le magnolia grandiflora.

L'auteur du parc à l'anglaise du château de Beauregard n'est malheureusement pas connu.

Au XVIIIe siècle ou sous l'Empire, la tradition anglaise supplanta le jardin "à La Française".




La réhabilitation du XXe siècle



En 1992, le parc fut inscrit à l'inventaire des Monuments historiques.

Un important travail de restauration fut alors entrepris.

Inspirés d'un projet de Gilles Clément, les jardins de Beauregard attestent d'un souci d'assurer le lien entre les siècles passés et le temps modernes.

Les différentes collections d'arbres et de végétaux (chênes, cèdres, bambous, écorces décoratives) sont les héritières directes des goûts botaniques de Jean du Thier.

Le jardin des Portraits ou la toute récente rénovation de la glacière témoignent des innovations permanentes.

Le jardin des Portraits fut créé en 1992 par Gilles Clément.

Le jardin des Portraits est constitué de 12 jardins rappelant les 12 groupes de portraits de la galerie du château.

Protégé par ses hautes parois végétales, chaque jardin ou « chambre » est une variation sur une couleur dominante et un savant exercice de création paysagère.

Plus de 400 espèces de plantes vivaces et d'arbustes semblent évoluer sans contrainte aucune.

La couleur des chambres peut symboliquement être associée à un personnage ou à un événement raconté dans la grande galerie du château.

Par exemple, une des chambres rouges est associée au sang du Massacre de la Saint-Barthélemy.

La glacière du château a été rénovée durant l'hiver 2007/2008.

Datée du XVIIe siècle, elle témoigne d'un patrimoine technique méconnu du grand public.

Ces bâtiments étaient conçus pour le stockage de la glace et sa conservation tout au long de l'année.

Le parc bénéficie de label Jardin remarquable.


Dernière édition par Romy50300 le Sam 30 Juil 2016 - 21:39, édité 4 fois
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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 19:51

Château de Brissac




Château de Brissac



Période ou style Médiéval et Renaissance
Type Forteresse
Château de la Loire
Début construction XIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Foulques Nerra
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel Duc de Brissac (privé)
Destination actuelle Musée, habitation
Protection  Classé MH (1958)

     
Pays  France
Région historique  Anjou
Subdivision administrative Maine-et-Loire
Département  Pays de la Loire
Commune Brissac-Quincé







Le château de Brissac se trouve à Brissac-Quincé, dans le département de Maine-et-Loire, à quinze kilomètres d'Angers.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 3 novembre 1958.



Histoire



C'est à l'origine un château-fort construit par Foulques Nerra, comte d'Anjou, au XIe siècle.

Après la défaite des Anglais par Philippe Auguste, celui-ci le cède à Guillaume des Roches.

Le château est acquis en 1435 et reconstruit en 1455 par Pierre de Brézé, un riche ministre de Charles VII.

À la mort de celui-ci, survenue à la bataille de Montlhéry en sauvant le roi, c'est son fils, Jacques, qui en hérite et s'installe au château.

Il s'y installe avec sa femme Charlotte de Valois (fille de Charles VII et d'Agnès Sorel) lorsque que Jacques découvre que sa femme a une liaison avec son ami Pierre de Lavergne il la transperça avec son épée le 1er mars 1462, aujourd'hui une légende prétend qu'elle apparaît sous la forme d'une dame blanche les nuits d'orage.

Pendant le règne de François Ier (1515 à 1547), la propriété est achetée en 1502 par René de Cossé que le roi nomme gouverneur du Maine et de l'Anjou.

Le château entre ainsi dans la famille des Cossé qui adopte alors le nom de Brissac.

Pendant les guerres de religion, Charles de Cossé (petit-fils de René) prend le parti de la Ligue et le château est assiégé par le roi Henri IV.

Après son ralliement au roi en 1594, il retrouve son château gravement endommagé en 1606, et obtient le titre de maréchal de France, ainsi que celui de duc de Brissac en 1611.

La forteresse étant tout près d'être démolie, elle est reconstruite sous la conduite de l'architecte Jacques Corbineau qui en fait un édifice grandiose.

À la même époque, le duc de Brissac prend pour secrétaire particulier le gentilhomme Goddes de Varennes, marquis de la Perrière.

Son architecture en fait le château le plus haut de France , il compte sept étages au total, ainsi que deux-cents salles, et sa façade traduit les influences baroques de l'époque.

Par mariage, la famille Cossé-Brissac devient aussi quelque temps propriétaire du château de Montreuil-Bellay qui fut vendu par la suite.

En août 1620, une entrevue de conciliation a lieu à Brissac en « terrain neutre » entre Louis XIII et sa mère Marie de Médicis.

Les Cossé-Brissac conservent le château jusqu'en 1792 ; lors de la Révolution, l'édifice est réquisitionné et transformé en cantonnement pour les « Bleus » de Vendée.

Mis à sac par les révolutionnaires il reste dans cet état jusqu'en 1844, où un programme de restauration est entrepris et poursuivi par les Cossé-Brissac, à qui le château est restitué après la Révolution, et dont les membres s'y sont succédé jusqu'à aujourd'hui.

En 1890 est inauguré son théâtre, créé sur deux étages par sa propriétaire, née Jeanne-Marie Say (1848-1916), petite-fille du célèbre raffineur de sucre Louis Say, veuve en premières noces de Roland de Cossé, marquis de Brissac en 1871, puis vicomtesse de Trédern.

Ce théâtre a été restauré vers 1983.

Le comte (?) de Brissac ayant proposé son château pour abriter des œuvres d'art, il reçut en 1939-1940 le mobilier de Versailles — gardé sur place jusqu'en 1946 par l'épouse de Gaston Brière, son ancien conservateur — des œuvres des musées Gustave Moreau, Nissim de Camondo, Arts Décoratifs, de Châlons sur-Marne, des palais de l'Elysée et du Sénat, de la Comédie Française, de la légation Suisse, des ambassades d'Argentine et de Grande-Bretagne et parmi 65 collections privées celles d'André Lhote, Maurice Denis, Paul Valéry… et le trésor de la cathédrale d'Angers.

Corinne Bouchoux cite un rapport de Brière sur l'irruption de cinq soldats allemands au château en août 1944, qui y tuèrent le gardien J.-B. Faucher.

Ouvert au public, le château héberge chaque année le Festival de la Vallée de la Loire.

Il est évoqué dans les souvenirs de Simon Charles Timoléon Pierre de Cossé (1900-1993), duc de Brissac en 1944 :

En d'autres temps (1900-1939), La suite des temps (1939-1958), Le temps qui court (1959-1974) et Le Château d'en face (1974-1985) (B. Grasset et Fasquelle).








Dernière édition par Romy50300 le Ven 11 Mar 2016 - 19:25, édité 2 fois
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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 20:14

Château de Cheverny



Château de Cheverny


Période ou style Classique
Début construction 1624
Fin construction 1630
Destination actuelle Musée
Protection  Inscrit MH (1926, 2008)
Classé MH (2010)

Pays  France
Anciennes provinces de France Sologne
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune Cheverny


Le château de Cheverny est un château de la Loire français situé en Sologne, sur la commune de Cheverny, dans le département de Loir-et-Cher et la région Centre.

Classé aux Monuments historiques, ce château fut élevé au XVIIe siècle dans un style très classique dessiné par Jacques Bougier architecte du château de Blois, tout proche.

Il héberge actuellement une meute et organise régulièrement des chasses à courre.

Il a inspiré Hergé pour la création du château de Moulinsart, qui en est la réplique amputée de ses deux pavillons extérieurs.



Histoire




Le château de Cheverny (vue arrière)



Les terres du château furent achetées par Henri Hurault, Comte de Cheverny, Lieutenant Général des Armées du Roi de France, et Trésorier Militaire du roi Louis XI, dont le propriétaire actuel, le marquis de Vibraye, est le descendant.

Du château primitif datant de 1500, il ne reste que de rares vestiges, dont la trace est encore visible dans les communs.

Après qu'il eut été récupéré par la couronne pour cause de fraude envers l'état, il fut donné par le roi Henri II à sa maîtresse Diane de Poitiers.

Néanmoins, celle-ci lui préféra le Château de Chenonceau et vendit la propriété au fils du précédent propriétaire, Philippe Hurault de Cheverny, et à son épouse, Anne de Thou, Leur fils, Henri et son épouse, Marguerite Gaillard de La Morinière, bâtirent le château entre 1624 et 1630.

La fille de ses derniers, Élisabeth, marquise de Montglas, achève la décoration intérieure.

La Grande Mademoiselle qualifiera le château terminé de "palais enchanté".

Ils en ont confié la réalisation à l'architecte Jacques Bougier (dit Boyer de Blois), qui avait assisté Salomon de La Brosse dans la construction du château de Blois.

La décoration a été achevée par la fille d'Henri Hurault et de Marguerite, la Marquise de Montglas, vers 1650, avec l'aide du sculpteur et menuisier Hevras Hammerber et du peintre Jean Mosnier (1600-1656), originaires de Blois.

Durant les cent cinquante années suivantes, il changea maintes fois de propriétaires et passe entre les mains de Jean-Nicolas Dufort de Cheverny (introducteur des ambassadeurs) en 1764, et on y entreprit de grands travaux de rénovation en 1765.

Propriété de Jean-Nicolas Dufort de Cheverny pendant la Révolution française, le château est épargné.

Après être passé par les mains du Comte Germain de Montforton sous le premier Empire, il fut racheté par Anne-Victor Hurault, marquis de Vibraye en 1825.

En 1922, le marquis de Vibraye, propriétaire des lieux, ouvrit le château au public.

La famille y habite toujours et le château de Cheverny est devenu l'un des châteaux de la Loire les plus visités, renommé pour ses intérieurs riches et sa collection d'objets d'art et de tapisseries

Le château reçoit la visite d'Elizabeth Bowes-Lyon, reine-mère d'Angleterre en 1963.




Architecture




C'est l'un des plus célèbres châteaux de la Loire avec ceux de Blois et de Chambord, tout proches.

Blois est une construction qui porte les strates de style s'étendant sur quatre siècles d'architecture, Cheverny est construit dans un style classique homogène, à l'aide d'un matériau, traitée en appareil de bossages plats, striés de refends horizontaux, la « pierre de Bourré », un tuffeau originaire de ce village du Loir-et-Cher, qui a la particularité de blanchir et durcir en vieillissant, ce qui explique la blancheur de sa façade sud.

Celle-ci est ornée de bustes d'empereurs romains.

Les toits des pavillons latéraux, sous forme de dômes carrés surmontés de campaniles ajourés, encadrent les hauts toits à la française du corps principal.

Le château est classé sur la liste des monuments historiques de 1840, et se fait déclasser le 9 juillet 1888.

Quelques années plus tard, l'ensemble du château et de ses communs, à l'exception des parties classées, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 13 février 1926..

Le parc, ainsi que l’ensemble des bâtiments s'y trouvant, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 5 décembre 2008.

Une partie du domaine fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 30 juin 2010.

Cette dernière protection concerne la totalité du château, les façades et toitures de l'orangerie, ainsi que la perspective nord-sud du parc.




Intérieur




Salle à manger






La salle à manger.



La salle est ornée de 34 panneaux de bois peints par Jean Mosnier illustrant l'histoire de Don Quichotte.

Le mobilier se compose notamment d'un ensemble datant du XIXe siècle, en chêne massif, sculpté aux armes des Hurault de Cheverny, lesquelles se retrouvent sur les murs tendus de cuir de Cordoue.

Les chaises se manœuvrent grâce à des roulettes en corne.

La cheminée monumentale, de style néo-renaissance, dorée à l'or fin, est surmontée d'un buste du roi Henri IV.

Les chenets datent du XVIIe siècle. Au-dessus de la table en bois pouvant accueillir plus de 25 convives, un lustre hollandais du XVIIIe siècle en bronze massif argenté (plus de 100 kg).




Escalier d'honneur





L'escalier d'honneur.



Un escalier de pierre de style classique s'élève sous une voûte en berceau, datant de Louis XIII, à montée droite (contrairement à ceux de Chambord ou de Blois qui sont à spirale), est orné de sculptures champêtres (guirlandes, fruits), mêlées de motifs guerriers et de symboles des arts, sculptés directement dans la pierre.

Il conduit aux appartements.

Sur le palier sont visibles une armure savoyarde de parade du XVIe siècle, et un bois préhistorique de plus de 6000 ans (issue d'un cervus megaceros, ancêtre de l'élan), trouvé dans les glaces de Sibérie il y a 200 ans, cadeau offert au collectionneur Paul, marquis de la Vibraye, au XIXe siècle.



Grand salon





Le grand salon.




Le Grand Salon du rez-de-chaussée a été décoré sur les vœux de la Marquise de Montglas.

Le plafond a été restauré au XIXe siècle.

On peut admirer plusieurs portraits dont deux de part et d'autre de la glace: Jeanne d'Aragon, de l'atelier de Raphaël, et Cosme de Médicis, attribué au Titien.

On y voit également le portrait de Philippe Hurault de Cheverny, et celui de son épouse Anne de Thou ainsi que celui de Marie-Johanne de La Carre Saumery, comtesse de Cheverny, par Pierre Mignard, au-dessus de la cheminée.

Au-dessus des portes, les portraits de Louis XIII (à gauche) et de Anne Marie Louise d'Orléans dite La Grande Mademoiselle (à droite), et de l'autre côté à gauche Gaston d'Orléans et à droite Anne d'Autriche.

Le mobilier se compose entre autres d'une table de style Louis XVI réalisée par Stockel, et d'un ensemble de commodes, de fauteuils, et de canapés des XVIIe et XVIIIe siècles, recouverts de tapisseries d'Aubusson.




Vestibule





Le vestibule.



Le vestibule est meublé de bancs tendus de rouge et d'une table à gibier de style Louis XV, au-dessus de laquelle est accrochée une tapisserie des Flandres représentant le retour des pêcheurs, d'après les cartons de David Teniers.

Les murs sont ornés de bois de cerfs.



Galerie



Une galerie mène au Petit Salon et à la bibliothèque.

Elle conserve une collection de portraits dont : au bout de la galerie, au-dessus de la porte, Philippe Hurault, son épouse Anne de Thou, et son frère Jacques Hurault, par Jean Clouet.

Au mur, à gauche entre les fenêtres, Jeanne d'Albret, par Oniate, sur la droite, quatre toiles réalisées par Rigaud, un autoportrait, un portrait de Monsieur Darlus, un portrait de Monsieur Delaporte, et un portrait de l'abbé de Rancé, autour d'un portrait en pied du roi Louis XVI.

On peut également observer un document signé George Washington évoquant un des ancêtres des propriétaires actuels, ayant combattu lors de la Guerre d'indépendance des États-Unis.

Le mobilier se compose notamment d'une petite commode signée Riesener sur laquelle est présentée une statue équestre du général Washington, en bronze.



Petit salon





Le petit salon.




Dans le Petit Salon cinq tapisseries des Flandres sont visibles, attribuées à Teniers, ainsi qu'un portrait attribué à Quentin de La Tour.

Le mobilier se compose d'un ensemble de style Empire signé Jacob et d'une commode Louis XV estampillée Schlichtig.



Bibliothèque




La bibliothèque.




La bibliothèque du château de Cheverny, aux murs lambrissés, conserve plus de 2000 ouvrages dont des collections complètes.



Salon des tapisseries




Le salon doit son nom aux tapisseries qui le décorent : cinq tapisseries flamandes du XVIIe siècle d'après les cartons du peintre flamand David Teniers Le Jeune.

Le salon des tapisseries est notamment meublé de fauteuils d'époque Régence, d'une commode de style Boulle et d'époque Louis XIV en marqueterie d'écaille de tortue rouge, laiton et bois, réalisée par Nicolas Sageot, d'un régulateur d'époque Louis XV, orné de bronzes ciselés réalisés par Caffieri, et d'une horloge dite "aux trois mystères".




Salle d'armes





La salle d'armes.


Plus grande pièce du château, la salle d'armes, décorée par Jean Mosnier, expose une collection d'armes et d'armures des XVe, XVIe et XVIIe siècles, dont une petite armure ayant appartenu au duc de Bordeaux et comte de Chambort, ayant été offerte par celui-ci au marquis de Vibraye.

La cheminée Renaissance peinte a été restaurée à la feuille d'or.

On peut admirer une toile de Jean Mosnier au-dessus de la cheminée, supportée par deux amours:

La mort d'Adonis.

La salle est ornée d'une tapisserie des Gobelins du XVIIe siècle représentant l'enlèvement de la belle Hélène par Pâris.

Le mobilier se compose notamment d'un ensemble de fauteuils Régence, signés Boulard, et de coffres de voyages du XVIIe siècle, dont une malle recouverte de cuir de Cordoue, frappée aux armes de France et de Navarre et ayant appartenu à Henri IV.




Chambre du roi





La chambre du roi.



La Chambre du Roi, la plus richement décorée par huit tapisseries réalisées vers 1640 (six dans la chambre, deux sur le palier), d'après des cartons de Simon Vouet représentant les travaux d'Ulysse ; celles-ci proviennent de la manufacture de Paris qui est antérieure à celle des Gobelins.

Le plafond à caisson à l'italienne est lambrissé avec des peintures à thème mythologique (histoire de Persée et Andromède, 30 scènes de histoire de Théagène et Chariclée sur les lambris) réalisées par Jean Mosnier.

La chambre est meublée d'un lit à baldaquins du XVe siècle de 2 mètres de long sur 1,60 mètre de large et recouvert de broderies persanes du XVIe siècle.

Le roi Henri IV y aurait dormi.

Le reste du mobilier se compose d'un prie-dieu datant de Henri III, de deux chaises d'époque Louis XIII, et d'un ensemble de fauteuils Louis XIV recouverts de tapisseries d'Aubusson.




Le parc



Dans le parc de près de 100 hectares qui entoure le château, a été reconstitué un jardin à la française.

L'allée principale, face au château est longue de près de six kilomètres.

On trouve également un cours d'eau, et un jardin anglais, planté de tilleuls, de séquoia giganteum et de plusieurs variétés de cèdres, ainsi qu'un potager.

Dans les communs, les vestiges du vieux château de Raoul Hurault sont visibles dans la partie Renaissance.

La fuye, colombier traditionnel du IXe siècle, fut remaniée au XVIe siècle.

Elle est aujourd'hui transformée en château d'eau.

La salle des trophées présente 2 000 bois de cerfs, une cheminée monumentale et un vitrail contemporain, réalisé par le maître Jacques Loire, de l'atelier de Chartres, représente un départ de chasse.

La salle est également ornée d'un ensemble de 10 tableaux évoquant les différentes phases de la chasse à courre.


Le chenil, tout proche, est occupé par une meute d'une centaine de chiens, de races Français blanc et noir, ainsi que Anglo-français, destinés à la vénerie.

Le repas qui leur est servi chaque jour, donne lieu à un véritable « spectacle », ou le piqueur fait une démonstration de son autorité sur les bêtes (vidéo sur Youtube).

L'orangerie date du XVIIIe siècle.

Elle reçut pendant la Deuxième Guerre mondiale une partie du mobilier national.

Restaurée et aménagée en 1979, elle accueille aujourd'hui congrès, séminaires, et mariages.




Le château de Moulinsart



Article détaillé : Château de Moulinsart.



Le château de Cheverny a servi de modèle à Hergé, qui en a toutefois amputé les ailes latérales, pour créer Moulinsart, le château du Capitaine Haddock.

Mais Hergé ne s'est pas seulement inspiré de l'architecture extérieure du château, il a également été influencé par le décor et le mobilier pour y retranscrire les pièces du château de Moulinsart.

Le château de Moulinsart fait sa première apparition dans Le Secret de La Licorne et est racheté par le professeur Tournesol enrichi par la vente du brevet de son fameux sous-marin requin construit pour le capitaine Haddock et utilisé dans Le Trésor de Rackham le Rouge.

Depuis, le château de Moulinsart est devenu le port d'attache de Tintin et de ses compagnons de route.

Un bâtiment, jouxtant le chenil, abrite une exposition permanente sur l'œuvre de Hergé en relation avec le château de Moulinsart.

Il s'agit essentiellement de décors reconstitués de l'intérieur du monument avec des animations sonores et des maquettes.

Outre celui de Moulinsart, le château de Cheverny a directement inspiré un autre château de fiction : celui de la famille Volban dans la série d'animation japonaise Glass Fleet.


Dernière édition par Romy50300 le Ven 11 Mar 2016 - 19:42, édité 2 fois
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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 20:27

Château de Chaumont-sur-Loire



Château de Chaumont-sur-Loire


Période ou style Médiéval
Début construction XVe siècle
Protection Classé MH (1840)

Pays  France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune Chaumont-sur-Loire






Le château de Chaumont-sur-Loire se trouve sur les bords de la Loire, entre Amboise et Blois, en France.

Il est situé sur le dernier fleuve sauvage d'Europe, récemment inscrit au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.




Histoire



Au Xe siècle, Eudes Ier, comte de Blois, fait construire une forteresse pour protéger la ville de Blois contre les attaques des comtes d'Anjou.

Le chevalier normand Gelduin reçoit Chaumont et consolide la forteresse.

Sa petite-nièce, Denise de Fougères ou de Pontlevoy, ayant épousé en 1039 Sulpice Ier d'Amboise, le château passe dans la famille d'Amboise pour cinq siècles.

Louis XI ordonne en 1465 de brûler et de raser Chaumont pour punir Pierre d'Amboise de s'être révolté contre le pouvoir royal lors de la « Ligue du Bien public ».

Rentrée en grâce, la famille d'Amboise est autorisée à reconstruire le château.

C'est son fils Charles Ier d'Amboise qui l'entreprend de 1469 à 1481 en édifiant notamment l'aile nord, faisant face à la Loire, aujourd'hui disparue.

La porte d'entrée précédée d'un double pont-levis est enserrée par deux grosses tours rondes, massives, dotées de mâchicoulis et de chemins de ronde.

Contrairement à l'usage, le donjon central est abandonné au profit de la tour ouest, dite tour d'Amboise, destinée à planter l'étendard du seigneur des lieux.




Le château, la tour sud-ouest



De 1498 à 1510, Charles II de Chaumont d'Amboise, assisté par son oncle, le cardinal Georges d'Amboise, ministre de Louis XII, poursuit la reconstruction dans un style déjà marqué par la Renaissance tout en conservant la même allure générale fortifiée.

À la fin de 1559, peu après le décès accidentel d'Henri II, Catherine de Médicis, qui possède le château depuis 1550, l'échange à sa rivale Diane de Poitiers, maîtresse du défunt roi, contre celui de Chenonceau.

À la mort de Charlotte de La Marck, petite-fille de Diane (1594), le château est hérité par son époux, Henri de La Tour d'Auvergne, duc de Bouillon, qui le revend à un fermier général des gabelles nommé Largentier.

Profitant de l'arrestation de Largentier pour fraude et du droit lignager de sa femme Isabelle de Limeuil, le gentilhomme lucquois Scipion Sardini, devenant baron du lieu, puis ses fils, acquièrent le château et le conservent de 1600 à 1667.

À cette date, le château passe par alliance aux seigneurs de Ruffignac, famille périgourdine.

Le duc de Beauvilliers (devenu duc de Saint-Aignan à la mort de son père) l'achète à cette famille en 1699.

Le château retrouve son faste passé et accueille même en 1700 le duc d'Anjou qui cheminait vers l'Espagne pour s'y asseoir sur le trône.

À la mort du duc, une de ses filles en hérite et l'apporte à Louis de Rochechouart, duc de Mortemart, son époux.

Ce dernier, grand joueur, contracte des dettes et doit s'en séparer.

Il est vendu à un maître des requêtes ordinaires de Louis XV, Monsieur Bertin, qui fait certaines modifications, dont l'ouverture sur la Loire, en abattant le corps de logis qui fermait la cour.

En 1750, Chaumont passe à un maître des eaux et forêts, Jacques-Donatien Le Ray, futur intendant des Invalides, qui y fonde une célèbre manufacture de produits céramiques.

Benjamin Franklin y séjourne et obtient même de son hôte l'envoi d'un navire chargé de munitions destinées aux indépendantistes américains.

Après sa mort, son fils tente même de fonder, sans succès, une colonie et une ville sur les bords de l'Ohio qui avait été baptisée Chaumont.

En 1810, Madame de Stael, exilée, s'installe au château pendant les aventures de monsieur Le Ray, fils, aux États-Unis.






Vue générale du château de Chaumont-sur-Loire




Monsieur Le Ray avait fait de Chaumont une manufacture, le château devient une ferme après sa cession en 1829 à un certain monsieur d'Etchegoyen.

Des restaurations commencent avec le comte d'Aramon qui l'acquiert en 1834 (mort en 1847) et se poursuivent avec le vicomte Walsh qui épouse sa veuve.

Marie Say en devient propriétaire en 1875.

Elle épouse peu après Amédée de Broglie (fils d'Albert de Broglie). Ils font aménager de luxueuses écuries et un parc paysager à l'anglaise.

L'édification en 1877 de ces écuries somptueuses est confiée à l'architecte Paul-Ernest Sanson, également chargé par le prince Henri Amédée de Broglie et son épouse Marie de la restauration complète du château.

L'architecte fait le choix d'un ensemble en brique et pierre.

Les écuries de Chaumont sont représentatives de ce que l'aristocratie fortunée fait construire à la fin du XIXe siècle pour abriter ses chevaux.

Elles sont considérées à l'époque comme les plus luxueuses d'Europe, bénéficiant alors d'un éclairage électrique à arc, en même temps que l'Opéra Garnier et l'hôtel de ville de Paris.

Pendant quarante ans, le château connaît une époque fastueuse durant laquelle les Broglie donnent fêtes et réceptions, en menant une vie luxueuse.

Finalement, des revers de fortune obligent la princesse de Broglie à vendre Chaumont en 1938 à l'État qui l'affecte au service des Monuments historiques.




Le château au XXIe siècle




Désormais, le château de Chaumont-sur-Loire et le Festival international des Jardins sont réunis.

Ils forment le Domaine de Chaumont-sur-Loire, propriété de la Région Centre et leurs programmations culturelles deviennent complémentaires ; le parc bénéficie du label Jardin remarquable.



Évocations artistiques



En littérature


Honoré de Balzac, dans son roman Sur Catherine de Médicis (1842) montre Diane de Poitiers recevant le château de Chaumont des mains de Catherine de Médicis, en échange du château de Chenonceau que Diane avait offert à la reine.



Photographies





La chapelle






Les écuries






L'escalier à vis du château





Le sol du salon


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 20:41

Château de Sully-sur-Loire





Château de Sully-sur-Loire



Période ou style Renaissance
Type Château fort
Architecte Raymond du Temple, Guy de la Trémouille
Début construction XIVe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Philippe Auguste
Propriétaire actuel Conseil général du Loiret
Destination actuelle Visites
Protection Classé MH (1928, 1944)
patrimoine mondial de l’UNESCO (2000)

Pays  France
Anciennes provinces de France Val de Loire
Région Centre
Département Loiret
Commune Sully-sur-Loire






Le château de Sully-sur-Loire est un château français situé au bord de la Loire, dans la commune de Sully-sur-Loire, le département du Loiret et la région Centre.



Géographie



Le château est situé dans le centre de Sully-sur-Loire, sur la rive gauche de la Loire, à proximité du pont, à l’angle du chemin de la Salle verte, de l’avenue de Béthune et de la promenade des douves.

L’eau qui l'entoure est issue de l’étang de Marcon.

Le château est desservi par les lignes 3 7 12 du réseau Ulys.




Historique




Le château est mentionné dès 1102, il contrôlait un pont sur la Loire qui disparut dès le XIVe siècle.

Il n’a appartenu au cours des siècles qu’à trois familles : les premiers seigneurs de Sully, la famille de la Trémouille, et la famille de Béthune.

En 1218, Philippe Auguste fit bâtir une tour maîtresse.

En 1396, Guy de la Trémouille lance la construction du château actuel, Raymond du Temple (architecte du roi et du duc d’Orléans) en dresse les plans.

En 1524, un bâtiment est ajouté au sud-est de l’édifice.

Il est acquis en 1602 par Maximilien de Béthune, le grand Sully, premier duc du nom.

Entre 1602 et 1607, ce dernier transforme le château à son usage, édifiant également un parc.

Le jeune Louis XIV se réfugie au château en mars 1652 lors de la Fronde des princes.

En 1715, le château accueille Voltaire qui fuyait Paris.

Au milieu du XVIIIe siècle, un bâtiment est construit au nord du corps d’entrée.

Le château subit un incendie en 1918 et les bombardements de juin 1940 et d’août 1944 durant la Seconde Guerre mondiale.

Le château est resté dans la famille du 1er duc de Sully jusqu’en 1962, année à laquelle le conseil général du Loiret l’acquiert et le restaure.



Description






Le château et ses douves



Le château est entouré de douves encore en eau et comprend deux parties distinctes : le donjon et le petit château.

Il est bâti au confluent de la Loire et de la Sange.

Le donjon, bâtiment rectangulaire cantonné de quatre tours circulaires, et doté d’une porte à deux tours vers le sud, correspond à la campagne de Guy de la Trémoille.

L’intérieur a été profondément réaménagé par Maximilien de Béthune.


À noter au premier étage, la grande salle avec ses portes en bois du XVIIe siècle, la peinture du château de Rosny-sur-Seine sur le manteau de la cheminée, enfin la porte de fer donnant accès au « cabinet » de Sully.


La charpente sous comble est un remarquable ouvrage du XIVe siècle en berceau brisé.

Le donjon de Sully offre un cas remarquable de logis à tours circulaires de la fin du XIVe siècle ; entièrement consacré à l’apparat, il est doublé par un logis privé de même structure interne, mais bien plus intime, donnant la mesure de la dichotomie entre le public et le privé dans les grandes cours princières.

Le petit château ferme la cour au sud du donjon.

Il comprend un logis et deux tours, dont une celle du sud-est, a été construite au milieu du XVe siècle sur une tour plus ancienne, alors que l’autre, dite « tour de Béthune », plus basse et terrassée, est une « une tour à canon » édifiée en 1605.

Le logis, construit dans la première moitié du XVe siècle, fut à partir du XVIe siècle, la résidence habituelle des seigneurs de Sully.

Les intérieurs ont été réaménagés (décor et mobilier) à la fin du XIXe siècle.

Le corps qui joint le petit château au donjon a été rajouté au XVIIIe siècle, et refait après l’incendie de 1918.

La basse-cour, à l’est, aujourd’hui nue, contenait autrefois le donjon bâti par Philippe Auguste peu avant 1219, à l’occasion d’une confiscation de la seigneurie, ainsi que l’église-collégiale Saint-Ythier, transférée par M. de Béthune à l’intérieur de la ville.


Parc et jardins



Du parc, il reste aujourd’hui la vaste surface, entourée par les canaux que M. de Béthune fit aménager pour mettre le site à l’abri des crues de la Loire.



Classement


Le château est classé en 1928 aux Monuments historiques et est ouvert au public à partir de 1933.

Il délimite la partie est de la vallée de la Loire, classée au patrimoine mondial par l’UNESCO en 2000.






Divers



Le château accueille, chaque année en mai et juin depuis 1973, un festival international de musique classique, le festival de Sully et du Loiret.

Un timbre postal, d’une valeur de 0,45 franc français, représentant le château a été émis le 9 novembre 1961.




Galerie











La charpente





Une tourelle isolée à l'avant du parc donne sur le douves


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 20:51

Château de Talcy





Le château vu du nord



Période ou style Renaissance
Début construction 1520
Propriétaire initial Bernard Salviati
Propriétaire actuel Centre des monuments nationaux
Protection  Classé MH (1908, 2005, parcelles appartenant à l'État)
Inscrit MH (2004, parcelles appartenant à la commune)
Jardin remarquable

Pays  France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune Talcy






Le château de Talcy est un château Renaissance situé dans la ville du même nom.

Il est géré par le centre des monuments nationaux.



Historique




Le château est rebâti à partir de 1520 par un banquier italien, Bernard Salviati.

Le poème de Pierre de Ronsard Mignonne, allons voir si la rose est inspiré de l'idylle entre Ronsard et Cassandre, fille de Salviati.

Durant les guerres de religion, le poète Théodore Agrippa d'Aubigné, protestant, y trouve refuge et tombe amoureux de Diane Salviati, petite-fille de Bernard Salviati.

Celle-ci le repousse cependant.

Agrippa d'Aubigné fait référence à ce château dans quelques-uns des vers de ses Tragiques.

En 1638, Isabelle Salviati fait prolonger l'aile est.

L'intérieur est fortement rénové par la famille Burgeat au cours du XVIIIe siècle.

Le domaine est acheté par Élisabeth Gastebois et traverse sans trop d'encombres la Révolution française.

Il passe entre les mains de la famille Stapfer, alliée aux Burgeat, des protestants suisses de Berne.

Le château fut la propriété de Philipp Albert Stapfer, ministre de la République helvétique, réformateur de l'Éducation suisse.

Les Stapfer transformèrent une salle du rez-de-chaussée en salle de culte.

L'inscription « Culte protestant évangélique » sculpté dans le bois et surplombant la cheminée est encore en place.

Le château abrite toujours des collections de la famille Stapfer : par exemple l'uniforme de ministre helvétique de Philipp Albert Stapfer et les portraits de plusieurs membres de la famille dont certains pasteurs du XVIIIe siècle.

Le général Chanzy y établit son quartier général en décembre 1870, mais en est chassé par les Prussiens.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 août 1908.

Le château est vendu à l'État en 1933.

Il sert à plusieurs reprises de dépôt d'archives[réf. souhaitée].

La garenne et son allée d'accès, propriétés de la commune, font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 2004.

Les parties bâties et non bâties restantes propriété de l’État (les grilles, le bois, les murs et l’allée plantée devant le château) font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 2005.

Son jardin est réorganisé en 1996 par les paysagistes de l'Atelier de Paysages Bruel-Delmar associés à J. Weill, pour devenir un conservatoire d'essences fruitières.

Il est labellisé « Jardin remarquable ».




Description



Le château actuel comprend une tour-porche, mutilée de sa tourelle d'angle nord-ouest, et d'une aile est qui la rejoint par l'intermédiaire d'une galerie couverte, délimitant une cour d'honneur.

Un puits coiffé d'un dôme décore cette dernière et constitue la marque emblématique de l'édifice.

L'aile est se compose d'un rez-de-chaussée et de deux étages.

Au rez-de-chaussée se situe en enfilade une cuisine, une antichambre et la chambre dite de Charles IX.

Au premier étage, se trouve une enfilade de salons et d'appartements desservis par un couloir.

Le domaine comprend un verger, une grange avec un pressoir (datant de 1808) et un colombier.

Le colombier, tour circulaire, abrite près de 1 400 excavations et est munie d'une échelle sur pivot permettant d'accéder à l'ensemble des cavités pour y recueillir les œufs.

Le verger a été réhabilité depuis 1996 par la paysagiste Joëlle Weill associée à l'Atelier de Paysages Bruel-Delmar.

Un moulin à vent est rattaché au domaine.

Il a été rasé en 1956 et reconstruit en 1976.





La tour-porche





Cour intérieure





L'aile est et le puits






Grand salon




Cinéma


Le château a été l'un des lieux de tournage d'un téléfilm, Le Roi, l'écureuil et la couleuvre, diffusé fin 2009.


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 21:30

Château d'Ussé




Château d'Ussé




Période ou style Inspiration médiévale et Renaissance
Type Château de la Loire
Architecte Renaissance
Début construction XVe siècle
Fin construction XVIe et XVIIe siècles
Propriétaire actuel Privé
Protection  Classé MH (1931)

Pays  France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Rigny-Ussé


Le château d'Ussé se trouve à Rigny-Ussé, en Indre-et-Loire (région Centre, France).

Il fait partie des châteaux de la Loire.

Domaine privé ouvert à la visite, il appartient au 7e Duc de Blacas.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 15 avril 1931.



Localisation



Ce château est bâti au bord de l'Indre, un affluent de la Loire; il est situé à 33 km à l'ouest de Tours et à 14 km de Chinon, sur la commune de Rigny-Ussé.




Histoire



Le site est habité depuis la Préhistoire, comme en attestent les traces retrouvées sur les lieux.

On note également une présence gallo-romaine (petit tumulus et tombes), et certaines rumeurs en font le domaine du gallo-romain Uccius; en effet, ces riches propriétaires ont souvent laissé leur nom aux petites agglomérations qui y sont apparues devenues paroisses puis communes.

Cité au VIe siècle sous le nom d'Ucerum (chronique de Turons), le site d'Ussé, adossé à la forêt de Chinon, occupe un espace stratégique, contrôlant la route de Chinon, et la navigation de la Loire et de l'Indre.

Le premier seigneur connu d'Ussé fut en 1004 le chef viking Guelduin Ier de Saumur (dit le diable de Saumur), seigneur de Saumur, d'Ussé et de Pontlevoy, portant les couleurs du comte de Blois Thibeut II puis Eudes II.

Il édifia la première forteresse en bois.

Son fils Guelduin II lança en 1040 la construction en pierre d'un premier château.

En 1099, Olivier d'Ussé est le seigneur des lieux.

Vers la fin de la guerre de Cent Ans, en 1424, Jean V de Bueil, comte de Sancerre, seigneur d'Ussé et capitaine du roi, membre d'une des plus illustres familles tourangelles, fait construire la structure de base du château actuel.

Il meurt en 1477.

Son fils Antoine, seigneur d'Ussé en 1456, épouse en 1462 Jeanne de Valois, fille de Charles VII et d'Agnès Sorel, qui lui apporte une dot de 40 000 écus d'or.

Dans les années 1460, il entreprend la reconstruction du château dans le style du XVe siècle.

Surendetté, Antoine de Bueil vend Ussé à Jacques d'Espinay en 1485.

D'origine bretonne, Jacques d'Espinay est le fils du chambellan de François II de Bretagne.

Il devient lui-même chambellan des rois Charles VIII et Louis XII, puis accède à la fonction de grand-maître de l'hôtel de la reine.

Il poursuit les travaux du château et fonde en 1521 la collégiale, destinée à devenir la chapelle funéraire de sa famille.

Son fils Charles et sa belle-fille Lucrèce de Pons poursuivent les travaux.

Leur fils René leur succède en 1534.

La chapelle, dédiée à Sainte-Anne, est consacrée le 11 août 1538.

Lui-même criblé de dettes, René vend le château en 1557 à Suzanne de Bourbon.

La fille de Suzanne de Bourbon, Louise de Rieux, apporte le domaine à son époux René de Lorraine, marquis d'Elbeuf.

Toujours par mariage, Ussé passe ensuite à Henri de Savoie, duc de Nemours, qui meurt en 1620.

Après une succession de propriétaires le château est acquis en 1659 par Thomas Bernin, marquis de Valentinay, secrétaire du Roi; c'est en 1664 qu4il fait aménager les jardins d'après des dessins de Le Nôtre.





Dessin coloré représentant le château d'Ussé, 1699.



En septembre 1700, la châtellenie d'Ussé est érigée en marquisat en faveur de Louis II Bernin de Valentinay, receveur général des Finances à Tours et ami de Charles Perrault qu'il recevra plusieurs fois au château.

Le domaine comprenait également les terres de Rivarenne et Bréhémont.

Il est écrit dans le dossier : « La Seigneurie d'Ussé est très considérable, et d'une grande étendue, consistant en un château avec cinq grosses tours et fermé de fossés à fond de cave et pont-levis, dans l'enceinte duquel est une église (chapelle actuelle), qui en est la paroisse où il y a un Chapitre composé d'un Doyen et de cinq chanoines de la Fondation des Seigneurs du dit lieu, avec un parc de soixante arpents, clos de murs, et avec tous les ornements qui peuvent rendre une terre capable de porter un titre éminent ».

Contrôleur Général de la Maison du Roi, Louis Bernin de Valentinay épouse en janvier 1691 Jeanne-Françoise Le Prestre de Vauban, décédée le 14 novembre 1713, seconde fille du maréchal de France.

Ils auront trois enfants : Louis, marquis d'Ussé, et deux filles dont la cadette sera religieuse à Sainte-Marie-de-Saint-Denis.

Vauban viendra d'ailleurs plusieurs fois au château et plusieurs plans de fortification y furent réalisés.

Il est d'ailleurs l'auteur de la construction "italienne" et des terrasses du château, ainsi que de l'allée dite des cavaliers.

Voltaire y aurait séjourné et écrit une partie de La Henriade.

En 1780, les descendants de Louis Bernin de Valentinay vendent le château, qui passe en 1807 à la famille de Duras.

Les cèdres du Liban ramenés de terre sainte en 1817 par Châteaubriant pour son amie Claire de Kersaint, épouse du duc de Duras, sont encore visibles près de la chapelle.

L'écrivain y aurait rédigé une partie des Mémoires d'Outre-Tombe.

Louis XVIII offrit aux châtelains d'alors son portrait, qui encore accroché au mur de l'escalier d'honneur.

L'architecte suisse Pierre-Charles Dussillon, qui restaura et "compléta" le château voisin d'Azay-le-Rideau, fut également employé à Ussé; il fut l'auteur vers 1835 de l'hôtel particulier du 14, rue Vaneau à Paris ( VIIème) de style néo-Renaissance, dont la façade fut ornée par le sculpteur Molknecht.

La dernière Duras transmis le domaine à son petit-neveu le duc de Blacas, dont les descendants en sont propriétaires.




Architecture



Le château présente deux styles architecturaux, l'un d'inspiration médiévale et gothique et l'autre de la Renaissance.

La cour intérieure présente un exemple de ces deux styles.

La première partie des travaux de construction date du XVe siècle (gothique, à gauche) par Jean V de Bueil.

Le château sera achevé sous l'aspect actuel aux XVIe siècle (renaissance, de face) et XVIIe siècle (classique, à droite).

Les jardins à la française ont été inspirés par Le Nôtre, l'architecte de Louis XIV.



Collégiale Notre-Dame



Construite entre 1521 et 1535 par Charles d'Espinay et son épouse Lucrèce de Pons, la collégiale d'Ussé, dédiée à la Vierge et à Sainte-Anne, fait office d'oratoire privé et de chapelle funéraire.

La porte d'entrée, en anse de panier, est surmontée d'un entablement et d'un fronton cintré à coquille.

Les embrasements de l'arc sont ornés de dix-sept médaillons d'où apparaissent les bustes des douze Apôtres sur les côtés (le Christ est au centre).

À droite du Christ, et de haut en bas se trouvent Pierre, Jean, Jacques le Majeur, André, Thomas, et peut-être Jacques le Mineur.

Les quatre médaillons du bas ont pour thème la Mort.

Les stalles du XVIe siècle, de style gothique enrichies de décors "à l'Italienne", sont de Jean Goujon.

Une statue de Dieu le père trône sous un baldaquin, tandis que l'on peut admirer une Vierge en faïence émaillée de Lucca della Robia.




Intérieur




Hall d'entrée


Le hall d'entrée se situe dans la partie du château datant du XVe siècle.

L'escalier vis-à-vis a été réalisé au XIXe siècle par Madame de la Rochejacquelein.

On y voit deux commodes italiennes d'époque Renaissance, et à droite, sur un panneau de bois sculpté, l'Ange Saint-Michel, du XVIe siècle, provenant des stalles de la chapelle.




Salle des Gardes



La salle des gardes était l'entrée du château au XVe siècle.

Elle était accessible par un pont-levis, aujourd'hui à l'emplacement d'une fenêtre.

Le plafond du XVIIe siècle siècle est peint en faux marbre, selon une technique italienne de trompe-l'œil.

La salle des Gardes abrite la collection d'armes et objets orientaux (principalement indiens), rapportés au XIXe siècle siècle par le comte Stanislas de Blacas : un guerrier indien du XVIIIe siècle, un kouttar (arme indienne de un ou deux mètres et qui servait à la chasse aux tigres), des armes d'apparat en argent finement ciselés, incrustés de jade, d'ivoire, et d'émail, un coffre syrien en bois de cèdre incrusté de nacre, sur lequel est disposé une collection de miniatures peintes sur ivoire qui représente les principaux monuments des Indes dont le Taj Mahal.

On peut observer les souvenirs présentés dans la seconde vitrine, dus au duc de Blacas (1770-1839), tandis que la grande vitrine de gauche est réservée à un thème différent chaque année.

Au-dessus, la généalogie du duc de Duras (portrait de gauche), propriétaire du château en 1807.

Dans la pièce attenante sont rassemblées des porcelaines de Chine et du Japon.




Salon Vauban




Ancienne chapelle médiévale (l'abside était à l'emplacement des fenêtres actuelles), cette pièce fut restaurée dans l'hiver 1995.

Le salon est meublé d'un cabinet italien en ébène et poirier noirci (le bois qui l'imite le mieux), incrusté d'ivoire, de nacre et de lapis-lazuli, datant du XVIe siècle, et refermant quarante-neuf tiroirs secrets ainsi qu'un "bureau Mazarin" (meuble français du XVIIe siècle), marqueté en bois de citronnier et de rose.

Le reste du mobilier est de style Régence (début du XVIIIe siècle), entièrement démontable (à châssis) afin de changer de tissu suivant les saisons.

Les murs sont décorés de trois tapisseries de Bruxelles datant du XVIe siècle, représentant le thème biblique de David et Goliath.

Sont également exposés un portrait de Madame de Maintenon, une peinture sur bois du XVIIe siècle

Le repas de Balthazar (au-dessus de la cheminée), ainsi que, au-dessus du bureau, un portrait de Chateaubriand, ami de la propriétaire d'alors, la duchesse de Duras.

Femme écrivain, elle fut connue pour deux romans : Edouard et Ourika, qui lui vaudront en récompense le vase en porcelaine de Sèvres exposé lui aussi dans le salon, offert par Louis XVIII, sur lequel figure une scène du roman Ourika.




Ancienne cuisine



Avec sa voûte en tuffeau sculpté en berceau, il s'agit de la plus ancienne pièce du château.

La salle était autrefois le débouché d'un souterrain creusé directement dans les fondations.

Aujourd'hui condamné, il débouchait au milieu de la forêt de Chinon.

On peut y observer des tapisseries d'Audenarde, datant du XVIIe siècle, ainsi qu'un coffre gothique du XVe siècle.





Grande galerie




Au XVe siècle, il s'agissait d'un passage en arcades, ouvert sur la cour qui fut transformé en logis au cours des XVIIe et XIXe siècles; elle relie les ailes Est et Ouest du château.

On peut y admirer une collection de tapisseries de Bruxelles, du XVIIIe siècle, réalisées d'après des cartons de David Teniers le Jeune.

Au centre, un buste de Louis XIV d'après Bernini (l'original est au château de Versailles).

On peut également observer une série de médaillons du XIXe siècle, provenant de la ville de Faënza, en Italie (d'où le nom de faïence).

Sur la gauche, un coffre de mariage français de style Renaissance.




Grand escalier





Le grand escalier.




Le grand escalier droit du château, à rampe en fer   forgé, est d'inspiration italienne du XVIIe siècle.

On peut y voir une chaise à porteur du XVIIIe siècle, une paire de bottes de postillon (2 kg chacune), qui ont inspiré Charles Perrault, une commode espagnole de voyage, du XVIIe siècle, ainsi qu'un canon du XIXe siècle, provenant du château de Beaupréau, qui a servi lors de la naissance du duc de Blacas en 1943 pour annoncer sa naissance.

En haut de l'escalier une tapisserie de Beauvais du XVIIIe siècle représentant une scène mythologique, un grand portrait de Louis XVIII, ainsi que le Sacre de Louis XV à Reims, peint en 1772, d'après le tableau de Martin des batailles au château de Versailles.




Antichambre





Vue de l'antichambre et de la copie des Noces de Cana.



Réalisée au XVIIe siècle lors de l'aménagement des appartements royaux, elle est meublée d'un bureau de style Boulle (XVIIIe siècle).

Les murs sont ornés de deux portraits en pastel du poitevin Jean Valade (1710-1787), ainsi que d'une copie des Noces de Cana de Véronèse.

Dans les angles, des laques de Chine du XVIIIe siècle.




Chambre du Roi





La chambre du Roi.




Cette pièce a été restaurée en 1995.

Les soieries du XVIIIe siècle, aux motifs d'inspiration chinoise, ont été réalisées dans les manufactures de Tours ( dit "gros de Tours" rouge cerise).

L'ensemble du mobilier date de 1770.

Le salon et le lit à baldaquin (dit à la polonaise) sont de style Louis XVI.

Le miroir de Venise date du XVIIe siècle.

Les quatre commodes sont de styles différents : deux de style Régence, une de style Louis XV et la dernière de style Transition.

Le parquet en chêne à caissons date du XVIIe siècle.

La chambre du Roi possède également une collection de portraits: à droite de la fenêtre, Louis XIV, d'après Rigaud; à gauche, Madame Victoire ; au-dessus de la cheminée, Mademoiselle de Blois, princesse de Conti, et enfin un portrait équestre du prince de Conti.



La Belle au Bois dormant



Charles Perrault se serait inspiré de ce château pour le conte de la Belle au bois dormant.

Le château en contient d'ailleurs une mise en scène, installée le long du chemin de ronde, grâce à un ensemble de statues de cire.




Les fées marraines se penchent sur le berceau de la princesse








La princesse se pique le doigt au fuseau de la sourde






Le prince entre dans la chambre de la Belle au bois dormant




Les bâtiments du domaine



Il existe sur le domaine du château d'Ussé :

une chapelle
des écuries et une sellerie, avec une exposition d'attelage à chevaux
le château et un pavillon
les  jardins
des caves
une orangerie.


Filmographie



Le château a servi de cadre en 2006 au film Aurore de Nils Tavernier, avec Carole Bouquet et François Berléand.



Photographies




Le château vu de l'entrée des visiteurs





Vue de la chapelle du château d'Ussé




Façade de la chapelle du château d'Ussé





Détails du linteau de la chapelle du château d'Ussé




Cour intérieure du château d'Ussé





Vue du château d'Ussé






Les jardins à la française


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 21:50

Château de Valençay






Le château de Valençay en juillet



Période ou style Renaissance
Type château de plaisance
Début construction Xe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Protection  Classé MH (1975)

Pays  France
Anciennes provinces de France Berry
Région Centre
Département Indre
Commune Valençay






Le Château de Valençay se trouve à Valençay, en Indre (France).

Il fut la propriété de la Maison d'Estampes de 1451 à 1747, puis du prince de Talleyrand.

Bien que situé dans le Berry, sa construction l'apparente aux châteaux de la Loire, en particulier au château de Chambord.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 septembre 1975.




Historique



La villa gallo-romaine de Valenciacus (domaine de Valans) précéda un premier "lourd et massif donjon de pierre" édifié à la fin du Xe siècle ou au début du XIe siècle;

Le premier seigneur connu par une charte de donation datable entre 1026 et 1047 est Bertrand.

En 1220 Gauthier, dit seigneur de Valençay, passe pour avoir été le constructeur du premier château féodal.

En 1268, par son mariage avec Jean, bâtard de Châlon, sa descendante Alice de Bourgogne transmet cette très importante seigneurie, fief du duc d'Orléans, comte de Blois, à la maison de Châlon-Tonnerre.

En 1410 Charles d'Orléans accorde une diminution d'impôts « aux manans et habitants de Valençay » réduits à la misère par les épidémies, le passage et le logement des troupes.

En 1451, la seigneurie passe à Robert II d'Estampes (+ 1453), seigneur de Salbris et de la Ferté-Imbault, en Sologne, chambellan de Charles VII, maréchal et sénéchal de Bourbonnais.




Un château de la Maison d'Estampes



Louis (vers 1470 + 1530), gouverneur et bailli de Blois (1519), chevalier de l'ordre du Roi, marié à une fille du seigneur de Cheverny (1512), débute en 1520 la transformation du manoir féodal de Valençay datant du XIIe siècle en château moderne.

Ces travaux d’embellissement et d’agrandissement se poursuivront, de génération en génération, jusqu’en 1650.

Vers 1540, Jacques Ier d'Estampes (1518 + 1574), époux de Jeanne Bernard, dame d'Estiau, riche héritière angevine, engage des travaux plus ambitieux que ceux de son père, faisant raser le vieux manoir du pour le remplacer par une résidence neuve dont les plans sont attribuables à l'architecte Jean de l'Espine.

À la mort de ce seigneur de Valençay, seuls sont achevés la façade Nord, le pavillon d'entrée et les tours d'angle.

Les travaux ne sont repris à grande échelle que dans la première moitié du XVIIe siècle, de 1640 à 1650, par Dominique d'Estampes (1600 + 1691), 2e marquis de Valençay, marquis d'Applaincourt et de Fiennes (1643), député de la noblesse du Berry (1649).


Marié en 1641 à une Montmorency, sœur du Maréchal duc de Luxembourg, il est neveu de Léonor d'Estampes, archevêque duc de Reims et d'Achille, cardinal de Valençay, général des galères de l'ordre de Malte.

L'aile Ouest a été détruite, il n'en reste que l'aile Est.

La décoration aurait été confiée à Pierre de Cortone et au peintre Jean Mosnier.

La demeure avait un beau vestibule et un escalier de marbre qui conduisait à une grande salle ornée de chefs-d'œuvres de la Renaissance, en particulier une "magnifique tapisserie à fond de paysage" offerte à Henri Dominique d'Estampes (vers 1645 + 1680), marquis de Fiennes, fils aîné de Dominique, et une vierge italienne donnée par le Pape Innocent X à Henri d'Estampes (1603 + 1678), frère cadet de Dominique, ambassadeur de France à Rome puis Grand Prieur de France de l'ordre de Malte.



Une visiteuse du soir




En 1653, Mlle de Montpensier, dite "la Grande Mademoiselle", y passe et l'évoque ainsi dans ses Mémoires :

« J'y arrivais aux flambeaux : je crus entrer dans une demeure enchantée. Il y a un corps de logis le plus beau et le plus magnifique du monde (...)

Le degré y est très beau et on y arrive par une galerie à arcades qui a du magnifique (...)


L'appartement correspond bien à la beauté du degré par les embellissements et meubles. »

Le château de Valençay, fierté de la Maison d'Estampes, est aussi source de prodigieuses dépenses et engloutit la fortune de ses propriétaires.

Au commencement du XVIIIe siècle, le grand domaine se trouve divisé par les successions familiales et la veuve presque ruinée de François-Henri d'Estampes (+ 1711), 4e marquis de Valençay, en cède la moitié en 1719 à l'agioteur John Law, vente qui sera annulée par arrêt du Conseil du Roi en 1722.




Les grands travaux du fermier général




En juillet 1747, Valençay est cédé par les d'Estampes, avec 20 000 hectares, à Jacques-Louis Chaumont de la Millière, pour 400 000 Livres, somme très modeste pour une telle propriété.


Vingt ans plus tard, la propriété est revendue avec une forte plus-value à Charles Legendre de Villemorien, fermier général, qui y fait réaliser d'importants travaux : réparation, construction de la "Tour Neuve" au Sud, démolition des communs fermant la cour d'honneur à l'Est, suppression des fenêtres à la Française et du toit "à la Mansard".

Il y crée une filature, plusieurs forges, fait rétablir les ponts sur le Nahon, et refaire la route de Selles-sur-Cher.

Ces forges se trouvaient à Luçay-le-Mâle, « annexe à la seigneurie de Valençay (...) le château de Lucay parait être de la même époque que celui de Valençay : sa position est très belle, il domine la forge, l'étang qui l'alimente, le bourg de Luçay et des ravins pittoresques ».

Sous la Terreur, son fils, le comte de Luçay, échappe de peu à la guillotine en se cachant trois jours et trois nuits dans la forêt de Garsenland; arrêté, il fut acquitté grâce à son épouse en qualité « d'entrepreneur de travaux utiles à la République ».




La "maison de campagne" de Talleyrand.









La « Chambre de Madame de Staël »




En 1803, le comte de Luçay, préfet des Palais Consulaires mais à court d'argent, vend pour 1,6 million de francs l'énorme domaine de 12 000 hectares répartis sur 23 communes à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, ex-évêque d'Autun, ministre des Relations Extérieures du Consulat, obéissant ainsi à Bonaparte - qui contribua à l'achat - suivant cet ordre :

« Je veux que vous ayez une belle terre, que vous y receviez brillamment le corps diplomatique, les étrangers marquants,... »

Après y être venu avec son épouse Catherine Worlée, Talleyrand chargea Jean-Augustin Renard de restaurer et d'embellir sa nouvelle propriété; un pavillon de chasse fut alors aménagé et le parc transformé en parc à l'anglaise; le château est remeublé dans le style antiquisant alors en vogue ; le cabinet de travail abrite aujourd'hui des meubles et objets lui ayant appartenu dont un curieux fauteuil à soufflets.

Le mobilier de sa chambre provient de son hôtel parisien de la rue Saint-Florentin.

Le lit de style Directoire acquis par Talleyrand en souvenir de Mme de Staël a donné son nom à une autre chambre.

En 1902 le dernier duc de Talleyrand-Valençay fit fermer par des portes-fenêtres la galerie à arcades de la cour d'honneur, où se trouvent les portraits en pied de plusieurs ancêtres de Talleyrand, peints en 1810 par le peintre Joseph Chabord (1786-1848), élève de Regnault, auteur de deux portraits équestres de Napoléon.

Le célèbre cuisinier Marie-Antoine Carême, « chef de bouche » de Talleyrand, séjourna au château presque chaque année.




Une cage dorée pour princes déchus.







La « Chambre du roi d'Espagne »




De 1808 à décembre 1813, Ferdinand VII d'Espagne son frère don Carlos, son oncle don Antonio, et une suite nombreuse y furent assignés à résidence sous la surveillance du chevalier Berthemy.

Le traité de Valençay, qui y fut signé dans la nuit du 10 au 11 décembre 1813, lui rendit alors la couronne d'Espagne et les trois princes retournèrent dans leur pays le 12 mars 1814.

Leur souvenir est évoqué par « la chambre du Roi d'Espagne », une allée couverte près du château, et un acte de baptême daté du 23 juin 1810 gardé dans les archives paroissiales qui porte leurs signatures et, jusqu'à une date imprécise du XIXe siècle, dans l'église paroissiale par un Saint-Ferdinand de l'école espagnole dans un cadre aux armes de Castille et de Leon, donné par le roi au curé lors de son départ mais qui, brûlé par un cierge placé trop près, fut ensuite remplacé par une copie du peintre Jobbé-Duval.



Le Bienfaiteur de Valençay.




Talleyrand, qui revint y vivre à partir de 1816, fut conseiller municipal puis maire de Valencay.

Il reconstitua la filature – qui fournissait les usines de Châteauroux, d'Issoudun et la maison Sellière à Paris, et obtint une médaille à l'Exposition de Paris de 1819 – fit ériger le clocher de l'église en 1836, créa un nouveau cimetière et donna un terrain pour édifier la mairie.

"Il n'y a ni mendiants ni individus absolument nécessiteux à Valencay, écrivait le 14 décembre 1825 le préfet de l'Indre au ministre de l'Intérieur, parce que M. de Talleyrand a établi des ateliers où il y a du travail pour tous les âges

. Ceux que la maladie atteint sont visités, secourus, consolés par les Sœurs de charité qu'il a dotées et fixées dans cette petite ville".

En 1818, ayant morcelé une propriété dont une partie revint à la commune, il consacra l'autre à la fondation d'une école pour enfants pauvres et offrit à sainte Elisabeth Bichier des Ages, dont il connaissait l'œuvre par son oncle Talleyrand, cardinal-archevêque de Paris, d'y fonder une maison, achevée avec une chapelle en 1820.

Celle-ci était ornée de lambris, d'un mobilier de chêne sculpté, de vitraux, d'une Fuite en Égypte attribuée à Le Sueur - détruite par l'incendie du 18 août 1944 - et d'un calice en vermeil ciselé et incrusté de lapis, don du pape Pie VI à un prince Poniatowski archevêque de Cracovie, offert avant 1834 par une de ses nièces qui vécut à Valençay et y fut inhumée, qui fut rendu en 1905 au duc de Valençay, et finalement transmis au musée du Louvre.

Talleyrand, qui s'intéressait au travail des religieuses, visitait souvent ce qu'on appelait "la Maison de Charité", et y menait ses hôtes, dont Mgr de Villèle, archevêque de Bourges, et, le 26 octobre 1834, le duc d'Orléans et une nombreuse suite.

Par un codicille à son testament du 9 mars 1837, Talleyrand, qui mourut un an après, assura la perpétuité de l'établissement, et exprima la volonté d'y être inhumé et à cet effet fit creuser une grande crypte sous le chœur de la chapelle de l'école libre.



Des présents de Louis-Philippe



« Le Roi fait faire pour Valençay le portrait en pied de François Ier qui a bâti le château, et un autre de la Grande Mademoiselle, qui y est venue et l'a loué dans ses mémoires (il) envoie aussi à M. de Talleyrand le fauteuil qui servait à rouler Louis XVIII et il nous a fait dire par Madame que s'il allait à Bordeaux, il passerait ici"(duchesse de Dino, op.cit., de Valençay, le 29 mai 1836). »


L' héritage du Diable Boiteux.

Talleyrand n'ayant pas de fils légitime connu, en 1829 Charles X créa le titre de duc de Valençay pour son petit-neveu Napoléon-Louis (1811-1898), 3e duc de Talleyrand, fils de la duchesse de Dino, époux d'Anne Louise Alice de Montmorency; il fut inhumé dans sa principauté de Sagan, auprès de sa mère.

En 1831, lors de la restauration de l'église, sa mère Dorothée de Courlande et de Sémigalle, épouse du duc de Dino et de Talleyrand, offrit une grande verrière portant ses armes familiales et d'alliance accompagnées des devises des Talleyrand- Périgord: "Re que Diou" (Rien que (de) Dieu) et "Spero Lucem" (Parmi les ténèbres - j'espère la lumière"), que l'on voit gravée sur les façades de certaines maisons huguenotes en Poitou-Charentes.

Le 4 septembre 1838, à 10 heures du soir, le duc de Valençay, ayant été autorisé par Louis-Philippe à les inhumer dans la crypte, reçut dans la cour d'honneur trois cercueils acheminés de Paris deux jours plus tôt : ceux de son grand'oncle, de son frère cadet Archambault-Joseph (1762-1838), lieutenant général des armées du roi, mort un mois avant lui, et de sa fille Marie-Pauline-Yolande de Périgord (1833-1836), qui furent ensuite portés dans le bourg « escortés de gardes-chasses, des piqueurs et des gens de service tous portant des torches »; ils furent déposés dans l'église, et la cérémonie officielle eut lieu le lendemain.

Y furent également ensevelis : en octobre 1840, Charlotte-Dorothée de Talleyrand-Périgord, morte à quelques semaines, en 1905 la duchesse de Talleyrand et de Sagan, née Anne-Alexandrine-Jeanne-Marguerite Sellière, et en 1910 son époux Charles-Guillaume-Frédéric-Marie-Boson, prince de Sagan en 1845, devenu en 1898, 4e duc de Sagan-Talleyrand (père d'Hélie de Talleyrand-Périgord (prince de Sagan) et du dernier duc de Valençay, Boson de Talleyrand-Périgord, mort en 1952), officier de cavalerie et célèbre dandy de la fin du XIXe siècle, « qui tenait du pair de France et du compère de revue », selon son cousin le très fastueux Boniface de Castellane.





Photographie du duc de Talleyrand, prince de Sagan en 1910




En 1883, Napoléon-Louis de Talleyrand-Périgord, duc de Sagan et de Valençay, et son épouse, née Rachel Elisabeth Pauline de Castellane, offrirent un vitrail armorié à l'église.

Le petit-fils de ces derniers, Paul-Louis-Marie-Archambaut-Boson (1867-1952), connu par son dernier prénom, était également prince de Sagan, principauté située aujourd'hui en Pologne, mais qui avant la Seconde Guerre mondiale faisait partie de la Silésie prussienne.

Il repose, avec sa troisième épouse, née Marie-Antoinette Morel, dans la crypte où se trouve également Talleyrand.

Selon Waresquiel jusqu'en 1930 une vitre placée sur le cercueil laissait voir le visage momifié de Talleyrand; alors que l'entrée de la crypte de la chapelle devenue funéraire était entièrement libre en 1953, cet édifice, demeuré propriété de Jean Morel, fils de la 3e épouse du dernier du nom et son légataire fut longtemps fermée; celui-ci ayant signé une convention avec les collectivités locales, après des travaux menés en 2009, la crypte a été rouverte et, le 22 mai 2010, lors d'une cérémonie à laquelle assistaient les descendants (sic) de Talleyrand "la noire et sobre sépulture", sarcophage placé il y a 172 ans dans un enfeu, a été remontée dans la chapelle Notre-Dame .



Dépôt d'œuvres du patrimoine national





Entrée du château, avec des oeuvres exposées



Lors de la Seconde Guerre mondiale, le château abrite une partie des œuvres du musée du Louvre, dont la statuaire antique, le Cabinet des Dessins et les joyaux de la Couronne.

Il échappe de peu à la destruction le 16 août 1944, jour où la 2e division SS Das Reich investit la ville en représailles au meurtre, par des maquisards, de deux soldats allemands en lisière de la forêt entourant le château.

Le duc de Talleyrand, se prévalant de son titre allemand de duc de Sagan (de), et surtout Gérald Van der Kemp, futur conservateur en chef de Versailles, parlementent avec les Allemands afin qu'ils épargnent le château et son contenu artistique irremplaçable, ce à quoi ils parviennent.

Sans descendance directe, le dernier duc de Valençay, Boson, lègue ses biens à Jean Morel, fils de sa troisième épouse, qui vend le château en 1979 à une association regroupant notamment le département de l'Indre et la commune de Valençay.

L'ancienne orangerie (1785) a longtemps abrité un musée Talleyrand aujourd'hui disparu, les objets et meubles ayant été réinstallés au château.

Parallèlement, l'ancien manège où Boson de Talleyrand-Valençay stationnait son avion personnel, est désormais situé avenue de la Résistance, dans un ancien supermarché situé près de la gare de Valençay sur des terrains donnés par les Talleyrand.

De nombreux livres provenant de la bibliothèque, acquis avant 1935 par le comte Moïse de Camondo, sont conservés au musée Nissim-de-Camondo à Paris.


Souvenirs princiers aux enchères





Tour d'angle du Château de Valençay




Dans l'ensemble de « bibelots provenant du château de Valençay, issus de la succession du duc de Talleyrand-Valençay, prince de Sagan », passés en vente aux enchères publiques à Issoudun  le 14 mars 2009 figuraient un coffret offert par le prince (sic) de Talleyrand à la marquise de Jaucourt, et des couverts portant la marque du château ou le chiffre des Sagan.


Une pendule en bronze au motif dit "au Char de Vénus" attribuée à André-Antoine Ravrio - autre ex. ds l'ex-collection des Murat au palais de l'Elysée (Mobilier National) et au château de La Malmaison - qui proviendrait du château et aurait été gagnée vers 1860 au jeu dit de l'écarté aux dépens du duc de Talleyrand, est passée en vente à Paris le 15 décembre 2010 ( "La Gazette de l'Hôtel Drouot" n°42 p. 137).




Architecture




« J'ai beaucoup aimé ce beau lieu et m'y suis toujours retrouvée avec un nouveau plaisir.

Depuis vingt ans que j'y reviens j'ai vu le pays s'enrichir et (ai) vécu dans ce château avec des gens d'esprit de tous les pays et de toutes les conditions.

J'y ai entendu causer avec une urbanité, un bon goût devenus bien rares aujourd'hui (...)

Comment ne pas me sentir émue au nom de Valençay ? » Dorothée, duchesse de Dino et de Talleyrand ?.


« Ce lieu est l'un des plus beaux de la terre et aucun roi ne possède un parc plus pittoresque » George Sand.

Le plan général est de composition Renaissance avec le château précédé, au Nord, par une cour et une avant-cour quasi circulaire.

L'entrée monumentale comporte une maison de gardien.

Des deux grands corps de bâtiments terminés par des pavillons du côté Sud seule la structure subsiste.

L'architecture extérieure montre les trois ordres classiques se superposant sur les pilastres : ordre dorique au rez-de-chaussée, ordre ionique au premier étage et ordre corinthien au second.

U ne galerie, longue de près de 80 mètres, court tout le long du premier étage et dessert les appartements.

Les communs datant de la fin du XVIIIe siècle, sont en style néo-classique et comportent la ferme, des bâtiments dans la basse-cour, dont la forge.

Les écuries disposées en rotonde ont été agrandies entre 1809 et 1811 avec un pédiluve et un abreuvoir dit "fontaine d'Apollon".

La vénerie date de la fin du XIXe siècle.

Un théâtre à l'Italienne, décoré "à l'antique", de 200 places, a été aménagé dans les communs vers 1808 - 1811 afin de divertir les princes d'Espagne.

Les salons abritent un mobilier somptueux, principalement d'époque Empire; la demeure compte une centaine de pièces, dont vingt-cinq appartements de maître.

L'un des nombreux intérêts de ce monument est qu'il conserve du mobilier dans les pièces ouvertes au public, même si au début du XXe siècle une partie de celui-ci a quitté le château.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, l'édifice abritait des tableaux de maîtres anciens et une importante bibliothèque; une lettre de onze pages datée du 23 août 1828 adressée à Talleyrand contenant l'inventaire des livres de sa bibliothèque envoyés à Valençay, et le "Catalogue des livres envoyés à Valençay en 1819" manuscrit de 8 pages, ont été vendus aux enchères à Paris le 3 mars 2010.



Parc et jardins



La superficie du parc, qui comporte une glacière, est d'une quarantaine d'hectares.

Le jardin à la française date du début du XXe siècle et une partie des terres a été transformée en un parc animalier




































Dernière édition par Romy50300 le Ven 11 Mar 2016 - 19:54, édité 3 fois
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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Ven 24 Aoû 2012 - 22:12

Château de Villandry





Château de Villandry



Période ou style Renaissance
Début construction XVIe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Jean le Breton
Propriétaire actuel propriété privée; Henri Carvallo
Protection Classé MH 4 septembre 1934
Jardin remarquable

Pays  France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Villandry






Le château de Villandry est un château de la Loire d'architecture Renaissance situé à 15 km à l'ouest de Tours en France.

Le château est situé sur la route départementale D7.

Il a été restauré par Joachim Carvallo.

Il est connu pour ses six jardins: son donjon domine en effet le potager décoratif (1 ha), le jardin d'ornement planté de hauts buis, le jardin d'eau de type "classique", le jardin du soleil créé en 2008, le labyrinthe de charmilles, le jardin des simples d'inspiration médiévale.

Un tennis gazon a été rouvert en 2010.

L'intérieur date du XVIIIe siècle.



Histoire




C'est dans cette forteresse qu'eut lieu, le 4 juillet 1189, « la Paix de Colombiers » (nom de Villandry au Moyen Âge), au cours de laquelle Henri II Plantagenêt, roi d'Angleterre, vint devant Philippe Auguste, roi de France, reconnaître sa défaite.

Cette paix marque une étape essentielle du triomphe de la monarchie capétienne sur les grands féodaux, au premier rang desquels les Plantagenêts, dont l'immense domaine français comprenait la Normandie, la Bretagne, le Maine, la Touraine, l'Anjou, le Poitou et l'Aquitaine.

Au XIVe siècle, le château devint successivement la propriété de la famille de Craon, puis celle de Chabot.

Il est racheté en 1532 par Jean le Breton.

Celui-ci fait raser une vieille forteresse du XIIe siècle, dont il ne reste aujourd'hui que les fondations et le donjon que l'on devine derrière la cour d'honneur, afin de construire l'actuel château.

Le château de Villandry, achevé vers 1536, est le dernier des grands châteaux qui furent bâtis sur les bords de Loire à l'époque de la Renaissance ; il fut construit par un ministre des Finances de François Ier, Jean le Breton.

Les descendants de Jean le Breton conservèrent Villandry jusqu'en 1754, année où Louis-Henri d'Aubigné, "marquis de Villandry, Savonnières, Cornuson, maréchal des camp et armée du roi, lieutenant général des ville, château et sénéchaussée de Saumur, Saumurois et Haut-Anjou", vendit la propriété au comte Michel Ange de Castellane, brigadier des armées du roi, ambassadeur à la Porte Ottomane, issu d'une des plus anciennes et illustres familles de Provence.



Les Grands Travaux du comte




Le nouveau seigneur de Villandry fit construire les grands communs de style classique symétriques, de part et d'autre de l'avant-cour, et réaménagea l'intérieur du château en l'adaptant aux normes de confort du XVIIIe siècle, plus proches des nôtres que celles de la Renaissance.

Le titre de marquisat étant éteint par cette vente, Villandry fut érigé en comté en sa faveur en mai 1758.

"Le marquis ne rêvait qu'à en faire une grande maison avec les conforts de l'époque, de nombreuses fenêtres dont la moitié n'étaient que peintes pour paraître, des balcons entourant les étages pour prendre l'air, des ponts donnant accès des salons aux jardins et des pavillons pour cure d'air (...)

L'intérieur du château avait aussi été remanié presque complètement.

L'escalier Renaissance de forme octogonale rappelant celui de Blois et qui était situé dans l'angle droit avait été remplacé par l'escalier intérieur en pierre avec rampe en fer forgé, de style Louis XV".

(P. Le Noac'h, "Histoire de Villandry et de son château", Tours, 1949, p.30).

Le marquis mourut à 79 ans le 26 septembre 1782 et fut inhumé dans le caveau seigneurial de l'église de Villandry.

En 1789 son fils Esprit-François-Henri, marquis de Castellane, chevalier d'honneur de Sophie de France et dernier seigneur du lieu, comparut à l'assemblée électorale de la noblesse de Touraine.

Les Castellane, héritiers de la duchesse de Dino, possédèrent le château de Rochecotte à Saint-Patrice  jusqu'en 1978.




D'un négrier nantais aux frères Bonaparte




En 1791 le marquis de Castellane se retirant à Paris, vendit pour 850 000 livres le château meublé à François Chénais, qui avait fait fortune dans les plantations de café des Antilles, où, il possédait 400 esclaves noirs ; époux de la riche créole Elisabeth Pondary, il jouissait d'un revenu de plus de 1 200 000 livres, avant la "révolution de Saint-Domingue" (1792) qui ruina ses affaires, sans toucher cependant ses avoirs français.

Nommé commandant de la Garde Nationale, le nouveau châtelain fut néanmoins accusé de cacher dix canons qui lui sont réclamés pour la municipalité de Tours, mais lors des perquisitions au château on ne trouve que "six morceaux de carabines hors d'état"...

Par lassitude et par économie il renvoie son régisseur et réduit son personnel, prélude à la liquidation de la propriété.

"Après avoir fait faire de nouvelles caisses pour 250 orangers réputés parmi les plus beaux de France, pris de colère à l'annonce de réparations nécessaires à l'orangerie, il brada les caisses neuves et fit arracher et scier les arbustes pour s'en chauffer pendant deux hivers..."

Se retirant à Tours, il remit en vente domaine et château, qu'il finit par proposer à G.J. Ouvrard, munitionnaire et profiteur de guerre; celui-ci obtint le domaine pour 350 000 francs, soit le tiers de sa valeur, y compris "de très belles glaces, plus de 25 000 francs de linge, des meubles et des porcelaines".

En 1804 Chénais, digne par sa ladrerie d'être le modèle au Père Goriot, remaria sa fille récemment divorcée au général baron Paul Thiébault; celui-ci Vénérable de la loge maçonnique locale, fut blessé à Austerlitz, puis acheta une partie du domaine de Richelieu; en 1815, il dut quitter Paris pour Tours.

Veuf en 1820, il mourut en 1846.

Un matin de 1807, sur plainte de son beau-père, Thiébault avait dû forcer manu militari la porte d'Ouvrard, qui devait encore sur Villandry 60 000 francs.

Finalement "Napoléon Ier se paya des dettes d'Ouvrard en s'adjugeant Villandry pour le donner à son frère Jérôme, qui le céda par échange à la famille Hainguerlot...créancière de l'Empereur, résultat d'un arrangement de famille entre les Bonaparte vers 1810-1811, selon l'historien Frédéric Masson ("Napoléon et sa famille", 1903, tome VI, pp. 157 et 360), "suite à la responsabilité de Jérôme Bonaparte dans la liquidation Dijon, qui réduisit à la misère plus de 1200 familles". (même réf.)



L'ère des banquiers




Le fils de Pierre Laurent : George Tom Hainguerlot, (1795-1868 homme d'affaires, fut fait baron en 1829 sous Charles X. Marié a Stephanie Oudinot fille du Marechal Oudinot (gouverneur des Invalides.

ll posséda entre autres biens le château de Stains (Seine-Saint-Denis).

Pierre-Laurent (1767-1841) le premier du nom propriétaire de Villandry, mourut en 1841.

De 1873 à 1895 le curé de Villandry, avec l'aide financière de celle-ci - qui mourut au château le 18 octobre 1893 - orna l'église paroissiale d'un grand orgue, de deux grosses cloches, des vitraux du chœur et du transept, d'autels en pierre, etc. (Le Noac'h, op.cit., p.45).

Le 27 août 1849 le général Oudinot, duc de Reggio, commandant en chef de l'armée d'Italie, donna à l'église de Villandry par l'entremise de sa sœur le corps de sainte Marie-Victoire, "vierge et martyre", relique extraite d'un cimetière romain qui lui avait remise par le pape Pie IX le 24 mai 1824.

Le 17 mai 1873, le caveau seigneurial de l'église de Villandry hébergea provisoirement le corps d'Alice-Marie Blount, épouse d'Edouard Hainguerlot.

Rose-Paméla Hainguerlot (+ 1881), épousa le baron Alphée Bourdon de Vatry, agent de change et député de la Meurthe sous Louis-Philippe (1793 ? - 1871), acquéreur en 1851 de l'ancienne abbaye de Chaalis, qu'elle légua à son neveu Alfred Hainguerlot ; elle protégea la portraitiste et collectionneuse Nélie Jacquemart.

Le château de Champchevrier à Cléré-Les-Pins (Indre-et-Loire) conserve un groupe en bronze, "présent de chasse" offert par les Hainguerlot à leurs hôtes de l'époque.



Dépecage et résurrection




En 1894 Alfred Hainguerlot vendit puis racheta le domaine, pour le revendre nouveau en 1897 à des marchands de biens qui le morcelèrent pour en tirer plus de profit :

"Ne trouvant pas d'acquéreurs, ceux-ci voulaient le démolir pour en revendre les pierres" (Joachim Carvallo cité par Le Noac'h, op.cit. p 30).

Fin 1900 le château est revendu au professeur de physique et pharmacien François-Pierre Le Roux, âgé de 70 ans qui, "(...) se rendant compte que son projet d'usine de produits pharmaceutiques grâce aux chutes d'eau ne lui aurait pas suffisamment rapporté pour entretenir Villandry, remit le château en vente par trois fois, à 160 000, 140 000 et enfin à 120 000 francs" .


Fin 1906, le château est finalement acheté par le Docteur Joachim Carvallo, né en Espagne en 1869, et son épouse Ann Coleman, richissime héritière de grands sidérurgistes américains et arrière-grand-père des actuels propriétaires, qui abandonna la brillante carrière scientifique qu'il menait, auprès du professeur Charles Richet (Prix Nobel de médecine en 1913), pour se consacrer uniquement à Villandry.



Récit de Joachim Carvallo





Plafond du Salon Oriental du Dr Carvallo




« Je me trouvais près de Lyon lorsque j'entendis parler de cette propriété.

Je vins la visiter.

Le château était tout en fenêtres, en balcons, en ouvertures à trompe-l'œil.

Le parc était constitué à l'anglaise, en vallonnements et mamelonnements (...), planté de maintes espèces exotiques récemment importées: cèdres, pins, thuyas, magnolias, massés sur les revers de monticules artificiels.

Le château lui-même disparaissait au milieu d'une forêt d'arbres et de verdure (...)

L'ensemble cependant me plut.

Le prix ne me parut pas exagéré.

L'acte de vente fut signé sur l'heure.

Deux jours après, le pauvre homme mourait de la goutte.

Quand, au début de 1907, je vins m'installer à Villandry, je fus effrayé, en examinant de près le château et la propriété, de la charge écrasante que j'avais assumée.

Pendant les premiers mois je fus presque uniquement préoccupé par les travaux d'aménagement et de toilette du château (..)

Ce n'est que vers le mois de septembre 1907 que je pus me mettre à l'oeuvre »(même réf., p .31) .

Il sauva ainsi le château qui était sur le point d'être démoli et créa, en pleine harmonie avec l'architecture Renaissance de ce dernier, les jardins que nous voyons aujourd'hui.

Il le remeubla et y installa une importante collection de tableaux de maîtres espagnols anciens, exposée à Paris en 1929, et qui après sa mort (1924) fut divisée; certains tableaux et statues de cette collection sont reproduits dans un album-souvenir de 24 vues sur Villandry (Tours, R.Dorange éditeur, s.d. - arch. pers.).

Joachim Carvallo repose depuis Le 15 mars 1936 dans le caveau seigneurial de l'église de Villandry.

Il fut également le fondateur, en 1924, de la première association française de défense du patrimoine monumental privé La Demeure Historique, regroupant les propriétaires de châteaux historiques. et fut un pionnier de l'ouverture de ces monuments au public.



Architecture


Il ne reste du château féodal que le donjon du XIIe siècle.

Le château Renaissance est construit dans le style des châteaux de la Loire, c'est le château de Villesavin en grande taille.

Les communs avec leurs toits "à la Mansart" et les deux pavillons qui encadrent l'entrée du château, ont été construits à partir de 1754.

L'ensemble après avoir été inscrit le 12 avril 1927 a été classé le 4 septembre 1934.




Les jardins





Jardin et Château durant la saison des tulipes






Les jardins à la française du château de Villandry.






Potirons dans le jardin potager






Le jardin avec un complément de tulipes jaune





Les jardins du château sont la reconstitution à partir de textes anciens d'un jardin à la française du XIVe siècle.

Ces jardins sont divisés en quatre terrasses : une terrasse supérieure comportant le jardin du soleil (création 2008), puis une terrasse avec le jardin d'eau entouré d'un cloître de tilleuls, puis une terrasse accueillant le jardin d'ornement ou jardin de broderies de buis taillés et d'ifs en topiaire et enfin une terrasse inférieure avec le potager décoratif , lui aussi formant un dessin de broderie.

Le jardin d'ornement situé au-dessus du potager prolonge les salons du château.

Monter jusqu'au belvédère permet d'avoir une vue magnifique sur l'ensemble.

Il est constitué les jardins d'amour divisés en 4 ensembles :


- L'amour tendre symbolisé par des cœurs séparés de petites flammes.
- L'amour passionné avec des cœurs brisés par la passion, gravés dans un mouvement rappelant la danse.
- L'amour volage avec 4 éventails dans les angles pour représenter la légèreté des sentiments.
- L'amour tragique avec lames de poignards et glaives pour représenter la rivalité amoureuse.

Le jardin d'eau à l'extrémité sud de l'ensemble est de création classique autour d'une large pièce d'eau représentant un miroir Louis XV et entouré d'un cloître végétal de tilleuls.

L'ensemble comprend aussi un labyrinthe planté de charmilles, dont le but est de s'élever spirituellement jusqu'à la plateforme centrale, un jardin des simples, c'est-à-dire des plantes aromatiques et médicinales, traditionnel au Moyen Âge, la Forêt avec des terrasses fleuries autour d'une serre et d'un beau pavillon du XVIIIe siècle, le Pavillon de l'Audience, enfin le jardin du soleil, le dernier-né, avec 3 espaces de verdure, la chambre des nuages aux tons bleus et blancs, la chambre du soleil où dominent les jaune-orangé et la chambre des enfants avec ses pommiers.

Les fontaines et tonnelles du jardin ont été restaurées à partir de 1994.

Les jardins forment un ensemble limité au nord par la route de Tours, au sud par le chemin rural de la Bergerie, à l'ouest par le mur de clôture longeant le labyrinthe végétal.

Ils ont obtenu le label de Jardin remarquable






Jardins : vue panoramique




Iconographie






Jardins du château de Villandry








Les jardins du château de Villandry







Lucarne style renaissance château de Villandry







Le jardin d'eau du château de Villandry







Vue des deux ailes du château de Villandry







Aile centrale du château de Villandry







Douves du château de Villandry







Vue aérienne oblique ouest


Dernière édition par Romy50300 le Ven 11 Mar 2016 - 19:58, édité 2 fois
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Château de Chinon

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 12:21

Château de Chinon




Forteresse royale de Chinon





Vue du château de Chinon de la rive gauche de la Vienne, après la restauration de 2006-2009



Période ou style Château fort
Type Château de la Loire
Début construction Xe siècle
Fin construction XVe siècle
Propriétaire initial Thibaut Ier, Comte de Blois
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel Conseil général d'Indre-et-Loire
Destination actuelle Musée
Protection  Classé MH (1840)

Pays  France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Chinon






La forteresse royale de Chinon, comme beaucoup de châteaux, est construite sur un éperon rocheux dominant la Vienne et la ville.

Cette position stratégique lui permet de s’assurer le contrôle du passage sur la Vienne, affluent de la Loire.

Le bourg s’est développé en contrebas, sur la rive.

Petit à petit, l’espace a été structuré en trois parties distinctes, que les rois ont appelé leurs « trois châteaux », et qui figurent de manière stylisée sous la forme de trois tours sur les armoiries de la ville.

Ainsi, d’ouest en est, l’éperon est barré par une série de fossés - des douves sèches - qui séparent les trois châteaux : le fort du Coudray, le château du Milieu, et le fort Saint-Georges.

Chacun des trois châteaux possède une enceinte indépendante.

C’est dans le château principal, le château du Milieu, que se développent les principaux logis et le prieuré Saint-Melaine.



Histoire du site




Chinon à l’époque gallo-romaine




Plan de l'ensemble de la forteresse avec ses trois châteaux





Le site de la forteresse est occupé depuis trois mille ans, comme l’ont révélé les fouilles archéologiques récentes.

Il faut attendre la fin de l’époque gauloise pour connaître un peu ses habitants.

Un aristocrate guerrier gaulois a érigé sa demeure à l'emplacement de l'actuel fort Saint-Georges.

Les archéologues ont retrouvé le fossé carré qui lui servait d’enceinte.

À l’intérieur prenaient place des maisons particulières, des bâtiments agricoles, et un espace politique et/ou cultuel.

Le propriétaire des lieux fut enterré juste devant, avec sa grande épée, privilège accordé par César aux vétérans de ses troupes auxiliaires indigènes.

On peut la voir dans la salle d'archéologie du musée.

À l’époque gallo-romaine, Chinon est déjà un petit bourg.

Sur la hauteur, des constructions en pierre ou plus modestes, en torchis, se développent.

Le secteur de la tombe gauloise cède progressivement la place à un petit cimetière, qui restera en usage jusqu’au Xe siècle.



Le Bas-empire et le haut Moyen Âge


Dans le contexte de la fin de l’Empire romain, le promontoire est fortifié et devient un castrum évoqué par l’historien Grégoire de Tours.

Une muraille de 2,40 m d’épaisseur est construite. Pour ses fondations, de gros blocs de pierre sont récupérés sur les bâtiments antiques.

Cette enceinte devait comporter une douzaine de tours.

Grâce à elle, Chinon, qui faisait alors partie du royaume des Wisigoths, résiste à un siège mené par Aegidius, général romain, en 463.

Le promontoire ainsi fortifié continue d’être occupé aux époques mérovingienne et carolingienne.

De vastes silos enterrés et des bâtiments utilitaires de cette époque ont été retrouvés.

Chinon est alors un chef-lieu de viguerie, et abrite un atelier monétaire royal aux VIIe et XIIIe siècles ; puis, de 920 à 954, la menace viking n’étant pas écartée, on y transfère celui de Tours.



Les comtes de Blois


Le château proprement dit prend forme entre le VIe et le Xe siècle.

Il comporte un logis comtal et une tour.

Protégés par une enceinte séparée, ils sont localisés à l’extrémité est de l'actuel château du milieu.

Cet ensemble est distinct de la basse-cour située plus à l’ouest.

Elle contient les installations économiques et artisanales nécessaires au fonctionnement du château (silos, bâtiments…).

Au Xe siècle, la forteresse est tenue par les comtes de Blois, grands vassaux du roi de France.

Le premier et le plus puissant d’entre eux, Thibaud Ier dit Le Tricheur devient comte autour de 942 et le demeure jusqu’en 974.

Il fait édifier une tour en pierre en 954.

Pour renforcer la capacité défensive du château, il l’entoure d’une enceinte propre qui l’isole du vieux castrum.

Alors que le château est un enjeu territorial entre les comtes de Blois et d’Anjou, des transformations importantes ont lieu dans la première moitié du XIe siècle.

Pour augmenter la superficie, un rempart plus vaste est construit, et un prieuré est fondé à l’intérieur du château.



Le premier comte d’Anjou Foulques IV


Au Xe siècle, les comtes d’Anjou menacent fortement la puissance des comtes de Blois.

Ils s’emparent de la Touraine en 1044 : le château de Chinon est cédé à Geoffroy Martel.

Il meurt sans enfant en 1060.

Son neveu Foulques IV lui succède.

Il réussit à rétablir peu à peu son autorité sur ses vassaux particulièrement indisciplinés.

C’est sans doute à Foulques IV que l’on doit l’achèvement de la nouvelle enceinte de la forteresse.

Il lève notamment des impôts à cette fin, entre 1087 et 1105.

À sa mort en 1109, l’Anjou atteint à peu près sa configuration définitive.

Ses puissants voisins sont le roi de France, le duc d’Aquitaine et le duc de Normandie.

Son petit-fils Geoffroy le Bel adoptera le surnom de Plantagenêt que conservera la dynastie et notamment son arrière-petit-fils : Henri II.

C’est le début de la suprématie angevine qui durera jusqu’en 1205, date à laquelle le château sera conquis par le roi de France Philippe Auguste.



Les riches heures des Plantagenêt




Henri II Plantagenêt est désigné héritier de la couronne d'Angleterre le 6 novembre 1153 par le traité de Wallingford.

Au moment où le territoire Plantagenêt atteint son apogée, il s'étend des Pyrénées à l'Écosse.
Afin d'assurer l'unité de son empire nouvellement constitué, Henri II va faire de Chinon sa capitale continentale.

C'est à partir de ce moment que le château va prendre les dimensions qu'on lui connaît aujourd'hui.

Du mariage entre Henri II et Aliénor d'Aquitaine naîtront pas moins de 8 enfants.

Notons que parmi ces huit enfants se trouvent 5 héritiers mâles.

Deux d’entre eux deviendront roi : Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre.

En comparaison, les amours de Louis VII apparaissent nettement moins fructueuses puisqu'il faut attendre son troisième mariage pour que naisse enfin l’héritier de la couronne de France : le prince Philippe (en 1165) surnommé Dieudonné en raison de sa venue au monde inespérée.

Henri II Plantagenêt entrepose à Chinon une partie du trésor royal.

Il y séjourne fréquemment entre 1160 et 1180 et y tient pour la dernière fois sa cour de Noël en 1172, entouré de sa femme et de ses fils qui se disputent déjà son héritage territorial.

En 1173, il écarte Aliénor du pouvoir et la fait enfermer dans la forteresse de Chinon, avant de l’envoyer en résidence surveillée en Angleterre.

Le château de Chinon sera aussi la dernière demeure d'Henri II : abandonné de ses enfants, il y meurt en 1189.

Sa grande réalisation à Chinon est la construction du fort Saint-Georges et d'un palais en son sein.

Ce palais est composé de trois ailes perpendiculaires à un corps de bâtiment parallèle à la Vienne.

Il possède une chapelle, dédiée à saint Georges.

Cet ensemble est articulé autour de plusieurs cours.

Il est protégé par une simple enceinte, sans tours, mais dans laquelle on pénètre par deux portes monumentales, à l’est et à l’ouest.

Celle de l’ouest est la mieux connue.

Il s’agit d’une tour-porche rectangulaire, qui se trouvait à l’emplacement de l’actuel bâtiment d’accueil du fort Saint-Georges.

À cause du relief naturel, son seuil était situé quatre mètres plus bas que les bâtiments du palais, auxquels menait une rampe d’accès.

Seuls les piétons et les cavaliers pouvaient emprunter ce passage, car la porte était trop étroite pour des chariots.

Ce palais a été mis au jour entre 2003 et 2005 lors de fouilles archéologiques.

Il n’était pas connu auparavant.

C’est une découverte très importante, car il y a très peu de palais de cette époque qui sont parvenus jusqu’à nous.

Les vestiges sont actuellement préservés sous un jardin.

Le rempart dominant la Vienne est encore visible et a été restauré dans toute sa majesté.



Philippe Auguste et le siège de la forteresse





Vue aérienne du fort du Coudray




Sacré roi du vivant de son père en 1179, Philippe s'efforce de poursuivre la politique de Louis VII en l'érigeant en véritable stratégie diplomatique : prendre le parti du faible contre le fort.

Philippe s'allie à Richard et Jean contre leur père.

Après la mort de son frère Henri le Jeune, Richard devient l'héritier à la couronne d'Angleterre. Cela entraîne une réorientation des alliances de Philippe Auguste.

C'est la raison pour laquelle Philippe prend désormais le parti de Geoffroy, le quatrième fils d'Henri II, contre Richard.

Cependant, la mort prématurée de Geoffroy en 1186 porte un coup d'arrêt à cette stratégie.

Des cinq fils d'Henri II, seuls deux sont encore en vie : Richard et Jean. Philippe n'a d'autre choix que de faire la paix avec Richard.

De cette paix va naître une amitié entre les deux seigneurs qui inquiète Henri II.

Philippe a tôt fait de persuader Richard que son père désire le déshériter au profit de Jean.

Dans la foulée, Richard prête serment au roi de France pour les possessions continentales des Plantagenêt qu'il considère désormais comme siennes.

Et c'est en alliés que Richard et Philippe s'empressent de mettre le siège devant les places encore fidèles à Henri II.

Après avoir fui Le Mans, ce dernier se réfugie à Chinon, sa forteresse principale.

Il meurt peu de temps après, le 6 juillet 1189.

Richard devient alors le maître incontesté de l'empire Plantagenêt.

Le nouveau roi d'Angleterre ne jouit pas longtemps de ses possessions dans la mesure où l'appel à la croisade le somme de délivrer Jérusalem de Saladin.

Richard noue un pacte de non-agression avec Philippe afin qu'aucun des deux ne profite de la croisade pour faire main basse sur les possessions de l'autre.

Philippe rentré en France avant Richard, rompt le pacte et se décide à passer à l'action en 1193 en attaquant Gisors et le Vexin normand.

Sur le chemin du retour, Richard est fait prisonnier par l’empereur Henri VI.

Il n’est libéré qu’en 1194, contre une rançon conséquente.

En son absence, c’est sa mère qui gouverne, mais elle ne peut empêcher son frère cadet de profiter de la situation. Jean s’est allié au roi de France et lui a cédé une partie des possessions continentales des Plantagenêt.

À son retour, Richard est donc forcé de mener une politique de reconquête avec, comme élément emblématique, la construction du « Château-Gaillard ».

Richard en profite également pour mener ses armées vers le sud pour mater des vassaux indisciplinés, notamment le seigneur de Châlus qui avait prêté serment d'allégeance au roi de France pendant la croisade.

C'est au cours de ce siège que Richard est blessé ; il meurt le 6 avril 1199.

Jean sans Terre peut alors ceindre la couronne d’Angleterre.

l renforce les défenses du château pour résister à la pression de son rival, le roi de France.

Il fait notamment fortifier le fort Saint-Georges qui devient un poste avancé protégeant le château principal depuis la route de Tours.

Dès 1200, Jean Sans Terre qui a conscience de l’importance stratégique de Chinon, prépare le château à la guerre : les travaux de fortifications sont menés par l’ingénieur Urri.

Tours et remparts sont créés et renforcés, l’extrémité occidentale du promontoire est isolée par une douve et devient le fort du Coudray.





Le donjon philippien, la clef de voûte du système défensif – reconstitution Arnaud de Saint-Jouan, architecte en chef des Monuments historiques




Peu de temps après, Jean organise le rapt d'Isabelle d'Angoulême, pourtant promise à Hugues de Lusignan, et l'épouse en grande pompe à Chinon.

Se faisant l'écho des plaintes de Hugues de Lusignan et tirant parti de sa parenté avec Isabelle d'Angoulême, Philippe prend prétexte de cet incident pour confisquer les possessions continentales des Plantagenêt.

Ainsi, Philippe part en guerre contre Jean.

A l’automne 1204, les armées du roi de France mettent le siège devant la forteresse. Philippe Auguste prendra le château le 23 juin 1205, après un siège de neuf mois.

Au lendemain de sa victoire, Philippe Auguste décide d'accroître les capacités défensives de la forteresse.

De fait, elle est aux portes du Poitou, lequel est encore sous domination Plantagenêt !

A l’instar des autres châteaux du royaume, il y applique l’architecture normalisée qui est sa marque.

Outre le donjon philippien du Coudray, les remparts sont renforcés par plusieurs tours de flanquement circulaires renfermant des voûtes en ogives.

Elles sont munies d’archères ménagées dans l’épaisseur totale du mur (contrairement aux archères à niches Plantagenêt).

Un soin particulier est porté aux accès.

L’entrée principale du château est rendue monumentale par la construction de la porte des Champs, entre le château du Milieu et le fort Saint-Georges.

Il s’agit d’un véritable châtelet d’entrée défendu par deux grosses tours circulaires, muni d’une herse et précédé d’un pont-levis.

Le donjon du Coudray est aussi l’élément d’un châtelet d’entrée du même type, mais à une seule tour.

La tour-porte de l’Horloge est remaniée pour accueillir une herse.

Enfin, deux poternes sont aménagées : l’une est reliée par un souterrain au donjon du Coudray, l’autre s’ouvre dans le rempart nord et débouche dans la douve qui sépare le fort du Coudray du château du Milieu.



Un épisode templier à la forteresse de Chinon




Entre le 18 et le 20 août 1308, le château de Chinon est le théâtre d’un événement important de l’histoire de l’ordre du Temple.

Cet épisode s’inscrit dans le cadre d’une lutte de pouvoir entre le roi de France Philippe le Bel (1268-1314) et le pape Clément V.

Dans le but de confisquer l'or des Templiers, le roi charge Guillaume de Nogaret de collecter des témoignages ayant trait aux déviances de l'ordre.

S'ensuit un procès où la torture a tôt fait d'arracher des aveux qui vont bien au-delà des accusations initiales.

Les Templiers admettent ainsi avoir craché sur la croix, succombé au péché de fornication etc.

Afin de mener son procès comme il l'entend, le roi s'ingénie à maintenir le pape à l'écart.

Plusieurs mois après avoir ordonné l’arrestation de tous ses membres, Philippe le Bel accepte d’envoyer soixante quinze templiers devant le pape à Poitiers.

Mais, en cours de route, le roi fait retenir au château de Chinon les quatre dignitaires de l’ordre, dont le grand maître Jacques de Molay, dans le but de faire échouer toute tentative d’absolution par le souverain pontife.

Le pape décide alors d’envoyer au château de Chinon trois cardinaux chargés d’interroger les dignitaires afin de les réintégrer au sein de l’église catholique.

Cette entrevue a fait l’objet d’un compte-rendu, dont l’original est resté secret jusqu’en 2001.

Le parchemin de Chinon est l’acte authentique qui résulte de cette entrevue, et par lequel les dignitaires confessent leurs fautes préalablement à leur absolution.

Mais le roi n’a pas tenu compte de ce repentir et finit par les faire condamner au bûcher.



Les grands travaux de Louis Ier d’Anjou jusqu'au XVe siècle





Reconstitution en 3D de la forteresse royale de Chinon au XVe siècle



Vers 1370, le duc Louis Ier d’Anjou entreprend la reconstruction des logis.

De cet ensemble, il ne nous reste plus que l’aile sud, qui abritait un auditoire à son extrémité (est). On y rendait la justice dans une très grande salle située à l’étage, tandis que les quatre pièces chauffées du rez-de-chaussée servaient de bureau.

Au temps de Charles VII, l’ensemble adopte sa configuration définitive : trois ailes autour d’une cour.

Un des bâtiments du prieuré Saint-Melaine, qui se trouvait en vis-à-vis du logis, est transformé en salle de jeu de paume, sport aristocratique très à la mode à cette époque.

Le bâtiment perpendiculaire qui bordait la douve du Coudray comportait un porche permettant de passer du château du Milieu au fort du Coudray.

L’auditoire est réaménagé en grand-salle du château, plus connue sous le nom de « salle de la Reconnaissance ».

Le reste de l’aile sud était occupé par les appartements de Charles VII et son épouse Marie d'Anjou, logés au premier étage.

Ils se composent d'une chambre de parement, d'une chambre à coucher, de cabinets et lieux d’aisance.

Les pièces de service et la salle à manger sont au rez-de-chaussée.


La reine, principale occupante pendant plus de 25 ans (1435-1461), est à l'origine de nombreux aménagements.



Jeanne d’Arc à Chinon ou l’histoire dépoussiérée…



Les Anglais s’emparent de Paris en 1419, forçant le dauphin Charles (futur Charles VII) à s’exiler à Bourges.

Par le traité de Troyes, signé en mai 1420, les parents de Charles VII, sous influence anglo-bourguignonne, déshéritent leur fils au profit d’Henri V d'Angleterre, qui revendique l’héritage Plantagenêt.

Profitant de la lutte sans merci que se livrent Armagnacs et Bourguignons, les Anglais, menés par Henri V, s'enhardissent.

Ils ont tôt fait de remporter des victoires décisives, notamment à Azincourt (le 25 octobre 1415).

S'ensuit un traité humiliant dans lequel Charles VI reconnaît Henri V comme son successeur, au détriment de son propre fils, le Dauphin Charles.

Le Dauphin n’accepte pas ce traité et se fait proclamer roi de France sans avoir pu être sacré à Reims, située en terre anglo-bourguignonne.

Son royaume, le "royaume de Bourges", correspond approximativement à la France du sud de la Loire.

Il y mène une vie itinérante entre ses différents châteaux : Chinon, Tours, Loches et Amboise.

Chinon fait alors office de résidence estivale.

Après avoir célébré son mariage avec Marie d’Anjou à Bourges en 1422, la cour de Charles VII s’installe au château de Chinon en 1427.

C'est dans ce contexte que la Pucelle entre en scène, pour lui assurer sa légitimité et le convaincre de se faire sacrer à Reims.

Elle arrive à Chinon le 23 février 1429 au terme d’une chevauchée de quatre cent soixante-dix kilomètres environ, effectuée en onze jours : une véritable prouesse pour l’époque.

Cette rencontre célèbre est généralement décrite comme une scène mythique et miraculeuse, la Reconnaissance.

Il n’en est rien, car il y eut, non pas une, mais deux entrevues à Chinon.

La première se déroule le 25 février 1429, deux jours après son arrivée.

Elle est menée jusqu’à la chambre du roi où celui-ci la reçoit en petit comité.

Au château, elle est logée dans le donjon du Coudray.

Sa virginité est vérifiée par une assemblée de femmes présidée par la reine de Sicile, Yolande d'Aragon, puis Charles VII l’envoie à Poitiers pour que ses conseillers et docteurs en théologie puissent juger de sa bonne foi.

À son retour, Jeanne est à nouveau reçue par le roi dans sa chambre, entre le 27 mars et le 5 avril 1429.

Cette seconde audience dite "du signe", prend l’aspect officiel et public que l’on attribue généralement à la première.

Elle marque la fin de l’enquête de Poitiers et tient lieu de présentation officielle de Jeanne.

Jeanne apporte alors au roi une couronne en or qui était le signe matériel de sa promesse de mener le roi au sacre, puis elle se retire dans la chapelle voisine.

Cet épisode qui s'est déroulé dans l'enceinte de la forteresse marque un tournant décisif pour la Guerre de Cent Ans.

Grâce à l'élection divine de Jeanne, réelle ou fabriquée de toute pièce, le prince parvient à rassembler ses partisans derrière son étendard afin qu'ils reprennent confiance.

Suite à cela, c’est principalement la reine Marie d’Anjou qui vivra au château de Chinon entourée de sa cour.



Déclin et restauration




Une forteresse à l’abandon




Dépourvue ensuite de rôle stratégique et abandonnée au profit de châteaux plus modernes, la forteresse tombe peu à peu en ruines.

Des inventaires du début du XVIIe siècle la décrivent dans un état de délabrement complet.

Elle est vendue comme bien national à la Révolution et lotie entre divers particuliers.

Ils occupent les ruines, construisent des maisons au pied des remparts et creusent des caves dans le coteau.

À partir de 1824, malgré la dangerosité du site, le parc du château est aménagé en promenade publique.

Le circuit est agrémenté d’une pépinière de mûriers, un parterre est installé à l’emplacement de la grande salle des logis en ruine.

En 1840, la forteresse est classée Monument Historique, mais les ruines restent dangereuses, et en 1854 la municipalité demande la démolition des bâtiments.

L’intervention de Prosper Mérimée sera décisive et marquera le début de la restauration de la forteresse de Chinon.




Un programme de restauration ambitieux : les logis royaux couronnés






Projet de restauration en 2004



L’ambition du département est de préserver et de valoriser ce patrimoine exceptionnel.

Pour favoriser le développement de ce lieu de prestige, son rayonnement, le parti retenu a été d’allier création contemporaine et protection du patrimoine.

Il s’agissait de restituer la compréhension historique, architecturale et artistique du site dans le respect de l’esprit des lieux.

Pour y parvenir, la démarche misait sur la complémentarité de la restauration et de la création contemporaine.

2003 marque le début du programme, avec le rendu des études préalables, de l’étude de préfiguration, et le début des fouilles archéologiques.

Entre 2005 et 2006, le rempart sud du fort Saint-Georges est restauré.

Entre 2006 et 2007 c’est le tour du rempart oriental, côté château du Milieu. 2007 marque aussi le début des travaux de restauration sur le donjon du Coudray.

Au Moyen-Âge, la porte d’entrée de la tour et les dispositifs défensifs associés (herse, assommoir) étaient situés au premier étage.

La porte était accessible par un escalier situé dans un avant-corps (petit bâtiment annexe). Au fil du temps, escalier et avant-corps sont tombés en ruine.

Cet accès, devenu inutilisable, a été condamné et une porte a été percée au rez-de-chaussée.

La restauration a consisté à rétablir le système d’accès médiéval, en reconstruisant un escalier en pierre.

L’escalier en ruine qui menait à la plateforme sommitale a également été refait.

Pour le public, cet endroit offre désormais un excellent point de vue sur l’ensemble du château, des logis royaux et de la ville de Chinon.

Concernant les logis royaux, il ne s'agissait pas de procéder à une restitution à l'identique.

Le choix retenu consistait plutôt à reconstruire un logis royal mettant en valeur les procédés de construction de la fin du Moyen Âge.

Le point fort du projet résidait dans le réfection de la toiture, disparue depuis le XIXe siècle les grands et petits combles.

La grande salle ou salle de la Reconnaissance, qui est complètement détruite est restée en l'état.

Sur les grands combles et les petits combles, les pignons ont été complétés par des tailleurs de pierres afin de restituer les pentes d’origine des toitures et recevoir de nouvelles charpentes.

Il s’agit de reproductions de charpentes inspirées par les modèles du XVe siècle.

La charpente de la chambre du roi (petit comble) a fait l’objet d’un soin particulier et s’orne de poinçons sculptés.


Photographies






Tour de l'Horloge





Logis royaux (avant la restauration) vus depuis la tout de l'Horloge






Logis royaux (avant la restauration) vus depuis le donjon






Logis royaux (après restauration)


Dernière édition par Romy50300 le Ven 11 Mar 2016 - 20:03, édité 2 fois
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Château du Rivau

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 12:27

Château du Rivau






Le château du Rivau



Période ou style Médiéval, Renaissance
Début construction 1445
Propriétaire initial Pierre de Beauvau
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel Famille de Beauvau
Destination actuelle Site Touristique (Chateau - Jardin - Ecuries Royales - Expositions - Restaurant - Reception)

Protection Classé MH (1918)
Jardin remarquable
Pays  France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Lémeré






Le château du Rivau est situé à 10 minutes de voiture de Chinon sur la route D749, dans la commune de Lémeré (Indre-et-Loire).

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis juillet 1918.



Historique




Ce château de Touraine fut fortifié au XVe siècle puis humanisé à la Renaissance.

Il est à la fois une forteresse imprenable et un lieu de vie agréable.

Rabelais, dans Gargantua fait don du château du Rivau au capitaine Tolmère, en récompense de ses victoires lors des guerres picrocholines.

En 1429, vers la fin de la Guerre de Cent Ans, Jeanne d'Arc vient chercher au Rivau des chevaux.

Le Rivau était en effet déjà un lieu reconnu pour la qualité de ses chevaux.

En 1510, François de Beauvau, châtelain du Rivau et capitaine de François Ier, construit des écuries monumentales qui fourniront ses étalons au roi.

Un incendie a ravagé le 11 juillet 2010 la toiture de la partie du château venant d'être rénovée et devant être prochainement inaugurée.





Château





Le château du Rivau offre le décor de l’imaginaire des contes et légendes.

Forteresse à l’extérieur avec son donjon, ses douves, son pont-levis (en fonctionnement) et son chemin de ronde, le château est aussi un château d’agrément.

Dès l’entrée – surmontée du blason de la famille Beauvau et de leur devise ’Beauvau sans départir’ – le visiteur gravit l’escalier à vis où de nombreux graffitis du XVe siècle sont à décrypter.

Dans les vastes salles du Rivau se dégage une atmosphère chaleureuse.

Tout participe à cette impression : des monumentales cheminées gothiques aux murs enduits de badigeon de chaux comme on peut le voir en Toscane, la somptueuse tapisserie de Bruxelles jusqu’aux coussièges devant les fenêtres à meneaux pourvus de coussins où les visiteurs sont invités à s’asseoir pour contempler les jardins.

Dans la salle du ‘ Festin’, l’épisode biblique du ‘Festin de Balthazar’ a été peint à l’huile à la Renaissance par un maître hollandais.

Au plafond, la fresque ‘a fresco’ peinte par un maître italien, dépeint les quatre saisons de la vigne.

C’est ici que se sont croisés au XVIe siècle un grand maître Hollandais et un grand maître Italien.




Écuries royales




Les écuries du Rivau, disposées en L , abritaient au rez-de-chaussée une trentaine de chevaux, vraisemblablement les juments d’un côté et les étalons de l’autre.

L’étage, desservi par un escalier construit dans l’épaisseur des murs, servait de stockage et logeait les palefreniers.

Des fenêtres vitrées au rez-de-chaussée et du côté nord, empêchaient les courants d’air et permettaient de ventiler les écuries.

Les profondes embrasures des baies donnant sur la cour s’évasent vers l’intérieur, permettant ainsi de mieux diffuser la lumière.

Les chevaux alignés le long du mur en vis-à-vis, étaient attachés à des anneaux sans séparation de stalles.

Des mangeoires taillées dans le calcaire prennent place contre les murs.

Les voûtes en berceau à vaisseau unique et fond plat, appareillées en pierre de taille de tuffeau sont structurées par trois bandes longitudinales dont le centre est sculpté de cartouches en forme de cuir.

Certains portent les insignes royaux, d’autres n’ont pas été terminés.

Les parties basses s’élèvent en grand appareil de calcaire pour supporter la structure, alors que les parties hautes sont en petit appareil pour faciliter la mise en œuvre du berceau et l’alléger.

Cette différence de traitement renforce l’effet d’évasement au départ de la voûte.





Jardins de contes de fée





Depuis 1992, les nouveaux propriétaires ont mis en place une campagne de rénovation d'importance pour prévenir la ruine du château, des étables et des écuries et lui faire retrouver son lustre d'antan.

Aujourd'hui le Rivau classé Monument historique attire les visiteurs pour son histoire mais surtout pour ces merveilleux Jardins de contes de fées.






Château du Rivau




En effet, les 12 jardins du Château du Rivau (labellisés « Jardin remarquable ») évoquent un monde merveilleux et fantastique pour le plus grand plaisir des visiteurs.

Les jardins du château du Rivau réjouiront aussi les botanistes par la collection de plus de 400 roses obtenues par des obtenteurs comme David Austin et André Eve et ses plantes rares, dans une ambiance tout de même très contemporaine grâce aux sculptures et aux expositions d'artistes vivants.

On peut citer par exemple, des œuvres de Fabien Verschaere, Cat Loray, Jerôme Basserode, Frans Krajcberg ou de Philippe Ramette présentes dans les jardins du Rivau.




Photographies





Jardins du Rivau




Vue du château en été






Entrée du château du Rivau





Grande salle du château du Rivau






Salle de la toison d'or, château du Rivau


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Château de Gizeux

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 15:12

Château de Gizeux





Château de Gizeux



Période ou style Médiéval et Renaissance
Type Château de la Loire
Début construction XIIIe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Du Bellay (Famille)
Destination initiale Château
Propriétaire actuel Famille de Laffon
Protection  Classé MH (1945)

Pays  France
Région historique  Anjou
Subdivision administrative Indre-et-Loire
Département Région Centre
Commune Gizeux






Vue aérienne du château de Gizeux.




Le château de Gizeux est un édifice important, datant du Moyen Âge et remanié au cours des siècles, notamment à la Renaissance et à l'époque du siècle des Lumières.

Le château de Gizeux est situé sur la commune de Gizeux, aux confins de l'ancienne province d'Anjou, et fait partie des châteaux de la Loire.

Le château s'élève au sein du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, à la confluence de deux départements : l'Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire.

Ses façades se déploient sur 250 mètres de long, faisant de lui le plus long château de la Touraine angevine.



Géographie



Le château de Gizeux se situe à une quinzaine de kilomètres au nord de Bourgueil et à 25 kilomètres de Saumur.

Il est intégré dans le parc naturel régional de Loire-Anjou-Touraine, région verdoyante et boisée.

Le domaine est à mi-distance d'Angers et de Tours.

Le château faisait partie de l'ancienne province d'Anjou et se situe aujourd'hui dans la Touraine angevine.

Il a été construit à l'emplacement d'un ancien château fort du XIVe siècle.




Histoire




Le château de Gizeux dépendait de la sénéchaussée de Saumur et de l'ancienne province d'Anjou.






Le château de Gizeux situé autrefois en Anjou    dans la sénéchaussée de Saumur.



La seigneurie de Gizeux a appartenu à la famille du poète Joachim du Bellay de 1315 à 1660.

Le château devint ensuite propriété de plusieurs marquis de Gizeux de la famille de Contades.

En 1789, lors de la Révolution française, le marquis, Louis Gabriel de Contades (1759-1825), opposant aux révolutionnaires, doit fuir le sol de France et trouve refuge à Saint Domingue.

Il ne reviendra à Gizeux qu'en 1801.

En 1790, cette partie de l'Anjou s'étirant de Bourgueil au sud jusqu'à Château-la-Vallière au nord et englobant Gizeux fut rattachée au département de l'Indre-et-Loire.

Le château de Gizeux appartient de nos jours à la famille de Laffon.




Caractéristiques




Les bâtiments conservent des parties édifiées à des périodes différentes.

Ainsi le style médiéval côtoie celui de l'architecture Renaissance.

Le château possède deux grandes galeries de peintures qui en font son originalité : la Galerie François Ier décorée par des peintres italiens au début du XVIIe siècle et la Grande Galerie des Châteaux décorée par une école de peinture à la fin du XVIIe siècle, elle comprend des panneaux représentant des châteaux royaux et des scènes champêtres sur plus de 400 m2.

Le parc fut réalisé en 1829.

Près du château, s'élève l'église qui renferme les splendides tombeaux des Du Bellay.

De rarissimes orants du XVIIe siècle furent réalisés en marbre blanc par Ghislain dit de Cambrai, directeur de l'Académie royale de sculpture de Paris.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 24 mai 1945.


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Château de Langeais

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 15:32

Château de Langeais






L'entrée du château (XVe siècle)



Type Château de la Loire
Début construction Xe siècle
Propriétaire initial Foulques Nerra
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel Institut de France
Destination actuelle Musée
Protection Classé MH (1922)

Pays  France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Langeais






Le Château de Langeais, situé en Indre-et-Loire, était au départ une forteresse médiévale édifiée à la fin du Xe siècle par Foulques Nerra, sur un promontoire rocheux surplombant le val de Loire.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis mars 1922.



Histoire




Construction



Foulque Nerra, comte d'Anjou entreprend durant son règne la construction de nombreux ouvrages de défense dont le château de Langeais.




Les Plantagenêts




Sous la domination de la dynastie anglaise des Plantagenêts, le château est agrandi par Richard Cœur de Lion.

Philippe Auguste le reconquiert en 1206, puis il est détruit par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans.

Du bâtiment de cette époque subsiste une façade de la tour principale, appelée "donjon de Foulques Nerra".



Les rois de France






Mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII.




En 1465, Louis XI ordonne la reconstruction du château, en contrebas des vestiges de l'ancien édifice ; les travaux seront menés sous la direction de Jean Bourré, trésorier de France et ami du roi, et Jean Briçonnet.

Le château de Langeais sera achevé en 1469.

Très bien conservé et peu remanié, il est un bel exemple d'architecture de la fin de la période médiévale, caractérisé par son pont levis, ses hautes toitures, ses mâchicoulis, son chemin de ronde et ses cheminées monumentales finement sculptées ;

Langeais est en fait à la charnière entre Moyen Âge et Renaissance, sa façade ouest, côté jardin, offrant un tout autre visage, marqué par des décorations de type renaissance.

L'événement le plus marquant de la vie du château est le mariage royal de Charles VIII avec Anne de Bretagne, célébré le 6 décembre 1491 à 7 heures du matin.

La jeune duchesse n'avait alors que 14 ans et son mariage signe la fin de l'indépendance du Duché de Bretagne.

La scène du mariage a été reconstituée pour la visite par le sculpteur Daniel Druet avec des mannequins de cire et un son et lumière.

Jusqu'au règne de Louis XIII, le domaine de Langeais reste la propriété de la couronne de France, qui le donne parfois à titre d'indemnisation ou de récompense.

Il appartient ensuite à différentes familles.




Le château au XIXe siècle




Laissés à l'abandon à la Révolution et au début du XIXe siècle, les bâtiments furent remis en état à partir de 1833 (avril 1839) par M. Baron, avoué à Paris.

Christophe Baron avait acquis le château de la famille Moisant pour 35000 francs, qui l'avait elle-même acquis du duc de Luynes par Charles-François Moisant en 1797 pour 170000 francs.

" Casimir Boisleve (maire depuis 1830) rêve d'une nouvelle mairie.

En 1838, il a exposé au conseil municipal son projet d'acquisition du château qui est en vente depuis le décès de Mme Moisant, dernière propriétaire (...) : "

Déjà plusieurs spéculateurs se sont présentés pour l'acheter et le démolir afin d'en vendre les matériaux" (...)

Mais la dépense est importante et malgré les efforts de M. Boisleve le château trouve preneur en la personne de M.Baron dès avril 1839. le fleuron de Langeais est en piteux état.

La municipalité, locataire partiel, a transformé la grande salle du bas en écurie pour les chevaux des gendarmes.

Une autre partie est affectée à la l'auditoire de la justice de paix et à la prison cantonale.

Les voisins occupent à leur guise caves et communs.

Le parc est divisé en une soixantaine de parcelles consacrées aux arbres fruitiers et à la vigne".

Les spéculateurs évoqués par le maire en 1838 sont peut-être l'association de démolisseurs-récupérateurs de biens tristement célèbres sous l'appellation de "Bande Noire" - dont l'orléanais Pilté-Grenet - auteurs de la démolition quasi-complète et de la vente comme matériaux de construction, entre autres, des châteaux poitevins de Richelieu et de Bonnivet.





Le château et son jardin, vus depuis les restes de la forteresse du Xe siècle.





La salle de banquet.




Meubles et tapisseries de la chambre de parement.


Habité, restauré, remeublé, vidé...puis remeublé."

"M. Baron s'est plu à faire restaurer cette ancienne demeure seigneuriale avec une entente parfaite de l'architecture d'une imposante simplicité (...) il ne s'est pas contenté de restaurer avec un goût vraiment artistique (..)

Emule du bon Du Sommerard, il a formé une sorte de musée.".

Trente ans après cette évocation le fils de Christophe Baron, pour régler des dettes importantes, vendit cette importante collection de 822 numéros.

Deux ans avant Mme Baron, propriétaire du château, donna au musée des Beaux-Arts de Tours une grande réplique en bronze - fondue en 1839 sur les moules originaux - de la célèbre Diane Chasseresse de Houdon, une des plus célèbres sculptures du XVIIIe siècle, maintes fois reproduite.

Après la mort du fils Baron, le château est acquis le 28 juillet 1886 par le banquier et homme d'affaires mulhousien Jacques Siegfried - oncle d'André Siegfried - qui pendant 20 ans le restaure et le remeuble avant de le donner à l'Institut de France le 22 mars 1904 (acte Colin-Langeais).

Le château présente donc un ensemble attachant de salles meublées qui donnent une idée de l'ambiance d'un logis seigneurial à la fin du Moyen Âge.




Le château actuel




Cet ensemble comprend 15 salles meublées et décorées, la salle des Preux et sa collection unique de tapisseries des XVe et XVIe siècles, le pont-levis en parfait état de fonctionnement, un chemin de ronde avec mâchicoulis et l'échafaudage médiéval avec ses engins de levage.

L'extérieur est également intéressant avec en particulier le belvédère sur la Loire et la cabane en forme de loft perchée dans un immense cèdre.


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 15:38

Château de Loches




Le château vue aérienne



Période ou style IXe siècle
Propriétaire actuel commune de Loches

Pays  France
Région historique Val de Loire
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Loches





 

Le château de Loches est un château situé dans le département de l'Indre-et-Loire, dans le Val de Loire en France.

Il a été bâti au IXe siècle.

Édifié environ 500 mètres au-dessus de l'Indre, le château, connu principalement pour son imposant donjon carré, domine la ville de Loches.



Histoire




Le donjon fut réalisé par Foulques Nerra 4ème comte d'Anjou entre 1010 et 1035, il mesure 36 mètres de haut.

Il fut utilisé comme prison à partir du XVe siècle siècle et ce jusqu'en 1926.


La caponnière est une casemate située juste à l'est du donjon elle fut construite vers 1539 pendant les guerres de religions, pour moderniser le château et défendre les fossés.


La partie sud des remparts constituée de trois tours en amande a été construite par Henri II d'Angleterre et son fils, Richard Cœur-de-Lion.

C'est dans ces tours que furent enfermés certains Templiers.

Le château fut repris au Anglais par Philippe II de France en 1205.

Durant la Révolution américaine, la France finança et se battit avec les Américains contre l'Angleterre et Louis XVI utilisa le château de Loches comme prison pour les anglais capturés.

Durant la Révolution française, le château fut pillé et sévèrement endommagé.

Des restaurations majeures commencèrent en 1806 mais encore aujourd'hui certaines parties sont encore en ruines.

Propriétés de la commune de Loches, le château et l'ancienne collégiale Saint-Ours adjacente sont ouverts au public.

Le château de Loches est classé monument historique depuis 1861 et est listé par le ministère de la Culture.

Au nord de la cité le Logis Royal de Loches fut construit sur un promontoire rocheux surplombant l'Indre.

À l'ouest la Porte Royale est l'unique entrée de la cité fortifiée. elle date du XIIIe siècle, mais remaniée au XVe siècle avec notamment l'ajout d'une terrasse à canon.



Illustrations






La Porte royale.






Le donjon du château.





Le château et son donjon.


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 15:42

Château de Meung-sur-Loire





Façade principale du château



Début construction XIIe siècle
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Évêché d'Orléans
Propriétaire actuel propriétaire privé & commune de Meung-sur-Loire
Protection  Inscrit MH (1988)
Classé MH (1988, 2004)
Site classé (1942, parc)

Pays  France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre
Département Loiret
Commune Meung-sur-Loire

 
Le château de Meung-sur-Loire est une ancienne résidence fortifiée située à Meung-sur-Loire, dans le département du Loiret, en France.

Il est construit à partir du XIIe siècle et sert tour à tour de résidence des évêques d'Orléans et de prison, dont François Villon fut le captif le plus célèbre.

Le château et son parc sont classés monuments historiques depuis 1988.

L'édifice est situé dans le périmètre du Val de Loire inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO



Géographie



Le château est situé sur le territoire de la commune de Meung-sur-Loire dans le canton de Meung-sur-Loire, l'arrondissement d'Orléans, le département du Loiret et la région Centre, dans l'aire urbaine d'Orléans et la région naturelle du val de Loire.

L'édifice s'élève dans le centre-ville, à 500 m au nord de la rive droite de la Loire, 750 m au sud de la gare SNCF de Meung-sur-Loire, à proximité de la route départementale 18.

Les lignes 8 et 9 du réseau d'autocars départemental Ulys desservent la ville de Meung-sur-Loire.



Histoire



Le château est construit à partir du XIIe siècle à proximité de la collégiale Saint-Liphard afin de servir de résidence aux évêques d'Orléans.

Dès le XIIIe siècle, les évêques délaissent le château qui devient alors une prison.

Au cours de la guerre de Cent ans, le château devient une forteresse délivrée par Jeanne d'Arc le 14 juin 1429 au cours de la bataille de Meung-sur-Loire.

Le poète François Villon est enfermé dans le château de Meung en 1461 sur ordre de l'évêque d'Orléans.

Le château est abandonné à partir des guerres de Religion, à la fin du XVIe siècle, jusqu'au début du XVIIIe siècle.

À la Révolution française, il est vendu comme bien national et acquis par un propriétaire privé.

Le parc est classé le 16 septembre 1942.

Les ruines de l'ancien château (la tour Manassès de Garlande) sont classés monuments historiques le 8 septembre 1988 ; le château et ses dépendances sont classés le 26 janvier 2004.


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 15:49

Château de Montpoupon





Le château de Montpoupon



Période ou style Moyen Âge, Renaissance
Type Château fort
Protection Classé MH (1966)

Pays  France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune Céré-la-Ronde



Le Château de Montpoupon se situe en Indre-et-Loire, à l'est de Tours, à 10 km au sud de Montrichard et à quelques km du Chateau de Chenonceau sur la route de Loches, dans une vallée, au cœur d'une forêt.

Il dépend de la commune de Céré-la-Ronde.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis janvier 1966.



Histoire



À l'époque carolingienne les Poppo, un clan germanique, choisissent de s'établir sur le piton rocheux qui prend le nom de « Mons Poppo » qui est ensuite latinisé en « Mons Puppum » puis « Mont Pepon », et enfin Montpoupon.

Au Moyen Âge, le château est une place forte stratégique car il est à mi-chemin entre Loches (alors aux mains de Foulques Nerra) et Montrichard (appartenant à son ennemi juré : Eudes, comte de Blois).

À la fin du Moyen Âge (XIVe siècle) Montpoupon passe aux mains des seigneurs de Prie et de Buzançais qui le reconstruisent en 1460 car depuis la guerre de Cent Ans il avait été laissé à l’abandon : ils le transforment en une demeure de style Renaissance et construisent en 1500 la poterne d'entrée.

Grâce à Montpoupon les Prie peuvent résider au plus près de la Cour qui se déplace à cette époque entre les différents châteaux royaux de Touraine.

Leur fidélité aux Valois leur permet d’accéder à de grandes charges : Grand Panetier, Grand Queux, Grand Maître des Arbalétriers.

La famille se succède à Montpoupon jusqu'au milieu du XVIIe siècle puis se transmet par les femmes : Louise de Prie, duchesse de la Motte Houdancourt, sera gouvernante des Enfants de France et Louis XIV la tient en grande estime.

À cette période les bâtiments se délabrent car ces dames préférant la Cour (maintenant à Versailles) viennent très peu en Touraine.

En 1763 le château est vendu au Marquis de Tristan (il est alors maire d'Orléans) qui veut en faire une exploitation agricole.

Finalement il tombe amoureux du lieu et restaure le château, lui redonnant un peu de sa splendeur d'antan.

La Révolution marque un coup d'arrêt à ses projets (seule la chapelle sera détruite).

En 1840, monsieur de Farville, son nouveau propriétaire, fait construire les communs tels qu'ils existent aujourd'hui.

En 1857 Jean-Baptiste de la Motte Saint Pierre, arrière-grand-père de l'actuelle propriétaire achète le château.

La famille entreprend des travaux extérieurs (fin XIXe siècle) et intérieurs (1920) afin de lui redonner l'aspect Renaissance qu'il présente aujourd'hui.

Les communs du Château, ancien cœur de l’activité équestre et cynégétique de Montpoupon, abritent un musée sur le cheval et la chasse (qui est un des trois musées français de la vénerie).

Le château de Montpoupon et ses dépendances ont été inscrits monument historique le 1er mai 1930 puis une partie, les façades et les toitures du châtelet et de la tour dite Le Donjon ont été classés le 28 janvier 1966.



Architecture





L'entrée du château de Montpoupon se fait par un porche voûté à double porte et le châtelet se compose d'une tour carrée à deux étages, flanquée de deux tourelles éclairée de larges fenêtres à croisées de pierre et décorées de pilastres Renaissance.

La tour d'angle est percée de meurtrières.

La tour ronde qui jouxte le château est couronnée par un chemin de ronde datant du XVe siècle.

Un escalier permet de descendre de cette courtine avec à chacun des deux étages une chambre carrée dont la cheminée en pierre est à ornementations gothiques.

En dessous se trouve une salle voûtée.

Une tour d'escalier octogonale donne accès aux étages.

Des modifications ont été effectuées au XVIIIe siècle et une corniche a remplacé les mâchicoulis.

Dans le château, la peinture en camaïeu gris et noir sur des poutres brutes présente des motifs décoratifs de feuillages et d'arabesques du plafond de la salle-à-manger pourrait dater de la fin du XVIe siècle.






Les cuisines







La chapelle







Musée de la vénerie





Lieux de tournage


Les Trois Mousquetaires de Borderie en 1961
Quentin Durward 1971, feuilleton de Gilles Grangier


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 15:54

Château du Plessis-Bourré





Vue depuis l'entrée nord du château



Période ou style Renaissance
Type Forteresse
Début construction 1468
Fin construction 1473
Propriétaire initial Jean Bourré
Propriétaire actuel privé
Protection  Classé MH (1931)
 
Pays  France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Commune Écuillé



Le château du Plessis-Bourré est situé sur le territoire de la commune d'Écuillé dans le Maine-et-Loire, à une quinzaine de kilomètres au nord d'Angers, à mi-chemin des vallées de la Mayenne et de la Sarthe.

Il figure parmi les châteaux de la Loire n'ayant que peu subi de modifications quant à son architecture extérieure depuis sa construction, il y a plus de quatre siècles, ce qui en fait un lieu sollicité pour des tournages.



Historique




Jean Bourré, grand argentier et principal confident du roi de France Louis XI, fait l'acquisition du domaine du Plessis-le Vent, propriété de la famille de Sainte-Maure le 26 novembre 1462.

Sur cet ancien manoir, il fait construire de 1468 à 1473 le château actuel.

Plus tard Charles Bourré fut chambellan du roi, seigneur de Vaux et de Beaumont.

Le château reçut la visite de deux rois de France au XVe siècle :

Louis XI, le 17 avril 1473, lors d'un pèlerinage à Notre-Dame de Béhuard ;
Charles VIII, le 10 juin 1487, accompagné de sa sœur aînée, la régente Anne de Beaujeu.
En 1751 le château est acheté par la famille de Ruillé et Jean-Guillaume de Ruillé est exécuté en 1794.

En 1850, le château est à vendre.

Personne ne veut l'acheter et le château risque d'être transformé en carrière de tuffeau quand Maître Avenant, notaire à Angers, soucieux de préserver le site, décide de l'acheter en 1851.

En 1911 il est acheté par Henri Vaïsse, neveu de Claude-Marius Vaïsse, préfet et sénateur de Lyon sous le Second Empire, surnommé le "Haussmann Lyonnais".

Au décès de Henri Vaïsse, celui-ci lègue le Château à son neveu François Reille-Soult, Duc de Dalmatie, député de Tarn, qui l'ouvre au public et crée le circuit de visite.

Le château est classé (avec la pièce d'eau, les douves et les avenues) au titre des monuments historiques par arrêté du 1er juin 1931.




Architecture





L'espace aménagé autour du château recrée l'illusion que le château sort des eaux qui l'entourent.

En raison de ses larges douves que franchit un pont de quarante-quatre mètres de long et d'une architecture clairement défensive, double pont-levis, donjon et chemin de ronde, c'est une forteresse mais c'est aussi une résidence d'agrément.

C'est cette particularité qui lui confère les qualités d'un château dit de transition car il témoigne de l'arrivée de la Renaissance (hautes fenêtres à meneaux, grands salons…), tout en conservant les caractéristiques de la place forte (quatre tours massives, douves, ponts-levis et chemin de ronde).



Particularité architecturale, les douves ne baignent pas directement les murs de la forteresse, une petite terrasse, large de trois mètres, permet aux artilleurs de prendre position tout autour du château.




Objets classés




Il abrite aussi des chefs d'œuvre, tapisseries, tableaux, boiseries et meubles :

Le plafond à caissons de la salle des gardes forme vingt-quatre tableaux.

L'auteur des peintures du plafond à caissons est anonyme.

Six grands caissons comprennent chacun quatre hexagones ; seize de ces tableaux affichent une symbolique des alchimistes à l'époque, notamment inspiré des trois grands principes actifs : le mercure, le soufre et le sel ; les huit autres figurent des scènes proverbiales et sont d'« esprit malin et hardi ».

Cette hardiesse est telle que les tableaux furent dissimulés au XVIIIe siècle au regard des hôtes.

une Vierge aux douleurs, en bois polychrome.


deux tapisseries des Flandres, inspirées des Actes des apôtres.

Une tapisserie du martyr de saint Étienne.

un portrait de Jean Bourré en 1461 et un de Marguerite de Feschal, son épouse, un portrait de Charles Bourré peints au XVIIe siècle.

deux natures mortes signés Quentin de la Tour.
de nombreux meubles sont aussi des objets classés.




Un logis alchimique ?




En 1945, l'hermétiste Eugène Canseliet publie Deux logis alchimiques, en marge de la science et de l'histoire qui prolongent Les demeures philosophales de Fulcanelli, et dans lequel il affirme que le château du Plessis-Bourré est orné de symboles alchimiques et ésotériques.

Il n'y a cependant aucun élément historique qui permette cette interprétation, et, « l'idée que des monuments ou des œuvres d'art contiennent un symbolisme alchimique ne remonte qu'au XVIIe siècle ».




Cinéma



Le château a servi de décors à différents films parmi lesquels :


1970 : Peau d'Âne, de Jacques Demy, avec Catherine Deneuve et Jean Marais
1970 : Louis XI, de Jean-Claude Lubtchansky
1989 : Jeanne d'Arc, de Pierre Badel (téléfilm)
1997 : Le Bossu, de Philippe de Broca
2003 : Fanfan la Tulipe, de Gérard Krawczyk, avec Vincent Perez et Penélope Cruz
2007, diffusé en 2008 : La Reine et le Cardinal (téléfilm), avec Philippe Torreton
2009, au cinéma en 2010 : La Princesse de Montpensier, de Bertrand Tavernier


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 16:01

Château de Plessis-lès-Tours





Façade est de Plessis-lès-Tours




Début construction Moyen Âge
Fin construction XIXe siècle
Protection  Inscrit MH (1927)

Pays  France
Anciennes provinces de France Touraine
Région Centre
Département Indre-et-Loire
Commune La Riche


Le château de Plessis-lès-Tours (autrefois connu sous le nom de Montils-lès-Tours) est une ancienne résidence royale située sur la commune de La Riche dans l'Indre-et-Loire.

Il a été la demeure préférée du roi Louis XI qui y est décédé le 30 août 1483.

Détruit aux trois quarts, il n'en reste aujourd'hui que l'aile est.

Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 12 avril 1927.



Histoire




La seigneurie de Montils-lès-Tours, qui prendra plus tard le nom de Plessis, devient à partir de 1444 une résidence royale, où le roi Charles VII séjourne à plusieurs reprises.

Puis, la demeure est achetée le 15 février 1463 par Louis XI, fils et héritier de Charles VII, pour la somme de 5300 écus, afin d'y bâtir une nouvelle demeure.

Précédemment, une forteresse du XIe siècle y fut érigée, embellie par des travaux voulue notamment par Charles VII.

L'aménagement des nouveaux bâtiments et des cachots voulus par Louis XI se déroulera jusqu'en 1470.

On connait le surnom voulant que Louis XI soit "le roi des marchands", et bien le château de Plessis-lès-Tours le confirme, car dès l'achèvement des travaux, le roi fait installer dans son château le premier atelier de soierie de Tours, tenu alors par 17 ouvriers qu'il fit venir d'Italie.

Le château devient la résidence favorite du roi, qui y amnéagea des volières et un chenil pour chiens de chasse (grand chasseur sauf dans les dernières années, Louis souffrant alors de la goutte) et y mourut en 1483.

Le cachot dit de "La Balue" est une salle voûtée en plein cintre, dont l'accès se faisait par un escalier sous lequel, dit-on, fut enfermé le Cardinal de La Balue.

Le château de Plessis-lès-Tours et le roi Louis XI sont donc intimement liés.

Pour autant, le château accueillit bon nombre d'hôtes prestigieux.

Ainsi, dès 1482, le confesseur de Louis XI, saint François de Paule y séjourna.

Charles VIII, fils de Louis XI, ainsi que son successeur, Louis XII, y demeurèrent, notamment en 1505, lorsque Louis XII y fit une longue convalescence.

Puis le château fut la résidence royale où eurent lieu les Etats Généraux de 1506.

À cette occasion, on octroya le titre de « Père du Peuple » à Louis XII, et décida du mariage de la fille de ce dernier, Claude de France, avec François d'Angoulême, futur François Ier.

À noter que pour la deuxième fois de son histoire, les états généraux se réunirent à Tours, après ceux de 1484, convoqués par Anne de Beaujeu, fille de Louis XI, alors régente du royaume devant la minorité de son frère, Charles VIII.

Par la suite, François Ier, Claude de France, Catherine de Médicis, Charles IX, Henri III y firent plusieurs séjours.

Le 19 septembre 1580, les représentants des Provinces Unies des Pays-Bas se sont réunis au château de Plessis-lès-Tours avec le duc François d'Anjou, signant un traité provisoire suivant lequel le duc acceptait d'occuper le trône de la République Hollandaise en tant que souverain, portant le titre de "Défenseur des libertés des Pays-Bas".

Ce traité a été rapidement rompu.

Le château de Plessis-lès-Tours a été également le théâtre de la rencontre entre Henri III de France et le futur Henri IV, en 1589, après leur querelle.

Cette rencontre les réconcilia, leur permettant ainsi d'affronter ensemble la ligue catholique.

La rencontre fut rendue possible par l'assassinat du duc de Guise par Henri III, chef de la Ligue, le tenant sous son joug.

Par la suite, Henri IV y fit quelques séjours (ainsi que son fils, Louis XIII), et contribua également au développement de l'industrie de la soie, en y faisant planter des mûriers de Provence dans le parc.

Les successeurs de Louis XI étoffèrent la demeure, qui fut retravaillée et étendue.

Cependant, la cour délaissant peu à peu la Touraine, le château commença alors son déclin.

Au XVIIe siècle, sa réfection est entreprise, mais à partir de 1781, la demeure devient le dépôt de mendicité de la ville de Tours, en 1790, elle est vendue comme bien national, et en 1796, elle est aux trois-quarts détruite.

Durant le XIXe siècle, le château abrita une fabrique de plombs de chasse, un dépôt d'entreprise, et fut même utilisé en tant que bâtiment de ferme.

Ces différentes activités participèrent largement à son délabrement.

Au XXe siècle, le château connut cependant une période de renouveau grâce au docteur Chaumier, qui y installe un Institut Vaccinogène et entreprend alors la restauration du bâtiment, laquelle restauration est toujours visible actuellement.

Le château abrite aujourd'hui une compagnie théâtrale ainsi que les résidences européennes depuis 1999.




Architecture



Du château du Plessis-lès-Tours il ne reste qu'un corps de logis rectangulaire, flanqué à l'ouest d'une tour d'escalier.

Ce corps de bâtiment qui subsiste aujourd'hui, restauré aux XIXe siècle et XXe siècle, correspond à la partie sud de l'ancien logis royal de briques et de pierres.

Son style actuel correspond aux caractéristiques du gothique international, à l'image de l'Aile Louis XII du château de Blois.

Les vestiges de l'ancien château sont peu visibles, et l'intérieur fut largement remanié.

Il existe encore dans ce château des cages qui servaient de prison que l'on appelait fillètes, à tort semble-t-il, puisque ce terme désignait en réalité les lourdes chaînes lestées de boulets qui entravaient les prisonniers avant de les introduire dans les cages métalliques suspendues, où les prisonniers ne pouvaient pas se tenir debout.

Le Cardinal de La Balue aurait séjourné onze ans dans une telle cage.


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Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 16:07

Château de Saumur





Château de Saumur



Période ou style Médiéval et Renaissance
Type Forteresse
Château de la Loire
Début construction Xe siècle
Fin construction XVIe siècle
Propriétaire initial Thibaud, comte de Blois,
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel Commune de Saumur
Destination actuelle Musée
Protection  Classé MH (1964)

Pays  France
Région historique  Anjou
Département Maine-et-Loire
Région  Pays de la Loire
Commune Saumur


 
Le château de Saumur, Maine-et-Loire, est bâti au confluent de la Loire et du Thouet, aux confins est de l'Anjou et à proximité de l'ouest de la Touraine.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 2 novembre 1964.




Histoire






Le Château de Saumur, façade sud , Enluminure de Septembre dans Les Très Riches Heures du duc de Berry




Le château de Saumur a connu ses premières fortifications sous Thibaud le Tricheur, comte de Blois, au Xe siècle.

En 1026, il devint propriété du comte d'Anjou, le célèbre Foulques Nerra qui le légua à ses héritiers Plantagenêt.

Philippe Auguste, roi de France et capétien, l'annexa à la couronne.

En 1227, Saint Louis fait rehausser le fort puis, à partir de 1367, Louis Ier d'Anjou, petit-fils de Philippe VI, fait remplacer les vieilles tours rondes par des tours octogonales.

Le roi René d'Anjou, dit le bon roi René, écrivain, homme cultivé et bâtisseur de forteresse (Tarascon) améliore sensiblement le confort de l'ensemble du château qu'il surnomme le « château d'amour ».

Au XVIe siècle, l'italien Bartolomeo renforce les défenses du château.

Précurseur, il fit construire autour du château médiéval des défenses basses, des fortins (bastions) et courtines suivant un plan en étoile étonnement moderne un siècle avant Vauban.

Le château a été immortalisé dans le manuscrit des Très Riches Heures du duc de Berry dans le folio du mois de septembre qui représente les vendanges au pied du château.

Le château devint prison sous Louis XIV et Napoléon, puis un dépôt de munitions.

Au début du XXe siècle, la ville rachète le château à l'État et le rénove progressivement, y installe le musée des arts décoratifs (donation du Comte Charles Lair pour une majeure partie des œuvres exposées, céramique et mobilier) ainsi que celui du Harnachement.





Structure du rempart reconstruit



Le 22 avril 2001, la partie ouest du rempart nord s'est effondrée et a endommagé une partie des habitations situées en contrebas.

Il s'ensuivit un chantier de stabilisation du sous-sol et de reconstruction du rempart qui s'est achevé en 2007.


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Re: Chateaux de la Loire

Message  Romy50300 le Sam 1 Sep 2012 - 16:10

Château de Villesavin






Château de Villesavin



Période ou style Renaissance
Début construction XVIe siècle
Propriétaire initial Jean le Breton
Propriétaire actuel propriété privée
Destination actuelle réceptions
Protection Classé MH (1959)

Pays  France
Anciennes provinces de France Orléanais
Région Centre
Département Loir-et-Cher
Commune Tour-en-Sologne





 

Le château de Villesavin est un château situé sur la commune de Tour-en-Sologne, dans le département de Loir-et-Cher (41), en France.

Il se trouve plus précisément à 17 km de Blois, 9 km de Chambord et 6 km de Cheverny.



Histoire




Il fut édifié entre 1527 et 1537 par Jean le Breton, seigneur de Villandry, et secrétaire des finances du roi François Ier et chargé par celui-ci de la conduite et des paiements des importants travaux de Chambord.



Architecture




Il est inspiré des villas de la Renaissance italienne et les façades font référence au château de Chambord.

Le corps de bâtiment principal n'a qu'un seul étage.

Les tours rondes que l'on trouvait auparavant, furent remplacées par des pavillons carrés symétriques.

On peut y observer les lucarnes traditionnelles du Val de Loire.


L'escalier principal se trouve à l'intérieur du corps central.

À l'entrée de la cour d'honneur sont bâtis deux pavillons, dont l'un abrite la chapelle.

Il a été inscrit le 5 octobre 1928 puis classé monument historique par arrêté du 10 juillet 1959


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Re: Chateaux de la Loire

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