Chateaux de la Bretagne

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Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Jeu 26 Juil 2012 - 20:58

Chateaux du département de Ille et Vilaine




Château de Combourg




Le château de Combourg



Type Château fort
Début construction XIe siècle
Fin construction XVe siècle
Propriétaire actuel La comtesse Sonia de la Tour du Pin
Protection classé MH
Pays  France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune française Combourg




Le château de Combourg est une forteresse située en Bretagne qui est située sur le territoire de la commune de Combourg, Pays de la Bretagne Romantique en Ille-et-Vilaine.

Le château est situé à mi-chemin de Rennes (39 km) et de Saint-Malo (36 km) dans le département d'Ille-et-Vilaine (35), en France. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis août 1966.



Histoire



Il a été construit entre le XIe siècle et le XVe siècle sur une butte, au bord du "Lac Tranquille".

L'évêque de Dol, Junken, fils du vicomte de Dinan, élève à Combourg un premier château dès 1016 pour proteger son fief de Comburnium.

À la fin du XIe siècle, les seigneurs de Combourg reçoivent le titre de "porte étendard de Saint-Samson", patron de la cathédrale de Dol.

En 1162, Combourg passe par alliance à Harsulfe de Soligné, époux d'Yseult de Dol.

Puis le domaine échoit aux du Guesclin, et vers le milieu du XIVe siècle à la maison de Châteaugiron-Malestroit.

En 1553, le château est acquis par le marquis de Coëtquen; au XVIIIe siècle son descendant, le dernier du nom, cède le château à sa fille, l'épouse de Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras.

Ce dernier le vend en 1761 à René-Auguste de Chateaubriand, un riche armateur de Saint-Malo, père du futur écrivain.

L'écrivain François-René de Chateaubriand, qui a immortalisé ce château dans ses mémoires, y passa une partie morose de sa jeunesse dans les années 1770.

En 1786, à la mort de leur père, Jean-Baptiste de Châteaubriand, frère aîné de François-René et époux d'Aline, une petite-fille de Malesherbes, hérite du château.

Le domaine est pillé pendant la Révolution, Jean-Baptiste et son épouse sont guillotinés pendant la Terreur.

Le petit-neveu de Châteaubriand entreprend, sur les conseil d'Eugène Viollet-le-Duc, de restaurer l'édifice dans le style "néo-gothique" et en 1876 fait également redessiner le parc dans le goût anglais par Denis et Eugène Bühler.


Le château devenu hôpital militaire.



« Eté revoir la comtesse de Durfort, née Sybille de Chateaubriand, qui m'a longuement entretenu de ce qu'elle vient de faire à Combourg.

Le château transformé en ambulance, le drapeau blanc flottant sur la plus haute tour.

Le grand salon, la salle à manger où le père de Chateaubriand allait et venait, terrible, occupé par des lits de blessés à poux; la chapelle devenue une petite salle à manger pour les châtelains (...) elle a eu 34 blessés dans le château (...) le préfet a décidé d'envoyer 150 prisonniers allemands pour nettoyer l'étang, qui ne l'a pas été depuis 300 ans.

Du coup, ô mon cher grand Chateaubriand, c'en est fait des derniers vestiges de la sylphide ! (...)

Les blessés français, les prisonniers germaniques abolirent de concert tout ce qui pouvait subsister de cette époque lointaine. Déjà la restauration du château était une première atteinte à tant de souvenirs. »

Abbé Arthur Mugnier, Journal, 13 février 1915 (Mercure de France, 1985, p. 282 et 283).

Un visiteur illustre le 6 août 1949.

« (...) Léon Noel transmet au Général une invitation à visiter le château de Combourg, de la part de la comtesse de Durfort, arrière-petite-nièce de l'écrivain : il accepta et il me parut que cette évocation de l'Enchanteur le passionnait.

Il me cita aussitôt ce passage du discours prononcé par lui à la Chambre des Pairs, le 3 avril 1816 (...) cette visite eut lieu en juillet 1949, à l'occasion d'un voyage en pays malouin (...) le livre d'or du château en garde la mémoire sous forme d'une lettre de remerciement : " (...)

Me voilà, grâce à vous, plus profondément marqué par Chateaubriand dont l'œuvre et la mémoire me hantaient déjà, depuis quarante-huit ans ! (...) cela nous ramène à 1901 date à laquelle (il) avait onze ans. »

Philippe de Saint-Robert, "De Gaulle et ses témoins - Rencontres historiques et littéraires", Bartillat, 1999, pp. 26 et 27).



Fantômes et légendes




Coucher de soleil


L'écrivain François-René de Chateaubriand parlait dans ses mémoires des fantômes qui hanteraient le château de Combourg.


Selon lui, les habitants du lieu laissaient entendre « qu'un certain comte de Combourg à jambe de bois mort depuis trois siècles revenait à certaines époques ».

La pièce qui serait l'épicentre de ce phénomène paranormal est la "chambre rouge" (qui était la chambre à coucher où dormait René-Auguste de Chateaubriand, le père de l'écrivain).

On raconte que l'un des seigneurs de Combourg, Malo-Auguste de Coëtquen (1679-1727) y serait mort dans son lit.

Celui-ci aurait porté une jambe de bois après avoir perdu sa jambe droite à la bataille de Malplaquet (1709).

Il hanterait depuis les escaliers du château et serait parfois accompagné d'un chat noir dont on peut entendre le miaulement près de la "Tour du Chat" (où Chateaubriand avait sa propre chambre).

Pendant la restauration du château en 1876, les ouvriers découvrirent emmuré dans une pièce une momie de chat – une tradition au Moyen-âge consistait souvent à emmurer des chats vivants dans les fondations de toutes nouvelles constructions, afin de conjurer le mauvais sort.

Outre un court passage dans ses Mémoires d'outre-tombe, Chateaubriand a également publié une œuvre plus complète sur les revenants du château.


À la télévision


Certains reportages télévisés traitant du sujet ont eu lieu au château, notamment dans Les 30 histoires les plus mystérieuses ou La soirée de l'étrange (TF1).




Films tournés au château de Combourg

1948 : Combourg, visage de pierre de Jacques de Casembroot


Dernière édition par Romy50300 le Mer 21 Sep 2016 - 18:02, édité 5 fois
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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Ven 27 Juil 2012 - 15:48

Département de Ille et Vilaine



Château de La Ballue







Période ou style Louis XIII
Début construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Marquis de La Ballue
Protection Inscrit MH (1999)
Jardin remarquable
Pays France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune française Bazouges-la-Pérouse


Le Château de La Ballue est situé sur la commune de Bazouges-la-Pérouse en Ille-et-Vilaine.



Histoire




Cette colline délimite les pays de Combourg et de Fougères, et de ce fait a été fortifiée depuis des périodes très anciennes.

Le château actuel a été construit par Gilles Ruellan qui avait acheté cette terre en 1620, puis il a été reconstruit en 1705.

Au XIXe siècle il a abrité une verrerie.




Architecture




Le château de La Ballue est de style Louis XIII en granit doré.

Le corps de logis central est encadré de deux ailes en retour.

Des communs il reste la grande écurie, la tour de l'horloge, le cellier, les deux remises et le passage central.

L'orangerie qui a été construite au XIXe siècle a été transformée en salle d'exposition sur l'art des jardins.




Parc et jardins




Ses beaux jardins de topiaires en terrasses et son superbe panorama inspirèrent François-René de Chateaubriand. Le jardin en terrasses existait au XVIIIe siècle

Après une protection en 1977, le château (et son jardin) fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 11 juin 1999.

Les jardins ont été recréés, le jardin à la française à partir de 1973 par François Hébert-Stevens et le jardin en diagonale par Paul Maymond en 1975 .

Ils présentent des salles de verdures formées par les bosquet de charmes, de fougères, labyrinthe et autres créations.

Les jardins sont reconnus comme « Jardin remarquable[Quand ?] ».


Dernière édition par Romy50300 le Jeu 25 Oct 2012 - 10:39, édité 2 fois
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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Ven 27 Juil 2012 - 15:53

Département Ille-et-Vilaine



Château du Bois-Cornillé





Château du Boiscornillé



Période ou style Néo-gothique
Type Manoir
Architecte Jules et Henri Mellet
Propriétaire initial Pierre Landais
Protection Inscrit MH (1988)
Pays France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune française Val-d'Izé




Le château du Boiscornillé se situe sur la commune de Val-d'Izé département d'Ille-et-Vilaine, en France.

Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis août 1988.



Historique




Le château du Boiscornillé a été reconstruit au XVe siècle par Pierre Landais, trésorier et receveur général du Duché de Bretagne et grand argentier du duc François II.

Il était aux de Cornillé en 1229 et passa par alliance aux Landais vers 1482, par alliance aux l'Espervier seigneurs de la Bouvardière, par alliance aux de Bouillé vers 1540, par alliance aux de Chavigny qui le vendirent en 1553 à Louise de Goulaine (veuve de Guy III d'Espinay) puis par succession aux de Schomberg, ducs d'Halluin en 1609, ceux-ci le vendirent en 1623 aux sieurs de la Porte (famille maternelle du cardinal de Richelieu) qui le revendirent aux Geffrard de la Motte, seigneurs du Plessis de Torcé (dont le plus célèbre d'entre eux, Jean-François Geffrard de la Motte, fut l'objet d'un procès médiatique en 1786).

Le château est vendu en 1764 aux Goyon des Hurlières puis en 1854 à Paul le Cardinal de Kernier, marquis de Kernier et par succession à son fils Jacques le Cardinal de Kernier, marquis de Kernier (député, conseiller général et maire du Val-d'Izé pendant 45 ans) et dont la famille en est encore propriétaire (Gérald, Comte de Maurès de Malartic). Ce château avait un droit de haute justice.

À partir de la fin du XVIIIe siècle, il est alors entièrement remanié dans le style néo-gothique par les architectes Jules et Henri Mellet.

De l'époque médiévale ne subsiste que la tour octogonale (dite tour Gouÿon) en moellons de grès sur la façade principale, il possède également de très beaux pavillons à toits élevés et des corniches modillonnées, une tour carrée (dite tour Landais) au nord-est ornée de mâchicoulis, une tourelle en encorbellement sur la façade sud.

Les salles renferment de très belles tapisseries.

La chapelle construite en 1721 est sommée d'un campanile, elle a été remaniée en 1903.

Cette chapelle fut construite telle qu'elle est maintenant, et la bénédiction en fut faite le 29 avril 1721 par Charles-François Billon (1667-1736), chanoine, trésorier de la collégiale de Vitré et conseiller du duc de La Trémoïlle.

C'est là que furent déposés, sous des pierres armoriées, les cœurs de Joseph Geffrard (mort en 1644) et Renée Billon sa femme, de Mathurin Geffrard (mort en 1742) et de Françoise Fleuriot sa femme, tous seigneurs et dames du Bois-Cornillé.

On y célébra aussi les mariages, en 1659, de Jean de la Filochaye avec Marguerite de la Porte, en 1692, de Jean Geffrard avec Jeanne de la Porte, et en 1770, de Charlemagne de Cornulier avec Rose de Gouyon.



Parc



Le parc à l'anglaise a été dessiné par les paysagistes Denis et Eugène Bühler et Édouard André (1840-1911) en 1876.

On peut y découvrir le pavillon et l'allée d'accès, l'allée de ceinture, le jardin à la française, les façades et toitures de l'orangerie et du pavillon du jardinier, l'allée de lauriers, le rond-point avec ses perspectives, l'étang muré et également la porte de l'ancienne prison de Fougères remontée dans le parc au XIXe siècle.


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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Ven 27 Juil 2012 - 15:58

Département de Ille et Vilaine



Château de Bonnefontaine





Château de Bonnefontaine



Période ou style Renaissance bretonne
Type Demeure fortifiée
Fin construction XVIe siècle
Propriétaire actuel Comte de Rohan Chabot
Protection Inscrit MH (1943)
Jardin remarquable

Pays France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune française Antrain



Le château de Bonnefontaine se situe dans la commune d'Antrain, département d'Ille-et-Vilaine, en France.

Le château, pour ses façades et toitures ainsi que le puits, fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 16 septembre 1943.

L'élégance des tourelles qui ornent son grand corps de logis, ses hautes fenêtres, ses lucarnes sculptées corrigent la sévérité de ses tours trapues à machicoulis coiffées de toits en poivrière.



Histoire du château



L'histoire connue de Bonnefontaine débute à la fin du XIe siècle lorsque Geoffroy Chaussebœuf fait donation de la terre de Bonnefontaine à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur.

À la fin du XIIIe siècle Bonnefontaine entre dans la famille de Saint-Brice pendant trois générations.

En 1370, Guillaume de Porcon, fils d'Olivier de Porcon, compagnon de Bertrand du Guesclin, épouse Jeanne de Saint-Brice, unique héritière de Bonnefontaine.

La famille de Porcon est originaire de Saint-Méloir-des-Ondes, près de Cancale.

Arthur de Porcon fut Chambellan de la Duchesse Anne de Bretagne et capitaine de Fougères en 1488.

Les Porcon seront pendant deux siècles les seigneurs de Bonnefontaine. Françoise de Porcon devient héritière de Bonnefontaine en 1533, elle épouse Pierre Giffard de La Marzelière.

Élevé à la cour du roi François Ier et gentilhomme de sa maison, Pierre Giffard de La Marzelière reçoit le collier de l'Ordre de Saint-Michel pour sa belle conduite au siège de Renty dans le Boulonnais en 1556.

Il obtient du roi Henri II, le 5 juillet 1547, l'autorisation de transformer Bonnefontaine en place forte.

C'est lui qui fera construire la partie Sud du château notamment la grosse tour à mâchicoulis.

En 1604 la fille de François Giffard de La Marzelière hérite de Bonnefontaine, elle épouse en 1631 Malo de Coëtquen, fils d'une Orléans-Rothelin et petit-fils d'une Rohan Guémené.

Les Coëtquen sont également à cette époque les seigneurs de Combourg où il résident souvent et Gouverneurs de Saint Malo.


Environ 150 ans plus tard, le fameux fantôme à la jambe de bois, cher au grand écrivain romantique Chateaubriand, comte de Combourg, n'est autre que Malo III de Coëtquen, Baron de Bonnefontaine (et fils de Charlotte de Rohan Chabot).

En 1754 Bonnefontaine est vendu par Louise-Maclovie de Coëtquen, épouse d'Emmanuel-Félicité de Durfort, duc de Duras, maréchal de France.

Bonnefontaine est acheté par Jean de La Motte, seigneur de Lesnage.

Au décès de sa femme, son ayant droit ayant émigré, la terre est vendue comme bien national en l'an VII.

Bonnefontaine changera de mains plusieurs fois jusqu'à ce que Guy Aubert de Trégomain s'en porte acquéreur en 1806.

Ami des héritiers légitimes, le nouvel acquéreur agit avec leur consentement et les dédommage.

Député d'Ille-et-Vilaine sous le roi Charles X, Guy Aubert de Trégomain fut un ardent défenseur du parti légitimiste, opposé à Louis-Philippe.

Lors du Complot de l'Ouest (mené par la Duchesse de Berry), visant à détrôner le nouveau roi des français (au profit du comte de Chambord, petit-fils de Charles X), il se voit confier le commandement de l'armée d'Ille-et-Vilaine.

Bonnefontaine est à nouveau vendu en 1858.

L'acquéreur est le jeune François de Guiton (dont la famille a participé à la conquête de l'Angleterre avec Guillaume le Conquérant en 1066) âgé de 26 ans seulement et marié à Françoise Hay des Nétumières.

Vingt ans plus tard il entreprend d'importants travaux qui donneront au château et au parc leur aspect actuel.

La vicomtesse de Guiton, décédée sans postérité en 1910 a légué la propriété à son neveu, Jacques le Cardinal de Kernier, Marquis de Kernier.

Sa fille, Béatrix Le Cardinal de Kernier, en hérite.

Par son mariage avec le comte Léonor de Rohan Chabot, Bonnefontaine est entrée de cette famille, dans laquelle elle est restée depuis lors.



Le parc du château



Le parc de Bonnefontaine a été conçu et réalisé par les célèbres paysagistes Denis Bühler et Édouard André (1840-1911).

C’est à Denis Bülher que l’on doit, parmi beaucoup d’autres, les jardins du Thabor à Rennes, et à Édouard André le parc Monceau à Paris et Hyde Park à Londres.

Le parc paysager de Bonnefontaine, dit à l’anglaise, est typique du goût romantique de la seconde partie du XIXe siècle période au cours de laquelle il a été réalisé.

Le principe du parc de Bonnefontaine est une composition de vastes espaces naturels percés de larges perspectives encadrées de plantations ou de bosquets en plans successifs.

Des essences nombreuses plantées lors de la création du parc sont toujours présentes, telles que les séquoias, taxodium (cyprès chauve), taxus cinencis (if de Chine), magnolias, cèdres, palmiers, hêtres pourpres etc.

On peut remarquer comme curiosité "l'arbre de la duchesse Anne".

Ce châtaignier, se trouvant sur le bord de l'allée principale, porte un panneau indiquant que « les Bretons gardent le souvenir de leur dernière duchesse, Anne de Bretagne, qui s'est assise sous cet arbre renversé par la tempête de 1987 ».

Le parc est classé "Jardin remarquable".


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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Ven 27 Juil 2012 - 16:01

Département de Ille et Vilaine



Château du Boschet






Façade du château


Propriétaire initial Pierre de Lescouët
Protection Classé MH (2011)
Pays France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune Bourg-des-Comptes








Le Château du Boschet est situé sur la commune de Bourg-des-Comptes en Ille-et-Vilaine.



Histoire



Pierre de Lescouët, vicomte du Boschet, fait édifier le château 1660 à 1680, à l’emplacement d’un ancien manoir dans une boucle de la Vilaine.

Le château passe ensuite à la famille Magon de La Gervaisais puis aux Brossais Saint-Marc notamment le cardinal et premier archevêque de Rennes Godefroy Brossay-Saint-Marc.

Le château est classé puis inscrit respectivement en 1969 et 1998.

Ces protections sont annulés et le château est classé à nouveau en 2011.


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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Ven 27 Juil 2012 - 16:05

Département de Ille et Vilaine




Château de Châteaugiron






Vue générale de la face nord



Période ou style Forteresse médiévale
Début construction XIIIe siècle
Propriétaire initial Jean de Derval
Protection Classé MH (1931)

Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune Châteaugiron




Le château de Châteaugiron est un château situé dans la commune de Châteaugiron dans le département d'Ille-et-Vilaine, en France.

De cette forteresse médiévale, rénovée au XVe siècle par Jean de Derval subsistent d'importants vestiges.

Le château possédait six tours, un châtelet d'entrée avec un pont levis et un logis seigneurial.



Histoire




La partie la plus ancienne est constituée par le chœur de la chapelle castrale de style roman (XIIIe siècle).

Quatre tours se dressent encore : le donjon, à l'origine indépendant du château, qui domine la ville du haut de ses 38 mètres ; la tour de l'Horloge qui servit de beffroi ; les tours du Guet et du Cardinal, elles furent sans doute édifiées par Jean de Derval et ont conservé leur chemin de ronde sur mâchicoulis.

Les transformations effectuées par les "Le Prestre" au XVIIIe siècle consistèrent à remodeler et agrandir le logis dans un style d'architecture à la française.

C'est ainsi que l'une des tours d'angle fut démolie pour laisser place à un pavillon avec galerie en bois qui se continuait sur l'ancien chemin de ronde.

De grands jardins furent aménagés alors que l'ancien châtelet d'entrée qui permettait l'accès au château depuis la ville fut lui aussi remanié dans un ensemble de bâtiments aujourd'hui disparus.


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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Ven 27 Juil 2012 - 16:22

Département de Ille et Vilaine




Château de Fougères








Type Château fort
Début construction XIIe siècle
Propriétaire initial Raoul II
Propriétaire actuel commune
Protection Classé MH (1862, 1928, 1953)
Pays France
Région historique Bretagne
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune française Fougères





Le château de Fougères est l'un des plus imposants châteaux forts français, occupant une superficie de deux hectares.



Histoire



Le château a été construit sur un site naturellement protégé, un rocher émergeant d'un marécage cerné par une boucle du Nançon, affluent du Couesnon, faisant office de douves naturelles.

Le premier château fort qui appartenait au XIe siècle à la famille d'Amboise a été ruiné en 1166 après avoir été assiégé et pris par Henri II Plantagenêt.

Il a été démantelé et son donjon rasé.

Raoul II le reconstruisit vers 1173.

Raoul III fait hommage de Fougères à Louis IX (saint Louis).

Pierre de Dreux, dit Mauclerc, s'empare de Fougères par surprise en 1231 mais saint Louis vient le reprendre à la tête de son armée.

Raoul III sera le compagnon d'armes de saint Louis lors de la septième croisade.

Il meurt en 1256, et sa fille Jeanne devenue châtelaine construira les grandes tours, Mélusine et Gobelin, et dotera la cité de portes fortifiées et de remparts

Philippe le Bel confisque la baronnie de Fougères en 1307.

Jean de Montfort duc de Bretagne s'y installe mais Du Guesclin délivre Fougères qui revient à Pierre d'Alençon en 1373.

En 1428 Jean II d'Alençon vend le château de Fougères au duc de Bretagne pour payer sa rançon.

En 1449 François de Surienne, un mercenaire à la solde des Anglais, attaque en pleine nuit, les habitants sont massacrés et la ville est pillée.

En 1450 Surienne s'y est installé et retranché, et ce n'est qu'après deux mois de siège par le duc de Bretagne François I, aidé par une épidémie de peste que Surienne se rend.



Article détaillé : Siège de Fougères (1449).



Les fortifications seront encore augmentées, en particulier par Pierre II au XVe siècle.

Le château est doté de deux tours trapues, la Françoise et la Tourasse.

En 1488 La Tremoille, lieutenant général des armées royales, prend le château en une semaine malgré une défense composée de 3 000 hommes et le roi de France laissera une garnison à Fougères une fois rattachée au royaume de France en 1491.



Article détaillé : Siège de Fougères (1488).


Diane de Poitiers le reçoit d'Henri II en 1547.

Dernier assaut quand le duc de Mercoeur, gouverneur de Bretagne, ligueur, en rébellion contre Henri III, s'y réfugie.

Enfin, en 1793 le château est pris par les Chouans et les vendéens.

Le logis du XIVe siècle a été détruit vers 1810.



Article détaillé : Bataille de Fougères.



En octobre 1828, Honoré de Balzac séjourne plusieurs semaines à Fougères chez Gilbert de Pommereul.

Il visite le château et l'ensemble de la région pour y puiser l'inspiration pour son roman Les Chouans paru en 1829.







Vue panoramique



Victor Hugo dans Quatrevingt-Treize (1879), s'est inspiré de la tour Mélusine qu'il décrit longuement : c'est la Tourgue d'Hugo, « une haute et large tour, à six étages, percée çà et là de quelques meurtrières, ayant pour entrée et pour issue unique une porte de fer donnant sur un pont-châtelet ».

Au sol se trouve la grille par laquelle est visible la fameuse oubliette, tantôt prison, tantôt garde-manger.

Il appartient à la commune.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862.

Le terrain municipal à l'avant de la barbacane ouest fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 juillet 1928.

Les douves et bâtiments aux abords de celles-ci font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 février 1953.

Le château est inscrit comme site archéologique depuis le 18 avril 1914.



Architecture



Les remparts sont très bien conservés et forment trois enceintes.

Si le logis seigneurial est en ruine, les tours s'élèvent encore avec majesté.

Certaines sont visitables : tour du Hallay et tour de la Haye Saint-Hilaire du (XIIe siècle), tour Raoul du (XVe siècle), tour Mélusine).

Le châtelet d'entrée est défendue par deux tours, la Tour Mélusine et la Tour des Gobelins.

Le gros-œuvre est en granite et en schiste monté en pierre de taille et appareil mixte.

Les toits sont en ardoise.

Les tours d'entrée et la tour de Coigny datent de la fin du XIIe siècle.

Au XIVe siècle, on construit le logis ainsi que la tour Mélusine ; la tour des Gobelin est remaniée.

Au XVe siècle les tours d'Amboise puis les tours Raoul et Surienne complétèrent les fortifications.






chatelet d'entrée du XVe siècle





La tour de Guibé, derrière, la tour Mélusine et à droite, la tour des gobelin





La cour intérieure avec les tours Suriennes et Raoul.
En arrière plan, l'église Saint-Sulpice






La tour des gobelin





"L'avancée"





La "basse-cour"



Le château de Fougères est en état de vestiges restaurés.

En 2009-2010, un nouveau parcours scénographique a été aménagé dans les 3 principales tours, sur le thème des "Marches de Bretagne".

Ce parcours a été conçu par l'Architecte du Patrimoine Régis Ribet, de l'agence Softage (Le Loroux Bottereau - 44), et par Agnès Badiche, scénographe à La Rochelle.

À l'entrée, on trouve un moulin à eau quadruple dont une roue fonctionne encore.

L'accès à la courtine ouest permet d'observer la ville haute.

Ce moulin est situé en contrebas de la conciergerie.

En même temps que le nouveau parcours scénographique, le bâtiment a été complètement remanié et aménagé pour devenir l'entrée du château, accueillant ainsi la billetterie, la boutique, une salle de projection, et un espace pédagogique.

Ces travaux, permettant offrant l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite a été conçu et mis en œuvre par l'Architecte du Patrimoine Régis Ribet.





Le quadruple moulin du château de Fougères



Un timbre postal représentant le château a été émis le 18 janvier 1960.


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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Sam 28 Juil 2012 - 16:19

Département de Ille et Vilaine



Château de la Bourbansais






Le château de la Bourbansais, en 2005


Période ou style XVIe siècle-Baroque
Type Résidence
Début construction 1583
Fin construction XVIIIe siècle
Propriétaire initial Jean du Breil
Protection Classé MH (1959)
Pays France
Anciennes provinces de France Bretagne
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Commune française Pleugueneuc





Le château de la Bourbansais est situé à Pleugueneuc en Ille-et-Vilaine.

Il est complété par le zoo de la Bourbansais.

Dans un vaste domaine, cet imposant édifice fut élevé à la fin du XVIe siècle et agrandi au XVIIIe siècle.

Durant trois générations, les Huart, conseillers au Parlement de Bretagne, se plurent à l'embellir et à orner le grand jardin à la française.

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis novembre 1959.



Le site historique



Il a été originellement créé par des romains qui ont transformé des marécages en terres agricoles.

Ce premier travail humain est un « fundus », vaste quadrilatère de 770 mètres de côtés encore visible sur les photographies aériennes.

D’autres aménagements suivront au cours des siècles.

Le site actuel avec son château comporte encore de nombreuses traces des époques romaine, médiévale, renaissance…



Le château et les jardins




Tel qu’on peut le visiter aujourd’hui est une demeure dont la partie la plus ancienne, la façade sud, remonte à 1583.

Au XVIIe siècle, côté ouest, fut aménagée une aile baroque, copie de l’Orangerie de l’Hôtel de Sully à Paris. Sous Louis XV, les jardins à la française (avec leur statuaire encore présente), et les salons du rez-de-chaussée du château sont créés. Ce sont ces dernières pièces que l’on visite.

Elles témoignent de la maîtrise d’un ébéniste, Mancel, qui travailla pendant quinze ans à réaliser ce qui fut son chef d’œuvre.

Les boiseries réalisés par lui et son équipe de compagnons sont de styles Louis XIV et Louis XV.

Les jardins à la française sont labellisé « Jardin remarquable ».

Le parc protège et sauvegarde des espèces animales des cinq continents : cervidés, fauves, singes, oiseaux etc...


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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Sam 28 Juil 2012 - 16:39

Département de Ille et Vilaine



Fort National







île du Fort National à marée haute, vu des remparts de Saint-Malo
-



Le Fort National est un bastion situé sur une île de Saint-Malo.

L'île est accessible à marée basse.

Le fort fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis mai 1906.

Anciennement appelé Fort Royal et aussi Fort Impérial (durant les années du Premier et du Second Empire), l'actuel Fort National a été construit en 1689 par l’ingénieur Siméon Garangeau d’après les plans de Vauban et sur les ordres du Roi Louis XIV, en même temps que les remparts de Saint-Malo étaient renforcés, dont il assurait la défense.

Bastion avancé de la cité corsaire, il s’inscrit dans l’ensemble des fortifications qui allaient du fort La Latte jusqu'à la pointe de la Varde.






île du Fort National, au premier plan la plage du sillon et au fond à gauche, coupée, l'île de Cézembre





île du Fort National, vu depuis les remparts de Saint-Malo






île du Fort National, à marée haute. L'île de Cézembre se trouve au dernier plan




Aperçus historique




Le Fort National a été construit sur le rocher de l'Islet.

Ce roc était, avant la construction du fort, l'emplacement d'un phare pour guider les navires dans la baie rocheuse de la cité corsaire, mais aussi le lieu d'exécution de la Seigneurie Malouine.

A la moitié de son règne Louis XIV lance un projet de fortification de Saint Malo pour protéger la ville d'une éventuelle invasion Anglaise et également protéger les richesses immenses de la ville.

Suite à l'ordonnance Royale émanant de la main de Louis XIV, Sébastien le Prestre de Vauban, ingénieur royal et maréchal de France dessine les plans du monuments et en confie la réalisation à Siméon Garangeau.

La construction commencera en 1689 et la date de fin de construction semble être 1693.

Soucieux de mêler utilité et efficacité sans abimer le rocher, la construction de Vauban est un exemple vivant de son génie.

Le Fort ne sera jamais pris de son histoire, mis à part pendant la seconde guerre mondiale où le Fort fut la prison allemande qui servit à enfermer des malouins dans des conditions très rudes.

À travers son histoire, le fort a été l'objet d'une décision du roi soleil, d'une réalisation de Vauban, il a été un lieu de duel pour le célèbre corsaire Surcouf et a participé activement à la défense de la cité lors de la tentative d'attentat anglais en 1694, il a enfin été une geôle allemande.

Cette accumulation d'histoire fait du fort un monument définitivement lié à la vie de Saint Malo.
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Chateau de Trévarez

Message  Romy50300 le Dim 7 Fév 2016 - 17:35

département du finistère



Chateau de Trévarez



J'espère que je suis dans la bonne section pour parler de ce chateau qui se situe tout pres de chez moi Trévarez situé sur la commune de Saint-Goazec dans le Finistere



Le chateau est construit en 1893 et 1907 par James de Kerjegu.

Le château est un prototype de la demeure équipée des plus récentes avancées technologiques de l'époque : ascenseur, chauffage central, eau courante, électricité...

A la mort de James de Kerjegu peut de temps après la fin des travaux c'est sa fille Françoise, accompagnée de son mari, le marquis Henri de La Ferronnays, qui logea au château.

Durant la Belle Époque de Trevarez, on compte jusqu'à 80 domestiques ayant travaillé au Château.

On y donnait de fastueuses réceptions, pour la noblesse venue de France, voire du monde entier.

Idéalement placé pour cela, le Domaine était très apprécié pour les parties de chasse-à-courre qui y étaient organisées.


En juillet 1940, le château sera réquisitionné par les forces d'occupation allemandes et par des sous-mariniers japonais, postés au port de Lorient.

Il fut bombardé par la RAF le 30 juillet 1944 sur les renseignements de la résistance française.

Le château était pourtant inoccupé lors de l'assaut aérien.

Le bombardement a atteint toute l'aile ouest du toit aux sous-sols, sur cinq niveaux, ainsi que les cuisines à l'est.

Le salon d'apparat et les appartements de réception partiront en fumée.  (comme vous pouvez le voir sur la photo suivante)




Henri de la Ferronays (gendre de James de Kerjegu) meurt en 1946.

Le château est laissé à l'abandon, en triste état.

Le montant des dommages de guerre accordés à sa veuve, Françoise, sans enfants, n'est pas suffisant pour réparer les dégâts.

Jusqu'en 1968, le Château sera laissé pour compte.

Les tracés des jardins disparaîtront sous la friche, et le château éventré sera la cible de nombreux pillages.

Il sera racheté par le Conseil général du Finistère en 1968 .

La toiture sera restaurée en 1993.

Aujourd'hui le site accueille de nombreuse expositions.


Vous pouvez vous rendre sur ce site pour plus d'infos.[url=[url=http://www.cdp29.fr/fr/presentation-trevarez[/url]


de la part de petitebretonne


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Château de Caradeuc

Message  Romy50300 le Mer 21 Sep 2016 - 15:53

Département Ille-et-Vilaine, Côtes-d'Armor



Château de Caradeuc


Façade sud du château


Période ou style Classique
Type Château
Début construction 1722
Propriétaire initial Anne-Nicolas de Caradeuc
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel Privé
Destination actuelle Habitation
Protection Inscrit MH (1978, 2011)
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine, Côtes-d'Armor
Commune Longaulnay, Saint-Pern, Plouasne
Géolocalisation sur la carte : France

Le château de Caradeuc est situé sur les communes de Longaulnay, Saint-Pern (Ille-et-Vilaine) et Plouasne (Côtes-d'Armor) en région Bretagne.

Son parc s'étend sur 37 hectares, peuplé de monuments et statues inspirés de l'histoire et de la mythologie.

Surnommé le « Versailles breton » par Roger Vercel, il est considéré comme étant le plus vaste parc de Bretagne.

Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 14 août 1945, le parc du château de Caradeuc est classé site naturel.

Les façades, les toitures et les communs du château ont été inscrits au titre des monuments historiques le 1er février 1978 puis le 21 février 2011

Le parc a reçu le label « Jardin remarquable ».


Situation


Le site du château de Caradeuc est situé à l'extrémité ouest de la colline de Bécherel qui est le bourg le plus proche.

Le parc s'étend sur trois communes (Longaulnay, Saint-Pern et Plouasne) et deux départements (Ille-et-Vilaine et Côtes-d'Armor).

Le bâtiment principal du château se trouve à la limite sud de la commune de Plouasne.

Le mont Affilain, un des points culminants (187 mètres) de la région, est dans le parc, à l'emplacement de la sphère armillaire.


Architecture


À sa construction vers 1723, le château était constitué d’un grand corps de logis flanqué de deux pavillons latéraux aux toits légèrement surélevés.

Au centre se trouvait un embryon de pavillon légèrement en saillie surmonté d’un fronton triangulaire qui ne dépassait pas la hauteur des lucarnes du corps de logis.

Celui-ci était relié aux bâtiments de service.

Lors de la rénovation du château après la Révolution française, le château est séparé des communs, les pavillons central et oriental sont encastrés de pilastres de granit gris-bleu de Lanhélin et le pavillon central est surmonté d’un nouveau fronton de pierre blanche où est gravé le blason de la famille des Caradeuc accolé à celui des Martel (épouse de Raoul Caradeuc de la Chalotais) ainsi que la devise des Caradeuc : « Arreste ton cœur ».

Le péristyle d’entrée est édifié, mais le pavillon occidental est laissé en mauvais état.

L’architecture actuelle du château date de la fin du xixe siècle.

Sous la direction de l’architecte Mellet, les toitures des pavillons sont rehaussées — le pavillon ouest a entre-temps été supprimé — afin de leur donner un aspect à la Mansart, les lucarnes de pierre blanche sont remplacées par de nouvelles en granit de Kérinan.

Les anciennes colonnes du péristyle sont supprimées ; il est actuellement constitué de deux paires de colonnes jumelées surmontées d’une balustrade en pierre.

Sur la façade nord, un imposant escalier à double révolution mène à deux terrasses munies de balustrades courant au long du corps de logis.


Histoire


La fondation


Anne-Nicolas de Caradeuc (1667-1752) fit construire le château « des Hauteurs » sur un terrain vierge de la colline de Bécherel.

La bénédiction de la première pierre a lieu le 23 juin 1722 et la construction s'achève vers 1723.

À la suite du décès d'Anne-Nicolas, son fils Louis-René devient propriétaire du château et se livre à des expériences agronomiques sur les terres de Caradeuc.

Un jardin potager clos de murs est ainsi construit à l'ouest de la demeure.

À la Révolution, un sabotier achète le domaine qui est vendu comme bien national et abat tous les hêtres pour en faire des sabots.


La restauration


De retour de l'émigration, le petit-fils de Louis-René, Raoul, entreprend de grands travaux de rénovation de la propriété tant au niveau architectural — voir la section Architecture de cet article — qu'au niveau paysager. Influencé par ce qu'il a vu en Angleterre, il confie à l'architecte paysagiste Lhérault la création d'un parc à l'anglaise en 1847.

Une percée est faite à l'ouest au-delà du potager en forme de lyre afin d'accentuer la perspective.

De nos jours, seuls subsistent l'allée serpentine menant à l'étang au nord du château et les ruines du lavoir qui s'y trouvait.

En 1881, l'homme politique Alfred de Falloux hérite du château après le décès de sa femme Marie de Caradeuc et de sa fille Loyde.

C'est lui qui fait abattre la futaie de sapins qui se situait au nord de la demeure afin de profiter du panorama sur la haute vallée de la Rance et sur le pays de Dinan.

Il fait alors don de Caradeuc à Paul de Kernier et son épouse, Gabrielle des Nétumières, descendant de La Chalotais.
Le parc à la française

C'est leur fils René de Kernier (1866-1945) qui fait remanier le château et adapte le jardin à la nouvelle architecture du bâtiment.

Il fait appel à l'architecte-paysagiste Édouard André, alors très en vogue, en 1898 afin de réaliser le nouveau parc.

Celui-ci place des parterres à la française devant la demeure et les entoure d'un parc paysager.

Au cours de sa vie, René de Kernier ne va pas cesser d’ajouter des monuments variés qu’il parvient à acquérir.

Il achète notamment les pierres du château de la Costardais, démonté pour être transporté en Amérique, mais dont le propriétaire est touché par la crise financière de 1929.

Le développement architectural du parc se termine en 1950 avec le travail de Jacques de Wailly qui dessine la partie est du domaine.

La tempête de 1987 renverse de nombreux arbres centenaires et entraîne une profonde altération de l’apparence du parc.


Parc


L'allée d'arrivée et les parterres à la française


La conception de l’arrivée depuis la route posa des difficultés à Édouard André en raison d’une différence de niveau de 8 mètres entre le château et la voie publique.

Il résolut la question en créant un hémicycle de 20 mètres de rayon au centre duquel il installa une conciergerie inspirée de celle du parc de Bagatelle encadrée de deux grilles d’entrée importées du parc de l’ancien puits artésien de Grenelle à Paris et reliées à ce bâtiment par des balustrades de granit.

Des grilles, l’accès à l’allée d’arrivée se fait par deux rampes en forme de fer à cheval.

Celle-ci commence au pied d’une statue de Philémon abritée sous une voute de charmes.

Elle passe ensuite entre deux lions en fonte campés sur des stèles de granit, puis entre deux rangées d’ifs taillés semblables à ceux des parterres, puis entre deux colonnes de granit surmontées de vases de pierre, puis traverse un rond-point où se trouvent deux lampadaires.

Les parterres à la française sont habituellement situés à l’arrière de la demeure, mais à Caradeuc la forte pente du versant nord ne le permettait pas.

Édouard André décida donc de les créer de part et d’autre de l’allée d’arrivée.

La partie sud des parterres est délimitée par des douves en quart de cercle bordées à l’extérieur par des bornes de granit reliées entre elles par des chaînes et à l’intérieur par des balustrades se prolongeant sur les côtés est et ouest.

Les parterres eux-mêmes sont divisés en quatre compartiments par une allée transversale.

Les deux plus petits contiennent un vase en leur milieu tandis que les grands compartiments plus proches de du château sont agrémentés d’un miroir Louis XIV (bassin).



Le parterre de Diane





Le parterre de Diane, aussi appelé le « tapis vert » est la pièce principale de l’aménagement d’André.


Dessiné à l’emplacement de l’ancien jardin potager, il a une forme de lyre qui allonge la perspective et semble ainsi éloigner la statue de Diane chasseresse qui domine le parterre du haut d’une terrasse hémicyclique flanquée de deux larges escaliers de 13 marches.

Derrière elle se trouve un banc provenant du parc du château de la Muette à Paris.

Au milieu du parterre, deux niches sont taillées de part et d’autre dans la haie de charmilles.

Elles abritent un faune et une nymphe sous des porches provenant du château de la Costardais.

Entre la demeure et le tapis vert, une statue en marbre de Carrare de Louis-René Caradeuc de la Chalotais a été inaugurée en 2001 afin de commémorer le tricentenaire de sa naissance.

Elle a été sculptée par Chamming’s.

Au-delà de la statue, un petit escalier entouré des deux côtés par des statues de lions allongés permet d’accéder au parterre de Diane.



Le rond-point des empereurs



Le rond-point des empereurs est relié au parterre de Diane par un boulingrin en creux marqué par des ifs pyramidaux situé derrière la statue de Diane chasseresse.

Huit niches logeant chacune un buste en marbre de Carrare d’empereur ou d’impératrice romaine séparées par des bancs en granit sont découpées dans une haie épaisse de laurier du Portugal.

Une large vasque provenant de la prison de la route de Fougères à Rennes est placée au centre du rond-point.

Vers le sud, une courte allée permet de rejoindre l’allée de Falloux en passant sous l’ancien portail du parc remplacé en 1898 et orné du C des Caradeuc.



L'allée de Saint-Méen


Vestige du parc de Lhérault, l’allée de Saint-Méen se trouve dans le prolongement du parterre de Diane et du rond-point des empereurs.

Elle aussi en forme de lyre, elle est plantée de platanes.

Cette perspective est fermée à l’ouest par une haie de lauriers et un petit kiosque afin de masquer la rupture de pente.



L'allée de Falloux


Commençant au milieu du jardin français devant la maison, l’allée de Falloux s’étire vers l’ouest sur 400 mètres.

Au niveau du rond-point des empereurs, dans une ancienne lucarne du château, se trouve une statue de provenance locale représentant Jeanne d’Arc coiffée de la mitre des relapses.

À son sommet, André a installé un monument circulaire constitué à la base par quatre bancs en quart de cercle séparés par des bacs à fleurs et sert d’assise à un cône de terre surmonté d’un lanternon de pierre blanche.

Il sert à masquer la rupture de pente de l’allée qui redescend de l’autre côté et se termine par un monument servant de tribune à une statue de fonte de Falloux, réplique de celle érigée à Segré.



L'allée de Zéphyr et l'allée de Paimpont


Parallèlement à l’allée de Falloux mais de l’autre côté du parterre de Diane chasseresse, une troisième allée part de la terrasse nord vers l’ouest.

En haut de la pente se dresse une tholos contenant une statue de bois représentant Zéphyr.

Au niveau du rond-point des empereurs, le monument de l’enfant chasseur s’élève.

Cette sculpture de pierre reconstituée est enchâssée dans une lucarne Renaissance provenant du château de la Costardais.


Au bout de l’allée, il y a un banc semi-circulaire dont le dossier est surmonté de deux vases en fonte.



La terrasse nord



Parallèlement à la construction de l’escalier nord par Mellet, André a dessiné une terrasse.

Vaste terre-plein bordé par des chaînes soutenues par des bornes en granit tendues entre deux sphinges placées aux extrémités du terre-plein.

Au milieu de la terrasse se trouve une statue de Pan jouant de la flûte.

La prairie en contrebas est encastrée de hautes futaies et l’étang situé au pied de la colline permet d’apprécier la hauteur de la dénivellation.

L'allée de Louis XVI


En vis-à-vis de l’allée de Zéphyr se trouve l’allée de Louis XVI.

En 1950, Alain de Kernier (1896-1959) obtient le prêt par la mairie de Rennes d’une statue du roi Louis XVI (l'une des cinq effigies de ce roi existant encore en France) et la place au bout de cette courte allée à la place d’une statue de Baucis.

Cette statue, commandée en 1826 par la mairie pour être placée dans la niche de l’hôtel de ville avait été achevée après la Révolution de 1830 et reléguée au musée des Beaux-arts de Rennes durant 120 ans.

Raymond Cornon, architecte des Monuments historiques, a créé le cadre surmonté de balustres qui met en valeur la taille de la statue royale.



L'allée et le rond-point de Bécherel



Le rond-point de Bécherel a été créé par de Wailly en 1950.

Il permet de relier l’allée de Bécherel et l’allée de Louis XVI située en contrebas.
Une autre allée mène jusqu’aux parterres français.

C’est dans ce rond-point que la statue de Baucis fut relogée après l’installation de celle de Louis XVI.


L’allée de Bécherel, longue de 700 mètres, mène à une Vierge de Lourdes surmontant une grotte artificielle installée là par l’épouse de Falloux, Marie de Caradeuc.


Le mont Affilain



Relique des bois qui avant couvraient la colline, le massif du mont Affilain est constitué de deux sommets boisés en vis-à-vis.

Ils ont été replantés à la suite de la tempête et une colonne surmontée d’une sphère armillaire a été installée sur le point culminant du parc.


Télévision


1987 : Le Gerfaut par Marion Sarraut.


Dernière édition par Romy50300 le Sam 24 Sep 2016 - 22:10, édité 1 fois
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Le château de Montmuran

Message  Romy50300 le Mer 21 Sep 2016 - 17:37

département de l'ille et vilaine

Le chateau de Montmuran


Le château de Montmuran, monument de forte importance historique pour la région, est situé sur la commune des Iffs, dans le département d'Ille-et-Vilaine, entre Rennes (28 kilomètres) et Saint-Malo (49 kilomètres).

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 17 septembre 2003.



Historique





Du xie siècle au xiie siècle





Le donjon du xiie siècle



En l'an 1032, Alain III de Bretagne fait construire l'Abbaye Saint-Georges de Rennes afin d'y accueillir sa sœur Adèle.

Alain l'exprime ainsi et selon les termes de l'époque :

« Moi, Alain, duc et prince de la nation bretonne, inquiet comme je pourrais échanger mes biens temporels contre ceux de l'éternité, voici que mon premier trésor, ma sour (sœur), le plus précieux que je possède sous le soleil, je l'ai offert à dieu... et selon son pieux désir, j'ai consacré son vou (vœu) de virginité perpétuelle... et je lui fait don d'un lieu convenable pour mener la vie du cloître. Il est situé à un stade du rempart de la ville de Rennes. »

Alain III adjoint à son offre la seigneurie de Tinténiac avec un droit de haute justice, que l'Abbesse Adèle transforme en fief pour le chevalier Donoual, auquel elle demande de construire un château fort pour protéger ses terres.

Le chevalier Donoual prendra le nom de Donoual de Tinténiac.

La famille de Tinténiac fait donc bâtir un premier château en 1036 sur le site même de la ville.

Mais ce château, construit en bois comme les anciennes forteresses, est rapidement détruit puis rasé en 1168 par les Plantagenêt.

Plus tard, dans le courant du xiie siècle, l'Abbesse, se sentant impuissante à mener à bien la défense de ses terres, demande la construction d'une véritable forteresse de pierre.

En 1170 le seigneur de Tinténiac fait donc construire un nouveau château de pierre dont il subsiste au moins deux tours au sein du château actuel (dont le donjon).



Au xive siècle


Entrée XIVe siècle




L'entrée du xive siècle



Durant le xive siècle le château de Montmuran, composé en plus du donjon de sept tours reliées par des courtines, est la plus puissante forteresse de la région.

En 1352, au beau milieu de la guerre de succession de Bretagne (1341-1364), le château passe à la famille de Laval (par Jean de Laval-Châtillon), une des plus illustres familles de France à l'époque et parents par alliance de la famille de Montfort qui régna sur le duché de Bretagne de 1364 à l'union définitive du duché au royaume de France en 1562.

En 1354, le jour du Jeudi saint, le chevalier Alacres de Marès (ou Elaste du Marais), normand du pays de Caux, adoube chevalier Bertrand Du Guesclin dans la chapelle du château, pour avoir, entre autres, héroïquement sauvé Montmuran des anglais.

Ces derniers, arrivant par surprise de Bécherel, à moins de 10 kilomètres de là, furent stoppés net par Du Guesclin qui, ayant senti la chose, avait prévu leur venue en postant une trentaine d'archers le long d'un chemin qui porte aujourd'hui encore le surnom de "chemin sanglant"

S'il se dit encore que le chemin rougit du sang des combattants chaque fois que la pluie tombe, il faut aussi savoir que le sol en ces lieux est en partie composé d'oxyde de fer, de couleur rougeâtre, perpétuant le symbole.

En 1374, Bertrand du Guesclin, alors Connétable du roi de France et veuf de Tiphaine Raguenel, épouse Jeanne de Laval, petite fille de la Dame de Tinténiac, toujours dans cette même chapelle du château et devient propriétaire du domaine par alliance jusqu'en 1380, date de sa mort devant Châteauneuf-de-Randon en Auvergne.

Jeanne de Laval se remarie avec son propre cousin en 1384, Guy XII de Laval, de manière à ce que le château reste dans la famille.



Au xvie siècle



En 1547, la dernière descendante des Laval, Charlotte de Laval, épouse l'Amiral de Coligny dans la chapelle du château.

Nommé grand amiral de France en 1552 par le roi Henri II, Gaspard de Châtillon, seigneur de Coligny, sera plus tard victime du massacre de la Saint-Barthélemy.

La famille de Coligny occupera Montmuran jusqu'en 1643.

Durant toute cette période elle contribuera très notablement au développement économique de la région.



Du xviie siècle à nos jours





Fronton et armes, xviie siècle ou xviiie siècle


De 1643 à 1662 la famille Hamilton, écossaise francisée, habite le château

. En 1662, c'est au tour de Gilles Huchet de la Bédoyère d'acheter le château, mais, en 1664, Henri Pélage de Coëtquen, seigneur de Combourg, invoque un droit de retrait lignager en prouvant une lointaine parenté avec Charlotte de Laval, épouse de Coligny.

Coëtquen annule donc le contrat de vente et devient propriétaire du château jusqu'en 1693.

En 1693-1750 c'est la famille de Mornay qui habite ensuite Montmuran, avant qu'en 1750 Toussaint-Guillaume Picquet de la Motte, comte de la Motte dit La Motte Piquet, ne le rachète, mais celui-ci émigre dans les îles anglo-normandes en 1789 à l'aube de la révolution française.

La révolution ne sera pas tendre avec le château, mais c'est surtout en 1889 qu'une main malveillante incendie une partie de celui-ci.

Le château est saisi comme bien national puis revendu en 1794 à la famille Bizien du Lézard qui restera propriétaires du château jusqu'en 1888.

À cette date, c'est le comte de La Villéon, descendant du comte Jean Baptiste François de La Villéon, qui rachète Montmuran et sa famille l'occupe toujours actuellement (2012).

Le château se voit classé au titre des monuments historiques le 17 septembre 2003 alors que les dépendances sont inscrites depuis le 26 septembre 2000.



État actuel


Le château actuel, auquel on accède par une allée boisée, est composé de deux tours du xiie siècle au Nord, d'un imposant châtelet du xive siècle composé de deux tours avec machicoulis encadrant l'entrée défendue par une herse, des douves, et deux ponts-levis toujours en état de marche.

La partie centrale, comportant une enfilade de salons, est un corps de logis qui date quant à lui du xviie siècle mais qui s'est vu remanier au xviiie siècle.

Le château dispose aussi d'une orangerie du xviiie siècle et de différentes dépendances d'une génération équivalente.

Sa position dominante et ses parterres en terrasse offrent une vue panoramique sur la campagne environnante.



Vue depuis la terrasse arrière





Entrée du pont-levis





La chapelle





Intérieur de la chapelle, vitraux aux écussons de France et de Montmorency-Laval





Façade du xviie siècle


Dernière édition par Romy50300 le Sam 24 Sep 2016 - 22:11, édité 1 fois
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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Jeu 22 Sep 2016 - 9:29

le département de ille et vilaine



le château de monbouan





Le château de Monbouan est édifié par l'ingénieur des États de Bretagne, Pierre-Joachim Besnard, pour la famille Hay des Nétumières, sur l'emplacement d'un manoir détruit par un incendie, dans la perspective de l'avenue et du pont qui enjambe les anciennes douves.

Daté d'après une inscription gravée au-dessus de la porte d'entrée, il reflète le style Louis XV.

Les deux ailes latérales sont ajoutées ultérieurement.

La monumentalité et la sobriété de l'édifice, au volume compact, témoignent de l'influence des malouinières.

Le hall d'entrée a pour décor des peintures réalisées à partir de cartons de Boucher.

Le jardin à la française entouré de murs, grilles et douves, est redessiné au XIXe siècle par Gillet.

Différents massifs de résineux exotiques, des hêtres et des chênes y sont plantés.




les dépendances


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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Jeu 22 Sep 2016 - 10:05

département de l'ille et vilaine



le château de Champeaux





Champeaux est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 476 habitants.


Géographie



Situation et description


Petite commune du pays de Vitré, elle est typique du bocage haut-breton, avec des haies bocagères préservées et son vallon encaissé.

Elle est traversée par un ruisseau, le Palet appelé parfois le ruisseau du Château.

À l'extrême est, elle est délimitée par la Cantache et son étang (25 hectares sur la commune).

Elle s'étend sur 983 hectares dont la majeure partie sont des terres agricoles.

Il existe trois petits bois, le bois de la Briêrue, le bois du Château et le bois de Saint-Abraham.

Elle se situe sur l'axe Vitré-Liffré, à 10 km à l'ouest de Vitré, à 37 km à l'est de Rennes.


Lieux-dits et hameaux


Route de Vitré : la Grande Planche, la Maçais, la Bougrie, la Bucherie, Fourrée, la Morinais, le Petit Fresnay, Grabusson, la Cornillerais ,le Feu Lambert, la Guerpinais, les Vallées, le Tertre, le Mesnil, le Grand Fresnay, Maison Neuve, la Sochon
Route du Château : le Manoir, les Mériais, la Chenevière, la Frapinière, la Forge, Château de l'Espinay, les Fougerays, la Maisonnette, l'Aunay, Bel-Air (lotissement), la Touraille, Villansault.


Route de Marpiré : la Motte au Porcher, l'Égouttay.


Toponymie


Champeaux est mentionné pour la première fois vers l'an 1100.

En effet, à cette époque, Guillaume de Champeaux donna aux Bénédictines de Saint-Georges de Rennes les deux tiers de la dîme de Champeaux, « duas partes decime de Campellis » (cartulaire de Saint-Georges).

On rencontre les appellations suivantes : Ecclesia de Campellis (en 1100), Campelloe (en 1516).

Formation médiévale de langue d'oïl en Champ-, suivi du suffixe diminutif -el au pluriel cf. Campeaux, Champeaux (Dordogne, Manche, Côte d'Or).


Histoire


L'histoire de la paroisse de Champeaux et surtout sa splendeur est due à la famille d'Espinay.


Champeaux de ses origines jusqu'au XVe


C'est le document le plus ancien que nous ayons sur cette paroisse, qui ne prit de l'importance qu'au XVe siècle, lorsque les seigneurs d'Espinay y fondèrent la collégiale de la Magdeleine.

Les papes unirent la cure de Champeaux au doyenné de la collégiale et cet état de choses persista jusqu'à la Révolution (pouillé de Rennes).

L’église primitive était entourée d'un cimetière dans lequel se trouvait la chapelle de la Madeleine qui dépendait des seigneurs d'Espinay.

Robert Ier d'Espinay, grand maître de Bretagne et chambellan du duc Jean V, décide de reconstruire la chapelle en 1430, et le nouvel édifice remplace alors vers 1436 l'église paroissiale.

Il en fait en même temps une collégiale pour y accueillir six chanoines et des chapelains, en y attachant un chapitre, vers 1427.

La paroisse de Champeaux dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes.



Champeaux du XVe au XIXe siècle


La peste ayant dévasté le bourg de Champeaux en 1632, le chapitre de la Magdeleine transféra à cette époque l'office canonial pendant quelque temps dans la chapelle du château.

La paroisse servit de base arrière, lors du siège de Vitré par les ligueurs et les paysans locaux.
Les sires d'Espinay prirent parti pour la Ligue.


À la limite de la commune, le 28 juin 1795, se déroula le combat du Pont de Cantache.



Héraldique


Article connexe : Armorial des communes d'Ille-et-Vilaine.


Blason Blasonnement :




D’or aux deux jumelles d’azur, surmontées d’un lambel de gueule.



Lieux et monuments


Monuments historiques


La commune compte trois ensembles architecturaux protégés au titre des monuments historiques.
Collégiale Sainte-Marie-Madeleine

Article détaillé : Collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Champeaux.

Elle a été fondée au xve siècle par la famille d'Espinay.

L’ensemble constitué par la collégiale et le cloître est un site classé par arrêté du 20 janvier 1964.



L’église



Primitivement, la paroisse de Champeaux et son église avaient saint Pierre pour patron.

Cette église, tombant en ruine au commencement du XVe siècle, fut remplacée par la chapelle Sainte-Magdeleine.

Cette dernière étant devenue en 1437, tout à la fois, église collégiale et paroissiale, Champeaux a continué depuis lors d'être sous la protection de sainte Marie-Magdeleine.

Le clocher date de 1712-1723.

Les stalles datent de 1535-1540.

Le retable date du XVIe siècle.

La salle capitulaire sert aujourd’hui de sacristie (1604).

La porte de la sacristie date de 1594.

La chaire date du XVIIIe siècle.

Le maître-autel, œuvre de Gambier et Le Roy de Rennes, date de 1748.

Le chœur date de 1522-1550.

La chapelle Sainte-Barbe (encore appelée Saint-Julien autrefois) située au nord-est est édifiée vers 1490.

La chapelle appartenant aux seigneurs d'Espinay date de 1594.

On y trouve les tombeaux de Guy III d'Espinay (décédé en 1551), de Louise de Goulaine (décédée en 1567) et de Claude d'Espinay (vers 1554).

Vers 1528, sont installées huit verrières qui consacrent l'union de Guy d'Epinay avec une héritière de la famille de Goulaine, du comté nantais.

En 1553 un tombeau en arcade à deux niveaux est édifié par l'architecte angevin Jean de L'Épine dans le mur nord du chœur : il abrite alors les statues agenouillées de Guy d'Épinay et de Louise de Goulaine (dans la partie supérieure) et leurs gisants (dans la partie inférieure) : aujourd'hui seuls leurs gisants subsistent.

Des travaux sont entrepris en 1594 par Marguerite de Scépeaux, veuve de Jean, premier marquis d'Épinay : construction d'un nouvel ensemble seigneurial contre le flanc sud du chœur.

Le chœur est réaménagé en 1744 par le chapitre de Champeaux.

La collégiale a été classée monument historique par arrêté du 12 décembre 1910.

Le cloître des chanoines et son puits (XVe siècle-XXe siècle)

Accolé à la collégiale, il subsiste quelques maisons.

Un magnifique puits de 1601 se trouve en son centre.

À l'origine, une porte au sud, au niveau du puits, permettait d'y accéder.

Une maison de chanoine a été rasée au XIXe siècle pour construire la route de Marpiré.

La mairie, située dans un des angles du cloître, fut construite en 1913.





La collégiale Sainte-Madeleine de nuit.




Le cloître et son puits.




Château de l'Espinay (d'Espinay).





Le château de l'Espinay



Initialement surnommé « la Rivière », le château est reconstruit vers 1570, puis érigé en marquisat sous le nom d'Espinay en 1575.

Il se compose d’un corps de logis du XVIe siècle, accolé à un donjon en ruines du XIIIe siècle.

On y voyait autrefois une chapelle, une fuie, des douves, un pont-levis, et deux fontaines dans le jardin.

Le château avait un droit de haute justice.

Propriété successive des familles d'Espinay (en Acigné), Schomberg, ducs d'Halluin (en 1609), ducs de la Trémoille baron de Vitré (en 1633), Galpin et Boucher, marchands à Paris (en 1715), le Prestre de Lézonnet, baron de Châteaugiron (en 1719), Le Prieur (26 pluviôse an III).

Le château est classé monument historique par arrêté du 24 juillet 1946.

Le parc était un magnifique jardin à la française, composé de quatre plans d'eau qui ont été transformés en étangs ; c’est un site classé par arrêté du 7 septembre 1943.


Le menhir de la Haute-Pierre



Article détaillé : Menhir de la Haute-Pierre.



Situé près du Feu Lambert, c'est un menhir de quartzite de quatre mètres de haut.
Il a été inscrit monument historique par arrêté du 28 mai 1980.



Autres monuments et sites


Chapelle Saint-Job.


Construite en 1512 sur la route menant au château, encore surnommée autrefois Saint-Jacob, cette chapelle se trouvait autrefois face à une autre chapelle appelée Saint-Abraham, aujourd’hui en ruine, et étaient séparées par un vallon.

Étang de la Cantache, en 1995, le barrage de Villaumur sur la Cantache, situé à cheval sur les communes de Champeaux, Pocé-les-Bois et Montreuil-sous-Pérouse, d’une capacité de 7 millions de m3, fut inauguré.

Il fait partie d'un ensemble de barrages avec celui de la Valière et de la Haute-Vilaine, qui ont trois fonctions principales :
le stockage d’eaux brutes en vue de les rendre potables ;

la protection de la vallée de la Vilaine contre les crues (notamment le quartier du Rachapt, à Vitré, la ville de Châteaubourg, le port de Messac et surtout la ville de Redon) ;

le soutien des débits d’étiage pour assurer la qualité des eaux de la Vilaine.




Personnages illustres

Famille d'Espinay



Ecclésiastiques

André d'Espinay
Charles d'Espinay
Jacques d'Espinay
Jean d'Espinay
Jean d'Espinay, le jeune
Robert d'Espinay



Autres

Guy d'Espinay
Jean d'Espinay



Proverbe et légendes locales


Proverbe local, lié à la Seconde Guerre mondiale, les Allemands demandaient à la population de Champeaux des chevaux, ils leur répondirent:

A champiao, y'a pas de chevao, y'a que des ânes et des bourricaos




Légendes sur les chapelles Saint-Job et Saint-Abraham


La première des légendes, raconte que le seigneur local, sire Guy II D'Espinay, poursuivi par des ennemis et acculé devant la vallée encaissée qui le séparait de son château, il aurait imploré saint Jacob et saint Abraham, d'aider son cheval à traverser.

Le cheval enjamba la vallée d'un seul bond.

Guy D'Espinay, ayant eu la vie sauve, leur construisit deux chapelles, une de chaque côté de la vallée.

La seconde légende raconte que lors de la construction des deux chapelles, les maçons n'ayant peu d'outils, se les échangeaient en les lançant en dessus de la vallée.

Mais malheureusement, à la longue de se les lancer de rive en rive, les outils tombèrent à l'eau.

Le maçon construisant la chapelle Saint-Abraham, ne put donc terminer son ouvrage.
Elle resta inachevée.



Légende sur la collégiale


Une légende raconte aussi qu'un tunnel aurait été construit entre le château et la sacristie de la collégiale, il permettait aux châtelains de venir à la messe, à l'abri de tout danger.


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Le château des rochers -Sévigné

Message  Romy50300 le Jeu 22 Sep 2016 - 10:34

département de ille et vilaine


le château des rochers - Sévigné


Le château des Rochers-Sévigné, ancienne résidence bretonne de Madame de Sévigné, est un manoir gothique du XVe siècle situé à proximité de Vitré en Ille-et-Vilaine.


Après des inscriptions partielles en 1942 et 1944, le château fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 20 mars 1995.


Localisation






L'arrière du manoir.




Le petit château a été édifié sur une colline rocheuse — d'où il tire son nom — par les ancêtres d'Henri de Sévigné, aristocrate breton, qui épousa en 1644 Marie de Rabutin-Chantal.


La demeure est bâtie selon un plan en L et possède deux tours.

On y trouve également une chapelle octogonale, construite par Mme de Sévigné en 1671 pour son oncle l'abbé de Coulanges, nommé le Bien-Bon, des écuries et des communs ajoutés au XVIIIe siècle.


Au fond du jardin, un mur en forme d'arc de cercle provoque un écho lorsqu'on se place sur une dalle.
Mme de Sévigné s'en servait pour faire des lectures à sa fille.

Le jardin à la française a été créé en 1689 et restauré en 1982.

L'ensemble est bordé d'un parc boisé dont les allées ont toutes été baptisées par Mme de Sévigné, qui séjourna à plusieurs reprises au château des Rochers après la mort de son mari.

C'est dans cette demeure qu'elle écrivit nombre de ses fameuses lettres adressées à sa fille, Françoise de Sévigné, comtesse de Grignan.

La propriété appartient encore aux lointains descendants des Sévigné.

On peut visiter la chapelle et une partie du manoir, où se trouvent des portraits de la famille et quelques objets ayant appartenu à la Marquisen.

Un golf, un restaurant et des salles de réception ont été aménagés sur la propriété.






Intérieur de la chapelle






Le mur en forme d'arc de cercle provoque un écho lorsqu'on se place sur une dalle






Jardins à la française du château des Rochers Sévigné



Notes et références

Notes

↑ Ce titre est un abus de langage, Henri de Sévigné n'ayant jamais été que baron.


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Paimpont

Message  Romy50300 le Sam 24 Sep 2016 - 18:35

département de ille et vilaine



l'abbaye de Paimpont







Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Rennes
Canton Montfort-sur-Meu
Intercommunalité Communauté de communes de Brocéliande
Maire
Mandat Alain Lefeuvre
2014-2020
Code postal 35380
Code commune 35211
Démographie
Gentilé Paimpontais
Population
municipale 1 637 hab. (2013)
Densité 15 hab./km2




Paimpont (Pempont en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.

La commune est principalement couverte par la forêt du même nom (communément assimilée à la forêt de Brocéliande), ses habitants se répartissant encore aujourd'hui entre quelques vastes et antiques clairières à vocation agricole et le bourg situé en son centre, mais qui n'a connu qu'un développement tardif et toujours limité.

Le bourg s'est peu développé — quelques commerces, une abbaye du xiiie siècle —, cerné par la forêt classée.



Géographie


Située tout à l'ouest du département d'Ille-et-Vilaine, elle est contiguë sur la moitié de sa périphérie avec les départements des Côtes-d'Armor et du Morbihan.

Dans celui-ci, la commune de Guer est surtout couverte par les landes qui prolongent au sud les feuillus de la forêt de Paimpont proprement dite.

La rivière de l'Aff sert de limite communale et délimite également le camp de Coëtquidan, terrain d'entraînement réservé aux militaires et élèves des trois écoles militaires qui se sont implantées à Guer à la fin de la guerre de 1939-1945.

Avec plus de onze mille hectares, c'est la plus grande commune du département.

Atteignant 17 km, son axe ouest-est est plus grand que l'axe nord-sud.

Vers le bourg convergent plusieurs routes départementales, l'accès principal à cette commune se situant au sud-est par la sortie de la quatre-voies N 24 au niveau de Plélan-le-Grand.

Le nombre d'habitants a été globalement constant ou en légère augmentation depuis le xviie siècle jusqu'en 1850 (environ 3 500 personnes vivent alors à Paimpont).

À partir de cette date, si le bourg a gagné régulièrement quelques habitants, les villages se sont dépeuplés lentement, mais constamment.

À la fin du xxe siècle, les habitants ne sont guère plus de quinze cents dont trois cents pour le bourg.



Forêt de Paimpont


Article détaillé : Forêt de Paimpont.



Étangs et hydrographie


Le bourg de Paimpont épouse le contour oriental d'un vaste (50 ha) étang appelé étang de Paimpont ou étang de l'Abbaye, sur la rive duquel s'est installée et développée l'abbaye de Paimpont.

La pêche et des activités nautiques (planche à voile, pédalos, canoë) y sont pratiquées. Il est la propriété du conseil général d'Ille-et-Vilaine.

Le ruisseau principal - l'Aff - ne prend pas sa source dans l'étang de Paimpont, dont l'eau ne fait que rejoindre celle de plusieurs ruisseaux en amont alimentés presque toute l'année par les pluies apportées par les vents de sud-ouest et de l'ouest, la végétation libérant progressivement l'excès d'humidité des jours de fortes précipitations.

Longé dans ses multiples méandres par un sentier de grande randonnée, l'Aff grossit très progressivement depuis une origine incertaine mais située aux approches de la commune de Campénéac au sud-ouest de la forêt.

Après avoir transité par le village des Forges où il a longtemps fourni son énergie, énergie qui reconstituée assurait ensuite le fonctionnement d'un grand nombre de moulins tout au long de son cours, il rejoint l'Oust quelques kilomètres avant de se joindre à la Vilaine à Redon.

Également en position centrale et de taille comparable, l'autre grand étang avec 75 ha est l'étang du Pas-du-Houx, bordé de châteaux du xixe siècle (châteaux privés de Brocéliande et du Pas-du-Houx).

Sa faible profondeur jointe aux variations climatiques lui donne une surface assez variable.

Les étangs de l'Abbaye et du Pas-du-Houx sont des exemples d'étang dystrophe d'Ille-et-Vilaine

Les eaux de ces étangs rejoignent celles d'étangs plus petits ; ensemble elles actionnaient autrefois les machines des forges, en dehors de la saison chaude :




Cascade du déversoir de l'étang de Beauvais à son plus haut niveau (avril).
étang du Chatenay, situé au village de Beauvais, à l'ouest.


D'environ quatre hectares et alimenté lui-même par l'étang de Beauvais ou étang d'En-haut, ce sont les premiers étangs à alimenter l'Aff alors encore à proximité de sa source.

Près de la digue et de l'ancien moulin se dresse sur des piliers de béton le restaurant panoramique, avancée de la Station biologique (Université de Rennes ).

Le moulin, propriété de l'Université de Rennes  fut restauré en 1973 par l'association des Amis du Moulin du Chatenay.

étang de la Fenderie, au milieu de la forêt, alimenté lui-même par l'étang d'En-haut.

Une scierie a existé longtemps dans des bâtiments adossés à la digue de l'étang avant de fermer définitivement vers 1995.

Elle avait pris la suite de l'atelier de fenderie, annexe des forges situées un peu plus au sud.

Le site est maintenant reconverti en gîte rural.

étang des Forges, au village du même nom, au sud, alimenté par l'étang du Perray, contigu mais sis en Plélan-le-Grand.

Les deux communes se partagent la propriété de l'étang.

étang Bleu, au nord du bourg où son eau rejoint celle de l' étang de l'Abbaye décrit ci-dessus.

À l'opposé de l' étang du Pas-du-Houx qui est dans le même secteur, il est très profond (15 à 50 mètres) puisqu'il résulte de l'abandon à l'eau de la minière principale de la forêt au début du xxe siècle.

« Puis cette vaste fosse de plus d'un hectare remplie à plein bord en hiver d'où reflète une eau claire, qui semblerait, peut-on dire, coloriée d'un bleu presqu'azuréen. » .

Contrairement aux autres étangs, l'accumulation de l'eau ne provient pas pour l'essentiel du ruissellement des pluies, ce qui lui confère une limpidité sans comparaison.

Cette eau n'a jamais été utilisée avant la seconde moitié du xxe siècle , quand une station de pompage a été construite pour exploiter cette réserve d'eau d'excellente qualité (riche en fer cependant) et à peu près constante.

La forêt comporte d'autres étangs, plus petits encore (le Miroir aux Fées dans le Val-sans-Retour, exemple d'étang oligotrophe) ou situés dans les communes voisines, le plus vaste et parmi les plus beaux de la forêt étant celui qui est à l'abri des regards à l'arrière du château de Comper en Concoret, plan d'eau de 37 ha (entrée payante).

Certains participaient à leur mesure à l'alimentation de l'étang des Forges, dernière retenue avant l'usine à fer.

Le secteur comprend trois des vingt-deux sites de tourbières du département : la tourbière de queue d'étang de l'étang du Pas-du-Houx d'intérêt national ; la tourbière de Vaubossard-Lambrun et la tourbière de queue d'étang de l'étang de l'Abbaye d'intérêt régional.

Préservée autant que possible de la pollution d'origine agricole ou urbaine, l'eau du massif est convoitée.

Dès 1963, une station de pompage est construite à l'étang Bleu pour alimenter treize communes.

Une usine d'embouteillage a été implantée à proximité du bourg vers 2002.

Peu de temps auparavant, un projet de barrage de l'Aff presqu'au cœur du massif a soulevé l'indignation des habitants et des innombrables amoureux de ce pays.

Certains craignent que les besoins en eau de Rennes et de sa région amènent le renouvellement de tels projets.



Flore


Du point de vue de la richesse de la flore, Paimpont est à la neuvième place des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 606 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (118 familles).

On atteint ainsi des nombres records pour le département avec 219 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207!) ; 94 taxons protégés et 171 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237).

Outre son étendue et la faible place de l'agriculture, la présence de petites tourbières contribue à cette importance.

À titre de comparaison, les quatre dernières valeurs sont pour Plélan-le-Grand sa voisine, respectivement, 521 ; 21 ; 12 ; 116.


Histoire


Portail de l'abbatiale de Paimpont, datant du xiiie siècle.


Le monastère fondé au viie siècle par Judicaël est devenu abbaye Notre-Dame de Paimpont au xiiie.

Longtemps le bourg ne fut constitué que de l'abbaye avec ses bâtiments associés tels que l'hôtellerie pour l'accueil des pèlerins, du cimetière et de quelques habitations.

Ce n'est qu'au cours du xixe siècle, bien après la vente de l'abbaye comme bien national en 1790, que le bourg commença à prendre la physionomie qu'on lui connaît aujourd'hui.


Paimpont sous l'ancien régime



Les arrières de l'abbaye au bord de l'étang.


Paimpont était une des paroisses de l'évêché de Saint-Malo.


L'évêque avait d'ailleurs à sa disposition une résidence d'été dans la paroisse de Saint-Malo-de-Beignon située au sud de Paimpont.

La paroisse avait comme succursale la paroisse de Saint-Péran au nord-est.

On trouve par exemple certains registres des actes de naissance, mariage ou décès de Saint-Péran incorporés à ceux de Paimpont.

Les principaux villages possédaient leur chapelle et mêmes certains leur école au xixe siècle, évitant ainsi de longs déplacements vers une abbatiale qui n'aurait peut-être pas pu tous les accueillir.

À Beauvais, la chapelle Saint-Mathurin se dresse toujours à mi-pente, au carrefour de la voie en direction du château de Trécesson et celle allant vers le Val-sans-Retour, près d'une fontaine-lavoir qui laisse son eau approvisionner l'Aff naissant non loin de là.

Au village de Coganne, la chapelle Saint-Jacques-le-Mineur a été préservée et appartient maintenant au domaine public.

Telhouët possédait également une chapelle ainsi que le village des Forges, celle-ci étant dédiée à saint-Éloi le patron des forgerons.

La paroisse de Paimpont relevait également de l'archidiaconé de Porhoët et du doyenné de Beignon.

Plusieurs juridictions seigneuriales se partageaient en principe l'essentiel du territoire de la paroisse de Paimpont.

Mais on sait que ces juridictions dites inférieures - surtout les plus petites - avaient partout une activité très variable dans le temps et de l'une à l'autre selon le caractère ou intérêt de leurs possesseurs et le zèle des sénéchaux, procureurs fiscaux et autres officiers de juridiction.

Peu d'archives nous sont parvenues.

La juridiction royale immédiatement supérieure était la sénéchaussée de Ploërmel, c'est elle qui assurait le respect minimal du droit en cas de défaillance des juridictions ou par sa compétence propre.

Pour ce qui concernait l'administration de l'Intendance de Bretagne au xviiie siècle, Paimpont faisait partie de la subdélégation de Plélan.

Certainement soucieux au nom du roi de la prospérité du secteur, l'intendant n'ignorait pas l'importance des forges et pas moins celle de la considérable activité exercée dans le village du Cannée entre lesdites forges et le bourg : le blanchiment de fil et de toiles.

Dans des prés ou parcelles de petite taille entourées de haies, appelés parcs, étaient exposées à la lumière et au soleil de grandes pièces de toile.

Cette activité s'est éteinte au xixe siècle avec la concurrence des procédés chimiques.

Extrait des archives : « Le village du Cannée est tellement populeux qu'il serait difficile de commettre un vol semblable en plein jour sans être aperçu.»

Déposition Gentilhomme, 1837, tribunal correctionnel de Montfort.



xxe siècle





Maison de Gaulle


Comme en beaucoup d'endroits, seul fut possible un inventaire extrêmement sommaire des biens de l'église en raison de la forte hostilité des habitants.

Durant la Première Guerre mondiale, 585 Paimpontais sont mobilisés.

Au moins 157 en perdront la vie selon la liste gravée sur l'obélisque du monument aux morts inauguré en 1923 et dressé près de l'abbaye (place des Litières maintenant place du Roi-Saint-Judicaël).

À la suite de la débâcle de 1940, la mère du général de Gaulle se réfugia à Paimpont.

Menant une existence nécessairement discrète, elle entendit à la radio que son fils avait été condamné par le régime de Vichy.

A sa mort, quelques semaines plus tard, le 16 juillet 1940, une foule importante assista à ses obsèques bien que le faire-part de décès ait été censuré par les autorités et elle fut enterrée dans le cimetière du village.

On doit, devant cette ferveur, supposer que son fils était déjà porteur d'un grand espoir de libération.



Plaque commémorative sur la maison habitée par Mme Henri de Gaulle, mère du général de Gaulle



Le 21 août 1944, le général De Gaulle après s'être rendu à Rennes, quinze jours après la libération de la ville, viendra s'incliner sur sa tombe.


Entre 1946 et 1956, les derniers charbonniers - les trois frères Guégan - cessèrent successivement leur activité.

Pourtant, il fut un temps où environ quarante charbonniers faisaient vivre leur famille dans la forêt.

En 1978, les frères Guégan font une fouée de démonstration (cinq cordes de bois contre 20 à 25 ordinairement) pour faire connaître cette technique au public.

En juillet 1979, c'est aux Forges qu'eut lieu une reconstitution par les anciens employés de la société Edet qui avait cessé son activité en 1954.

En juillet 1967, a lieu l'inauguration de la Station biologique de Paimpont, principalement destinée à l'étude des primates.

Cette station biologique dépend de l'Université de Rennes  et accueille chaque année des étudiants venant de différentes formations.

Elle accueille également deux unités mixtes de recherche du Centre national de recherche scientifique (CNRS), l'UMR 6552 d'Éthologie animale et humaine (EthoS) et l'UMR 6553 Ecosystèmes, Biodiversité, Evolution (ECOBIO).

Le Syndicat des eaux et forêts de Paimpont assure la distribution dans treize communes de l'eau limpide de l'étang Bleu.

La rénovation principale de l'abbatiale portant en particulier sur la nef se terminent en 1970.

Mais en septembre 1974, des peintures murales sont découvertes sous les boiseries en cours de restauration.

Datant des xive-xve-xvie siècles, elles sont - en dépit de leur état - exceptionnelles au niveau de la Bretagne.

Le projet de centre régional d'initiation à l'écologie qui devait se réaliser au moulin rénové du Châtenay reste sans suite.

Événement symbolique le 23 août 1976 sous les chênes majestueux du bord de l'étang et en présence du public, la Confraternité philosophique des Druides intronise six druides dont deux femmes.

On se presse ensuite pour emporter un peu de gui, alors que l'incendie qui sévit encore au loin a dissuadé d'allumer le feu rituel.

Dans les années 1977-80, les Six Heures de Voile de Paimpont se déroulant sur l'étang est l'événement sportif local.



Création du camping municipal.



En 1978, ouvre la Résidence de Brocéliande, foyer pour personnes âgées, avec environ quarante studios.

Le bourg continue son urbanisation modérée.



Économie



Le minerai de fer et les ressources énergétiques constituées par la forêt et son hydrographie ont orienté l'évolution du territoire vers l'activité métallurgique.

Très ancienne, la production de fer et dérivés par les forges de Paimpont à partir de ce minerai s'est finalement éteinte vers la fin du xixe siècle.

En 2002, s'est implantée une usine d'embouteillage de l'eau du sous-sol de Paimpont.

Employant une quinzaine de personnes, en 2005 la Société des eaux de source de Paimpont (Groupe des Mousquetaires) a produit plus de 45 millions de bouteilles .

À partir de 2006, cette eau est commercialisée sous l'appellation Brocéliande.



Culture locale et patrimoine



Lieux et monuments



Mégalithes et autres sites



La Fontaine de Barenton, perdue dans la forêt à Folle-Pensée

Le Val sans Retour

Le Hotié de Viviane ou Tombeau des Druides ou Maison de Viviane, grand coffre funéraire (Néolithique), au Val sans Retour

Le Tombeau des Géants, au Val sans Retour

Le Tombeau de Merlin (Néolithique) et la Fontaine de Jouvence.



Arbres remarquables


La commune de Paimpont compte plusieurs arbres remarquables :



le hêtre de Ponthus

le chêne des Hindrés

le hêtre du voyageur

le hêtre de Roche Plate.




Lieux et monuments





Le tombeau de Merlin.




La fontaine de Jouvence.




Le cercle de cairns de la fontaine de Jouvence.




La fontaine de Barenton.




Le hêtre de Ponthus à Folle-Pensée.



Le passé métallurgique


La prospection archéologique a révélé un très grand nombre de sites ou emplacements de la forêt et de sa périphérie ayant connu une activité touchant l'exploitation du minerai de fer : points d'extraction du minerai, bas fourneaux tels que ceux découverts vers 1980 sur la rive de l'étang du Perray, ferriers, c'est-à-dire accumulation de scories et autres déchets ferreux, sans parler des emplacements plus récents des fouées des charbonniers dans la forêt ni des maisons des cloutiers si nombreux au xixe siècle.

Les plus anciens sites datent de Halstatt et/ou du début de la Tène ancienne (750 à 500 av. J.-C.).

Plusieurs sites de réduction de minerai, fouillés ces dernières années, sont à relier à la Tène moyenne.

On dispose aussi de plus rares indices gallo-romains et du haut Moyen Âge.

Les ferriers les plus importants en volume, atteignant parfois jusqu'à plus d'un millier de tonnes de déchets, sont datés entre la deuxième moitié du xiiie siècle et le début du xve siècle.

On y a découvert des types de fours de réduction de minerai appartenant à une lignée technique inédite.

Enfin, une première datation radiocarbone (C14) situerait le fonctionnement d'un premier haut-fourneau au niveau de l'étang du Pas du Houx dans le courant du xvie siècle, quelques dizaines d'années avant l'implantation des Forges.

En 2010, l'ensemble de ces sites était en cours d'étude dans le cadre de plusieurs thèses de doctorat et alimentait un Programme Collectif de Recherche intitulé Brécilien, étude interdisciplinaire d'une forêt mythique.





Fête du fer 2014 à Paimpont Forgerons


En complément de ces données archéologiques, de rares et brèves mentions dans les archives assurent furtivement le relai avec l'histoire des Forges créées au xviie siècle.

Elles mettent en avant, non pas les Forges célèbres sous l'ancien Régime, mais des forges dites "grossières" réparties à divers endroits de la forêt, ainsi que l'activité du village du Gué situé sur le territoire de Plélan et cœur de cette commune jusqu'au milieu du xixe siècle.

La fête du fer a lieu tous les deux ans (2014-2016-...) et met en avant les différentes pratiques de la forge.



Les cloutiers xviiie et xixe siècles


De nombreux ateliers de clouterie existèrent longtemps principalement dans les villages de Gaillarde, la Ville Danet et Telhouët.

« Ils fabriquaient les clous à ardoises, les clous à lattes, les clous à chevron, les clous à bois pour charpentes, les broches pour les "senans", instruments avec lesquels on faisait la filasse, les clous de girofles pour les talons de souliers, les caboches pour les fers des chevaux, les "maillettes" pour les sabots.

Entre cinq et douze ouvriers pouvaient travailler dans chaque forge : Au printemps on entendait les maillets dès 3 heures, 4 heures du matin.

À l'hiver, les cloutiers continuaient leur besogne jusqu'à 9 et 10 heures du soir.

Ils travaillaient aux pièces, et les plus actifs pouvaient faire jusqu'à 1 200 à 1 500 clous par jour. Ils se servaient d'enclumes que l'on appelait clouxière.

Les cloutiers confectionnaient leurs clous avec des baguettes de fer rachetées en bottes de 25 kg à Rennes et à Angers [depuis que l'usine des Forges avait fermé].


Les Forges de Paimpont




L'entrée des Forges


À l'instar de la légèreté de la Paimpolaise de Théodore Botrel contrastant avec la rudesse d'un métier que certains ont qualifié de bagnard, la pêche à la morue, la chanson Les filles des Forges peu paraître insolite à l'égard d'un site qui était entièrement façonné et marqué par l'industrie.

Installé en contrebas de la digue de l'étang, lui-même cerné par la forêt, le village ne semble jamais avoir eu d'autre perspective que la production.

Les bâtiments industriels situés à l'est et en partie sur la commune de Plélan ne sont accompagnés que de rares logements, ceux du maître des forges et des ouvriers spécialisés peu nombreux.

Tous les autres ouvriers et travailleurs de diverses spécialités (mineurs et autres manouvriers, bûcherons, charretiers, charbonniers, etc.) se retiraient dans leurs villages selon un rythme quotidien et en fonction de l'activité variable des hauts-fourneaux.

On peut apprécier ce site de la digue même, en évitant de pénétrer sur les terrains privés, les deux chapelles, le chenil des chiens de meute et d'autres bâtiments préservés forment un ensemble harmonieux.

Enfin, sur le bord de la route, l'ancienne cantine des ouvriers est devenu un restaurant apprécié.

Depuis l'achat d'une partie de la forêt de Paimpont en vue de la création de forges en 1653 par les familles de Farcy et d'Andigné jusqu'à la fin du xixe siècle (1884), ce site a absorbé l'essentiel de l'énergie humaine et naturelle de la commune de Paimpont et partiellement de Plélan en échange d'une production relativement intense.

Après l'eau, variable sur laquelle il était difficile d'agir, c'est sur la ressource en bois que la pression était la plus forte, les besoins en charbon de bois étant considérables.

Ainsi toute l'histoire du développement des forges se déroule en parallèle d'un conflit jamais complètement réglé entre les propriétaires de la forêt et des forges et les habitants de Paimpont, acceptant mal que l'accès à la forêt et les pratiques ancestrales leur soient interdites pour des impératifs de croissance de la forêt aussi obscurs qu'elle.

Un document du tribunal correctionnel de Montfort nous renseigne sur le prix du fer : « Le sieur Marchand [à Ploërmel] me dit qu'on lui vendait ce fer vingt cinq centimes le kilogramme [...] et que nous le vendons à peu près le double pris aux forges. »

(Déposition du directeur des Forges, le Sieur Nicolle, 1838).

Un autre nous donne un détail sur l'évolution de l'usine : « Le Sieur Herpe nous a aussi observé que l'année dernière [1836], on a démoli aux forges de Paimpont un moulin à farine pour le remplacer par un marteau à l'usage des forges. » (Procès verbal Cochet, 1838).

Au bord de la route allant des Forges au Pont du Secret, se trouve le bâtiment principal des forges d'en-bas qui étaient alimentées en eau par un petit canal.

Même si pour certains la forge était à plus de deux heures de marche, chacun avait parmi ses proches au moins une personne dont le revenu principal était lié plus ou moins directement à la production de fer, revenu de surcroît moins soumis aux aléas de la conjoncture et du climat.

Ce simple constat ne devait pas suffire à faire oublier à la multitude laborieuse, considérant la médiocrité des terres ingrates, l'intérêt et même la nécessité de tirer de la forêt si proche et si familière tout ce qu'il était possible, au mépris de toutes les défenses sentencieusement faites même devant le Parlement de Bretagne.

Ainsi, jusque dans les années 1950, des agriculteurs certes rares avaient entretenu la possibilité de faire paître quelques têtes de bétail en périphérie de la forêt.

« Quant aux prétendus vols de cordes de bois dans la forêt, on a fait le mal plus grand qu'il n'était et tout porte à croire que le peu qui a été soustrait ne l'a été que par les ouvriers de l'usine auxquels il est dû des fagots pour chauffage qui auraient pris soin d'y mêler chacun quelques pièces de gros bois.

La chose serait difficile autrement, la forêt étant surveillée par au moins vingt gardes-brigadiers et maréchaux des logis qui ne dorment guère. »

Lettre du juge de paix Joubaire le 8 février 1835 (même source).

En 2004, les forges de Paimpont sont classées monument historique et la restauration du bâtiment du laminoir a été commencée.



Personnalités liées à la communes


Xavier de Gaulle (1887-1955), ingénieur civil des Mines, percepteur, résistant, Consul Général de France en Suisse, frère aîné du général de Gaulle, est venu habiter dans la commune avec sa famille à la mobilisation.

Marthe Niel (1878-1928), aviatrice pionnière, née à Paimpont le 29 décembre 1878, où ses parents sont cultivateurs.

Elle s'y remarie en 1915 avec le constructeur d'avion Paul Koechlin.

La chanson traditionnelle locale Les filles des Forges a notamment été interprétée et popularisée par le groupe Tri Yann sur l'album Tri Yann an Naoned (1972).
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Re: Chateaux de la Bretagne

Message  Romy50300 le Dim 25 Sep 2016 - 9:19

Le château de Montauban-de-Bretagne a été édifié au XIIIe siècle.

Il n'en subsiste aujourd'hui que le donjon.

Le reste du château actuel a été construit au XVe siècle.

Il a été conquit en 1487 par Charles VIII.

Le château a été classé par arrêté du 6 mars 2003.

De cette imposante demeure du 15 è siècle , le chatelet d'entrée dont les deux tours coiffées en poivrière lui donnent une certaine majesté , un donjon en forme de fer à cheval , une tour du 15 è et une chapelle du 19 è.

Visite de la cour du château , salles des gardes , salle à manger , chambres avec meubles , armes et armures du moyen âge.

Intérieur et exterieur tous les jours du 14 juillet au 31 aout de 14h à 18 h.


A 6 km sur la route de Quedillac , la chapelle de Lannelou , gothique surmonté d'un campanile est la plus jolie de la région.

Médréac et les alignements de Lampouy.

Ce lieu dit domine de tous côtés la campagne environnantes.

On y trouve quatre alignements d'une trentaines de menhirs dominés par un grand menhir dit de la roche longue.

A côté tout seul , le menhir du Chénot donnant à l'ensemble une sensation bizarre de détachement par rapport au quotidien.

A voir aussi :

à Médréac , la croix des septs loups , calvaire de granit du 14 è siècle , ( route de landéan ).

Selon la légende , elle est due à un homme , qui poursuivit par 7 loups , réussit à en réchapper à cet endroit précis et en reconnaissance , fit édifier ce calvaire.










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Château de la Hunaudaye

Message  Romy50300 le Sam 29 Juil 2017 - 12:38

Château de la Hunaudaye




Type Château fort
Début construction 1220
Fin construction 1474
Propriétaire initial Olivier Tournemine
Destination initiale Forteresse
Propriétaire actuel conseil départemental
Protection Logo monument historique Classé MH (1922, 1930)
Site web http://www.la-hunaudaye.com/
Coordonnées 48° 28′ 22″ nord, 2° 20′ 20″ ouest
Pays Drapeau de la France
Anciennes provinces de France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Commune Plédéliac
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France) Château de la Hunaudaye
(Voir situation sur carte : Côtes-d'Armor)

Le château de la Hunaudaye est un château du xiiie siècle situé dans le territoire de la commune française de Plédéliac, dans les Côtes-d'Armor, en Bretagne.

Il est classé au titre des Monuments historiques depuis février 1922 et novembre 1930.


Architecture


Il s'agit d'un château fort de plan pentagonal irrégulier, à 5 tours reliées par des courtines continues, de type sans donjon, à défense verticale, avec entrée à pont-levis, et entouré de douves.

Adossé aux courtines ouest, un logis, ruiné, possédait une salle avec cheminée monumentale de 18 m de long ; il conserve les vestiges d'un escalier tournant à retours.

La chapelle occupe l'étage supérieur de la tour sud-est.

Les toitures, détruites lors de la Révolution, n'ont pas été restituées lors des restaurations successives du château.


Histoire du chateau


En 1220, Olivier Tournemine obtient du duc de Bretagne l'autorisation de construire le premier château fort de la Hunaudaye.

Olivier Tournemine est issu d'une famille noble du Cantal toujours subsistante.

Avec la construction du château de la Hunaudaye, la famille entame une ascension sociale qui la mènera dans les hautes sphères du pouvoir.

Elle demeurera propriétaire du château pendant trois siècles.

Le but poursuivi avec l'édification du château est alors de surveiller l'Arguenon, cours d'eau situé à deux kilomètres de là et marquant la frontière entre le Penthièvre (pays de Lamballe) et le Poudouvre (pays de Dinan) alors en conflit.

Le château est alors édifié dans une cuvette marécageuse qui était occupée depuis le ive siècle par un camp militaire gallo-romain.

Le château de la Hunaudaye tirerait son nom de la proximité du village actuel de Saint-Jean, lequel est beaucoup plus ancien que lui, et se nommait alors la « ville de la Hunaudaye ».

Au cours des premiers temps, le château de la Hunaudaye ne semble pas avoir connu d'assauts.

Ce n'est que durant la guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) qu'il est attaqué pour la première fois.

Cette guerre oppose deux grands seigneurs bretons qui se disputent la couronne ducale : d'un côté, l'armée de Jean de Montfort, bientôt soutenue par les Anglais, de l'autre, la famille de Penthièvre, alliée à la famille de Blois, et bientôt soutenue par les Français.

À cette époque, la Bretagne constitue encore un duché indépendant, et elle ne sera officiellement rattachée au Royaume de France qu'en 1532.

Le conflit entre les Montfort et les Penthièvre va se transformer en véritable guerre civile.

Les Tournemine prennent le parti des Penthièvre.

Leur château est alors attaqué par l'armée des Montfort et par les Anglais.

Il ne résiste pas à l'assaut et est détruit.

Les Tournemine paient un lourd tribut à cette guerre qui a ravagé toute la Bretagne.

La famille y a perdu non seulement son fief, mais aussi trois de ses hommes.

Pierre Tournemine, le cadet, est le seul à survivre à son père et à ses deux frères.

C'est lui qui entame la reconstruction, à partir de 1367.

Les travaux sont confiés à l'architecte de la Hersadaye et ne seront terminés qu'un peu plus d'un siècle plus tard, en 1474, après le décès de Gilles Tournemine.

Un plan architectural d'ensemble est conçu, il tient compte des innovations militaires et donne au château sa forme actuelle : à la petite tour ouest et à la tour sud-est sont ajoutées trois nouvelles tours (sud-ouest, nord-ouest, nord) de taille similaire, ainsi que de nouvelles courtines.

Les bâtiments d'habitation formaient trois ailes encore repérables aujourd'hui.

Le château aurait possédé une chapelle privée desservie par un chapelain sans que les sources les signalant paraissent véritablement authentiques.

La reconstruction est longue, mais les travaux successifs respectent le plan prévu.

Cette reconstruction est rendue possible dans une Bretagne florissante aux xve siècle et xvie siècle.

Le domaine de la Hunaudaye est érigé en baronnie en 1487 en faveur de François Tournemine, chevalier, seigneur de la Hunaudaye, lieutenant général pour le duc.

Dans le duché, les Tournemine prennent de l'importance.

La famille fait désormais partie de l'entourage du duc.

Missions politiques, militaires ou diplomatiques se succèdent pour les hommes de la famille.

Les épouses sont nommées dames de compagnie des différentes duchesses.

Les terres dépendant du château s'étendent sur plus de 80 paroisses.

Le château est épargné par les troubles de la Ligue (1592-1598), les camps opposés ayant convenu d'une neutralité du château.

À la fin xvie siècle, cependant, la famille Tournemine s'éteint dans une postérité sans garçon.

Les différents propriétaires de la Hunaudaye se succèdent au gré des héritages.

Ces familles poursuivent un temps l'aménagement du château ; les modifications apportées sont surtout faites dans un souci de confort et de décoration.

Le nouvel escalier d'apparat est ainsi attribué à Sébastien de Rosmadec.

Le château est ensuite peu à peu délaissé, si bien que l'escalier construit par Rosmadec constituera la seule véritable modification apportée entre la fin du xvie siècle et la Révolution française.

En 1783, le château est vendu au marquis de Talhouët, futur maire de Rennes.

Lors de la Révolution, le château est de nouveau détruit en 1793.

Cette année-là, en effet, les Chouans parcourent le pays.

Remontant vers le Nord, ils viennent de passer la Loire et se dirigent vers la Bretagne.

L'administration du district de Lamballe craint que la Hunaudaye ne leur serve de lieu de repli et en décide le démantèlement.

Finalement, un groupe de révolutionnaires de Lamballe intervient plus ou moins légitimement et incendie le château.

Le mobilier, les archives, les toitures et les planchers de bois disparaissent.

Le pont-levis et les courtines sont abattus.

Commence alors une longue période qui va s'étendre jusqu'au début du xxe siècle, durant laquelle le château est exploité comme carrière de pierres.

Il est classé au titre des Monuments Historiques en 1922 ; les parcelles l'entourant en 1930.

En 1930, l'effondrement de la courtine nord et de la tour de la glacière pousse l'État à racheter le monument afin de mener à bien les travaux de conservation.

Les premiers se font dans l'urgence dès 1932, après l'effondrement de la tour de la chapelle.

Les maçonneries écroulées sont remontées et l'ensemble des murs est traité par des coulées de ciment.

La cour est déblayée et la tour noire consolidée.

Après la guerre, les travaux se poursuivent avec l'étaiement de la tour militaire en 1949, puis entre 1955 et 1962, la consolidation des maçonneries des cinq tours.

Alors que les consolidations se poursuivent sans le caractère d'urgence qu'elles revêtaient lors des précédentes décennies, l'État entame à partir de 1968 la mise en sécurité du site, à la suite de la chute accidentelle d'un visiteur.

C'est aussi dans ces années que les douves sont déblayées.

La tour de la chapelle est protégée d'une couverture en ciment armé.

Depuis 1977, le château est géré, entretenu et mis en valeur par l'association du château de la Hunaudaye.

La propriété du château passe de l'État (ministère de la Culture) au Conseil général des Côtes-d'Armor le 1er février 2008.

Quelques aménagements sont alors effectués pour permettre l'ouverture du site au public, comme des sanitaires, ou trois salles dans la tour noire.

Le pont-levis est reconstitué, sans son mécanisme.

Actualités

Le château a bénéficié d'une campagne de restauration et d'aménagement entre 2005 et 2008.

Visites

Depuis la réouverture, on peut donc découvrir le château à travers des visites guidées, notamment avec des tablettes équipées d'une application de réalité augmentée, des expositions, des conférences et spectacles.

Un service pédagogique est aussi à la disposition des enseignants pour préparer leurs visites scolaires.

On pourra peut-être également croiser le « soufflou », surnom donné au fantôme de la Hunaudaye par les gens des environs.















Œuvres de fiction


Dans son roman Le Gerfaut des brumes, Juliette Benzoni met en scène Gilles de Tournemine, héritier fictif des propriétaires du château.






Le Gerfaut (série télévisée)







Pour les articles homonymes, voir Le Gerfaut (homonymie).
Le Gerfaut

Données clés
Titre original
Le Gerfaut
Genre
Feuilleton historique
Création
Marion Sarraut
Production
Catherine Jurquet
Pays d'origine
 France
Chaîne d'origine
TF1
Nb. de saisons
1
Nb. d'épisodes
30
Durée
30 x 26 min. (diffusion TV)
15 x 52 min. (édition DVD)
Diff. originale
8 juillet 1987 – inconnu


Le Gerfaut est un feuilleton télévisé français en trente épisodes de 26 minutes, réalisé par Marion Sarraut d'après l'œuvre de Juliette Benzoni, Le Gerfaut des brumes, et diffusé à partir du 8 juillet 1987 sur TF1.



Synopsis


Bretagne, 1779. Gilles Goëlo est un beau jeune homme en conflit avec sa mère; elle l'appelle " le bâtard", lui cache l'identité de son père et le destine à être curé de campagne. mais Gilles veut découvrir le monde et… les femmes. Il vient justement de sauver de la noyade la charmante Judith de Saint-Mélaine et en tombe amoureux. Toujours désireux d'embarquer pour les Amériques, Gilles va voir l'abbé de Thalhouët, son parrain, qui lui apprend le secret de sa naissance…



Distribution


Acteurs principaux


Laurent Le Doyen : Gilles Goëlo, chevalier de Tournemine
Marianne Anska : Judith de Saint-Mélaine
Jean-François Poron : L'abbé de Talhouët
Blanche Raynal : Marie-Jeanne Goëlo
Pierre Marzin : Tudal de Saint-Mélaine
Frédéric Witta : Morvan de Saint-Mélaine
Patrice Alexsandre : Axel de Fersen
Marion Peterson : Anne de Balbi
Christian Rauth : le vicomte de Noailles
Benoît Allemane : George Washington
Hervé Bellon : le Cardinal de Rohan
Philippe Clay : le Baron von Winkleried
Jean-Pierre Delamour : Pongo
Bernard Dhéran : Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
Isabelle Guiard: Marie-Antoinette et Olivia
Odette Laure : Mademoiselle Marjon
Georges Montillier : le Comte de Cagliostro
Vincent Solignac : Louis XVI
Michel Such : Monsieur
France Zobda : Sitapanoki
Jacques Brucher : le Duc de Chartres
Florence Jaugey : Aglaë d'Hunolstein
Yves Pignot : le Comte de Rochambeau
Christian Sterne : le Comte de la Motte-Valois
Claudine Ancelot : Jeanne de la Motte-Valois
Yvon Cousquer : Réteaux de Villette
Philippe Brizard : le joaillier Bassange
David Gabison : le joaillier Boehmer
Bernard Waver : Jean-Charles-Pierre Lenoir
Frank Poumeyreau : le Baron de Breteuil


Acteurs secondaires

Dora Doll : Rozenn
Muriel Ramos : Thérèse de Willermaulaz
Marc Dumetier : le comédien Préville
Stéphane Fey : Thomas Jefferson
Gérard Chambre : l'Amiral John Paul Jones
Tony Librizzi : le Prince de Caramanico
Philippe Bellay : le Comte de Châteaugiron
Gérard Sergue : Calvacanti
Alain Libolt : Job Kernoa
Dominique Andrieux : La sœur tourière
Annie Savarin : Mademoiselle Colson
Philippe Nahon : Le braconnier Guégan
Sophie de La Rochefoucauld : Manon
Laurence Vincendon : Madame Campan
Van Doude: Pierre de Tournemine
Michel Tugot-Doris : le Suisse Anatole
Jean Haas : Joël Gauthier
Hugues Profy : Pierre Gauthier
Marie-Noëlle Chevallier : Anna Gauthier
Virginie Demians : Madalen Gauthier
Yves Arcanel le marquis de Talhouët
Sylvain Lemarié : le médecin Corvisart
Fernand Guiot : Maître Maublanc
Jean-Claude Jay : le régisseur Simon Legros
René Lefèvre-Bel : le sous-principal
Éric Chabot : Jean-Pierre Querelle
Charlie Nelson : Le Nantais
Alain Flick : Moadan
Gwen Lebret : Ferronnet
Claude Carliez : l'écuyer Jérôme Briant
Stéphane Gildas : l'aubergiste Briant
Paul Rieger : l'aubergiste de Ploërmel
Jean-Pierre Vaguer : l'hôtelier Nicolas Carton
Angelo Bardi : Maître Hue
Marianne Moinot : la veuve Ratinois
Léa Gabriele : Fanchon

Fiche technique


Format original : 30 x 26 minutes
Format DVD : 15 x 52 minutes
Réalisation : Marion Sarraut
Production : Catherine Jurquet et Andrée Delfosse
Scénario : Juliette Benzoni et Jean Chatenet
Photographie : Francis Junek
Musique : Jean-Paul Guiot et David Mac Land
Montage : Jean-Claude Fourche
Décors : Bernard Thomassin, Pierre Soula
Costumes : Josette Verrier
Maîtres d'armes : Claude et Michel Carliez
Conseiller équestre  : André Couture


Voir aussi


Tournage dans l'Abbaye Saint-Magloire de Léhon : les plans du Collège Saint-Yves et d'Hennebont.


Articles connexes

Le Gerfaut des brumes
Juliette Benzoni
Marianne (série télévisée)
Guerre d'indépendance des États-Unis
Affaire du collier de la reine
Révolution française
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