Roses de l'amitié

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 Les personnages Célèbres

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Romy50300
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MessageSujet: Les personnages Célèbres   Jeu 19 Juil 2012 - 12:06

Tout les articles des personnes celèbres sont des copies d'articles de Wikipédia , réutilisé, copié ou modifié est sous CC-BY-SA 3.0,



Jean de la Fontaine



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Jean de la Fontaine


Ecrivain français né à Château-Thierry en 1621, mort à Paris en 1695, Jean de la Fontaine est issu de la moyenne bourgeoisie provinciale.

Sa mère, née Françoise Pidoux est veuve d’un négociant de Coulommiers.

De ce premier mariage est née une fille.

Elle se remarie avec Charles de La Fontaine maître des Eaux et Forêts et Capitaine des Chasses à Château-Thierry.

Jean de la Fontaine semble avoir été élevé par deux mères, la vraie, qui a trente-neuf ans à sa naissance, et une charmante demi-soeur de huit ans.

Il fréquente le collège de sa ville natale.

A partir de 1637, il suit vraisemblablement des études de droit à Paris.

Bien des années plus tard, il sera reçu au barreau et usera, dans un acte de 1649, du titre d’avocat, mais plaidera très peu.

En avril 1641, La Fontaine entre à l’Oratoire.

Mais, très vite, la régularité et l’austérité de la vie religieuse le rebutent.

Après son noviciat, qui aura duré dix-huit mois, il hésite à choisir une carrière, partageant une vie plus ou moins oisive entre Paris et Château-Thierry.

En 1647, il épouse une toute jeune fille, richement dotée.

Cinq ans plus tard, il acquiert une charge de maître des Eaux et Forêts, qu’il exerce sans enthousiasme.

Refusant les contraintes de la vie conjugale, La Fontaine se sépare de sa femme.

En 1654 il publie une traduction-adaptation de L’Eunuque de Térence : c’est l’échec complet.

Nous sommes en 1658, La Fontaine rencontre Nicolas Fouquet et lui présente le manuscrit d’Adonis.

Un an plus tard La Fontaine est pensionné par le surintendant des finances et maître de Vaux-le-Vicomte.

En échange il lui devra une « pension poétique » : sonnets, ballades et autres madrigaux.

Il entreprend le Songe de Vaux, flânerie poétique à travers les « merveilles » du château, qui reste à l’état de fragments car en 1661, Fouquet est arrêté et emprisonné.

La Fontaine, fidèle envers le ministre déchu, prend courageusement sa défense dans une Elégie aux nymphes de Vaux en 1661 et une Ode au roi 1663.

Le poète est exilé à Limoges, sans emploi et sans protecteur, c’est seulement en juillet 1664 qu’il parvient à entrer au service de la duchesse douairière d’Orléans, au palais du Luxembourg.

Il peut à nouveau exercer un talent aiguisé à Vaux, où il a expérimenté avec bonheur le mélange des styles et des genres.

De 1664 et 1667 La Fontaine publie vingt-sept contes et nouvelles en vers, puis, en 1668, sous le titre modeste de Fables choisies mises en vers par M. de La Fontaine, un premier ensemble de cent vingt-six fables divisé en six livres, précédé d’une Vie d’Ésope, d’une préface et d’une dédicace où l’auteur pose sans ambiguïté sa candidature à la fonction de précepteur du Dauphin.

En 1669 paraît Les Amours de Psyché et de Cupidon, puis Adonis.

En 1671, une nouvelle série de contes, nouvelles et huit fables inédites parmi lesquelles Le Coche et la Mouche et L’Huître et les Plaideurs.

En 1673, à la mort de la duchesse d’Orléans, La Fontaine est recueilli par Mme de La Sablière.

Il publie en 1677 une nouvelle édition des Fables en quatre volumes dont les deux derniers, parus en 1678 et en 1679, contiennent les livres VII à XI.

En 1674 ses Nouveaux Contes qui mettent en scène des gens d’Église, lui valent la colère du parti dévot qui les fait interdire à la vente.

Mais l’affaiblissement du clan colbertiste et l’amitié de Mme de Montespan et de Racine conjurent le danger.

Elu à l’Académie française en 1683, La Fontaine attendra plus de cinq mois pour y être reçu, Louis XIV ayant fait dépendre son approbation de l’élection préalable de son historiographe Boileau.

La mort de Mme de La Sablière le laissent sans ressources, il est recueilli par Mme d’Hervart, il regroupe et publie en 1693 les fables du livre XII qui s’achèvent par Le Juge arbitre, l’Hospitalier et le Solitaire.

Il tombe gravement malade, son confesseur, l’abbé Pouget lui arrache une abjuration publique de ses contes infâmes et lui fait déchirer sa dernière oeuvre à peine achevée.

Il meurt le 13 avril 1695, il est inhumé au cimetière des Saints-Innocents. Les restes de Jean de La Fontaine ont été exhumés le 6 juillet 1792, ils reposent au cimetière du Père Lachaise.

Consultez la fiche de Molière pour connaître toutes les péripéties de cette exhumation.



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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Jeu 19 Juil 2012 - 12:26

Charles de Gaulle


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Charles de Gaulle



Cet article n’a pas pour but de retracer toute la vie de ce grand homme mais d’en évoquer les principales étapes.

Charles de Gaulle naît est à Lille le 22 novembre 1890.

Sa famille du coté paternel est issue de la petite noblesse normande (d’épée) et bourguignonne (de robe) était parisienne depuis plus d’un siècle, du coté maternel, les Maillot étaient d’assez importants industriels (dentelles et tabac) du Nord.

Son père Henri de Gaulle, professeur de lettres et d’histoire, a eu une grande influence sur lui, il exprime des opinions favorables au capitaine Dreyfus et refusera de se laisser entraîner dans la campagne anti Dreyfus.

Les Jésuites et les Assomptionnistes donnent au jeune Charles une solide culture générale et humaniste.

Charles de Gaulle âgé de 18 ans entre à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1908), ou il a comme condisciple le future Maréchal Juin.

Il en sort 13e (1912) et choisit pour affectation le 33e régiment d’Arras, commandé le colonel Pétain.

En 1914 le lieutenant de Gaulle combat dans la Vè armée, il est blessé le 15 août à Dinant, évacué et hospitalisé, il ne peut rejoindre le front qu’en octobre.

Il est blessé une deuxième fois au combat de Mesnil-les-Hurlus le 10 mars 1915.

Après avoir été soigné, il rejoint le 33e régiment d’infanterie où il est commandant de compagnie puis adjoint au colonel.

Il reçoit une troisième blessure lors de la bataille de Verdun à Douaumont (1916), laissé pour mort, il reçoit une citation à titre posthume à l’ordre de l’armée.

Fait prisonnier, il est soigné à l’hôpital de Mayence puis enfermé dans la forteresse d’Ingolstadt en Bavière.

Après 5 tentatives, il ne sera libéré qu’à l’armistice du 11 novembre 1918.

Charles de Gaulle part en tant que volontaire en Pologne (1919) où il participe à la formation et aux engagements de la nouvelle armée qui lutte contre l’Armée rouge.

Il épouse Yvonne Vendroux le 7 avril 1921 à Calais.

Son fils Philippe naît le 28 décembre.

Il est chargé de cours à l’École de Saint-Cyr, le 15 mai 1922, naît sa fille Elisabeth.

Dès 1924 il publie son premier ouvrage « La Discorde chez l’ennemi », détaché à l’état-major du maréchal Pétain en 1925, il est affecté en 1927 à Trèves comme chef de bataillon au 19è Chasseurs.

En 1932, il publie « Le Fil de l’épée » qui rappelle l’importance de la formation des chefs, il y aborde l’importance d’avoir un corps de blindés, puis en 1934 « Vers l’Armée de métier », il préconise la création d’une armée professionnelle aux côtés de la conscription.

Colonel, il est nommé à la tête du 507e régiment de chars de combat à Metz en 1937.


Charles de Gaulle


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Ses célèbres bains de foule


Déclaration de guerre de la France et de l’Angleterre à l’Allemagne le 3 septembre 1939, le colonel de Gaulle est nommé commandant des chars de la Vè Armée.

Commandant de la 4e division cuirassée (mai 1940), la colonel de Gaulle s’illustre à Montcornet, à Laon, et arrête les Allemands à Abbeville.

Nommé général de brigade à titre temporaire il est appelé par Paul Reynaud, président du Conseil, en tant que sous-secrétaire d’État à la Défense nationale et à la Guerre.

Il a pour mission de coordonner l’action avec l’Angleterre pour la poursuite du combat outre-mer.

Le général de Gaulle quitte Paris déclarée ville ouverte le 10 juin 1940, pour Orléans, Briare et Tours, où a lieu la dernière réunion commune des gouvernements français et britannique.

A Bordeaux 16 juin 1940, de retour de mission en Angleterre, il apprend la démission du président du Conseil, son remplacement par le maréchal Pétain, la demande d’armistice.

Il ne démissionne pas et repart pour Londres avec son aide de camp, Geoffroy de Courcel.

Le 18 juin 1940, sur la radio anglaise BBC à 20 heures, le général de Gaulle lance un appel à la Résistance en direction des Français.

Il relance à nouveau cet appel le 22 juin.

Le gouvernement britannique reconnaît le Général comme le chef des Français libres le 28 juin.

Le Général passe en revue le 14 juillet les premiers contingents des Forces françaises libres qui défilent dans Londres.

Il est condamné à mort par contumace le 2 août 1940 par le tribunal de Clermont-Ferrand.

Il passe en revue les premières Forces françaises libres qui défilent dans Londres le 14 juillet 1940.

Le 2 août sa condamnation à mort par contumace est prononcée par un tribunal militaire de Vichy.

Le 7 août le gouvernement britannique reconnaît la France libre.

Le 22 août le Général accuse de trahison les chefs militaires français qui collaborent aux plans de l’ennemi.

Création de l’ordre de la Libération le 16 novembre.


Le 1er janvier 1942 Sur l’ordre du général, Jean Moulin est parachuté en France avec mission de réorganiser les mouvements de résistance de la zone sud.

Le 18 juin pour le deuxième anniversaire de la France libre, De Gaulle exalte l’unité des mouvements de résistance.

La France libre prend le nom de France combattante le 14 juillet. 30 mars constitution du Conseil national de la Résistance par Jean Moulin.

Le 3 juin constitution du Comité français de la Libération nationale, coprésidé par les généraux Giraud et de Gaulle.

Arrestation de Jean Moulin à Caluire le 21 juin.

Le général de Gaulle en rétablissant rapidement l’autorité d’un gouvernement national permit d’éviter la mise en place de l’AMGOT ( Allied Military Government for Occupied Territories), prévu par les Américains, qui aurait voulu faire de la France libérée un État administré et occupé par les vainqueurs.

Il débarque en Normandie sur la plage de Courseulles le 14 juin 1944, et insiste avec vigueur auprès du général Eisenhower, commandant en chef des armées alliées, pour que Paris soit libéré rapidement, alors que sa stratégie prévoyait d’aller directement vers le Nord et l’Est sans passer par la capitale.

La 2e DB du général Leclerc libère Paris le 25 août et celui-ci reçoit la reddition du gouverneur allemand de Paris, von Choltitz.

Le général de Gaulle se réinstalle au ministère de la Guerre, rue Saint-Dominique à Paris.

Puis il se rend à l’Hôtel de Ville où il prononce un discours dans lequel il insiste sur le rôle essentiel joué par les Français pour leur propre libération.

Le lendemain, 26 août, il descend triomphalement les Champs-Élysées



Charles de Gaulle


Allocution à l’Hôtel de Ville le 25 Août 1944


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Charles De Gaulle le 26 Août 1944


Pourquoi voulez-vous que nous dissimulions l’émotion qui nous étreint tous, hommes et femmes, qui sommes ici, chez nous, dans Paris debout pour se libérer et qui a su le faire de ses mains.

Non ! nous ne dissimulerons pas cette émotion profonde et sacrée Il y a la des minutes qui dépassent chacune de nos pauvres vies.

« Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré ! »

Libéré par lui même, libéré par son peuple avec le concours des armées de la France, avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

Eh bien ! puisque l’ennemi qui tenait Paris a capitulé dans nos mains, la France rentre à Paris, chez elle.

Elle y rentre sanglante, mais bien résolue.

Elle y rentre, éclairée par l’immense leçon, mais plus certaine que jamais de ses devoirs et de ses droits.

Je dis d’abord de ses devoirs, et je les résumerai tous en disant que, pour le moment, il s’agit de devoirs de guerre.

L’ennemi chancelle mais il n’est pas encore battu.

Il reste sur notre sol.

Il ne suffira même pas que nous l’ayons, avec le concours de nos chers et admirables alliés, chassé de chez nous pour que nous nous tenions pour satisfaits après ce qui s’est passé.

Nous voulons entrer sur son territoire, comme il se doit, en vainqueurs.

C’est pour cela que l’avant-garde française est entrée à Paris à coups de canon.

C’est pour cela que la grande armée française d’ltalie a débarqué dans le Midi et remonte rapidement la vallée du Rhône.

C’est pour cela que nos chères et braves forces de l’intérieur vont s’armer d’armes modernes.

C’est pour cette revanche, cette vengeance et cette justice que nous continuerons de nous battre jusqu’au dernier jour, jusqu’au jour de la victoire totale et complète.

Ce devoir de guerre, tous les hommes qui sont ici et tous ceux qui nous entendent en France savent qu’il exige l’unité nationale.

« Nous autres, qui aurons vécu les plus grandes heures de notre Histoire, nous n’avons pas à vouloir autre chose que de nous montrer, jusqu’à la fin, dignes de la France.

Vive la France ! »

Charles de Gaulle



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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Jeu 19 Juil 2012 - 12:35

Molière (Jean-Baptiste Poquelin)


De sa naissance à sa reconnaissance




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Molière


Né en 1622 à Paris, Molière de son vrai nom Jean-Baptiste Poquelin fils d’un tapissier du roi fit ses études dans un collège de Jésuites qui accueillait les fils de la noblesse et de la riche bourgeoisie.

Il se détourna de la carrière que son père lui destinait au profit de la création d’une troupe de comédiens : « L’Illustre Théâtre ».

Cette troupe fut constituée en juin 1643, elle se produisit dans deux salles.

Ce fut l’échec et la faillite, et le jeune Poquelin fut emprisonné pour dettes.

Libéré après quelques jours, il partit pour la province.

La troupe où il entre est signalée en Gascogne, en Bretagne, en Languedoc et enfin dans la région du Rhône.

En 1650, il fut choisi par ses compagnons pour être leur chef, il abandonne son patronyme au profit de Molière.

Cette troupe est souvent présentée comme une bande de miséreux, toujours sur les chemins, faisant presque l’aumône.

C’est totalement faux ! Bien au contraire ces gens restaient plusieurs mois dans la ville où ils se produisaient, ils y louaient une maison et plaçaient en rente des sommes importantes.

En octobre 1658, après plusieurs années passées en province, ils jouèrent pour la première fois devant Louis XIV, et obtinrent la jouissance de la salle du Petit-Bourbon.

En 1660, ils durent la quitter, Louis XIV mit alors à leur disposition la salle du Palais-Royal, construite par Richelieu et demeurée sans emploi depuis sa mort.

C’est là que Molière joua jusqu’à son dernier jour.

Cette salle appelée de nos jours la Comédie Française, a un autre nom qui en dit long : « La maison de Molière ».



Les ennuis commencent



Très vite, il se heurta aux Comédiens du roi.

Ceux-ci utilisèrent tous les moyens pour le perdre et firent jouer des pièces où il se voyait insulté de la façon la plus ignoble.

Il eut d’autres ennemis.

Les plus acharnés furent les dévots.

Un curé de Paris réclama contre lui, dans un libelle furieux, la peine du bûcher.

Les médecins ne prenaient pas ses moqueries à la légère.

Les marquis, à la cour, se déchaînaient contre lui. Il eut longtemps pour lui le soutient déclaré de Louis XIV.

Mais, quand il mourut, il y avait un an que cet appui lui manquait, toute la faveur royale allait alors à Lully.

Sa vie privée n’a pas été facile non plus.

Epousant une jeune comédienne de sa troupe, Armande Béjart qui était officiellement la sœur de son ancienne maîtresse Madeleine Béjart, mais, selon toute vraisemblance la fille de l’illustre actrice ; les ennemis de Molière osèrent prétendre que ce dernier était son père, et portèrent cette infâme accusation jusqu’au roi.

Et ce qui atteignit peut-être plus profondément Molière, c’est qu’Armande lui fut scandaleusement infidèle. Il en souffrit, puis il pardonna ; les deux époux reprirent la vie commune.


Sa mort



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Molière



Contrairement à la légende qui veut que Molière soit mort sur scène, il monta sur la scène du Palais-Royal au soir du 17 février 1673 et fut pris d’un malaise au cours de la 4ème représentation du Malade imaginaire.

Il mourut à l’âge de 51 ans chez lui dans la soirée.

Il fut inhumé de nuit, de façon quasi clandestine le 21 février 1673.

Le clergé de Saint Eustache, ayant refusé de lui donner une sépulture chrétienne en raison de l’excommunication de tous les comédiens, Armande Béjart son épouse alla trouver Louis XIV pour qu’il intervienne auprès de l’archevêque de Paris.

Suite à cette intervention, Mgr du Harlay prononça l’ordonnance suivante :

« Nous avons permis au sieur curé de Saint Eustache de donner la sépulture ecclésiastique au corps du défunt Molière dans le cimetière de la paroisse, à condition néanmoins que ce sera sans aucune pompe et avec deux prêtres seulement et hors des heures du jour et qu’il ne se fera aucun service solennel pour lui, ni dans la dite paroisse, ni ailleurs ».

Mais en réalité le cortège fut plus important que prévu, une grande foule de gens du peuple accompagnèrent le corps qui fut inhumé au cimetière Saint Joseph officiellement au pied de la croix.



Où repose réellement Molière ?


Le 21 février 1673 Molière est inhumé au cimetière Saint Joseph, sous la croix

22 ans plus tard Jean de la Fontaine aurait été inhumé au même endroit.

En 1732 il apparaît dans les textes que Molière n’aurait pas été enterré sous la croix, mais dans un endroit plus éloigné attenant à la maison du chapelain.

Le 6 juillet 1792, suite à la fermeture du cimetière on exhume des ossements situés près de la maison du chapelain en pensant que ce sont les restes de Molière.

Le 21 novembre 1792 on recherche les restes de La Fontaine au pied de la croix.

Les ossements de Molière et de La Fontaine furent recueillis dans deux bières en sapin déposées dans la crypte de la chapelle du cimetière.

Ces deux bières furent abandonnées pendant 7 ans.

En 1800 la chapelle est démolie, et les autorités donnent les deux bières à Alexandre Lenoir qui les remplace par deux sarcophages qu’il place dans son musée des monuments français où ils restèrent jusqu’à la suppression du musée.

Le 6 mars 1817 les sarcophages furent conduits à l’église Saint Germain des Prés où on célébra une messe pour Molière et La Fontaine et de là au cimetière du Père Lachaise où ils sont encore.


Tout semblerait limpide mais voilà :


Jean de la Fontaine n’a pas été inhumé sous la croix du cimetière Saint Joseph, mais sous la croix du cimetière des Innocents.

Tous les restes du cimetière des Innocents ont été placés dans les Catacombes.

Si Molière n’a pas été inhumé près de la maison du châtelain, mais bien sous la croix du cimetière Saint Joseph, tout laisse à penser que la sépulture actuelle de Molière pourrait renfermer les restes d’un inconnu, que celle de La Fontaine contiendrait ceux de Molière.

Et pourquoi pas aucun des deux.

Il faut voir dans ces sépultures que deux cénotaphes qui ne sont que des monuments érigés à la gloire de ces personnages sans en contenir réellement les corps.


Ses principales oeuvres


•L’étourdi ou les contretemps (1655)
•Le dépit amoureux (1656)
•La jalousie du barbouillé
•Le médecin volant
•Les précieuses ridicules (1659)
•Sganarelle ou le cocu imaginaire (1660)
•Dom Garcie de Navarre ou le prince jaloux (1661)
•L’école des maris (1661)
•Les fâcheux (1661)
•L’école, des femmes (1662)
•La critique de l’école des femmes (1663)
•L’impromptu de Versailles (1663)
•Remerciement au roi (1663)
•Le mariage forcé (1664)
•Les plaisirs de l’île, enchantée (1664)
•La pr1ncesse d’Elide (1664)
•Le tartuffe ou l.’ imposteur (1664-1669)
•Sonnet (à la motte de Vayer sur la mort de son fils) (1664)
•Don juan ou le festin de Pierre (1665)
•L’amour médecin (1665)
•Quatrains... (1665)
•Le misanthrope ou l’atrabilaire amoureux (1666)
•Le médecin malgré lui (1666)
•Melicerte (1666)
•Pastorale comique (1667)
•Le sicilien ou l’amour peintre (1667)
•Ballet des muses (1667)
•Amphitryon (1667)
•George Dandin ou le mari confondu (1668)
•L’avare (1668)
•Boutsrimés au roi, sur la conquête de la Franche-Comté (1668)
•La gloire du dôme du Val de Grâce (1669)
•Monsieur de Pourceaugnac (1670)
•Les amants magnifiques (1670)
•Le bourgeois gentilhomme (1670)
•Psyché (1671)
•Les fourberies de Scapin (1671)
•La comtesse d’Escarbagnas (1671)
•Les femmes savantes (1672)
•Le malade imaginaire (1673)



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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Jeu 19 Juil 2012 - 17:35

Victor Hugo


Naissance d’un génie



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Victor Hugo peint par Bonnat



Ecrivain français né à Besançon le 26 Février 1802, mort à Paris le 22 mai 1885.

Victor Hugo est le fils d’un militaire Léopold Hugo qui deviendra général d’Empire en 1809 et de Sophie Trébuchet femme distinguée et raffinée qui l’avait épousé sans amour.

Le petit Victor et ses deux frères, Abel et Eugène sont ballottés dans un couple qui se déchire, écartelés entre une mère qu’ils adorent, un père brutal, souvent absent.

Dans son oeuvre Victor Hugo fera tout pour gommer de sa mémoire ses scènes terribles entre son père et sa mère, et donnera une vision idyllique de son enfance, mais Abel, Eugène et Victor n’oublieront jamais.

Entre 1809 et 1812, Madame Hugo s’installe avec ses trois enfants aux Feuillantines.

Ils s’installent dans des dépendances du couvent de Feuillantines.

Au numéro 8 de la rue des Feuillantines dans le 5ème arrondissement de Paris, une plaque commémore ce séjour dont Victor gardera un souvenir enchanteur.

Dans les « Contemplations »,« les rayons et les ombres » il décrira cette vie heureuse dans ce grand jardin, entouré d’êtres aimés.

Cette période va être aussi pour lui la découverte des livres et de la lecture.

Sa mère, femme cultivée inculque à ses enfants l’ouverture intellectuelle, le goût des lettres.

Victor dira de cette période :« j’ai passé mon enfance à plat ventre sur les livres ! »

C’est dans ce petit paradis que Victor Hugo rencontre aussi Adèle Foucher, sa voisine.

Il a 8 ans, ils sont amoureux, ils se marieront en 1822 !



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Victor Hugo à 14 ans


Très tôt, le jeune Victor fait preuve de qualités exceptionnelles.

Il est inscrit à l’école de la rue Saint-Jacques, et dès le premier jour, la maîtresse s’aperçoit qu’il sait lire : il a appris tout seul, rien qu’en regardant les livres.

A 9 ans, sa mère pose des livres d’espagnol sur la table et dit à ses enfants : « il faut que vous sachiez l’espagnol dans trois mois »

En effet ils doivent rejoindre leur père promu gouverneur en Espagne. Arrivés en Espagne, les enfants lisent et parlent couramment l’espagnol.

De retour en France, Victor a 14 ans, il écrit dans son journal la phrase célèbre :« Je veux être Chateaubriand ou rien ».

Ses études au lycée Louis-le-Grand lui permettent de se faire connaître : en 1817, il est lauréat du Concours de poésie de l’Académie Française.

En 1819, il gagne le lys d’or de l’Académie de Jeux Floraux de Toulouse et est présenté à Chateaubriand qui dit être en présence d’un « enfant sublime »

Sa carrière littéraire ne fait que commencer !


Une jeunesse bouillonnante

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Victor Hugo par J. Alaux


En 1820 Victor Hugo reçoit une pension par Louis XVIII pour son « Ode sur la mort du Duc de Berry ».

Il écrit la première version de « Bug Jargal », puis en 1822, année de son mariage avec Adèle Foucher, un recueil de poésies « Odes et ballades » qui sera publié en 1826 ainsi que la seconde version de Bug Jargal.

En 1823 il publie un premier roman, noir et fantastique « Han d’Islande ».

Il écrit des vers par centaines, alexandrins ou octosyllabes lui viennent à tout moment, il écrit en marchant, il se réveille la nuit pour écrire !

En 1824 naît sa première fille, sa Léopoldine adorée qu’il appelle affectueusement« Didine ».

Il a 23 ans en 1825, quand il est fait chevalier de la Légion d’honneur.

En mai, il assiste avec Alfred de Vigny au sacre de Charles X. Il écrit une « Ode sur le sacre de Charles X » ce qui lui permet d’être reçu par le roi.

A l’époque, il est plutôt monarchiste.

1826 naissance d’un premier fils, Charles.

A la tête du mouvement Le Cénacle, il révolutionne le théâtre et crée en 1827 sa première pièce en vers : « Cromwell ».

Le 27 octobre 1828 naît le second fils du poète, François-Victor.


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Léopoldine Hugo par Charles Hugo


En 1829,il écrit les Orientales et son premier texte contre la peine de mort « Le dernier jour d’un condamné » puis Hernani qui marquera un des plus beaux scandales de l’époque.

On l’appellera d’ailleurs « la bataille d’Hernani » !

La représentation de cette pièce fut des plus mouvementée :le 25 février 1830 au Théâtre-Français, le Tout-Paris est là, mais la moitié de la salle (les Classiques) hurle , siffle, crie au scandale et au sacrilège, l’autre moitié (les Romantiques) applaudit, crie au génie, hurle de joie !

Victor Hugo se retrouve ainsi aux côtés de Théophile Gautier, Balzac, [Gérard de Nerval258].

Durant des semaines, le combat se poursuit, la pièce se révélera un triomphe.


Un écrivain de génie


Quand la Révolution de Juillet 1830 éclate, il ne regrette pas le régime déchu, et est plutôt favorable à Louis-Philippe, roi constitutionnel des Français.

1830 Naissance d’Adèle, seconde fille de Victor Hugo.


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Juliette Drouet


Dans les années qui suivent il écrit à un rythme effréné.

A son premier roman historique, « Notre-Dame de Paris » (1831) succèdent des pièces dramatiques, « Marion de Lorme » (1831)interdite par la censure en raison d’allusions déplaisantes sur la royauté, « le Roi s’amuse » (1832) interdite, « Marie Tudor » (1833) ; des recueils de poésie, « les Feuilles d’automne »(1831), Lucrèce Borgia (1834), un roman « Claude Gueux » (1834) « les Chants du Crépuscule » (1835), « les Voix intérieures » (1837), son chef d’oeuvre romantique, « Ruy Blas » (1838) et « les Rayons et les ombres » (1840).

Sa vie privée aussi est bouillonnante : en 1833 Victor Hugo devient l’amant de l’actrice Juliette Drouet qui joue dans Lucrèce Borgia et Marie Tudor.

Cette rencontre marque une étape importante dans la vie de Victor Hugo.

Artiste et modèle des sculpteurs, elle lui fait découvrir les plaisirs charnels.

C’est pour lui l’éblouissement qui n’aura de cesse qu’à sa mort. Juliette, qu’il appelle familièrement « Juju », sera en quelque sorte sa seconde épouse et ils vivront une idylle de cinquante ans.

Dans l’année 1839, il voyage en Suisse, en Alsace puis en Provence, et l’année suivante, dans la vallée du Rhin.

Il écrit « Le Rhin », « Lettres à un ami », relation de ce voyage effectué en 1840, où transparaît son idéal européen.

Le 7 janvier 1841,Victor Hugo est enfin admis à l’Académie Française. C’est la consécration qui arrive après plusieurs refus.

En 1843, c’est la première de sa pièce « les Burgraves » mais aussi le premier drame familial de sa vie : sa fille chérie Léopoldine, mariée à Charles Vacquerie se noie dans la Seine à Villequier, près du Havre.

C’est un choc terrible dont il ne se remettra jamais vraiment : le fantôme de Léopoldine « l’ange de sa jeunesse » le hantera jusqu’au tombeau.



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Victor Hugo par Lafosse


En 1845 il est nommé Pair de France par le roi et jouera un rôle politique jusqu’à l’exil.

Il commence l’écriture des « Misérables »

Victor Hugo, a toujours été pour la liberté et la démocratie, Après la révolution de 1848, il finit par se rallier à la cause de la République : « La République est une idée, la République est un principe, la République est un droit.

La République est l’incarnation même du progrès ».

Il soutien la candidature de Louis-Napoléon Bonaparte à la présidence de la République, mais s’oppose à lui lors du coup d’Etat de décembre 1851.

Comme il tente d’organiser la résistance, en janvier le poète est officiellement expulsé de France.


L’exil et le retour


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Victor Hugo et ses deux fils


Après un séjour à Bruxelles en 1851, Victor Hugo et toute sa famille s’installent alors dans l’île de Jersey en 1852, puis à Guernesey en 1855.

En retrait des affaires du monde, l’exil et la solitude permettent à son génie de donner toute sa mesure.

Là, il écrit, debout face à la mer, dans « cette solitude splendide ».

Il achève les Contemplations ,termine l’écriture du plus grand roman de la langue française : les Misérables, la « Légende des Siècles », « les travailleurs de la Mer », commence « l’homme qui rit », « les chansons des Rues et des Bois ».Toutes ces oeuvres seront publiées dans les années qui suivent.

En 1859 Napoléon III accorde une amnistie aux proscrits de 1851-52, mais Hugo la refuse : « quand la Liberté rentrera, je rentrerai » déclare-t-il !

Il quittera son île en 1861 après 19 ans d’exil, pour un voyage en Belgique.

En 1863, il achève la rédaction de son essai sur William Shakespeare.

Son épouse Adèle meurt le 27 août 1868.

Victor accompagnera son corps jusqu’à la frontière française afin qu’elle soit inhumée avec Léopoldine à Villequier.

Dès le 4 septembre et la défaite de Napoléon III à Sedan, Victor Hugo décide de rentrer en France. Il sera à Paris le 5 septembre 1870.


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Victor Hugo en 1873


Une seconde carrière politique s’ouvre à lui : il est élu député de Paris à l’Assemblée Nationale qui siège alors à Bordeaux le 8 février 1871.

Le 8 mars il démissionne en pleine séance après avoir pris la défense de Garibaldi.

Le 13 mars 1871, son fils Charles meurt frappé d’apoplexie laissant deux enfants Georges et Jeanne qui seront le réconfort de leur grand-père.

Victor Hugo n’a pas participé à la Commune de Paris (1871), mais a écrit en faveur de Louise Michel, la « Vierge rouge », l’héroïne qui fut déportée en Nouvelle-Calédonie et lance toute son énergie dans une nouvelle cause : l’amnistie des Communards.

En 1872, sa seconde fille Adèle qui a toujours été très perturbée, perd totalement la raison, et est internée à l’asile de Saint-Mandé.

Elle y finira ses jours en 1915, âgée de 85 ans.

Cette année 1872 est aussi celle de la mise en chantier d’un roman sur la Révolution :« Quatre-Vingt-Treize »qui sera publié en 1874 et de « l’Année Terrible ».


La légende



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Hugo et ses petits enfants



En 1873, son second fils François-Victor est atteint de pneumonie et meurt à son tour.

Victor Hugo a perdu trois de ses enfants de son vivant.

Élu sénateur le 30 janvier 1876, il trouve encore l’énergie de continuer la Légende des siècles jusqu’en 1883 [deuxième série], et de publier des poèmes : l’Année terrible (1876) et l’Art d’être grand-père (1877), la fin de Satan (1881).

Rien n’arrête l’illustre poète qui devient la voix de la conscience républicaine, défenseur des opprimés.

Pour son 80ème anniversaire en 1882, Jules Ferry lui offre un vase de Sèvres peint par Fragonard, et toute la journée le peuple défile devant sa maison du 130 de la rue d’Eylau où il habite (avenue Victor Hugo aujourd’hui).

De grandes fêtes populaires magnifient le « justicier de la cause des peuples ».

1883, mort de Juliette Drouet, celle qui lui resta attachée jusqu’à la mort, malgré les infidélités permanentes de son « Toto » (surnom qu’elle donnait au poète).

Le 22 mai 1885, Victor Hugo meurt d’une congestion pulmonaire, des funérailles nationales sont décidées par le gouvernement.

Le samedi 30 mai, le corps de Victor Hugo est déposé dans un immense sarcophage noir et argent décoré d’écussons où sont inscrits les titres de ses oeuvres, ainsi que son portrait porté par deux Renommées sonnant leur trompettes.

Ce monumental cercueil est déposé sous l’arc de triomphe, qui est orné d’un grand voile noir.

C’est un long défilé du peuple, les Champs-Elysées sont envahis toute la journée et toute la nuit.

Les fleurs s’amoncellent autour du catafalque.

Le 1er juin, à onze heures, vingt et un coups de canons retentissent : le poète va être transféré au « repos des Grands Hommes qui honorent la Patrie », c’est à dire le Panthéon.


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Obsèques de Victor Hugo



C’est dans le « corbillard des pauvres » voulu par Hugo qu’il se rendra à sa dernière demeure.

Seules deux couronnes de roses blanches au nom de ses petits-enfants ornent ce simple corbillard, noir, sans décor, tiré par deux chevaux, tandis qu’un million de parisiens émus se pressent le long du parcours, allant de l’Arc de triomphe au Panthéon.

Loin derrière, un fleuve de fleurs suit le cortège.


Ses oeuvres - Poésies


Oeuvres poétiques


Oeuvre Ecrite Publiée


Cahier de vers français 1815-1816 1952
Le Déluge 1816
Poésies diverses 1816-1817
Éssais 1817-1818
Poèmes divers 1819-1820 1820
Odes et Poésies diverses 1818-1822 1822-1823
Nouvelles Odes 1823-1824 1824
Odes et Ballades 1818-1828 1828
Les Orientales 1825-1829 1829
Les Feuilles d’automne 1828-1831 1831
Les Chants du crépuscule 1830-1835 1835
Les Voix intérieures 1835-1837 1837
Les Rayons et les Ombres 1836-1840 1840
Le Retour de l’Empereur 1840 1840
Les Châtiments 1852-1853 1853-1870
Les Contemplations 1834-1856 1856
La Légende des Siècles - I 1846-1859 1859-1870
Les Chansons des rues et des bois 1859-1865 1865
L’Année terrible 1870-1871 1872
La Légende des Siècles - II 1846-1877 1877
L’Art d’être Grand-Père 1846-1877 1877
Le Pape 1857 1878
La Pitié suprème 1857 1879
Religions et Religion 1856-1858-1870 1880
L’Ane 1856-1858 1880
Les Quatre Vents de l’Esprit 1843-1875 1881
La Légende des Siècles - III 1883

Oeuvres poétiques inachevées


Oeuvre Ecrite Publiée


La Fin de Satan 1854-1856
1859-1860 1886
Dieu 1856 1891-1961-1969
Toute la Lyre 1828-1880 1888-1893-1935
Les Années funestes 1852-1875 1898
Dernière gerbe 1826-1880 1902
Océan 1816-1883 1942
Le Tas de Pierres 1942
Pierres 1951

Strophes inédites


Ses oeuvres - Romans et Drames



Romans


Oeuvre Ecrite Publiée
Bug Jargal - I 1818 1820
Han d’Islande 1821-1823 1823
Bug Jargal - II 1825 1826
Le Dernier jour d’un condamné 1829 1829
Notre-Dame de Paris 1830-1831 1832
Claude Gueux 1832 1834
Les Misérables 1845-1848
1860-1862 1862
Les Travailleurs de la mer 1864-1865 1866-1883-1911
L’Homme qui rit 1866-1867-1868 1869
Quatrevingt-treize 1872-1873 1874

Oeuvres dramatiques

Oeuvre Ecrite Publiée Crée


Irtaménée 1816 1934
A.Q.C.H.E.B
A Quelque-Chose Hasard Est Bon 1817 1934 1979
Inez de Castro 1819 1863
Amy Robsart 1822-1827 1889 1828
Cromwell 1826-1827 1827 1956
Une Comédie pour une tragédie 1829 1829
Marion Delorme 1829 1831 1831
Hernani 1829 1836 1830
Le Roi s’amuse 1832 1832 1832
Lucrèce Borgia 1832 1833 1833
Marie Tudor 1833 1833 1833
Angelo tyran de Padoue 1835 1835-1905 1835-1905
La Esméralda 1831-1836 1836 1836
Ruy Blas 1838 1838-1971-1972
Les Burgraves 1842 1843 1843
Le Spleen 1853-1854
La Forêt mouillée 1854 1886 1930
La Grand-Mère 1865 1886 1898
Mille francs de récompense 1866 1934 1961
L’Intervention 1866 1951 1964
Mangeront-ils ? 1867 1886-1970 1907
L’Épée 1869 1886 1902
Les Deux trouvailles de Gallus 1869 1881 1882-1923
Torquemada 1869 1882 1936
Welf Cstellan d’Osbor 1869 1877
Les Gueux 1872 1886 1933
Gabonus 1871 1888
Sur la lisière d’un bois 1873 1886 1891
L’Enfer sur Terre 1812 1959
Le Château du Diable 1812 1939
Athelie ou les Scandinaves 1817 1934
Les Jumeaux 1839 1889 1970

Oeuvres critiques

Articles dans le Conservateur Littéraire, La Muse Française et d’autres journaux

Oeuvre


Rien de plus inséparable que l’idée et l’expression de l’idée
Jounal des idées, des opinions et des lectures d’un jeune jacobite
Journal des idées et des opinions d’un révolutionnaire de 1830
Etude sur Voltaire
Etude sur Mirabeau
William Shakespeare
Utilité du Beau
Les Traducteurs
La Bible
Sur Homère
Le Goût
La Civilisation
Promontorium Somnii
Les Choses de l’Infini



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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Jeu 19 Juil 2012 - 18:01

Comtesse De Ségur:



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Artiste, écrivain et Romancière (Russe)
Née le 01 août 1799
Décédée le 09 février 1874 (à l'âge de 74 ans)


En 1999, à Aube , nous avons fêté les 200 ans de la naissance de la Comtesse de Ségur née Rostopchine. Sophie Rostopchine est née en 1799 en Russie .

Elle est la fille du Comte Rostopchine, ministre du tsar et gouverneur de Moscou . Sophie passe toute son enfance dans son domaine de Voronovo.

On prétend que son père aurait fait incendier Moscou devant l' armée napoléonienne pour empêcher le ravitaillement .

La famille Rostopchine tombe en disgrâce et doit quitter le pays pour se réfugier en France en 1817.

En 1819, Sophie épouse le Comte Eugène de Ségur.

Lors de son voyage de noces , Sophie remarque un joli château en briques roses près de L' Aigle .

Les bouleaux du parc lui rappellent son domaine de Voronovo.



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C'est le domaine des Nouettes à Aube (Orne) (voir dans les chateaux du département de l'Orne ).

Son père lui offre et le jeune couple s'y installe mais le Comte de Ségur ne se plaît pas trop à la campagne .

Négligée par son mari, souvent à Paris , Sophie se plaît bien à Aube.

Elle aura 8 enfants dont 5 naîtront aux Nouettes.

Quand ses petits enfants naîtront, comme beaucoup de grand- mères, elle leur racontera des histoires .

Et quand Camille et Madeleine ("Les petites filles modèles ") devront partir pour Londres où leur papa est nommé, elle commencera à écrire toutes les histoires qu'elle raconte.

C' est comme cela que Sophie de Ségur née Rostopchine devint écrivain à plus de cinquante ans.

Rapidement, ses petites histoires deviennent célèbres.

Elle publie plus de 20 romans dans la bibliothèque rose mettant en scène des enfants dans leur vie quotidienne .

Chez la Comtesse , le bien l'emporte toujours sur le mal et on peut toujours corriger ses défauts.

Ses récits restent toujours appréciés des enfants.

La Comtesse de Ségur meurt à Paris en 1874.

Maintenant l'école d'Aube porte son nom en son honneur.


Éditions


Les romans de la comtesse de Ségur ont d'abord été publiés illustrée chez Hachette entre 1857 et 1872, dans la Bibliothèque rose à partir de 1860.

La dernière grande édition est celle de 1990, dans la collection « Bouquins » chez Robert Laffont.



Œuvres didactiques


1855 : La Santé des enfants, un livre de pédiatrie de conseils médicaux, édité à compte d’auteur, réédité dès 1857
1857 : Livre de messe des petits enfants, chez Douniol éd., réédité en 2012 par St JUDE éd.
1865 : L’Évangile d’une grand-mère
1867 : Les Actes des Apôtres (du nom d’un chapitre de la Bible : Actes des Apôtres)
1869 : La Bible d’une grand-mère


Romans



Illustration des Petites filles modèles



François le bossu : Vous voudrez bien m'embrasser ?Tous les livres suivants ont été publiés chez Hachette, avec dans certains cas, prépublication dans les colonnes de la Semaine des enfants (indiquée par le sigle : LSDE) :

1856 : Les Nouveaux Contes de fées (décembre) : recueil de contes dont « Histoire de Blondine, de Bonne-Biche et de Beau-Minon » , « Le bon petit Henri », « La petite souris grise » et « Ourson ».
1858 : Les Malheurs de Sophie.
1858 : Les Petites Filles modèles (12 octobre). Ce livre est présenté par l'auteur comme la suite des Malheurs de Sophie.
1859 : Les Vacances. Ce livre est également présenté par l'auteur comme la suite des Malheurs de Sophie.
1860 : Mémoires d'un âne (LSDE, à partir du 17 décembre 1859)
1861 : Pauvre Blaise (LSDE, à partir du 13 juillet 1861)
1862 : La Sœur de Gribouille (LSDE, à partir du 22 mars 1862)
1862 : Les Bons Enfants (LSDE, à partir du 13 août 1862)
1863 : Les Deux Nigauds (LSDE, à partir du 4 octobre 1862).
1863 : L'Auberge de l'Ange gardien (LSDE, à partir du 8 avril 1863).
1863 : Le Général Dourakine (LSDE, à partir du 14 novembre 1863).
1864 : François le bossu (LSDE, à partir du 4 mai 1864)
1865 : Un bon petit Diable (LSDE, à partir du 14 décembre 1864).
1866 : Comédies et proverbes : recueil de nouvelles dont « Les caprices de Gizelle», « Le dîner de Mademoiselle Justine », « On ne prend pas les mouches avec du vinaigre », « Le forçat, ou à tout péché miséricorde » et « Le petit De Crac ».
1865 : Jean qui grogne et Jean qui rit
1866 : La Fortune de Gaspard, un roman avec des accents balzaciens, contrairement aux autres romans de la comtesse de Ségur
1867 : Quel amour d’enfant !
1867 : Le Mauvais Génie
1868 : Le Chemineau, ultérieurement retitré Diloy le chemineau (11 avril)
1871 : Après la pluie, le beau temps


Correspondance



La correspondance de la comtesse de Ségur a fait l’objet d’éditions fragmentaires :



Lettres au vicomte et à la vicomtesse de Pitray (gendre et fille de la comtesse), publiées en 1891 chez Hachette.
Lettres d’une grand’mère (à son petit-fils Jacques de Pitray), en 1898
Lettres de la comtesse de Ségur à son éditeur (1855 à 1872), en 1990 dans le volume 1 des Œuvres chez Robert Laffont
Correspondance (avec des correspondants divers), en 1993 aux éditions Scala, avec une préface de Michel Tournier,



Rééditions



En 1997, les éditions Dominique Martin Morin ont réédité, sous le titre « la Bible d’une grand-mère », les trois ouvrages L’Évangile d’une grand-mère (1865), les Actes des Apôtres (1867) et la Bible d’une grand-mère (1868)

En 1990, les Éditions Robert Laffont ont réuni en trois volumes d'Œuvres, publiées dans la collection « Bouquins », une grande partie des œuvres de la comtesse de Ségur (édition établie et annotée par Claudine Beaussant) :


œuvres :



Nouveaux Contes de fées
Les Petites Filles modèles
Les Malheurs de Sophie
Les Vacances
Mémoires d’un âne
La cabane enchantée
Pauvre Blaise
La Sœur de Gribouille
Les Bons Enfants
Les Deux Nigauds
L’Auberge de l’Ange gardien
Le Général Dourakine
François le bossu
Comédies et proverbes
Un Bon Petit Diable
Jean qui grogne et Jean qui rit
La Fortune de Gaspard
Quel amour d’enfant !
Le Mauvais Génie
Diloy le chemineau
Après la pluie le beau temps
La Santé des enfants


suppléments :


Préface, de Jacques Laurent de l’Académie française,
Chronologie, étable par Claudine Beaussant,
Lettres de la comtesse de Ségur à son éditeur (1855 à 1872), présentées par Claudine Beaussant,


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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Jeu 19 Juil 2012 - 18:20

Jacques Prévert



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Jacques Prévert en 1961

dans le film Mon frère Jacques, de Pierre Prévert


Données clés Activités Scénariste, poète
Naissance 4 février 1900
Neuilly-sur-Seine, France
Décès 11 avril 1977 (à 77 ans)
Omonville-la-Petite, France
Langue d'écriture française
Genres poésie

Œuvres principales


Paroles (1946): Recueil de poèmes.


Jacques Prévert est un poète et scénariste français, né le 4 février 1900 à Neuilly-sur-Seine, et mort le 11 avril 1977 à Omonville-la-Petite (Manche).

Auteur d'un premier succès, un recueil de poèmes, Paroles, il devint un poète populaire grâce à son langage familier et ses jeux de mots.

Ses poèmes sont depuis lors célèbres dans le monde francophone et massivement appris dans les écoles françaises.

Il a également écrit des scénarios pour le cinéma.



Biographie

Jacques Prévert naît au 19 de la rue de Chartres à Neuilly-sur-Seine (actuellement Hauts-de-Seine) le 4 février 1900.

Il y passe son enfance.

Son père André Prévert, fait divers métiers pour gagner sa vie et de la critique dramatique et cinématographique par plaisir.

Il l'emmène souvent au théâtre et au cinéma.

Suzanne, sa mère (née Catusse), l'initie à la lecture.

Il s'ennuie à l'école, et dès 15 ans, après son certificat d'études, il la quitte.

Il multiplie alors les petits travaux, notamment au grand magasin Le Bon Marché.

D'abord mobilisé en 1917, son service militaire se poursuit à Saint-Nicolas-de-Port où il rencontre Yves Tanguy avant d'être envoyé à Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel.

En 1925, il participe au mouvement surréaliste, qui se regroupe au 54 de la rue du Château près de Montparnasse.

C'est en fait un logement « collectif » où habitent Marcel Duhamel, Raymond Queneau et Yves Tanguy.

C'est Prévert qui trouvera le terme de cadavre exquis pour définir le jeu littéraire auquel ses amis et lui se livrent.

Prévert est toutefois trop indépendant d'esprit pour faire véritablement partie d'un groupe constitué, quel qu'il soit.

Il supporte mal les exigences d'André Breton, et la rupture est consommée en 1930.

En 1932, il écrit les textes pour le groupe Octobre et il participera aux Olympiades du théâtre à Moscou.

Toute sa vie, Jacques Prévert témoignera d'un engagement politique sincère, et cet engagement sera à l'origine de ses plus belles réussites et de nombre de ses déboires.

Le groupe Octobre, par lequel il se fit remarquer, était une troupe de théâtre itinérante qui allait jouer dans les usines en grève. Renoir, compagnon de route du Parti Communiste Français, travaille tout naturellement avec lui, en particulier sur Le Crime de Monsieur Lange, qui est l'un des deux seuls films parlant du Front Populaire du cinéma français (400 films par an), Lumière d'été de Jean Grémillon met en scène la lutte des classes et le renversement du tyran, et Les Visiteurs du soir s'achève, après que le diable a transformé en statues de pierre les amoureux qui lui résistaient, par un battement sourd et cette réplique, que tous les français comprirent : « Ce cœur qui bat, qui bat...».

Il est le scénariste et dialoguiste de grands films français des années 1935-1945, notamment Drôle de drame, Le Quai des brumes, Le jour se lève, Les Visiteurs du soir, Les Enfants du paradis et Les Portes de la nuit de Marcel Carné, Le Crime de Monsieur Lange de Jean Renoir, Remorques et Lumière d'été de Jean Grémillon.

Il a, à deux reprises, adapté des contes de Hans Christian Andersen, d'abord La Bergère et le Ramoneur devenu Le Roi et l'Oiseau, film d'animation de Paul Grimault en 1957, puis en 1964, Grand Claus et Petit Claus, autre conte d'Andersen, à la télévision, Le Petit Claus et le Grand Claus de son frère Pierre Prévert.

Pendant la guerre, il protégera son ami musicien et juif, Joseph Kosma , à qui il permettra de poursuivre son travail de musicien, et il aidera également le décorateur Alexandre Trauner, recherché par les allemands à se cacher.

Ses poèmes sont mis en musique par Joseph Kosma dès 1935 (À la belle étoile) : ses interprètes seront entre autres Agnès Capri, Juliette Gréco, Les Frères Jacques, Yves Montand.

Son recueil Paroles, publié en 1946, obtient un vif succès.

Il écrit des pièces de théâtre.

Son anticléricalisme, parfois violent, est souvent occulté par le public, au profit de ses thèmes sur l'enfance et la nature.

Sa fille Michèle naît en 1946.

Il épouse Janine Tricotet en 1947.

Le 12 octobre 1948, à Paris, il tombe d'une porte-fenêtre et reste plusieurs jours dans le coma.

Le hasard a voulu que Pierre Bergé en ait été témoin, le jour même où celui-ci venait d'arriver pour la toute première fois dans la capitale alors qu'il se promenait sur les Champs-Élysées.

Son domicile parisien est situé dans le quartier de Montmartre, au fond d'une petite impasse derrière le Moulin Rouge, sur le même palier que Boris Vian.

Son domicile secondaire est à Antibes, mais, à la suite de la résiliation de son bail par le propriétaire qui souhaitait récupérer l'appartement des remparts et n'ayant pu obtenir le soutien du maire pour le garder, il doit quitter Antibes.

Sur les conseils du décorateur Alexandre Trauner, il achète alors une maison en 1971 à Omonville-la-Petite, dans la Manche.

Le 11 avril 1977, il y meurt des suites d'un cancer du poumon, lui qui avait toujours la cigarette à la bouche. Il avait 77 ans.

Aux côtés de sa femme, de sa fille et d'Alexandre Trauner, il est enterré au cimetière d'Omonville-la-Petite, où l'on peut également visiter sa maison.

Non loin de là, à Saint-Germain-des-Vaux, ses amis ont aménagé un jardin dédié au poète.



Style


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Autographe de Jacques Prévert à Alassio


Prévert fait éclater le caractère conventionnel du discours par les jeux de mots.

Sa poésie est constamment faite de jeux sur le langage (calembours, inventions burlesques, néologismes, lapsus volontaires…) dont le poète tire des effets comiques inattendus (un humour parfois noir), des significations doubles ou encore des images insolites.

De même ses poèmes fourmillent de jeux de sons, de combinaisons pour l'oreille (allitérations, rimes et rythmes variés) qui paraissent faciles mais dont Prévert fait un usage savant.

Enfin, il ne faut pas négliger, comme l'a fait remarquer Danièle Gasiglia-Laster dans son introduction aux Œuvres Complètes de Prévert dans la Bibliothèque de la Pléiade, les apports du surréalisme dont on retrouve les traces : inventaires, énumérations hétéroclites d'objets et d'individus, additions de substantifs ou d'adjectifs, etc.

Il est friand des procédés de l'image, de la métaphore et de la personnification (animal, objet, humain).

Prévert s'en prend aux stéréotypes du langage, à tout ce qui est figé, imposé : « Les expressions stéréotypées, les citations célèbres, les proverbes, permettent toutes les mystifications possibles.

Quand certains êtres en oppriment d'autres, ils tentent en effet de leur faire croire que ce qui se dit ou s'écrit reflète l'ordre naturel des choses : "A tout seigneur tout honneur", "Qui aime bien châtie bien", etc. Aussi Prévert va-t-il détourner de leur sens ces "messages du mensonge", les subvertir au profit de ceux qu'ils desservaient : "Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage à demain, si on ne vous paie pas le salaire d'aujourd'hui" [...], ou bien inventera à son tour des aphorismes qui insinueront d'autres rapports de force et surtout une autre conception de la société : "Quand les éboueurs font grève, les orduriers sont indignés" [...].

Quand il utilise des clichés, non pas pour les mettre dans la bouche de personnages sans consistance mais pour son propre compte, il leur fait subir une cure de jouvence, le plus souvent en les prenant à leur premier degré de signification.

Ainsi, le monde de "Lanterne magique de Picasso" est-il "beau comme tout", comme la totalité de l'univers et de ses parcelles.

Bousculer les automatismes se révèle en définitive vital, car à trop se contenter d'utiliser le langage tel qu'il nous est donné, avec les mêmes immuables associations, on risque de pétrifier les êtres et les choses.» explique Danièle Gasiglia-Laster (Introduction au tome 1 des Œuvres complètes de Prévert, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard).

« Jacques Prévert est très attaché à la langue.

Il est un gourmet des mots qui éprouve un vrai plaisir en jouant avec eux.

Et cette jouissance du verbe, il la communique à ses lecteurs.

Dès que les mots jaillissent, il les attrape et s’amuse : il les associe, les oppose, les détourne, les fait sonner les uns avec les autres, joue avec leurs différents sens…

Il part de mots simples, « des mots de tous les jours » comme les nomme Garance/Arletty dans Les Enfants du paradis (Marcel Carné, 1945).

Et, grâce à un travail d’orfèvre, il leur donne une force et une vivacité teintées d’humour – parfois noir et féroce – qui constituent sa patte.

L’humour est capital.

N’oublions pas que Prévert a été élevé à la distinction de Satrape du Collège de Pataphysique en qualité de fabricants de Petits Plats dans les Grands pour la définition qu’il en avait donné dans La Nef (01/1951) : " Depuis trop longtemps on prenait l’humour à la légère, il s’agit maintenant de le prendre à la lourde " » écrit Carole Aurouet dans Jacques Prévert Paris la belle.



Catalogue d'exposition.



Ses principaux jeux de mots



jeu de cortège : développement descriptif, énumération d'objets et/ou d'individus.

équivoque : jeux sur la double signification d'un mot, au sens propre et au sens figuré, sens courant ou sens argotique.

Exemple: le titre du poème Petite tête sans cervelle, pris au figuré, prend plus tard le sens propre : l'enfant distrait sera renversé par un train.

zeugma : procédé qui rattache grammaticalement des termes qui ne se rapportent pas logiquement l'un à l'autre. Exemple de l'auteur: "Napoléon prit du ventre et beaucoup de pays."

calembours : fondé sur une similitude de sons ou de sens.

néologisme : création de nouveaux mots.

mots pris à la lettre : jeux sur le sens premier des mots.

logique de l'absurde : tout ce qui est contraire à la raison.

allitération : répétition de consonnes.

rime et rythme : intérieur et extérieur.

aphorismes de fantaisie : maximes et proverbes de son imagination.


La syllepse est la figure de style qu'il utilise avec prédilection : elle consiste à opérer des glissements entre le sens propre et le sens figuré des mots.

Par exemple, dans un texte de Paroles, intitulé « La Lessive », Prévert joue avec une expression populaire « laver son linge sale en famille » (qui désigne le fait de garder dans le cercle familial les éventuels « secrets honteux » qu'on peut avoir à cacher) et s'amuse à la prendre au pied de la lettre, en représentant la famille autour d'un baquet, en train de récurer la fille de la maison qui a commis une faute qui sème la zizanie dans le cercle familial.


Citations



« Le titre du recueil Paroles, notent Danièle Gasiglia-Laster et Arnaud Laster, sonne comme un défi, un refus de se soumettre à la tradition qui privilégie l'écrit et l'imprimé ; ce que confirment les propos de Prévert rapportés par un journaliste : "Il n'est pas vrai que les écrits restent.

Ce sont les paroles".

Propos qui font écho, en plus provocateurs, à ceux qu'il avait déjà mis dans la bouche d'un facteur - homme de lettres à sa manière, un confrère en somme : « les écrits s'envolent, les paroles restent » [Drôle d'immeuble, La Pluie et le Beau Temps].

Donne-t-il par là raison à un critique de Paroles qui se demandera - sans penser particulièrement au titre - s'il ne s'agirait pas « sous couleur de désinvolture d'une démarche poétique particulièrement ambitieuse ? »

Il est permis de le soutenir, même si Prévert vise moins à substituer une hiérarchie à une autre qu'à suggérer, à la faveur d'un renversement, l'égale valeur de tous les modes d'expression. »

Carole Aurouet en fait le commentaire suivant :

« Outre les thèmes abordés, Paroles est également novateur, atypique et détonant, par sa forme et son style.

C’est un recueil placé sous le signe de l’éclectisme dans lequel on trouve aussi bien des textes courts que des chansons, des histoires, des instantanés et des inventaires.

Prévert y mélange les genres.

Il ne s’inscrit dans aucune taxinomie poétique.

Par ailleurs, il tord le cou aux règles de versification classique, tant au niveau du rythme que de la disposition ou de la ponctuation. Prévert a notamment gardé de son passage par le surréalisme une façon singulière de détruire les clichés langagiers et les lieux communs.

Il attire, par exemple, l’attention de ses lecteurs sur l’arbitraire du signe.

Il use avec brio des contrepèteries, des calembours, des équivoques et des allégories.

Il rend hommage en quelque sorte au langage populaire. »

Danièle Gasiglia-Laster précise, dans son analyse sur Paroles parue dans la collection Foliothèque de Gallimard :

« Que le poète sache manier l'extrême concision ne fait pas de doute, mais il excelle aussi dans les grands textes foisonnants où il met alors en scène de multiples personnages qui évoluent dans des environnements variés. »


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La maison Jacques Prévert à Omonville-la-Petite



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La tombe de Prévert, aux côtés de celle d'Alexandre Trauner



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Jardin en hommage à Jacques Prévert à Saint-Germain-des-Vaux



Il entre alors au Collège de 'Pataphysique dont il devient Transcendant Satrape en 1953.

« Le Collège ne prenant pas en compte des transformations aussi peu importantes que le décès, il y demeure président mémorial de la Sous-Commission des Paraphrases. »

Scénariste


Prévert reste, ne serait-ce qu'à cause du film Les Enfants du paradis, réalisé en 1945, le plus grand scénariste français.

Ici, comme ailleurs, il donne un sens particulier au mot scénariste.

Les réalisateurs avec qui il a travaillé lui accordaient un grand crédit de confiance sur l'histoire, et il était considéré comme l'auteur de l'histoire du film (ce qui n'est que rarement le cas aujourd'hui).

Nombre de réalisateurs de moindre importance, ont réalisé leur plus grand film avec lui, ou du moins le plus original. Nombre de ses répliques ( « —T'as de beaux yeux, tu sais ? — Embrassez-moi.») (« — François, y a plus de François ! ») ( « Paris est tout petit pour ceux qui s’aime comme nous d’un aussi grand amour.») (« Vous êtes riche et vous voudriez être aimé comme un pauvre.

Et les pauvres on ne peut quand même pas tout leur prendre aux pauvres ! ») sont plus connues que ses poèmes.

Et Prévert qui travaillait sur les films jusqu'au mot FIN est souvent qualifié d'auteur sans que des réalisateurs aussi talentueux que Renoir, Carné ou Grémillon en prennent ombrage.

Il travaillera près de trente ans avec Paul Grimault sur Le roi et l'oiseau, et, alors que Paul Grimault avait enfin trouvé les moyens de finir son film, et que Prévert était à l'article de la mort, il travaillera sur les dialogues jusqu'à son dernier souffle.

La veille de sa mort, il envoie un télégramme à Paul Grimault avec ces mots : « Et s'il n'en reste qu'un, nous serons ces deux-là.» Le roi et l'oiseau s'achève sur la libération d'un oiseau enfermé dans sa cage par le robot destructeur, libéré lui aussi, et qui, dès que l'oiseau s'envole, écrase la cage d'un coup de poing : tout Prévert résumé en un plan.

Dans le cinéma, son nom est attaché aux très grandes œuvres de la grande période du cinéma français qui va de 1935 à 1945.

Après guerre, l'insuccès commercial du film Les portes de la nuit sera le prétexte aux productions de cinéma pour ne plus travailler avec cet auteur trop engagé, et trop indépendant pour se soumettre à leurs ordres.

Il continuera comme scénariste, mais c'est l'époque où il se consacre plus pleinement à son œuvre de poète.



Sa relation avec la musique classique


Prévert a écrit un certain nombre de poèmes en hommage à des œuvres musicales qu'il appréciait.

Cette relation du poète à la musique classique est assez méconnue car il s'exprimait peu sur le sujet.

Il a néanmoins, en 1974, participé, à la demande d'Arnaud Laster, à une émission diffusée sur France Musique, L'Antenne de France-Musique est à Jacques Prévert.

Dans cet entretien avec A. Laster, enregistré dans la maison qu'il habitait alors avec sa femme Janine à Omonville-la-Petite, il parle de son goût pour des musiciens aussi divers que Alban Berg, Georges Bizet, Igor Stravinsky, Antonio Vivaldi, Erik Satie, Haendel, Carl Orff... C'est le peintre Autrichien Lucas Suppin qui a mis en relation Jacques Prévert avec Carl Orff.

Nous apprenons également dans ces lettres de Suppin que Orff, Suppin et Prévert avaient un projet commun autour d'un livre (probablement autour du thème d'Œdipe) mais celui-ci ne s'est jamais réalisé.

Prévert entretenait avec Carl Orff une proximité amicale comme en témoignent ses dédicaces régulières, dont une datée de 1959 : « à Carl Orff, à sa musique - Jacques Rêve-vert ».

Un poème publié dans Choses et autres, Carmina Burana (titre d'une cantate scénique de Carl Orff : Carmina Burana) rend hommage à ces chants profanes. Ce poème sera repris dans l'ouvrage "Carmina Burana" (Manus Press 1965 ) illustré de partitions de Carl Orff et de dessins de Hap Grieshaber.

Prévert entend dans la musique de Carl Orff, écrit Arnaud Laster, « un hymne à la beauté et à l'amour » et « une revendication du bonheur qui rejoint la sienne ».

Notons enfin, coïncidence ou pas, que l'un et l'autre ont travaillé l'histoire d'Agnès Bernauer: Die Bernauerin pour Carl Orff en 1947 et Agnès Bernauer pour Prévert en 1961 dans le film Les Amours célèbres de Michel Boisrond.

Œuvres[modifier]1946 : Paroles

1946 : Histoires
1947 : Les enfants qui s'aiment
1951 : Spectacle
1955 : La Pluie et le beau temps
1955 : Lumières d’homme
1963 : Histoires et d'autres histoires
1966 : Fatras
1970 : Imaginaires

Choses et autres


1980 : Soleil de nuit, recueil posthume, édition préparée par Arnaud Laster avec le concours de Janine Prévert.

1984 : La Cinquième Saison, recueil posthume, édition préparée par Arnaud Laster et Danièle Gasiglia-Laster avec le concours de Janine Prévert.

Œuvres complètes, édition établie, présentée et annotée par Danièle Gasiglia-Laster et Arnaud Laster, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, t. I, 1992 [réimpression la plus récente : 2008], t. II, 1996 [réimpression la plus récente : 2004]

Théâtre
Octobre
Entretiens
Hebdromadaires (avec André Pozner)
Livres d'art et collages
1951 : Grand Bal du printemps, avec le photographe Izis
1952 : Charmes de Londres, avec le photographe Izis
Durnes, avec Pablo Picasso et le photographe André Villers
Couleur de Paris, avec le photographe Peter Cornelius
Le Cirque d'Izis, avec Marc Chagall et Izis
Les Chiens ont soif, avec Max Ernst
Varengeville, avec Georges Braque
Fêtes, avec Alexander Calder
1973 : Eaux-fortes (avec Marcel Jean)
Adonides, avec Joan Miró
1976 : Arbres (gravures de Georges Ribemont-Dessaignes)

Livres pour enfants

Si plusieurs livres pour la jeunesse sont parus après la mort de Jacques Prévert sous sa signature, Prévert n'y est pour rien.

Ces volumes post mortem ont été constitués à partir de textes extraits de ses recueils et ont été ornementés.

De son vivant, il n'avait conçu et publié que six livres pour les enfants.

1947 : Contes pour enfants pas sages
1947 : Le Petit Lion, avec des photographies d'Ylla
1950 : Des bêtes, avec des photographies d'Ylla
1952 : Lettre des îles Baladar, avec des illustrations de André François
1952 : Guignol, avec des peintures de Elsa Henriquez
1953 : L’Opéra de la lune, avec des illustrations de Jacqueline Duhême


Deux films pour enfants dont Jacques Prévert est le coauteur ont fait l'objet d'une version livresque :


1952 : Bim, le petit âne, de Jacques Prévert et Albert Lamorisse
1980 : Le Roi et l'Oiseau, de Jacques Prévert et Paul Grimault


Autres ouvrages


1946 : Le Cheval de Trois
1951 : Vignettes pour les vignerons
1953 : Tour de chant


Poèmes et textes mis en chanson


1959 : Récital 1958 au Théâtre de L'Étoile (2 titres)
1962 : Yves Montand chante Jacques Prévert (album de 15 titres)

Anthologie

Jacques Prévert, un poète, textes choisis et présentés par Arnaud Laster, Folio junior en poésie, Gallimard, 1980 [nouvelle édition : 1993]


Filmographie

1932 : Baleydier de Jean Mamy adaptation et dialogues
1932 : Comme une carpe de Claude Heymann, scénario, adaptation et histoire
1932 : L'affaire est dans le sac de Pierre Prévert, scénario et dialogues
1933 : Ciboulette de Claude Autant-Lara, adaptation et dialogues
1933 : Si j'étais le patron de Richard Pottier, scénario
1934 : Le Taxi de minuit de Albert Valentin
1934 : L'Hôtel du libre échange de Marc Allégret
1935 : Un oiseau rare de Richard Pottier
1936 : Moutonnet de René Sti, adaptation et dialogues
1936 : Jenny de Marcel Carné
1936 : Le Crime de Monsieur Lange de Jean Renoir, adaptation et dialogues
1937 : 27 rue de la Paix de Richard Pottier, adaptation
1937 : Drôle de drame de Marcel Carné, adaptation et dialogues
1937 : L'Affaire du courrier de Lyon de Claude Autant-Lara et Maurice Lehmann, dialogues
1938 : Ernest le rebelle de Christian-Jaque, dialogues
1938 : Les Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque, dialogues (non crédité)
1938 : Le Quai des brumes de Marcel Carné, scénario and dialogues
1939 : The Mysterious Mr. Davis de Claude Autant-Lara
1939 : Le jour se lève de Marcel Carné
1941 : Remorques de Jean Grémillon, adaptation et dialogues
1941 : Une femme dans la nuit de Edmond T. Gréville, adaptation et dialogues (non crédité)
1941 : Le Soleil a toujours raison de Pierre Billon, adaptation et dialogues
1942 : Les Visiteurs du soir de Marcel Carné
1943 : Lumière d'été de Jean Grémillon, scénario et dialogues
1943 : Adieu Léonard de Pierre Prévert, scénario et dialogues
1945 : Les Enfants du paradis de Marcel Carné
1945 : Sortilèges de Christian-Jaque, adaptation et dialogues
1946 : Aubervilliers de Éli Lotar, commentaires
1946 : Les Portes de la nuit de Marcel Carné
1946 : Voyage surprise de Pierre Prévert, scénario et dialogues
1947 : L'Arche de Noé de Henry Jacques, adaptation et dialogues
1947 : Le Petit soldat de Paul Grimault
1947 : La Fleur de l'âge de Marcel Carné, film inachevé
1949 : Les Amants de Vérone de André Cayatte, dialogues
1950 : Souvenirs perdus de Christian-Jaque
1950 : Bim le petit âne de Albert Lamorisse, écriture et commentaire
1950 : La Marie du port de Marcel Carné, dialogues (non crédité)
1953 : La Bergère et le ramoneur de Paul Grimault, scénario, adaptation et dialogues
1956 : Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy
1958 : La Seine a rencontré Paris de Joris Ivens
1959 : Paris la belle de Pierre Prévert, voix
1961 : Amours célèbres de Michel Boisrond, adaptation et dialogues
1964 : Le Petit Claus et le Grand Claus de Pierre Prévert d'après le conte d'Hans Christian Andersen
1966 : À la belle étoile de Pierre Prévert, adaptation
1970 : Le Diamant de Paul Grimault
1980 : Le Roi et l'Oiseau de Paul Grimault, scénario, adaptation et dialogues

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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Mer 19 Fév 2014 - 1:46

Robert Surcouf

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Image illustrative de l'article Robert Surcouf
Naissance 12 décembre 1773
à Saint-Malo
Décès 8 juillet 1827 (à 53 ans)
à Saint-Servan
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Arme Corsaire
Grade Enseigne
Années de service 1787 – 1801
Conflits Guerres de la Révolution et de l'Empire

Commandement

La Créole,
La Clarisse,
La Confiance,
Le Revenant

Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur

Signature Signature de Robert Surcouf.jpg

Emblème


Robert Charles Surcouf (12 décembre 1773 - 8 juillet 1827 à Saint-Servan) est un corsaire français.

Marin intrépide, il harcelera sans répit les marines marchandes et militaires britanniques, non seulement sur les mers de l'Europe, mais aussi sur celles de l'Inde.

Ses multiples exploits dans ce domaine lui vaudront à la fois la gloire - il sera nommé membre de la Légion d'honneur le 26 prairial an XII (14 juin 1804) - mais aussi la fortune.

Devenu armateur, il ne cessera d'accroître cette dernière.

S'étant embarqué dès l'âge de 13 ans entre désir d'aventures et besoin d'argent, Robert Surcouf pourra se flatter, à la fin de sa vie, d'être un des plus riches et puissants armateurs de Saint Malo doublé d'un prospère propriétaire terrien de 800 hectares .



Origines et jeunesse

Origines

Robert Charles Surcouf naît le 12 décembre 1773, à Saint-Malo.

S'il est certain que cette naissance eut lieu rue du Pélicot ou rue de la Bertaudière, on ignore toutefois laquelle des deux exactement.

En effet sur le rôle d'imposition de 1773, la famille Surcouf est déclarée comme résidant rue du Pelicot mais sur celui de 1775 son adresse est située rue de la Bertaudière.

Le registre de 1774 ayant disparu, il est donc impossible de dire si la famille Surcouf habitait déjà rue de la Bertaudière tout en payant l'impôt à son ancienne adresse ou résidait encore à cette dernière.

Descendant d'une famille « ancienne, riche et justement considérée dans ce pays ».

Fils de Charles-Ange Surcouf, sieur de Boisgris, et de Rose-Julienne Truchot de la Chesnais, il était notamment cousin de Duguay-Trouin par sa mère et par Jean Porçon de La Barbinais (1644-1687), dit le « Régulus malouin ».

Par ailleurs, sous le règne de Louis XIV entre 1704 et 1705, son arrière grand-père paternel, Robert Surcouf de Maisonneuve (en) (1671-1720) prendra le commandement du navire corsaire ''Le Comte de Toulouse".

L'élève Surcouf


Ses parents, commerçants, le destinaient à la prêtrise.

Il suit des études au collège de Dinan dont il s'échappe en 1787 après avoir mordu le mollet du prêtre qui tentait de le retenir.

Le jeune garçon parcourut 7 lieues dans la neige pour rejoindre la mer, un trajet qui faillit lui être fatal.

La même année, alors qu'il n'a que 13 ans et demi, il accomplit son premier voyage.


L'aspirant Surcouf

Enrôlé comme apprenti-navigant sur " Le Héron " faisant du cabotage à destination de Cadix, Surcouf bien que sans solde (" apprenant le métier") , n'en mange pas moins à la table du capitaine et est considéré comme étant membre de l'état major.

De par son "grade", il est à ce titre exempté des corvées incombant habituellement aux mousses, apprennant en revanche les rudiments de la navigation et du commandement.

Après cette première expérience, il s'engage le 3 mars 1789 comme volontaire sur L'Aurore, navire marchand de 700 tonnes commandé par le capitaine Tardivet, en partance vers les Indes pour y faire le commerce d'esclaves.

Surcouf n'a pas encore 16 ans.

L'Aurore rejoint Pondichéry d'où elle est chargée de transporter des troupes à destination de l'Isle de France.

Cette mission accomplie, L'Aurore part chercher des esclaves sur la corne de l'Afrique, sur le chemin du retour, elle fait naufrage dans le canal de Mozambique, 400 esclaves meurent noyés enchaînés dans les cales.

Tardivet et son équipage, qui ont pu quitter le navire et rejoindre la terre ferme, affrètent un navire portugais, le San Antonio en octobre 1790 pour retourner à Port-Louis, mais ils sont contraints de se dérouter sur Sumatra en raison de mauvaises conditions météorologiques.

Finalement ils ne regagneront Port-Louis qu'à la fin 1790 à bord d'un vaisseau français parti de Pondichéry.


L'officier Surcouf

Promu officier, Surcouf embarque à bord du " Courrier d'Afrique ", un autre navire négrier en partance pour le Mozambique sous les ordre du capitaine Garnier.

À son retour, il est nommé lieutenant par le capitaine Tardivet et embarque sur le nouveau navire de celui-ci, la " Revanche ".

Sur la " Revanche ", Surcouf effectue plusieurs expéditions au large de Madagascar.

Il s'engage alors dans la Marine royale comme timonier et embarque sur la flûte de 20 canons la " Bienvenue ", en partance pour la métropole, et il est placé sous les ordres du lieutenant Haumont.

La " Bienvenue " arrive à Lorient le 2 janvier 1792.

Sur place, Surcouf découvre les bouleversements politiques générés par la Révolution.


Après six mois passés sur place, Surcouf s'engage comme lieutenant sur le navire négrier le " Navigateur ", capitaine Lejoliff.

Le " Navigateur " lève les voiles le 27 août 1792 à destination du Mozambique avant de rejoindre l'Isle de France, où Surcouf est informé à son arrivée de l'éclatement des guerres de la Révolution.

Il reprend du service dans la Marine et l’État et sert d'enseigne auxiliaire à bord de la " Cybèle " frégate de 40 canons, dans l'océan Indien.

Il connaît son baptême du feu lors du premier combat de la Rivière Noire, le 22 octobre 1794 : " La Cybelle", la frégate " Prudente " et la corvette " Jean Bart ", parviennent à chasser deux petits vaisseaux britanniques de 50 et 44 canons qui assuraient le blocus de l'île.

C'est le seul combat de Surcouf dans la marine de l'État, refusant toujours par la suite le commandement de frégates, il retourne rapidement à la course et ne dépassera jamais le grade d'enseigne dans la marine militaire.

À vingt ans, il était déjà capitaine au long-cours de " La Créole ", un navire faisant notamment du transport d'esclaves.

Sans en exclure la posssibilité, il est toutefois douteux que, sous le commandement de Surcouf, le navire ait effectué un pareil transport .

En effet les rotations, avérées, du navire ne correspondent pas en termes de délai avec ceux nécessités par un voyage de nature " négrière" .


Un corsaire au service de la France

Ce jeune et fougueux capitaine de vingt ans va commander successivement plusieurs bâtiments: l' " Émilie ", le " Cartier ", la " Clarisse ", la " Confiance " et le " Revenant ".

Il effectuera des dizaines de combats et par deux fois, il fera front à deux contre un : en février 1799 contre l " Anna-Maria " et le " Coturbok " puis en janvier 1800 contre la " Louisia " et le " Mercury " .

Il totalisera entre 1795 et 1801, puis 1807 et 1808, pas moins de 44 prises dont deux - le " Triton " et le " Kent " - entreront dans la légende.




Ses débuts : 1795-1796



A bord de L'Émilie



Faute d'avoir pu obtenir en juin ou juillet 1795 une lettre de marque, le capitaine brestois Le Vaillant renomma son navire le " Modeste " en " Émilie ".

Armé pour le commerce, le bâtiment n'avait, de fait, qu'une faible puissance de feu et un équipage réduit.

Il en confia le commandement à Surcouf dont la feuille de route était des plus claires: aller aux Seychelles afin d' y acheter des tortues, à défaut du maïs, du coton et autres marchandises.

Parti le 3 septembre 1795 de l'Ile de France; Surcouf déroute dès le 8 octobre son navire de sa trajectoire initiale.

Dans un procès-verbal - contresigné par l'ensemble de son équipage - Surcouf se justifie ainsi  : Résultant d'une concertations entre Surcouf et ses hommes, la décision avait été prise d'un commun accord devant l'imposante présence de navires anglais. Dérouté pour sa sécurité vers l'est (secteur allant de la côte orientale du Golf du Bengale jusqu'au sud de la Malaisie), le navire y ferait cargaison de marchandises.

Et de prévoir - si necessité se faisait sentir- de défendre la dite cargaison à l'aide des quelques canons dont le bateau disposait.


Dans le cadre de cette " défense", il arraisonne le 18 décembre 1795 un brick anglais le " Peguan " dans les brasses du Pégou ( delta de l'Irrawady situé sur le littoral de la Birmanie.

Puis, s'étant dirigé vers l'embouchure du Gange, il rencontre le 10 janvier 1796 un senau américain - le " Sambolass, le 15 janvier c'est le tour d' un schooner - le " Russel ", enfin le 21 janvier vient un brick-pilote du Gange: le " Cartier ".

Plus performant que l' " Émilie " , dès sa prise Surcouf s'y installe avec 23 hommes et 4 canons, confiant le soin à un de ces seconds de ramener l' " Émilie " à l'Ile de France laquelle y arrivera à bon port le 15 mars 1796.


A bord du Cartier  : La Prise du Triton


Dès le 28 janvier 1796, Surcouf "inaugure" son nouveau navire par la prise d' un brick américain - la " Diana " - et ce après un bref combat.

Le capitaine Tapson soulignera ultérieurement combien les français se conduisirent en gentlemen.

En effet aucun membre de l'équipage, passagères et passagers n'eurent à se plaindre du moindre mauvais traitement à leur encontre.

Le lendemain, un indiaman de 1000 tonneaux croise le " Cartier ", c'est le " Triton ". Surcouf inclus, ils sont 19 hommes et 4 canons, le " Triton " peut compter de son côté sur 150 hommes et 26 canons.

Surcouf sous pavillon anglais, s'approcha du navire puis envoya le pavillon français juste avant l'assaut.

L'abordage lancé , les officiers furent rapidement tués, désorganisant ainsi l'équipage, lequel se rendra après une résistance brève mais violente. Surcouf a vingt-trois ans, à la tête de trois navires- le " Cartier, "la " Diana " et le " Triton, sa légende peut commencer.

Le " Cartier sera envoyé à l'Ile de France sous le commandement d'un adjoint. Intercepté par le " Victorious ", il sera dérouté sur Madras.

Contre promesse de régler une rançon (qui ne sera jamais payée), la " Diana sera rendue au capitaine Tapson.

Y seront embarqués les prisonniers faits sur le " Triton, lesquels furent traités avec les mêmes égards que ceux de la " Diana " - la presse anglaise saluera d'ailleurs ce geste dans ses colonnes.

Quant à Surcouf ayant pris ses quartiers sur le " Triton, une fois toutes ces affaires réglées, il prendra à son tour la direction de l'Ile de France - destination qu'il atteindra le 10 mars 1796.


Le conflit autour des prises

Ayant armé en Course sans Lettre de marque, il fut sur le point d'être privé du fruit de ses exploits.

En effet, dès qu' il accosta avec le Triton, ses prises furent confisquées puis vendues sans que Surcouf ni les armateurs de l'Émilie ne perçoivent quoique ce fut dessus.

Le tribunal de l'île en avait décidé ainsi par jugement rendu le 9 floréal an IV ( 28 avril 1796), ayant estimé qu' absence de permission à faire la Course- ôtait, dans ces conditions, tout droit financier.

Malgré ce jugement peu flatteur, Surcouf - auréolé du prestige de la prise du " Triton " - fut le 22 mai 1796 initié dans la loge maçonnique "La Triple Espérance".

Toutefois il ne resta pas longtemps en compagnie de ses nouveaux frères.

Bien que le montant des ventes soit inconnu, le préjudice devait être conséquent.

De fait les armateurs de l'Émilie décidèrent d'envoyer, dès la mi-août, Surcouf plaider à Paris leur cause commune auprès du Conseil des Cinq-Cents.

Informés des circonstances mais jugeant que l'exploit du fougueux corsaire méritait largement récompense, un décret fut pris en date du 17 fructidor an V( 3 septembre 1797) afin d'octroyer à Surcouf au titre de "don national" le montant de ses prises.

Evaluées à 1.700.000 livres, Surcouf ne voulut pas ruiner son pays dont les finances étaient mal en point.

Non seulement il se contenta pour lui et les armateurs de 660.000 livres mais il poussa le geste jusqu'à proposer à ce que cette somme soit réglée autrement que par de l'argent.


À bord de La Clarisse : 1798 - 1800

Son conflit juridique réglé, Surcouf accepta en février 1798 l'offre du négociant nantais Félix Cossin, à savoir le commandement du corsaire " La Clarisse ".

Avec ses 200 tonneaux, 20 canons et plus de 100 hommes d'équipage, rejoint par son frère Nicolas qui devint pour l'occasion son second, Surcouf prit le 18 août 1798 la directions de l'Océan Indien.

Première série de prises


Avant même d'y être arrivé, le navire fit 5 rencontres et pas moins de 4 prises.

Il croisa en premier, au passage de l'Équateur, un Trois-mâts anglais aux 22 canons qui échappa de peu à un abordage.

En effet un de ses boulets ayant brisé le petit mât de hune de Surcouf, le Trois-mâts put filer sans demander son reste.


S'en suivit la rencontre avec " L'Eliza " , brick anglais de 150 tonneaux qui se rendit sans combattre.

Emmené à l'Ile de France, la vente de la cargaison rapportera 45000 piastres soit 45 millions de livres.

Puis viendra le" Fly " et deux autres navires, portugais ceux-là.


Seconde série


Ayant fait une rapide escale à l'île Bourbon, Surcouf et son équipage repartirent de plus belle.

Avant d'arriver au port de Soo-Soo (royaume d'Achem situé dans l'île de Sumatra)", la Catherine " et ses 200 tonneaux chargés de diverses marchandises croisa le chemin de Surcouf, puis ce fut le tour des navires anglais " l'Anna Maria " et " le Cotorbuk ".

Le premier livra une rude bataille tandis que le second tenta de se jeter sur les côtes.

En rétorsion, " le Cotorbuk " fut conservé à titre de prise et vendu outre sa cargaison.


À cette liste s'ajoutera " le Pacific ", navire américain.

Une fois capturé, un officier de Surcouf en prendra le commandement afin de le rapatrier sur l'Isle de France mais il sera intercepté par les anglais qui saisiront à leur tour la cargaison et couleront ensuite le navire.


Troisième série


Après une escale à l'Isle de France, puis une autre à l'île Bourbon -laquelle fut des plus tendues avec les autorités locales", La Clarisse " reprit la mer.

Sur son chemin " le Rudenmark " navire danois, un brick portugais " la Notre Dame de Bon Succès ", un trois-mâts chargé de sel et un autre chargé de fer .

Vinrent enfin les Trois-mâts " l'Auspicious " et " l'Albion " respectivement de 500 et 460 tonneaux.


Passe alors à portée " la Sibylle " navire anglais de 54 canons.

Surcouf, avec ses 20 canons, jugea plus prudent de fuir le combat.

Afin d' accroître sa vitesse , il allégea donc son navire en faisant jeter, comme la coutume le voulait en pareille circonstance, des canons à la mer en l'occurrence .

Étant parvenu à échapper à " la Sibylle " , le corsaire reprit sa chasse et bien qu'amoindri en termes de force de feu, il arraisonnera un Trois-mât anglais " la Jane " pourtant accompagné de deux autres navires.

Mais ces derniers s'enfuiront, préférant laisser " la Jane " à son sort plutôt que de la secourir.

Après un combat de trois heures et n'ayant plus de poudre pour ses canons, son commandant se résignera à la reddition.

Il sera conduit lui et son bâtiment à l'Isle de France sous la direction d'un officier de Surcouf.

Enfin une dernière prise aura lieu, clôturant la liste par un nouvel exploit du corsaire.

En effet le navire de Surcouf rencontra sur son chemin deux bâtiments américains " la Louisia " et " le Mercury ".

Un combat commença à un contre deux. Outre ce désavantage numérique, s'ajoutaient pour Surcouf un armement diminué et un équipage fortement réduit puisqu'une partie avait été déléguée sur " la Jane ".


Après un échange de coups de canons entre les 3 navires, " la Louisia " se rua sur " La Clarisse ", provoquant l'accrochage des deux bateaux.

Surcouf en profita pour se lancer à l'abordage de " la Louisia " avec 30 hommes, le reste de l'équipage continuant de canonner de plus belle " le Mercury "- lequel préfèra finalement s'enfuir.

Après cette nouvelle victoire, Surcouf rejoignit l'Isle de France en date du 6 févier 1800, suivit le 11 du même mois par son frère Nicolas à qui il avait confié le convoyage de la " Louisia " .


Premier bilan


le 2 mai 1800, " La Clarisse " repartit en Course mais avec un nouveau capitaine. Surcouf, quant à lui, quitta l'île le 10 mai sur la Confiance sans son frère Nicolas , et ce pour une raison inconnue.

En 18 mois, Surcouf avait fait 15 prises pour un montant, dans son estimation la plus pessimiste, de 264 000 piastres soit l'équivalent en monnaie française à 264 millions de livres.


À bord de La Confiance : 1800- 1801


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La Confiance sous les ordres de Surcouf (18 canons et 190 hommes) prend le Kent (40 canons et 437 hommes).

Tableau de Ambroise-Louis Garneray.



Caractéristiques du navire


La Confiance est un solide Trois-mâts : deux ponts, 364 tonneaux, 24 canons et plus de 200 hommes d’équipage.

Parti le 10 mai 1800 de l'Ile de France, il ne lui faut pas plus d’un mois et demi pour faire une première prise : un trois-mâts américain l' " Alknomack ", jaugeant 350 tonneaux et nanti de 14 canons .

Il n’y eut pas de bataille. Si les deux coups de semonce du corsaire, laissèrent de marbre l'l' " Alknomack " , les trois coups de canons à boulet qui suivirent, plus explicites, incitèrent l’équipage à se rendre sans combat.


Septembre 1800


Fin septembre 1800 sera une période chargée : Le 19 septembre, le " Praise ", un Trois-mât de 800 tonneaux, est arraisonné .

Le 22 septembre, c'est le tour d'un brick anglais dont on ignore le nom et le tonnage.

Le 24 septembre, l' " Harriet " et ses 400 tonneaux connaît le même sort. Le 26 septembre , un brick danois croise le chemin de Surcouf et son équipage. Délesté de sa cargaison de riz, le danois se voit confié les prisonniers anglais qui venaient d’être capturés.

Enfin le 30 septembre, le " Tiger et ses 500 tonneaux clôture le mois en beauté.


Mais si septembre fut particulièrement fructueux, le mois d’octobre 1800 sera, lui, légendaire.


Octobre 1800: le "Kent"


Le 2 octobre, l’ " Union " et ses 450 tonneaux tombent dans l’escarcelle de Surcouf.

Le 4 octobre voit la prise de deux navires : " la Charlotte " aux 400 tonneaux et la " Rebecca " de 450 tonneaux.

Puis vient le 7 octobre , date à laquelle Surcouf rentre de son vivant dans la légende avec la prise du " Kent ".

Navire anglais de type Indiaman,il appartient à la Compagnie anglaise des Indes orientales.

Son tonnage est presque le triple de celui de la Confiance soit 1200 tonneaux.

Il aligne 38 canons aux calibres divers face aux 24 canons de la Confiance- tous de calibre inférieur à ceux du " Kent ".

Enfin, côté anglais, on compte 400 hommes tandis que les français n'en ont que 160.


À l'aube du 7 octobre, les deux navires s'aperçoivent.

Certain de sa supériorité, le capitaine anglais convia ses passagers au « spectacle » lequel durera moins de deux heures.

Après une course/poursuite nautique où Surcouf se montra plus fin stratège que son adversaire; la Confiance put accoster le " Kent ", permettant ainsi son abordage .

En dix minutes - les anglais affirmeront 20 – après un combat acharné, l’affaire sera réglée .

Il en résultera pour les anglais, bien que trois fois supérieurs en nombre, une perte humaine 4 fois plus nombreuse que celle des français , lesquels compteront dans leurs rangs entre 3 et 5 morts, de 6 à 13 blessés.


Le combat achevé, Surcouf arrêtera immédiatement le début de pillage de ses hommes et veillera à ce que les passagères ne subissent aucun outrage.


De cette prévenance naîtra une véritable amitié entre Surcouf et l'époux de l'une d'elle - une princesse d'origine allemande mariée au général Saint John.

Puis la Confiance et le " Kent ". dont le commandement fut confié à son second, le capitaine Drieux, feront route vers l'Ile de France où ils arriveront en date du 16 novembre 1800.

La vente du navire ainsi que sa cargaison sera estimée à 100 000 piastres soit 100 millions de livres.

Suite à quoi la Confiance sera désarmée puis chargée de marchandises, prenant la direction de la France, atteignant La Rochelle le 13 avril 1801.


Bilan total des Courses de 1798 à 1801


Au total entre les prises de " la Clarisse " au montant estimé (à minima) à 264 millions de livres et celles de la Confiance » évaluées à 200 millions de livres (dont 100 millions rien que pour le " Kent " ) , Surcouf peut se flatter d’avoir amassé près de 500 millions de livres.

La prise du " Kent " inspirera- peut-être - la chanson de marin "Le Trente et un du mois d'août", laquelle modifie toutefois la date du combat .

Quant à gêner l'ennemi, premier but de la Course , le résultat sera dans ce domaine tout aussi exceptionnel : Prime au montant record pour qui capturerait Surcouf, hausse des tarifs d'assurance, des filets anti-abordage équiperont désormais les navires anglais.

Consécration suprême : le nom de Surcouf aurait été utilisé comme équivalent du Croquemitaine par les mères pour calmer les petits anglais trop chenapans.



Surcouf, l'armateur-corsaire


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Statue de Surcouf à Saint-Malo par Alfred Caravanniez (fin xixe siècle).



En 1801, revenu à Saint-Malo, il épouse Marie-Catherine Blaize de Maisonneuve.

Surcouf pouvant déjà se prévaloir d'être à la tête d'une petite fortune, les familles des deux jeunes gens appartenant au monde des armateurs malouins, il n' y a donc pas de difficulté à ce que le mariage se fasse.


Bien que jeune marié, Surcouf n'envisage pas pour autant d'arrêter ses activités de marin.

Il prépare d'ailleurs activement l'armement d'un navire en vue de lui faire faire la Course quand la signature de la paix d'Amiens met un terme à son projet.

Devenu armateur, la paix le contraint à pratiquer uniquement le commerce maritime mais dès la reprise des hostilités avec l'Angleterre en 1803, il retourne à ses activités guerrières, à la fois comme armateur mais aussi en tant que corsaire lui-même.


1803 - 1809


En tant qu'armateur, ses navires dédiés à la Courses connaîtront des fortunes diverses . Ainsi le bilan de la " Caroline " navire corsaire de 1804 à 1806 - commandé par son frère Nicolas - sera très positif.

Le " Marsouin " corsaire de 1805 à 1808 pour être très lucratif au final, le sera néanmoins moins que le premier.

En revanche si le " Napoléon " corsaire de 1805 à 1806 est peut-être rentré dans ses fonds, la " Confiance " corsaires de 1805 à 1806 sera totalement déficitaire.

Mais Surcouf est, avant tout, un corsaire dans l'âme. Son retour sur un pont va être à nouveau auréolé de gloire et d'exploits.


Le " Revenant " (1807 - 1808)


Dès 1803 tout incite Surcouf à reprendre la mer.

En effet, convoqué par Napoléon durant l'été, ce dernier lui offre un grade élevé - peut-être celui de capitaine de vaisseau et le commandement d'une escadre mais Surcouf refusera.

Peu enclin à être commandé - il prétextera le manque d'efficacité de la Marine d'État au regard des ravages engendrés par la Course au sein de l'économie ennemie.

Napoléon ne lui tiendra pas rigueur, lui faisant même décerné, en 1804, la Légion d'honneur .

Le corsaire Surcouf repart donc le 2 mars 1807 .

Il commande le " Revenant " - solide Trois-mâts de 300 tonneaux et 20 canons.

Officiellement il n'en est pas l'armateur mais le nom du navire résume qui est, dans les faits, le véritable" maître" tant à bord que sur les pontons.


Surcouf, en multipliant exploits et prises, redevient rapidement dans les parages de l'Inde, la terreur du commerce britannique.

Contraint de rassurer ses propres armateurs, le gouvernement anglais devra se résigner à l'envoi de plusieurs frégates supplémentaires dans ces mers.

Mais Surcouf n'en continuera pas moins d'être aussi insaisissable que redoutable.


Ainsi entre septembre 1807 et février 1808, Surcouf pourra se flatter d'avoir été pourchassé une dizaine de fois mais toujours en vain grâce à la vitesse du navire et l'adresse de son capitaine, d'avoir capturé quinze navires dont cinq ramenés à l' l'Isle de France et ce pour un montant avoisinant les deux millions et demi de francs - gains qui ne s'arrêteront pas là.

Surcouf, pour un motif inconnu, confie le commandement à son cousin et second Joseph-Marie Pottier.

Ce dernier n'hésite pas à aligner les 300 tonneaux du " Revenant " aux 145 hommes et 20 canons face au " Conceçao Y Sao Antonio " - vaisseau portugais de 1000 tonnes, 200 hommes et 34 canons.

Au bout d'une heure de combat, le capitaine portugais finit par se rendre portant ainsi le montant des gains du Revenant à presque 4 millions de francs.

Le navire aurait continué ses lucratifs exploits s'il n'avait été réquisitionné le 4 juillet 1808 par le capitaine général de l' l'Isle de France Decaen.

Ce dernier justifie sa décisions par le nécessité de devoir remplacer une frégate de la Marine d'État devenue inutilisable, la " Sémillante ". Surcouf, la mort dans l'âme, sera obligé d'accepter.

La " Sémillante ", rachetée par des négociants de l'île puis réparée, sera rebaptisée en " Charles ".

Surcouf se voit confier le commandement de ce vaisseau particulièrement vétuste et lourdement chargé.

Malgré tout il échappe à nouveau aux patrouilles anglaises grâce à son sang-froid et à l'habileté de ses manœuvres.

Le navire sera sauvé une dernière fois.

Se présentant début 1809 devant Saint-Malo , il y aurait fait naufrage sans l'adresse de Nicolas, son frère .


1809 - 1814


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Statue de Robert Surcouf 1773-1825


Entre 1809 et 1814, Surcouf armera encore sept navires corsaires dont le bilan militaire sera très mitigé car tous, hormis le " Renard ", seront rapidement faits prisonniers.

Il en résultera un bilan financier catastrophique puisque la majorité de ces vaisseaux n'aura même pas le temps de faire au moins une prise, transformant ainsi leur armement en perte sèche.


C'est ainsi le cas de la " Revanche " qui portera bien mal son nom.

Sortie en octobre 1809, elle est prise dès novembre.

Sort identique pour la " Biscayenne " qui naviguera 6 mois - de mars à septembre 1810 - sans inscrire à son actif une seule prise. La " Dorade " ne sera guère plus chanceuse.

À peine mise à l'eau en avril 1810, elle se voit capturée dès août de la même année.

Quant à l'" Auguste ", il totalisera 3 semaines de navigation en tout et pour tout.

En effet, mis à l'eau le 29 août 1810, il est capturé dès le 17 septembre.

L'" Edouard " fera à peine mieux.

Mis à l'eau en novembre 1811, fait prisonnier dès février 1813, il fera deux prises avant de tomber entre les mains anglaises.

Le gain issu de ces deux prises ne couvrant pas les dépenses effectuées pour son armement, le bilan financier du navire sera lui aussi négatif.

À l'inverse la " Ville de Caen " fera deux prises suffisamment conséquentes pour rendre bénéficiaire son armement durant les 4 mois qui séparent sa mise à l'eau en mars 1812 de sa capture en juillet.


" Le Renard "

Seul le " Renard " - cotre de 70 tonneaux, nantis 46 hommes d'équipage, quatre canons de "4" et dix caronades de "8" ne sera jamais fait prisonnier.

Le navire n'effectuera aucune prise lui aussi mais à défaut de procurer des revenus financiers à son armateur, au moins il entrera dans la légende le 8 septembre 1813 en affrontant l " Alphéa " - goélette anglaise, largement supérieure en puissance de feu comme en hommes.

Dotée de 16 canons de "12", seize pierriers et d'un équipage évalué entre 80 et 120 hommes, son commandant exigea du modeste " Renard " une reddition qui lui fut refusée.

Commença alors par une canonnade nourrie de part et d'autre, un combat qui deviendra une légende - les anglais étant à trois contre un tant sur le plan de la puissance de feu que de l'équipage.

Malgré leur infériorité, les français rendirent dès le début du combat coups de canons pour coups de canons.

Quand les navires parvinrent à s'agripper, capitaine et équipage du " Renard ", poussant l'audace, prirent même l'initiative de l'abordage.

Deux seront successivement tentés mais à chaque fois repoussés par les anglais.

Les deux côtés se combattant avec la même rage, mitrailles et canonnades continuant, rapidement morts et hommes gravement blessés ne se comptèrent plus.

Le capitaine du " Renard " fait d'ailleurs partie ces derniers, son bras droit ayant été emporté par un boulet anglais.

La mer, particulièrement agitée ce jour-là, finit par séparer les navires.

L'incident, loin d'arrêter le combat, fit redoubler les canonnades.

Le combat en était là quand deux boulets français firent exploser la goélette anglaise qui coula corps et biens en quelques minutes.

Revenu à Saint-Malo, les dommages subis par le " Renard " nécessiteront sa reconstruction.

En janvier 1814, le navire put enfin reprendre du service quand, en avril, Napoléon abdiqua.

Les officiers du navire décidèrent alors de mettre fin à l'expédition - estimant que leur Lettre de marque signée par l'empereur, n'avait plus de légitimité.


Premier bilan pour l'armateur Surcouf


Si la période 1803 - 1809 est une très belle réussite tant sur un plan militaire que financier, tout autre est le bilan des années 1809 - 1814.

Entre les pertes sèches et les prises trop peu nombreuses, le déficit, pour cette période, est évalué à 400.000 francs.

Toutefois grâce à la période 1803 - 1809 et notamment aux exploits du " Revenant ", le solde global demeure malgré tout nettement positif.

La fortune de Surcouf est certes entamée mais demeure suffisamment conséquente pour lui permettre de poursuive des activités d'armateur.

L' année 1814 mettant un terme définitif à plusieurs siècles de Course, les expéditions ne seront plus désormais que de nature purement commerciale.


Fin de vie


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Une des dernières lettres de Robert Surcouf écrite le 10 avril 1827




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Tombe de Surcouf


Considéré encore de nos jours comme un des meilleurs marins que la France ait jamais eu, son palmarès reste inégalé.

Il a attaqué en cinq ans de Course plus de 50 navires dont nombre ont été détournés vers les ports français.

Il a porté des coups si sévères au commerce maritime britannique que ce dernier fut passablement désorganisé tout le temps que Surcouf sillonna les mers.

Marin exceptionnel, il a fait de ses navires des anguilles insaisissables malgré escadres à ses trousses.

Guerrier alliant audace et sagesse, il a affronté à plusieurs reprises un ennemi supérieur en nombre et en puissance de feu.

Celui qu'on surnomme le " roi des corsaires", entré de son vivant dans la légende, met donc un terme définitif à sa carrière de marin en 1809 pour se consacrer désormais à son activité d' armateur, activité qu'il mènera avec son dynamisme habituel.

C'est ainsi qu'entre 1814 et 1827, il effectue 116 armements.

La majorité de son activité sera orientée pour les deux tiers vers le Cabotage et la pêche à la morue, le tiers restant concernant à faire du commerce dans l'Océan Indien.

Dans ce cadre 6 expéditions (2 avérées et 4 suspectées) seront dévolues au Commerce triangulaire 29 ainsi que son énergique signature en témoigne sur une lettre envoyée à un commissaire de la marine.


« Monsieur Jullou, Commissaire principal, Chef maritime de Saint Servan.

Monsieur, vous savez que mon navire, l’Africain, en rade de Solidor, destiné pour la traite des Nègres, ayant sa cargaison à bord, a été retardé depuis deux mois par les circonstances.

Veuillez avoir la complaisance, Monsieur, d’écrire à S.Exc : le Ministre de la Marine, par ce courrier, pour lui demander si vous pouvez autoriser le départ de mon susdit navire pour le Gabon y traiter des Noirs... ! Agréez Monsieur l’assurance de ma considération distinguée. »
— Robert Surcouf, Saint-Malo, le 27 juillet 1815
En effet si l'esclavage fut aboli par le décret du 16 pluviôse an II (4 février 1794), le commerce triangulaire n'en continua pas moins de façon illégale.

Le régime de la Restauration, après la défaite de Napoléon à Waterloo en juin 1815, fut d’autant plus favorable à l’abolition de la traite négrière, que cette mesure convenait tout à fait aux Britanniques.

Plaire aux anglais n'étant pas la principale priorité de l'ex-corsaire Surcouf qui cumulait à ses activités d'armateur, celles d'un colonel de la Garde Nationale de Saint-Malo, il expédia donc en juillet 1815 " L’ Africain " vers l’Angola non sans afficher ouvertement la nature de son activité comme le prouve ce courrier au commissaire principal, Monsieur Jullou.


À ses activités d'armateur s'ajoutèrent, au fil du temps, celles d'un gros propriétaire terrien, faisant peu à peu l'acquisition de 800 hectares répartis en diverses métairies.

Il demeurera d'ailleurs très actif dans la gestion de ses affaires jusque dans les derniers jours de sa vie comme en atteste une lettre écrite de sa main et datée du 10 avril 1827.

S'étant embarqué dès l'âge de 13 ans à la fois par soif d'aventures et besoin d'argent, on estimera sa fortune à plus de 3 millions de francs à la fin de sa vie

Amateur de bonne chaire et de bons vins, devenu obèse avec les années et les excès, probablement atteint d'un cancer lequel sera soigné par le biais de sangsues censées améliorer sa circulation sanguine, il meurt le 8 juillet 1827 dans une maison de campagne située près de Saint-Servan.

Inhumé à Saint-Malo, sa tombe se trouve toujours au cimetière dit de Rocabey avec comme épitaphe
« Un célèbre marin a fini sa carrière / Il est dans le tombeau pour jamais endormi / Les matelots sont privés de leur père / Les malheureux ont perdu leur ami ».

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Acte de décès de Robert Surcouf



Mariage et descendance


Marié le 28 mai 1801, à Saint-Malo, avec Catherine Blaize de Maisonneuve (1779-1848), dont :

Caroline Marie (1802-1852), épouse d'Auguste de Foucher de Careil (né en 1791), et postérité à nos jours, notamment représentée par la famille de Foucher de Careil

Eléonore (1804-1839), épouse Pierre Claude Florian Sevoy (né en 1786), et postérité à nos jours, notamment représentée par la famille Potier de Courcy ;

Auguste (1806-1867), 2e baron Surcouf (1827), et postérité ;

Edouard (1810-1823), sans postérité ;

Robert Victor (1812-1813), sans postérité ;

Marie Pauline (1814-1860), épouse d'Achille, baron Guibourg (1799-1890), et postérité ;

Adolphe Eugène (1816-1878), marié mais sans postérité.



Robert Surcouf laisse aujourd'hui une très nombreuse descendance.

L'une de ses descendantes est l'épouse du fils aîné de Philippe de Dieuleveult (1951-1985).


Légendes



Baron d'Empire



Souvent présenté comme ayant été fait baron d'Empire, aucun document -officialisant l'octroi d'un titre- le mentionne: ni le registre alphabétique des anoblissements impériaux, ni les lettres patentes enregistrées auprès du Sénat. Inversement tant de son vivant qu' après son décès, il sera toujours administrativement désigné comme le "sieur Robert Surcouf" .


Le duel avec les officiers prussiens


L'histoire d'un duel entre Surcouf et des officiers prussiens, dans la France occupée de 1816, fut souvent rapportée ; ici par Louis Gallouédec :

« Un matin de l'automne de 1816, à l'époque où les Alliés occupaient encore la France envahie, Surcouf se trouvait à Saint-Malo, au café, le café Joseph, place Duguay-Trouin, en face de la sous-préfecture, avec ses partenaires habituels, M. de Mainville, un ancien émigré, et son vieil ami Brisebarre : chaque matin, Surcouf venait là fumer sa pipe, prendre un verre, parcourir la gazette et jouer au billard.

Ce jour-là, tandis que Surcouf faisait sa partie, la porte s'ouvre, donnant passage à une douzaine d'officiers prussiens du régiment de Wrangel qui tenait garnison à Dinan.

Ils entrent bruyamment, faisant tinter leurs éperons et donner leurs sabres, traitant le café Joseph en pays conquis.

L'un d'eux, en passant, bouscule Surcouf qui grogne et se fâche.

On s'invective de part et d'autre. Surcouf, sa queue de billard à la main, après les avoir menacés de leur caresser la figure, termine la discussion en provoquant en duel tous les officiers prussiens.

Ce fut un duel épique, digne de celui de Cornic.

La marée était basse.

Séance tenante on se rendit derrière le Fort-Royal, près le Grand Bé ; les témoins de Surcouf étaient de Mainville et Brisabarre.

Surcouf tranche net le poignet de son premier adversaire.

Il « démâte » le second et le troisième avec la même désinvolture.

Le quatrième a le ventre ouvert d'un coup de banderole.

Tous, jusqu'au onzième, tombent plus ou moins blessés.

Alors, Surcouf se tournant vers son dernier adversaire : « Restons-en là, si vous voulez bien, monsieur.

Il est bon que vous puissiez raconter en votre pays comment se bat un ancien soldat de Napoléon. »

— Louis Gallouédec, inspecteur général de l'Enseignement

Elle est fortement sujette à caution, notamment parce que Charles Cunat, premier biographe de Surcouf et qui le connut personnellement, n'en parle jamais dans son ouvrage de 1842.

D'autre part, aucune référence à ce fait n'a été retrouvée antérieurement à 1890.



Hommages


Cinq bâtiments de la Marine nationale française ont porté le nom de Surcouf :


Un aviso mixte de 531 tonneaux (1858–1885)
Un croiseur à vapeur de 1 850 tonneaux (1889–1921)
Un croiseur sous-marin (1929–1942)
Un escorteur d'escadre D621 (1954–1972)
Une frégate F711 (1993–

Robert Surcouf figure sur une pièce de 10 € en argent éditée en 2012 par la Monnaie de Paris pour représenter sa région natale, la Bretagne.


Dernière édition par Romy50300 le Jeu 20 Fév 2014 - 21:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Jeu 20 Fév 2014 - 20:42

Le Haut Mesnil

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A cette demeure située au Tronchet, à la croisée de trois grands pôles touristiques : Saint-Malo, Dinan et le Mont Saint-Michel, et à quelques encablures du berceau de la Bretagne romantique: Combourg,
est associée le patronyme " SURCOUF". Le manoir fût, en effet, construit par le fils du célèbre corsaire, Adolphe en 1848.

Le garde-manger, dans le parc témoigne encore du passage de son l’illustre  ancêtre, Robert, qui le fit édifier pour conserver son gibier lors de ses chasses, en forêt du Mesnil.

Et si le nom de SURCOUF est connu dans le monde entier, c’est bien entendu à cause de Robert-Charles SURCOUF, le sixième enfant de Charles-Joseph-Ange SURCOUF, sieur de Boisgris.

Effectivement, Robert SURCOUF, roi des corsaires, s’est rendu célèbre par ses nombreux exploits entre 1795 à 1809...

A travers le temps

Le mot mesnil signifie « petite maison ». L'ancienneté de ce lieu est attestée aujourd'hui par les vestiges d'un ancien bâti qui a été transformé en métairie lors de l'édification du château en 1849.

La construction de ce château remonte à 1848-1849 d'après la tradition orale.

Lors de la réalisation du cadastre de la commune en 1849, le bâtiment existait déjà.

Sur ce document ancien, ce lieu ne portait pas encore le nom de "Haut Mesnil", mais seulement celui de Tertre-Pin.

Le nom de Tertre-Pin est en fait celui de la ferme, laquelle est effectivement antérieure au Château, l'âge de certains des bâtiments les plus anciens pouvant être estimé aux environs du 15 ou 16ème siècle.

La ferme située au sud-est existait déjà, au contraire de la chapelle édifiée dans les années 1870.

Le château a été construit par Adolphe Surcouf, l'un des fils de Robert Surcouf.

On prétend que Robert Charles Surcouf aurait acheté la forêt du Mesnil pour y chasser, voulant aussi y édifier un pavillon de chasse.

Il fit seulement construire le garde-manger de chasse qui existe encore ; l'acquisition des terres fut en fait réalisée en 1840 par son fils Adolphe, qui y fit construire le château actuel en 1848 ; son second fils, Auguste, fit construire la demeure du Mesnil des Bois.

Ce château possède une maçonnerie enduite ; les chaînages d'angle et les encadrements de baies sont quant à eux réalisés en pierre de taille de granit.

Le solin est réalisé en moellon de granit ; il existe une corniche en brique en partie supérieure des murs.



Le bâtiment est composé d'un corps central et de corps latéraux légèrement en saillie.

Les corps latéraux sont couverts de toits à croupes percés de lucarnes surmontées de frontons très aigus.

La façade est rythmée par cinq travées, trois sur le corps central et une sur chaque corps latéral.

Le bâtiment possède une cave, un rez-de-chaussée, un premier étage et un comble.

Le grenier après l'étage sous comble était en fait utilisé pour le logement des domestiques.

Le sous-sol était utilisé non seulement comme cave, mais également comme cuisines.

A l'entrée du sous-sol, côté est, on peut voir les initiales du propriétaire, intégrées au vantail de ferronnerie de la porte.

L'ouragan de 1987 a fortement endommagé les restes de la propriété et la ferme (vents de plus de 180 km/h du fait de la position culminante du manoir), le château était ainsi entouré d'arbres avant 1987.

Suite à cette tempête la toiture de la longère de la ferme voisine a été perdue ; elle arborait également un petit clocheton, comme le logis principal, servant à la ventilation statique du grenier à blé.

Cette maison appartient toujours à la famille Surcouf.


Dernière édition par Romy50300 le Jeu 20 Fév 2014 - 21:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Jeu 20 Fév 2014 - 21:08

Le cotre "Le Renard"

Le Renard


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Le Renard était un voilier du XIXe siècle, de type cotre à hunier. Il fut le huitième et dernier navire armé par le corsaire    malouin Robert SURCOUF.

Lancé en 1812, il était commandé par le capitaine LEROUX-DESROCHETTES.

Le navire livra un dernier combat victorieux contre la goélette anglaise l’Alphea à la fin de l'année 1813.

Cependant, au cours de cet affrontement, LEROUX-DESROCHETTES perdit un bras et en mourut peu après.

Une réplique de ce bateau a été construite à Saint-Malo et lancée en 1991 sous le même nom Le Renard.



La réplique du Renard :


Le Renard a fait l'objet d'une réplique exacte et de même nom, lancée le 18 mai 1991.

L'association Cotre corsaire de la ville de Saint-Malo cherchait à faire revivre un « gréement traditionnel », comme la bisquine La Cancalaise réalisée à Cancale en 1987.

Elle a choisit ce navire corsaire, qui serait le cotre corsaire malouin qui a participé au dernier combat naval le long des côtes françaises.

En 1989, la quille est posée.

La réplique a été construction dans le chantier naval du quai Vauban à Saint-Malo.

La réplique mesure trente mètres de long pour 464 m² de voiles maximum au portant, avec trinquette et grand-voile (8 voiles).

La coque a nécessité 90 mètres cubes de chêne. Les espars sont en pin massif « Il a été construit à l'identique sur des plans d'origine ».

En revanche, la mâture et la voilure sont quelque peu réduites par rapport aux « surfaces extrêmes portées par les cotres corsaires, contrebandiers ou douaniers de l'époque».

Il possède 2 jeux de voiles, l'un en synthétique, l'autre en lin.

Depuis 1992, le bateau accueille régulièrement des touristes à bord.

Il participa à Brest 92 et à diverses fêtes marines, le port d'attache du bateau est Saint-Malo.



Caractéristiques



Le Renard à Saint-Malo


• déplacement : 44,5 tonnes (environ),

• tirant d'air : 26 m

• surface totale de voilure : 249 m² (dont grand-voile : 123 m²),

• Armement : 10 caronades de 8 livres (en fonte d'aluminium sur la réplique) et 4 canons de 4. Les canons sont placés sur les derniers et premiers sabords de chaque côté.

Gréement : 1 mât + le mât de beaupré. 8 voiles dont : grand-voile, flèche (ou corne), hunier, perroquet volant, foc, fortune, clinfoc (foc en l'air), trinquette
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MessageSujet: Maisons de Robert Surcouf à St Malo   Dim 16 Mar 2014 - 16:39

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Maison où demeura Robert Surcouf  de 1801 à 1827 au 1 rue st philippe près de la porte de Dinan à St Malo



Maison natale de Surcouf, ou hôtel de la Bertaudière à St malo Ille et vilaine


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Maison natale de Surcouf, ou hôtel de la Bertaudière


Maison natale de Surcouf, ou hôtel de la Bertaudière, Patrimoine classé, étudié ou inscrit dit 'Maison natale de Surcouf, ou hôtel de la Bertaudière' à st malo (ille et vilaine 35400).

Localisation Dates et époques Architecture et style Monument et histoire du lieu Autre

Adresse :
2 rue du Chat-qui-Danse
anciennement Bel-Air
2 rue
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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Dim 16 Mar 2014 - 19:00

Merci Romy pour tous ces détails et ces belles photos! Tu devrais faire l'émission 'secret d'histoire'!
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MessageSujet: Re: Les personnages Célèbres   Mar 18 Mar 2014 - 16:35

le manoir de Riancourt ou Riaucourt, situé route de Riancourt.

Il possédait jadis une chapelle privée reconstruite en 1733.

La Sainte-Trinité de Riaucourt se trouvait dès 1672 voisine du manoir de ce nom.

Devenue caduque, elle fut rebâtie par Jacques Vincent des Bas-Sablons, propriétaire de Riaucourt, et bénite le 21 octobre 1733 par M. Perrée, vicaire général de Saint-Malo (Pouillé de Rennes).

Propriété de la famille Vincent seigneurs des Bas-Sablons en 1733.

Robert Surcouf y mourut en 1827.

Il a été dévasté par un incendie en 1924 .
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