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 Parc naturel régional des Ardennes

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Romy50300
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MessageSujet: Parc naturel régional des Ardennes   Jeu 7 Juin 2012 - 2:07

Tout les articles des iles sont des copies d'articles de Wikipédia , réutilisé, copié ou modifié est sous CC-BY-SA 3.0,




Parc naturel régional des Ardennes






Pays France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Ville proche Charleville-Mézières
Création 23 décembre 2011




Le parc naturel régional des Ardennes ou P.N.R. Ardennes est un parc naturel régional créé le 21 décembre 2011, dont le périmètre occupe environ 116 000 hectares du département des Ardennes.

Il englobe 91 communes et 76 000 habitants.

Il couvre 22 % de la superficie du département des Ardennes. Charleville-Mézières, préfecture des Ardennes, a le statut de ville porte associée au parc.

Ce territoire est marqué par la coexistence d'une tradition rurale et d'une tradition manufacturière.

Il constitue une zone de transition d'un point de vue géologique, avec une diversité inattendue de paysages : parcourir ce parc naturel régional offre une occasion de redécouvrir l'échelle des temps géologiques.

Et depuis des siècles, ce territoire est aussi une zone frontière, le champ clos des querelles entre les hommes.

« L'Ardenne est pour moi un de ces paysages-histoire: elle ne parlerait pas, quand je la revois et que je la traverse, aussi fort qu'elle le fait à mon imagination, si à la seule image de la forêt d'Hercynie sans chemins et sans limites que nous ayons conservée chez nous, elle ne superposait celle de la forêt de Teutoburg, inquiétante à force de silences, trois fois grosse des légions d'Arminius »

— Julien Gracq, Carnets du grand chemin.






Histoire et missions du parc


Après onze années de gestation, le décret de création du 47e parc naturel régional de France a été signé le 21 décembre 2011, par le premier ministre François Fillon.

Il a été inauguré le 25 janvier 2012 par la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement Nathalie Kosciusko-Morizet.

Ce projet de PNR des Ardennes avait connu un tournant décisif en 2007, suite à l'avis intermédiaire favorable donné à cette époque par le ministère de l’Écologie.

Il constitue le troisième parc naturel régional de la région Champagne-Ardenne, après ceux de la Forêt d'Orient et de la Montagne de Reims.

91 communes ont adhéré à la charte pour douze ans et sont inclues dans le parc.

La commune d'Aouste, associée initialement, s'est retirée du projet.

Ces communes sont réparties sur les 9 cantons de Fumay, Givet, Monthermé, Nouzonville, Renwez, Revin, Rocroi, Rumigny et Signy-le-Petit.




Territoire du Parc naturel régional des Ardennes



Le syndicat mixte en charge de la gestion du parc est implanté à Hargnies. Isabelle Zarlenga le dirige.


Les grandes missions du parc telles que formalisées dans la charte 2011-2023 portent sur les axes suivants :


Diversifier l'activité économique en valorisant durablement les ressources du territoire (ressources forestières et productions agricoles, tourisme,

Révéler et préserver la richesse des patrimoines naturel et paysager, accompagner les mutations environnementales,

Agir en faveur de l'identité et de la qualité de vie des Ardennes en impulsant des partenariats solidaires (qualité des offres de service et d'habitat, vie associative et culturelle, identité locale, échanges entre les acteurs du territoire, coopération transfrontalière avec la Belgique, coopération avec les territoires voisins),

Assurer le fonctionnement du parc (syndicat mixte de gestion du Parc, conférence territoriale, conseil scientifique, association des amis du parc, dispositif de suivi et d'évaluation).



Communes du parc naturel régional des Ardennes à sa création en décembre 2011


Liste des communes :


Anchamps,
Antheny,
Arreux,
Aubigny-les-Pothées,
Aubrives,
Auge,
Auvillers-les-Forges,
Blanchefosse-et-Bay,
Blombay,
Bogny-sur-Meuse,
Bossus-lès-Rumigny,
Bourg-Fidèle,
Brognon,
Cernion,
Champlin,
Charnois,
Le Châtelet-sur-Sormonne,
Chilly,
Chooz,
Cliron,
Deville,
L'Échelle,
Estrebay,
Etalle,
Eteignieres,
Fépin,
La Férée,
Flaignes-Havys,
Fligny,
Foisches,
Le Fréty,
Fromelennes,
Fumay,
Gespunsart,
Girondelle,
Givet,
Gué-d'Hossus,
Ham-les-Moines,
Ham-sur-Meuse,
Hannapes,
Harcy,
Hargnies,
Haudrecy,
Haulmé,
Les Hautes-Rivières,
Haybes,
Hierges,
Joigny-sur-Meuse,
Laifour,
Landrichamps,
Laval-Morency,
Lépron-les-Vallées,
Liart,
Logny-Bogny,
Lonny,
Marby,
Marlemont,
Maubert-Fontaine,
Les Mazures,
Montcornet,
Monthermé,
Montigny-sur-Meuse,
Murtin-et-Bogny,
Neufmanil,
La Neuville-aux-Joutes,
Neuville-lez-Beaulieu,
Nouzonville,
Prez,
Rancennes,
Regniowez,
Remilly-les-Pothées,
Renwez,
Revin,
Rimogne,
Rocroi,
Rouvroy-sur-Audry,
Rumigny,
Saint-Marcel,
Sécheval,
Sévigny-la-Forêt,
Signy-le-Petit,
Sormonne,
Taillette,
Tarzy,
Thilay,
Tournavaux,
Tournes,
Tremblois-lès-Rocroi,
Vaux-Villaine,
Vireux-Molhain,
Vireux-Wallerand.


Géologie



Si on parcourt l'échelle des temps géologiques, en commençant par les temps les plus anciens, les premiers massifs émergés au cambrien sont à l'origine des schistes ardoisiers de Rimogne, Bogny et ses phyllades noirs, ou Fumay.

Au dévonien, l’essentiel du territoire des Ardennes reste recouvert par une mer peu profonde, peu agitée, permettant aux sédiments de s'accumuler.

Cette époque est marquée par la première manifestation d’une sédimentation marine très calcaire (récifs coralliens).

La barre des calcaires de Givet, qui en résulte, constitue une limite naturelle.

Cette limite naturelle sur plusieurs centaines de kilomètres a longtemps servi de frontière.

La grotte de Nichet à Fromelennes s'est constituée à la même époque et en reste un témoignage saisissant.

Du Carbonifère au Permien, le massif ardennais, extrémité occidentale de la chaîne hercynienne, perce la surface des eaux.

Suite aux soulèvements successifs de ce massif, des plateaux et des pointes se constituent aux environs de la ville actuelle de Sedan, mais aussi de Rocroi et de Namur, laissant subsister entre eux des bassins.

Ces bassins se comblent de sédiments.

À la base de ce massif ardennais, sur une bande allant de Signy-le-Petit et Rumigny à Renwez et Warnecourt, la mer liasique dépose des couches de sable , d'argile et de calcaire.

La mer se retire ensuite puis réapparait, redéposant des sables, de l'argile et la gaize de l'infra-crétacé.

Puis elle recule à nouveau.

A l'ère cénozoïque (tertiaire et quaternaire selon l'ancienne dénomination), le soulèvement des Alpes se fait sentir jusque dans notre région.

Puis vient les grands déluges.

Les sommets sont arasés par l'érosion et le ruissellement.

Des vallées et des gorges se creusent, notamment sous l'action de la Meuse et de la Semoy.



Géographie


Le parc couvre le nord-ouest du département des Ardennes, avec une varité de paysages intéressante, et est limité au nord et à l'est par la frontière belge.



Paysages et reliefs





Givet - Quai de la Houille





Fumay vue de la boucle de la Meuse




Bogny-sur-Meuse statue de Dardennor





Rocroi sous la neige




La Pointe de Givet



La Pointe de Givet se veut un pays de collines, de forêts qui s'effacent quelquefois derrière des cultures sur les coteaux les plus doux, d'escarpement rocheux, et de pelouses sèches.

L'espace ouvert est aussi utilisé en prairies.

La friche arbustive s’étend sur de nombreux coteaux et gomme les limites parcellaires.

La pierre bleue de Givet, extraite de carrières locales, est souvent utilisée dans les constructions, apportant une touche discrète de couleur, et permettant aux eaux de la Meuse de se refléter dans les façades des bâtiments.

La ville de Givet s'étale de part et d'autre de la Meuse.



Le Massif Ardennais



Le Massif Ardennais constitue une partie de l'Ardenne primaire : la portion rattachée au département français des Ardennes, à qui elle a donné son nom.


Ce territoire est fortement boisé et escarpé, avec des vallées profondes et sinueuses, en particulier les vallées de la Meuse et de ses affluents, dont la Semoy.


Les sommets du massif ardennais et les points de vue sur la vallée de la Meuse contribuent fortement au charme du lieu.

Ils ont de tout temps fait rêver les hommes, faisant naître de multiples légendes.

Certains sites sont particulièrement connus, tels le panorama de la Longue Roche (en forêt domaniale de Château-Régnault), le site des Dames de la Meuse (à Laifour), le rocher des quatre fils Aymon (à Bogny-sur-Meuse), le Roc la Tour (à Monthermé), le Mont Malgré-tout (à Revin, avec le point de vue de la Faligeotte et de la Roche des Minches), etc.

L'encaissement de la vallée accentue l'impression de relief.

Mais « Il y a de la douceur dans ces courbes de montagnes veloutées de feuillage ».

Les routes se font rares.

L'altitude varie entre 140 mètres dans les vallées et 300 à 400 mètres environ sur les sommets.


Les méandres de la Meuse surprennent également, constituant de véritables boucles.

La ville de Monthermé est placée dans l'une de ces boucles, de même que Joigny, Haybes, Laifour, Anchamps.

L'agglomération est quelquefois serrée entre le fleuve et la montagne, comme à Levrezy ou Deville, .


Des zones plus humides persistent au sein de la forêt, ou constituant des fagnes, des landes sur des plateaux, tel le plateau des Hauts-Buttés, avec une grande diversité floristique.

À l'est de ce dernier plateau se trouve le point culminant du massif, la Croix-Scaille, à 504 mètres d'altitude, placé sur la frontière entre la France et la Belgique.

Une petite vallée encaissée, le Ravin de l'Ours, descend des Hauts-Buttés vers Linchamps.

Autour des villages, des sarts (taillis ou taillis sous futaie) couvrent une part significative de la surface forestière.

Ce type de forêt est le résultat d'un mode d’exploitation qui a longtemps prévalu localement : l’essartage ou écobuage.

Des clairières entourent d'autres villages, tel Hargnies, et sont situées sur les espaces les moins vallonnés du plateau.

Elles regroupent les potagers, les vergers et les prairies.

Cette zone géographique frontalière a souvent été jugée impénétrable par les stratèges militaires, et ses vallées ont accueillies, en plusieurs endroits, une industrie métallurgique, avec des établissements quelquefois confinés entre les cours d'eau et les pentes du massif.

Les villages sont relativement peu nombreux.

Les maisons, le plus souvent accolées, sont conçues en trois travées destinées respectivement au stockage du fourrage, au bétail et à l’habitation.

Les toits en pente douce sont couverts d’ardoises, tandis que les murs sont en schiste, leur donnant un aspect très caractéristique.



Le Plateau de Rocroi



Le Plateau de Rocroi culmine entre 360 et 380 mètres et est caractérisé par un sol très humide où existent de nombreuses rièzes (landes tourbeuses), résultats des défrichements, et des taillis.

Les prairies sont disposées de façon géométrique sur des surfaces d’environ un hectare.

Seules quelques zones continues de marais s’intercalent dans cette trame foncière, entre les parcelles agricoles et la forêt, qui clôt les espaces ouverts .

Jules Michelet évoque à son propos un pays froid, uniforme et sauvage, que le passant trouve laid et que sa monotone tristesse pare d'un charme attendrissant pour celui qui y est né.

Les fermes isolées sont régulièrement implantées en bordure de petites parcelles.

Elles sont localement appelées les Censes.

Il s’agit de petites fermes constituées de deux ou trois bâtiments trapus, construits en quartzite ou en brique et couverts d’ardoises.

Ou des maisons de pans de bois et de torchis.


Les roches ardoisières


Les bassins ardoisiers sont situés le plus souvent en limite du massif ardennais, vestiges d'une époque géologique antérieure :


le bassin de Fumay, Haybes et Oignies, avec ses ardoises lie de vin (dites rouges), violacées (dites bleues), et vertes,


le bassin de Rimogne, avec ses ardoises grenues, gris-bleuâtres, et ses ardoises bleues.

le bassin de Monthermé et Deville, , et ses ardoises bleues, grises, et vertes griffées.


Le site de la Roche à sept Heures, à Monthermé, point de vue sur la vallée de la Meuse, est aussi l'entrée d'une ardoisière souterraine.

Le nom viendrait des éclats du soleil, à sept heures, sur cet éperon rocheux constitué de roches siliceuses compactes, riches en quartz, qui reflètent la lumière.



Le Val de Sormonne



La Sormonne est un des affluents de la Meuse, issu du plateau de Rocroi et alimenté par de multiples ruisseaux.

Le Val de Sormonne s'est creusé dans le lias, en limite du massif ardennais, constituant un couloir formé de prairies et de parcelles cultivées, et ponctué de haies et de vergers.

Les villages sont établis à proximité des cours d’eau.

Ils sont souvent structurés autour d’une rue principale, même si quelquefois, des lotissements ou des zones d'activités plus récents peuvent modifier l'organisation traditionnelle des bourgs.

Les fermes accolées laissent de larges usoirs, ou passages, entre la rue et la façade des maisons.

Ces façades sont construites en calcaire jaune.



La Thiérache ardennaise



Blanchefosse-et-Bay en Thiérache ardennaise



C'est l'extrémité ouest de la région de Thiérache, centrée sur le département de l'Aisne, mais qui déborde sur les Ardennes et sur le Nord.

C'est un pays de bocages et de forêts, légèrement vallonné.

Son sous-sol correspond à l'extrémité du lias, et de l'infra-crétacé.

Les forêts couvrent 20 % du territoire et couvrent les sommets des coteaux qu'elles ferment par une teinte plus foncée.

Les coteaux et fonds de vallées sont enherbés.

Les secteurs de faible pente sur les parties hautes font l’objet de mises en culture de céréales et d’oléagineux qui contrastent avec l’ensemble herbagé.

Les villages sont principalement installés dans les parties basses des coteaux, perpendiculairement à la pente.

Le bâti est d’une grande régularité, avec des façades en calcaire blanc, des toits à deux pans en ardoise.

Les maisons sont construites côte à côte et créent de longs alignements réguliers.



Réserves naturelles



Deux réserves naturelles sont inclues dans le territoire du parc :



Les pelouses de la Pointe de Givet: ces pelouses sèches sont d'anciens lieux de parcours des troupeaux, sur des terrains rocailleux et pentus, particulièrement intéressants d'un point de vue géologiques, caractéristiques du givétien.

La Réserve naturelle de Vireux-Molhain : c'est un des gisements de fossiles les plus anciens de France.

Ces deux réserves ont le statut de Réserve Naturelle Nationale (R.N.N.) du fait de leur intérêt.



Climat



Le territoire du parc naturel régional, d'un point de vue climatique, est une marche de transition, comme il l'est d'un point de vue géologique.

Le climat océanique dégradé constaté en Thiérache ardennaise, en limite sud-ouest du parc, devient semi-continental en massif ardennais et sur le plateau de Rocroi.

L’altitude affirme le caractère continental de ce climat.


Les précipitations (hauteurs de pluie par an)sont de 79 cm en moyenne à Ham-sur-Meuse, hauteur répartie de façon relativement égale par mois, et de 120 cm à Rocroi.

Le même indicateur est de 126 cm à Thilay, à proximité d'un des points les plus hauts du massif ardennais.



Hydrographie



La Meuse et six de ses affluents traversent le parc naturel régional des Ardennes :la Sormonne, la Semoy, la Goutelle, la Houille, la Faux, et le Viroin.


La Meuse entre dans le territoire du parc à 140 mètres au dessus de la mer et en sort au nord à la cote 99.

Son débit est irrégulier.

Le débit moyen interannuel ou module du fleuve à Chooz est de 144 m³ par seconde, non compris le débit de la Houille.

Les hautes eaux se situent en hiver, avec des débits mensuels moyens allant de 225 à 277 m³ par seconde, de décembre à mars inclus (avec un maximum en février).

À partir du mois de mars, le débit chute jusqu'aux basses eaux d'été qui ont lieu de juin à octobre, entraînant une baisse du débit mensuel moyen jusqu'au plancher de 50,5 m³ au mois de septembre.

Et ces moyennes mensuelles, calculées grâce à des mesures effectuées sur 56 ans, de 1953 à 2008, cachent des fluctuations ponctuelles importantes.

Débit moyen mensuel (en m³/s) mesuré à la station hydrologique de Chooz


La lame d'eau écoulée dans cette partie française de la Meuse est de 452 millimètres annuellement, ce qui est nettement supérieur à la moyenne d'ensemble en France (320 millimètres), tous bassins confondus.

Un des affluents de la Meuse, la Faux, a une lame d'eau écoulée encore supérieure, de 579 millimètres.

Des installations de production hydroélectrique ont été installées sur cet affluent .

Le cours de la Meuse monte vers le nord, en serpentant, de méandre en méandre.

Une piste cyclable, la voie verte Trans-Ardennes emprunte les anciens chemins de halage le long de la Meuse, de Montcy-Notre-Dame ( à proximité de Charleville-Mézières) à Givet.

Dans la vallée de la Houille, une ZNIEFF (ou Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) a été constituée au sud de Landrichamps, sous le nom de Vallée de la Houille au sud de Landrichamps.

Dans la vallée de la Faux a été aménagé un lac de retenue, le Lac des Vieilles Forges, de 150 hectares, dont les plages sont enchâssées dans la forêt.

Un affluent de l’Oise, Le Gland, prend naissance sur le territoire du parc, à Regniowez.

Peu après sa naissance, il adopte la direction de l'ouest,



Économie





Exploitation d'une ardoisière



La pointe de Givet et le massif ardennais ont une forte tradition artisanale et manufacturière, puis industrielle, en particulier dans la métallurgie, la fonderie, et, par le passé, dans la fabrication d'armes.

L'industrie de l'armement a périclité dès le XIXe siècle avec l'arrêt de la manufacture d'armes de Charleville.

De grands noms de l'industrie se sont créés ou se sont développés ici : Electrolux (Arthur Martin, Faure, ...), Deville, Porcher,Thomé-Génot, Mineur frères et Wilmot devenu Usinor,...

Certains y sont toujours présents.

Aujourd'hui, une activité industrielle significative se maintient sur place, mise en avant régulièrement par le pouvoir politique, par exemple lors des déplacements en Ardennes du ministre de l'intérieur et candidat à la présidence, Nicolas Sarkozy, en 2006 puis du même Nicolas Sarkozy, devenu président de la République Française, en 2011.

Mais cette activité industrielle est confrontée à une concurrence internationale difficile et à des externalisations en dehors des frontières.

Les ouvriers représentent encore 40 % de la population active du parc naturel.

Le savoir-faire dans le travail des métaux facilite le démarrage d'entreprises innovantes (Les ateliers de Janves, Nexans, NPL, Faynot, etc.) succédant aux entreprises historiques.

Une activité de fabrication d'écrous ou de boulons se maintient à Bogny-sur-Meuse à travers des P.M.E., souvent spécialisées sur des fabrications spécifiques (Affel'm, Marbaise, Cousin-Malicet, etc.). De même à Thilay et aux Hautes -Rivières.

A Givet, l'entreprise KME issue du groupe Tréfimétaux est l'héritière d'une longue histoire locale sur la fabrication de laiton et de cuivre.

Certaines entreprises trouvent également des débouchés dans les métiers d'art, comme la ferronnerie, la dinanderie ou le damassage.

Pour autant, la fermeture de nombreuses usines durant les dernières décennies a engendré des friches industrielles, nécessitant de réhabiliter ou de détruire les bâtiments et de dépolluer certains terrains.

Des lieux de mémoire se sont créé tel à Bogny-sur-Meuse, le centre culturel et musée de la métallurgie ardennaise.

L'exploitation de l'ardoise, initialisée réellement au moyen-âge s'est terminée dans les années 1970, bien que le produit issu de cette région des Ardennes ait été jusqu'au bout une référence de qualité.





TGV en Ardennes



Une transformation de l'économie de cette région est donc en cours, avec le développement de nouvelles activités industrielles, conformes à sa tradition manufacturière, mais aussi des activités de services et de loisirs.

La liaison TGV avec la ville-porte de Charleville-Mézières, ainsi que le réseau autoroutier ont désenclavé cette région.
Le transport fluvial et le devenir du port de Givet est un autre axe.

Se souvient-on qu'en 1964, Givet était le premier port fluvial français avec une activité de 1 796 500 tonnes (houille, bois, métaux, coke, engrais en particulier)

Dans les décennies suivantes, cette activité a périclité pour devenir pratiquement nulle en 1994. Mais le trafic est revenu en ce début de XXIe siècle.

Givet garde son potentiel de base arrière des grands ports de la mer du Nord (Anvers, Rotterdam, Amsterdam…), grâce à sa capacité d’accueil de péniche à grand gabarit (1 500 tonnes).

Les activités se sont diversifiées (le bois toujours, la fonte, mais aussi le sel de déneigement, ou encore l'hivernage des bateaux de plaisance, etc) et son trafic atteint 600 000 tonnes environ.

Le plateau de Rocroi et le Val de Sormonne voient se créer des zones d'activités nouvelles et, plus récemment, des zones de production d'énergie par des éoliennes.

L'exploitation forestière reste enfin une activité importante, ainsi que l'activité agricole.

Les remembrements se sont traduits par une augmentation des surfaces de culture au détriment de l'élevage et des terrains d'herbage.


Le musée de la Forêt de Renwez montre ce qu'était l'activité en forêt, il y a encore un siècle.



Faune et flore



La Pointe de Givet


Parmi les espèces floristiques les plus remarquables en cette extrémité septentrionale du parc, il faut citer l'Armoise blanche, l'Anthericaceae ou Phalangène à fleur de lys et l’œillet des Chartreux.

Et l'alouette lulu dans les espèces animales protégées.

Les affleurements rocheux de la vallée de la Meuse abritent aussi le Grand-duc d'Europe et le faucon pélerin.





Armoise blanche





Phalangène à fleur de lys.






Œillet des Chartreux.




Le Massif Ardennais




Ce territoire essentiellement boisé est composé de chênes, hêtres, charmes, et bouleaux.

C'est une des forêts de France les plus anciennes, et l'une où les feuillus continuent à dominer, même si on trouve aussi des épicéas et des mélèzes.

Les sous-bois sont riches en fougères et digitales pourpres.

Dans des zones plus humides, comme les marais des Hauts-Buttés, fleurissent de blanches linaigrettes.

Le cassenoix moucheté, le pic noir ou le chat forestier trouvent refuge dans ce massif.

De grands mammifères s'y maintiennent, tel que le cerf élaphe, ainsi que des cigognes noires.

Comment ne pas citer également le sanglier, dans le domaine de l'ancienne déesse celte Arduinna.





Cigogne noire





cerf élaphe.





sanglier.




Le Plateau de Rocroi



La végétation est dominée par les bruyères et les genêts d'Angleterre.

Mais le promeneur peut trouver également de l'arnica, des gentianes, des orchis des sphaignes, de la trientale d'Europe ou des droseras carnivores.

De nombreuses espèces rares et protégées fréquentent les rièzes et bocages du plateau de Rocroi, dont la Gélinotte des bois (oiseau très rare en dehors des zones montagneuses), la Pie grièche (passereau), la Chevêche d'Athéna (chouette qui était l'Antiquité grecque l'attribut d'Athéna, déesse de la Sagesse), la Nyctale de Tengmalm (appelée encore chouette boréale ou chouette de Tengmalm), la Cordulie arctique (un insecte) et le Nacré de la canneberge.

Le Nacré de la canneberge (ou Boloria aquilonaris) est un magnifique papillon de tourbière aux couleurs orange ornées de diverses marques de couleur marron.




Drosera





Chevêche d'Athéna.





Nacré de la canneberge.




Le Val de Sormonne



La flore des prairies sur sol acide du val de Sormonne se démarque par le nard raide, la molinie bleue, la pédiculaire des bois, et le salix repens (ou saule rampant, protégé) qu'accompagnent les jonquilles, les succises des prés, et autres orchis tachetés.

Certaines de ces prairies évoluent vers une lande sèche à callune et genêt d'Angleterre, ou une lande humide à bruyère..

D'autres prairies pâturées sont agrémentées de houlque laineuse, de flouve odorante, de trèfle, de renoncule rampante, de plantain lancéolé.


Libellules, lézards, papillons animent ces terrains.

Les papillons y comportent une espèce protégée en France, le damier de la succise.

Les reptiles sont représentés par la vipère péliade, le lézard vivipare et l'orvet. Citons encore, sans prétendre être exaustif, la musaraigne aquatique, parmi les mammifères.



La Thiérache ardennaise




Le paysage de la Thiérache est caractérisé par l'alternance de forêts, de pâtures, de talus et de cultures.

Les terres non boisées sont agrémentées de haies et de vergers un temps en perdition avec les remembrements et aujourd'hui un peu mieux préservés, et de ripisylves végétalisées (aulnes, saules, buissons, etc) le long des cours d'eaux et ruisseaux.

Les haies et les ripisylves constituent des abris pour les animaux, et particulièrement pour les insectes et les oiseaux, telle que la pie-grièche écorcheur et son bandeau oculaire noir, le chardonneret élégant, élégamment bariolé, l'hirondelle rustique, oiseau migrateur, le pinson des arbres, la mésange bleue, la mésange charbonnière, la mésange nonnette, etc.





pie-grièche écorcheur





Chardonneret élégant.





mésange nonnette.



Patrimoine



Cette partie des Ardennes a constitué de tout temps une zone frontière.

Dès l'époque médiévale, les points névralgiques ont été fortifiés.

Les ruines du château de Hierges, du château de Montcornet, du château de Linchamps ou de la forteresse de Château-Regnauld témoignent de cette époque.

La ferme du Maipas, située sur un mauvais passage de la route menant d'Aubenton à Mézières en est un autre témoignage.

Aux XVIe siècle et XVIIe siècle, ce territoire reste exposé à des guerres intestines (Guerres de religion, et Frondes) ainsi qu'aux incursions ennemies.

Des forteresses et des maisons fortes sont édifiées, densifiant le réseau défensif existant, telles le Fort de Charlemont, la Maison Forte de Foisches, le château de la Cour des Prés à Rumigny, le château de Remilly-les-Pothées, le château de L'Échelle, etc.




Château de Hierges





Château de la Cour des Prés





Vue de la Meuse et du Fort de Charlemont



Les habitants se protègent aussi par l'édification d'églises fortifiées, particulièrement en Thiérache ardennaise,



à Cliron,
Tournes,
Signy-le-Petit,
Fligny,
Tarzy,
Bossus-lès-Rumigny,
Antheny,
Flaignes,
Hannappes,
Prez,
Liart, ou dans la vallée de la Meuse, comme l'église Saint-Léger de Monthermé.

Les cités se fortifient, encouragées par le Roi de France, et aidées par les meilleurs ingénieurs du Royaume.

Ainsi, le dispositif étoilé de Rocroi et l'urbanisme de la cité, avec son corps de garde, son arsenal, constituent un ensemble unique en France.

Le bâti et les demeures, aux couleurs des ressources minérales du territoire, forment un autre élément important du patrimoine.

Ce bâti diffère selon les paysages et en constitue un des charmes : toits en ardoise du Massif ardennais, pierre bleue de la Pointe de Givet, torchis et pans de bois du Plateau de Rocroi, calcaire jaune et briques du Val de Sormonne , briques, calcaire blanc de la Thiérache ardennaise...

Les beuquettes, ces ouvertures qui servaient à la fois à jeter l'eau et à jeter un œil dehors, dans les maisons des Haut-Buttés par exemple, sont une autre particularité locale.


Les activités artisanales et industrielle sont également à l'origine d'un patrimoine significatif :


ateliers, anciennes forges, usines, maisons des patrons (installés quelquefois dans des châteaux seigneuriaux), et maisons (plus modestes!) des ouvriers, telles les maisons ouvrières du Laifour, sur l'entrée de la commune en venant de Deville, au lieu-dit Madagascar.




Église fortifiée de Signy-le-petit






Église Saint-Léger de Monthermé





Remparts et ville de Rocroi





Bâtiments d’une ancienne ardoisière de Rimogne




Le patrimoine du parc naturel régional des Ardennes possède encore d'autres facettes, dont un patrimoine culinaire. Ce sont les plats de poissons ou les plats de gibiers, à découvrir dans les auberges le long de la voie verte Trans-Ardennes.

Il faut suivre l'exemple de Georges Simenon , qui avait méticuleusement mené l'enquête sur la cuisine traditionnelle ardennaise, les petits restaurants et les tables de la vallée de la Meuse.

Bien sûr, il faut se rendre aussi au marché paysan de Renwez, franchir la porte des fermes-auberges, apprécier les productions des variétés locales d'arbres fruitiers et aller à la rencontre des divers éleveurs, tels ces éleveurs de Dindon rouge des Ardennes à Auge et dans les environs.

Deux verges conservatoires ont été créés, à Haybes, à proximité de la maison des randonnées, et à Liart, non loin de la ferme pédagogique.

Quarante variétés de pommes, poires, prunes et cerises ont été plantées, de la pomme petit croquet à la prune noberte simple, en passant par la poire de la chandeleur.
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Parc naturel régional des Ardennes
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